L’auteur avait immédiatement dénoncé publiquement la publication du faux Cassé, le « Cassé Typo », le 10 novembre 1990. La légende sous la photo dit: «Jacques Renaud à l’époque du Cassé». En réalité, la photo date de 1986 et Le Cassé a été publié en novembre 1964. Cette illustration reproduit l’article au complet.
En fait, le litige a duré plus de 15 ans. Et l’article qui suit est loin de tout couvrir. A-t-on voulu détruire la carrière de l’auteur ? Possible.
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La toile de fond de l’article qui suit : un litige sur la violation du droit moral qui a duré plus de 15 ans, de 1989 à 2005, dont on a très peu parlé, et qui a été déterminant dans le destin de l’auteur. L’oeuvre dont il est question ici est Le Cassé de Jacques Renaud.
Le procès a également généré une jurisprudence qui semble affaiblir la Loi sur le droit d’auteur.
D’autres documents existant pourraient s’ajouter éventuellement à cet article. Cet article n’est pas d’abord centré sur le procès lui-même et sur la dimension juridique, même si le procès, en 2005, s’est conclu en faveur de l’auteur, mais pas sur la base de la loi canadienne sur le droit d’auteur : sur la base du comportement de l’éditeur à l’endroit de l’auteur. Mon procureur avait basé toute sa plaidoirie sur la loi sur le droit d’auteur. Le juge n’en a jamais tenu compte.
Le Cassé : c’est un fait qu’il y en a un vrai, un faussé, et un faux. Qui se succèdent dans le temps. Ce n’est ni une fantaisie, ni une invention. L’article porte essentiellement là-dessus. Il est essentiellement destiné au lecteur qui souhaite s’y retrouver.
L’article éclaire aussi les raisons pour lesquelles Le Cassé de Jacques Renaud s’est retrouvé sur ce blog, dans sa véritable version originale, telle que publiée pour la première fois en 1964.
L’auteur a pris la décision, il y a quelques années, de ne plus faire affaire avec des éditeurs. Pour un temps indéfini. Et d’offrir l’oeuvre originale au public, tout en ne cédant rien de sa propriété complète sur le copyright, ni rien de son droit moral sur l’oeuvre.
L’article qui suit aide à comprendre pourquoi l’auteur a pris cette décision, même si l’article est loin d’épuiser toute l’histoire : on y apportera vraisemblablement des corrections et des compléments éventuellement.
Je note que le tampon électronique de la rédaction de cet article sur WordPress, article marqué privé, est le 8 mars 2011, 12h45. Environ 21 ans après le début de toute l’affaire en 1989. On pourrait même remonter à 1976. Une mèche. Je n’ai jamais cliqué sur le bouton public. On est maintenant en février 2013, soit environ 24 ans après le début de toute l’affaire en 1989… Je vais probablement bientôt cliquer sur le bouton public. On dit ça : on est maintenant en décembre 2013, Noël approche, à toutes fins pratiques on est en 2014, et on a toujours pas cliqué sur le bouton public. On hésite toujours à rendre public un trauma dont on a été l’objet. On hésite toujours. C’est le moins qu’on puisse dire. Il n’y a rien de glorieux dans le fait d’admettre qu’on s’est «fait avoir». Certains comprendront. (Si vous lisez cet article, c’est qu’on a finalement cliqué sur le bouton public.. Finalement, on l’a fait le 20 décembre 2013, et on a changé la date, évidemment, au 20 décembre 2013; le tampon de diffusion privé ou private, marquait la date de diffusion privé, celle du 8 mars 2011.)
Précisons, notamment pour ceux qui sont familiers avec le milieu littéraire et l’édition québécoise, que lorsque je parle, ici, de «l’éditeur», je ne parle pas de Laurent Girouard, de Pierre Maheu, ou de Gérald Godin. Ils n’ont rien à voir dans tout ça, sauf, peut-être, indirectement, Gérald Godin. Je parle de deux autres personnes, notamment l’une d’entre elles, que je n’ai pas envie de nommer, mais qu’on peut identifier avec un peu de recherche, si le coeur vous en dit.
Précisons aussi que peu après le début du litige, en 1989-1990, un litige qui dura 15 ans, je réalisai que l’éditeur de la maison L’Hexagone-Parti Pris (“fusionnées”), dont faisait partie la collection Typo, préparait depuis longtemps la vente de cette maison (c’est-à-dire, essentiellement, les droits et les copyrights des auteurs de cette maison) à Ville-Marie Littérature (qui fait partie d’un groupe dont Pierre Lespérance était propriétaire) et que le litige, au moment où il survenait, suspendait, en quelque sorte, la vente de L’Hexagone-Parti Pris — et ce, jusqu’à la résolution du litige. Alain Horic, Gérald Godin, France Théorêt et Gaston Miron devaient être les quatre bénéficiaires de la vente de L’Hexagone-Parti Pris et des droits des auteurs, les quatre noms étant ceux figurant dans l’acte de vente.
Je comprends qu’aujourd’hui, L’Hexagone-Parti Pris appartient à Ville-Marie Littérature.
Si, après avoir lu cet article, on comprend encore mal pourquoi l’auteur a fait le choix qu’il a fait, — éviter les éditeurs — ce que la blogosphère, Dieu merci, lui permet de faire — alors… Alors, faut relire attentivement l’article en tentant de marcher, comme on dit, dans les mocassins d’un autre : tout le monde a suffisamment d’imagination pour le faire, tenter l’aventure, et atteindre un certain point d’empathie. Continue reading →
« … l’idéologie gay, comme toutes les idéologies modernes … est une véritable religion séculière, avec ses dogmes, ses rites et ses interdits moraux. … En attendant, si un militant gay me lit, il est déjà au bord de l’apoplexie. » (Le lobby gay est aux homos ce que le Parti communiste fut aux travailleurs)
« Le lobby gay ne peut envisager sereinement l’idée qu’un homo ait trouvé la paix, la joie, l’équilibre et le bonheur en abandonnant ses pratiques homosexuelles.
« Cette seule idée le met en rage ! Il crie à l’escroquerie, au scandale, à l’intolérance, au blasphème. — Oui : blasphème.
« Car l’idéologie gay, comme toutes les idéologies modernes – et le communisme – est une véritable religion séculière, avec ses dogmes, ses rites et ses interdits moraux.
« … En attendant, si un militant gay me lit, il est déjà au bord de l’apoplexie.
« Pour lui, le pire des crimes, la plus scandaleuse des perversions, la plus révoltante des infamies, c’est de vouloir ramener un homosexuel à une sexualité… j’ose à peine dire « normale », pour ne pas l’achever… disons « courante », si ça lui chante (je refuse de toute manière d’employer le terme « hétérosexuel » qui est piégé).»
Le viol et la prostitution des enfants et les joies sans mélange du mariage gay dans le monde — voir, un peu plus bas, la vidéo du troublant reportage, sous-titré en français, de la Australian Broadcasting Corporation (ABC) :
« Quelques minutes avant que le verdict à son encontre soit prononcé par le juge, Mark Newton a prononcé cette phrase, glaçante: «Etre papa a été un honneur et un privilège pour moi. J’ai passé les six meilleures années de ma vie». Source : Pédophilie : Adopté et violé, six années en enfer (Paris Match, 10 juillet 2013).
Mais ce n’est peut-être que la pointe de l’iceberg : Les autorités politiques de nos pays oublient (“oublient”, vraiment?) que 43% des tueurs en série sont homosexuels alors qu’ils ne représentent généralement que moins de 1% à 2% des populations.
Dans les mêmes heures où la nouvelle qui suit sortait (voir vidéo), le président de la Russie, Vladimir Putin, signait (autour du 3 juillet 2013) les lois limitant l’adoption des enfants russes par les couples homosexuels, notamment étrangers. Avec raison.
Facile de comprendre pourquoi. Un homosexuel mâle, Mark Newton, est condamné, aux États-Unis, au début de juillet 2013, à 40 ans de prison, pour avoir violé, dès l’âge de 1 an, l’enfant mâle «adopté» (acheté pour 8,000$ en Russie) par le p’tit couple, — l’autre abuseur, Peter Truong, avec qui Newton formait un couple gay tout ce qu’il y a dans l’vent, attendait toujours sa condamnation au moment du reportage en 2013 — et pour l’avoir aussi systématiquement prostitué sur les réseaux pédophiles (en filmant abondamment).
« Jadis, … ma vie était un festin où s’ouvraient tous les coeurs, où tous les vins coulaient. » — Arthur Rimbaud, Une Saison en Enfer, 1873.
La voyez-vous? Ruelle du quartier Rosemont, Petite Patrie, à Montréal, automne 2009, photo Stéphane Batigne.
Jadis, la liberté d’expression régnait dans ma ruelle.
Et il se peut que dans un avenir pas si lointain, il faille trouver ou retrouver des “ruelles” où certaines libertés fondamentales pourront se réfugier et continuer à s’exercer.
Ce serait une société parallèle qui ne serait pas convoitée, parce que les pions du système n’y verraient, justement, que de la ruelle..
Elle serait protégée par la croissance spirituelle de la conscience. Tout simplement.
En fait, ce serait un paradis aux ramifications saines et prodigieuses.
Je pense que c’est une ruelle invisible, aux mille douceurs lumineuses, remplie de capacités bénéfiques, connectée à mille sentiers de neiges, à mille sentiers oranges et chauds, en train de se constituer doucement à la barbe et au nez de l’enfer.
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J’ai grandi dans un monde où les gens se parlaientlibrement. Eh oui. En tout cas dans mon «environnement», comme on dit aujourd’hui.
Et c’était en pleine “période de grande noirceur” québécoise (hein?!?). C’était même avant que le mot “Québécois” ne se mette à désigner autre chose que les habitants de la ville de Québec.
Oui, dans la ruelle, sur la rue, sur les parvis d’églises, les gens se parlaient. N’étaient pas toujours d’accord. Mais je n’ai jamais vu quelqu’un faire taire quelqu’un. Ça ne fait pas partie de mes souvenirs. De mes souvenirs de la “grande noirceur”.
Je dois dire que plus tard, j’apparaîtrai moins souvent sur les parvis d’églises. Mais j’ai gardé mémoire.
Ma mère était très pieuse mais ne se confessait jamais et m’avait dit une fois, très calmement : «Ça les regarde pas.»
Mon père ne pratiquait pas de religion mais n’était pas athée : «Dieu est partout.» Pas complique. Dieu était omniprésent, alors on pouvait parler “d’autre chose”, au fond, c’était Continue reading →
Du Léviathan de Hobbes aux Géants-Villages de Clive Barker
Un survol évocatoire et intuitif de ce qui nous agglomère et nous vampirise
Le titan, ou l’asoura, contrôle l’égrégore étatique. Il s’incarne dans l’État comme dans un corps collectif, le domine, l’imprègne, lui insuffle son énergie, et veut que ses serviteurs le reconnaissent solennellement pour maître et qu’ils imposent, d’abord dans le temple étatique, puis éventuellement à tous et sur tout le territoire, sa réalité suprémaciste et son contrôle intégral.
« Il a été meurtrier dès le commencement… Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fond car il est menteur et le père du mensonge. » Jean, 8, verset 44.
« Comme un lion rugissant cherchant qui dévorer.. » — Pierre, 1, 5:8
Fragment de la gravure de Abraham Bosse pour l’édition originale de «Léviathan» (1651) de Thomas Hobbes (1588 – 1679). Le corps de l’État, le corps de Léviathan, semble vêtu d’une cotte de maille. En réalité, quand on regarde de près, ces “mailles” sont un treillis composé d’êtres humains. «C’est le corps de l’État, dit Vaslav, … c’est la forme de nos vies.» (Clive Barker, Dans les collines, les Cités; Livre de sang.) On peut lire, plus bas dans cet article, l’extrait de la nouvelle de Barker qui reprend, dans les années 1980s (1984), le même thème archétypal que celui du corps du Léviathan (1651).
Note : Tous extraits ou citations de textes utilisés under fair use.
Il y a une sorte d’opération magique d’agglomération, de vampirisme, de contrôle, voire un acte de sorcellerie à l’oeuvre dans le fait de sceller des populations entières dans un immense rêt, une sorte de treillis contraignant de lois.
L’ensemble des lois d’un État me fait penser à un grimoire. Certaines lois semblent tenir d’une sorte d’abracadabra surréaliste, ou cruel, ou bizarre.
Gravure de Abraham Bosse pour l’édition originale de Léviathan (1651) de Thomas Hobbes (1588 – 1679). L’image n’est pas sans évoquer celle du bateleur du Tarot de Marseille.
Tous ces oukazes nous fabriquent, nous contrôlent, nous pillent, nous font et nous défont, nous moulent, nous démoulent, nous émiettent, nous remoulent, avec le temps nous étouffent ou nous débilitent de plus en plus.
Ça ne date pas d’hier : l’auteur latin Tacite a écrit il y a longtemps que plus l’État est corrompu, plus les lois se multiplient — la multiplication des lois, des règlements, etc., est un signe certain de décadence, de corruption (corruptissima re publica plurimae leges : «..et jamais les lois ne furent plus multipliées que lorsque l’État fut le plus corrompu.»).
À la fin, chaque être est mentalement corseté. Mais l’agressivité et l’inimitié, elles, tendent paradoxalement à contaminer large. Au fond de leur être, une masse de gens veut tuer, et d’autre part une autre masse de gens déambule, tête-heureuse, sous hypnose, sans le voir, ou sans vouloir le voir. À quel moment ces deux masses atteignent-elles un seuil critique ? Un bon conseil : n’attendez pas de le savoir..
Rien n’est statique.
L’État. Il y a plus de trois siècles, en 1651, Thomas Hobbes, dans un traité capital, Léviathan, concevait l’État comme une sorte de Titan ou d’asoura, monstre complexe et gigantesque, un «animal artificiel» qui agglomérait tout le monde, au premier chef les membres de l’État, dans le “tissu” de son être ou dans les “ondes” de son égrégore.
L’arcane I, dit « Le bateleur », Tarot de Marseille.
Évidemment, Léviathan n’était pas écrit pour “dénoncer” l’État mais pour le défendre, en faire l’apologie, l’établir sur des bases plus solides encore et en affirmer l’envergure, le totalitarisme, la vocation de contrôle total. « C’est le corps de l’État, dit Vaslav, si doucement que sa voix était à peine plus forte qu’un murmure, c’est la forme de nos vies…» (Clive Barker, Dans les Collines, les Cités; je cite un extrait de la nouvelle plus bas dans l’article).
Rappelons que le léviathan, qui désigne l’État chez Hobbes, désigne traditionnelement, depuis au moins deux millénaires, « un monstre colossal, dragon, serpent … ; il peut être considéré comme l’évocation d’un cataclysme terrifiant capable de modifier la planète, et d’en bousculer l’ordre et la géographie, sinon d’anéantir le monde. » (Wiki)
On pense à l’Ogre des contes, aussi, redouté par les gens qui vivaient encore, il y a longtemps, en régime de loi commune, de common law. On pense au fantasme contemporain d’un Gouvernement Mondial qui n’est plus un fantasme et qui est en train de s’implanter avec ses normes rigides, son réseau suprémaciste de banques privées.
Il existe de nombreuses représentations du golem. Celle-ci est saississante. Par son gigantisme, elle suggère une composition collective du corps du Golem et illustre aussi très bien l’extrait de la nouvelle de Clive Barker (extrait, plus bas, dans l’article). Reproduction d’un tableau de keepwalking07. (Source: cliquer.)
Un tel État transforme graduellement ses serviteurs, ses mignons, sa population en golems. En robots.
« Le Golem (hébreu : גולם « embryon », « informe » ou « inachevé ») est, dans la mystique puis la mythologie juives, un être artificiel, généralement humanoïde, fait d’argile, incapable de parole et dépourvu de libre-arbitre, façonné afin d’assister ou défendre son créateur. » — Wikipedia, golem (français); Wikipedia, golem (English)
Gustav Meyrink a publié un célèbre roman, en 1915, Le Golem.
Le golem serait une représentation de la sorte d’êtres qu’engendre, manipule, maintient le Léviathan, l’État sous domination asourique et les hauts-parleurs publics ou massemédiatiques qu’il maintient.
Le golem évoque, aujourd’hui, une sorte de robot “bionique”. On pense au monstre créé par le docteur Frankenstein dans le roman de Mary Shelley publié en 1817 (pdf) (Ici in English (pdf)). On pense aussi à la nouvelle de Clive Barker, Dans les Collines, les Cités, dont on trouve un extrait plus bas, dans l’article, où on voit, en action, une agglomération grotesque et meurtrière de milliers de golems, de monstres de Frankeinstein, d’êtres littéralement “étatisés”, qui forment des géants singuliers qui s’affrontent.
Le léviathan était « représenté au Moyen Âge sous la forme d’une gueule ouverte qui avale les âmes [le même concept ici, mode ludique], représenté ainsi comme l’entrée des enfers. » (Wiki) :
La destruction du Léviathan, illustration de Gustave Doré, 1865 (source – cliquer)
« Le nom Léviathan (de l’hébreu : לויתן, liwjatan) vient de la mythologie phénicienne qui en fait le monstre du chaos primitif.
« C’est également un monstre marin évoqué dans la Bible, dans les Psaumes (74,14 et 104, 26), le livre d’Isaïe, 27, 1, et le livre de Job (3:8 et 40:25 et 41:1).
« C’est un monstre colossal, dragon, serpent et crocodile, … ; il peut être considéré comme l’évocation d’un cataclysme terrifiant capable de modifier la planète, et d’en bousculer l’ordre et la géographie, sinon d’anéantir le monde.
« Léviathan est également, selon certaines versions, l’un des principaux démons de l’enfer. Il est représenté au Moyen Âge sous la forme d’une gueule ouverte qui avale les âmes, représenté ainsi comme l’entrée des enfers.
« Il est comparable, dans la mythologie nordique, à Jörmungand, serpent gigantesquefils du dieu malin Loki, qui participera à la fin du monde, le Ragnarök.
« Le Léviathan est souvent représenté sous la forme d’un gigantesque serpent de mer, dont les ondulations sont à l’origine des vagues.
La bataille dite «des plaines d’Abraham» du 13 septembre 1759, — mentionnée mais non décrite dans ce journal — bataille qui aboutit à la capitulation de la ville de Québec du 18 septembre 1759, n’est en rien perçue, dans ce Journal, au moment où Nicolas Renaud, en campagne et loin de Québec, en est formellement informé, comme la fin du Canada ou de la Nouvelle France : plus de deux mois après la bataille des plaines, des Méloizes est toujours en campagne, rien n’a changé.
En d’autres termes, si ce Journal, parmi d’autres choses, doit nous indiquer quelque chose d’important, c’est certainement que la bataille des plaines d’Abraham n’est qu’un épisode dans la Guerre de Sept Ans.
Nicolas Renaud d’Avène des Méloizes
On sait, de plus, que les Franco-Indiensvont se battre jusqu’en 1766, avec Pontiac, soit plus de sept ans après la bataille des plaines, et plus de trois ans après le Traité de Paris de 1763 qui cédait officiellement le Canada à l’Angleterre.
Le texte du document que nous reproduisons ici n’est pas un récit de guerre. Ce n’est pas une oeuvre littéraire. C’est beaucoup plus prosaïque. C’est un journal. Un log book. Ce journal est souvent cité comme référence par les historiens de la Nouvelle-France.
L’édition que nous reproduisons ici a été publiée anonymement sous forme de livre, dans la ville de Québec, en 1930, sous le titre «Journal Militaire de Nicolas Renaud d’Avène des Méloizes 1756-1759». Le livre comprenait 88 pages densément imprimées en petits caractères. Le texte avait été vraisemblablement composé à partir des documents d’archives de la province de Québec où doit se trouver le document original.
Couverture de l’édition anonyme de 1930 (Québec, 1930)
Il est possible que le journal militaire original de des Méloizes soit plus volumineux. L’exemplaire de l’édition anonyme de 1930 que nous reproduisons ici fut trouvé chez un bouquiniste montréalais dans les années 1960s par l’écrivain québécois Jacques Renaud (l’auteur de la novela Le Cassé) qui l’avait conservé depuis. Une recherche sommaire sur internet semble indiquer qu’on peut trouver parfois un exemplaire du Journal, dans cette édition de 1930, dans quelques bibliothèques québécoises régionales (faites la recherche, vous verrez) où l’ouvrage est offert pour consultation sur place. C’est à peu près tout. Bref, à toutes fins pratiques, ce livre est très rare, voire en voie de disparition. Ou presque. Maintenant, il ne l’est plus. Imprimez-le. (Vous avez une imprimante, non? Trouvez quelqu’un qui en a une .. : – )
Le Journal Militaire de des Méloizes, du moins dans l’édition de 1930 que nous reproduisons ici intégralement, couvre deux périodes de la Guerre de Sept ans au Canada: du 19 juillet 1756 au 30 octobre de cette même année ; et du 8 mai 1759 au 21 novembre de cette même année.
Cet article, au début, c’était des notes jetées comme ca. Ça ressemble encore à ça. J’y suis revenu quelques fois. J’ai ajouté, j’ai retranché, j’ai corrigé. C’est en dents de scie.
Je ne suis pas “économiste”. Je ne suis pas un “expert”. Mais cependant, même eux doivent sans doute tenir compte de ceci :
« .. Les comparaisons directes des niveaux d’endettement sont difficiles à cause des différences dans les normes de comptabilité.. » ( « .. Direct comparisons of debt levels are difficult because of differences in accounting standards .. ») — Deleveraging? What Deleveraging? Geneva Report, September 2014 (English; pdf), page 13.
Ou encore, de ceci (qui recoupe la citation ci-dessus) :
Et de bien d’autres choses, mais aussi, il me semble, et peut-être par-dessus tout, de ceci :
Quand le tsunami s’approche des côtes, il importe peu que l’évaluation de sa hauteur puisse varier de plusieurs pieds …
Tsunami. Quelques pieds de plus ou de moins ..
Quelques tableaux.
La dette publique mondiale représentée en 2012 (ça ne représente pas les dettes privées, notamment) :
Une illustration des dettes par pays en % du pib (gdp), basée sur des données du Fmi, 2012. Trouvé sur Wiki.
La dette publique mondiale, telle que représentée le 28 février 2015 (ça ne représente pas les dettes privées, notamment) :
Début 2015, la dette mondiale. Saisie d’écran. The Economist, 2015. Surveiller l’rouge.
Ci-dessous, la dette des pays, en pourcentage du produit intérieur brut (pib), mais en tenant compte, cette fois, des dettes publiques et des dettes privées (ménages, corporations privées); les données datent de 2014, certaines de 2013 :
Quiz : Sur le tableau ci-dessous, cherchez la Russie… (commencez par le bas)
Tableau simplifié. Notez l’absence : celle de la Fédération de Russie. Dette publique et privée trop basses ..
Pas trouve la Russie sur le tableau ? Évidemment. Dette trop basse. Figure même pas dans ce tableau-là. Se référer au tableau précédent (commencez par le bas) ..
J’ai rédigé cet article surtout pour me faire une idée plus claire, notamment en observant les ordres de grandeur des dettes publiques. C’est un “exercice” d’observation, disons. Encore une fois, je ne suis pas “économiste”, je ne suis pas un “expert”, comme vraisemblablement la plupart d’entre vous, j’ai simplement voulu faire le point.
Mon approche est sans prétention.
Un mot sur la dette publique du Québec.
La dette publique du Québec (environ 272 milliards de CA$ au 21 décembre 2014, à diviser, en gros, par environ 8 millions d’habitants) est légèrement plus élevée que celle de la Fédération de Russie (environ 217 milliards US$ en 2014, à diviser par environ 140 millions d’habitants). Par ailleurs, la dette publique de la Fédération de Russie est l’une des plus étonnamment basse au monde…
Oui, mais. Pour une population de 8 millions d’habitants, la dette publique québécoise per capita (par tête d’habitant), au 21 décembre 2014, tourne autour de34000 CA$, alors que celle de la Fédération de Russie, toujours per capita, en 2014, tourne autour de1550 US$ (non, c’est pas une coquille) !
En fait, la part per capita de la dette publique d’un Québécois (ça ne comprend pas ses dettes personnelles) semble gambader autour de 34 000 CA$. Mais le Québécois est aussi un citoyen canadien. Gouvernement et État provincial (Québec), gouvernement et État fédéral (Canada).
Or, la dette publique per capita au Canada, elle, gambade dans les alentours de 48000 CA$ en avril 2015. La dette publique d’environ 34 000 CA$ par tête de Québécois est basée sur la dette publique de l’État québécois.
Mais le Québécois, en tant que Canadien, doit aussi environ 48 000 CA$ (du moins en avril 2015).
En d’autres termes, la dette per capita du Québécois titube plutôt aux environs de 80000 CA$ plutôt qu’elle ne gambade aux environs de 34000 CA$. Pour le Québécois, la dette per capita de l’État canadien s’ajoute à la dette per capita de l’État québécois.
Il en est de même pour tous les Canadiens vivant dans d’autres provinces : la dette de leur province est une dette à part entière, divisible par têtes d’Albertains pour l’Alberta, de Terre-Neuviens pour Terre-Neuve, par têtes d’Ontariens pour l’Ontario, etc., comme la dette de l’État canadien qui, à son tour, est divisible par têtes de Canadiens, et qui s’ajoute à celle des provinciaux.
Frappant. Pour les Québécois, ce total per capita provincial-fédéral de 80000 CA$, c’est plus du double, voire plus du triple, — en fait, c’est proche du quadruple ! — de la dette per capita des Grecs qui faisait du vacarme à plus de 30 000 US$ per capita il n’y a pas si longtemops, et cette dette grecque fait d’ailleurs toujours pas mal de bruit à 23 400 US$ per capita en avril 2015 .. (The Economist global debt clock).
Faut dire qu’il n’est pas impossible que la Grèce se sépare de l’Union Européenne et “rembourse” sa dette en drachmes. Pour les vases communicant(e)s de la politique monétaire de l’UE, l’idée ressemble à un cauchemar.
L’UE me fait penser aux vases communicant(e)s de la monnaie canadienne et aux velléités cycliques de séparation du Québec et de certaines régions de l’Ouest canadien, comme de l’Est (Terre-Neuve et la Secret Nation, etc.).
Je vous laisse méditer là-dessus.
À mon avis, le calcul de ce que serait la part québécoise de la dette canadienne si le Québec se séparait (entre 18% et 23%, à peu près), ne s’applique pas ici (à moins, évidemment, que le Québec se sépare du Canada aux environs de maintenant — peu probable) : les créanciers ne sont pas des États. Ils réclament tout ce qui est dû par une province, et tout ce qui est dû par le gouvernement fédéral, et c’est le même citoyen, provincial et fédéral, qui porte les deux jougs (sans compter les autres formes de dettes, comme les dettes personnelles, les hypopothèques, etc.), et c’est le même citoyen que les percepteurs qui nous gouvernouillent pochent et pillent, au service des créanciers et au nom de l’escronomie (et bientôt – ou déjà – de la nécronomie ? ).
Chose certaine, il serait on ne peut plus étonnant, ici, qu’un débiteur, fédéral ou provincial (fédéral surtout), assume la dette de l’autre.
( Un troisième p’tit référendum sur l’indépendance du Québec pour faire baisser la facture et faire monter la fièvre ? )
C’est simple : on prend un pays pas trop endetté par tête d’habitant. On y fomente un coup d’État, ou une guerre civile – ou les deux – qui cassent tout.
On rapplique ensuite avec des gros sacs de gros fric américain, canadien, européen (américain, surtout).
On investit massivement dans la reconstruction qu’on fait exécuter ou contrôler par des firmes américaines, canadiennes, européennes, etc. La dette publique (et per capita), et les dettes privées du pays mis à sac et mis dans le sac, se mettent à grimper. On empoche les remboursements, les intérêts, etc. Ça peut durer un siècle ou plus. Les banques sont contentes.
On fait ça parce qu’on peut plus le faire aux États-Unis, au Canada, en Europe, etc., où les dettes publiques et privées crèvent le ciel. Ces pays ne peuvent rembourser. Alors ils créent ailleurs des rembourseurs et les pillent. Aussi originals que des tondeux d’gazon. Ou : La guerre, yes sir!
En le lisant, je comprends pourquoi je n’aime pas les statistiques, même si je m’y réfère parfois. Je n’aime pas l’intention qui les habite, elle me procure une sensation mortifère “d’éteignoir” ou (paradoxalement?) de “radioactivité”.
On sait aussi que dans une société donnée, les gens contrôlés (ie : dominés), sauf exception, vivent moins longtemps que ceux ou celles qui les contrôlent (ie : qui les dominent).
Le réel bat au coeur de tout, repose et file. Le réel est tout, libre de tout, libre en tout. Sans fin il commence et parcourt. Il file sans bouger en battant forme, file comme un point d’onde en fusion, se défile en suspension, s’enfouit et se pointe en toute conscience. Il est immense, tout petit, il est aucune et toute forme. Présent dans tous les commencements et les fins, il les génère, scelle, épouse, porte, et n’en a pas. Le réel est un enfant qui joue avec les ogres, les produit, les chérit, les déjoue, les nourrit, les défait et les brûle, s’amusant à chasser poussières et cendres en quête de commencements inédits et de fins nouvelles.
On nait sans savoir pourquoi. On meurt sans savoir pourquoi.
Rien au commencement. Rien à la fin.
Ignorance au départ. Ignorance à la fin.
Sur le chemin qui va du départ à la fin, de l’ignorance à l’ignorance, de rien à rien, on peut croire avoir acquis de la connaissance réelle.
Douter logiquement et rationnellement d’avoir acquis de la connaissance réelle – sur ce chemin qui va de l’ignorance à l’ignorance – pourrait être le début réel de la sagesse et le vrai commencement de la fin d’une réelle ignorance.
Quelle est la nature du commencement ? Quelle est la nature de la fin ?
Quelle est la nature du lien qui demeure et persiste du commencement à la fin?
Quelle est la nature du lien qui se rappelle et contient tout le chemin, de la fin au commencement ?
Quelle est la nature de la douce émotion qui s’éveille en nous quand se formule silencieusement la question ?
Quelle est la nature du sourire qui sourd et croît à l’orée d’être, et qui persiste au coeur de ce mystère ?
Reality beats at the heart of all that is. It rests and moves.All is real, all is free.Unendingly, it begins and goes. Immobile, swiftly it moves, minting forms. It moves like a dot-wave in fusion, it slips away in suspension, it hides and seeks within and out of the myriad dots of consciousness. It’s tiny, it’s huge, it has all and no form. It creates, seals, espouses, – present in all beginnings and all ends, and has none. Reality, the Real, is a kid playing with ogres, producing them, sporting with them, cherishing them, deceiving them, feeding them, defeating them, burning itself down with them, having fun chasing away ash and dust on a quest for new beginnings and new ends.
One is born without knowing why. One will die without knowing why.
From unknowing at the beginning. To unknowing at the end.
Ignorance at the beginning. Ignorance at the end.
One could believe having acquired some real knowledge on the way from ignorance at the beginning to ignorance at the end, from nothingness to naught.
Having logical and rational doubts about having acquired some real knowledge – on that road from ignorance to ignorance – could be the real beginning of wisdom, and the true beginning of the cure from real ignorance.
What is the nature of the beginning ? What is the nature of the end ?
What is the nature of the link that holds and persists from beginning to end ?
What is the nature of the link that holds and remembers all the way from end to beginning ?
What is the nature of the sweet emotion that awakens when the question arises and moves upward in us ?
What is the nature of the smile which lingers and sometimes surges at the heart of that mystery ?
On est en 2019. Certaines dimensions avaient été ignorées par moi en 2013 dans l’article qui suit (revisité, encore aujourd’hui, 20 juin 2019; je le fais par “touches”). En 2013, j’y insistais essentiellement sur la cabale “laïcarde-humaniste-athéïsante”. L’Islam n’est certainement pas préférable. C’est le moins qu’on puisse dire. Mais je ne savais pas grand-chose de l’Islam. Autant dire que je ne savais rien..
[ Note, 19 août 2019 – début ]
L’Islam. Je n’ai jamais été attiré par cette religion. Ce serait plutôt le contraire. Elle m’a toujours rebuté. D’instinct. Par une sorte de mélange diffus d’instinct et d’indifférence, disons. En d’autres termes, en 2013, je ne connaissais à peu près rien de cette religion — autant dire «rien du tout». Pour moi, c’était “une religion comme les autres” comme on dit souvent.
En fait, l’Islam, qui signifie «soumission» (et non «paix», comme on essaie souvent de le faire croire), c’est la Charia, et la Charia est un système envahissant de lois, un système «robotisant» avant la lettre, pour ainsi dire, un système totalitaire, en fait. Sous ce rapport, l’Islam m’apparait de plus en plus, entre autres, être beaucoup plus politique (ambitieusement politique) que simplement religieux.
Deux choses ont secoué mon ignorance complète de cet Islam dont, au fond, je ne voulais rien savoir, et m’ont poussé à me renseigner plus à fond (mon ignorance est de plus en plus incomplète..).
La première chose, c’est en réalisant que la Charia, la Loi suprême de l’Islam, incontournable pour tout musulman, condamne à mort l’apostat (le musulman qui apostasie).
En d’autres termes, le véritable fondement de l’Islam, depuis près de 1400 ans, n’est pas la foi mais la terreur de la mise à mort.
La deuxième chose: Dans le Coran, Allah se vante à plusieurs reprises (au moins trois fois, de mémoire) d’être le “meilleur des trompeurs” (“the best of deceivers”). En d’autres termes, pour l’Islam, la vérité est une infirme dont Allah se moque ouvertement et à répétition. Au mieux, la vérité, c’est Cendrillon, et la «taqiya», la «dissimulation», une vertu coranique.
Je pourrais m’étendre, mais bref : Imaginez l’état de la psyché collective dans une culture qui, depuis près de 1400 ans, de génération en génération, maintient la fidélité des ouailles par la terreur (implicite ou explicite, consciente ou inconsciente — cette dernière étant la plus tenace et la plus puissante) de la mise à mort, la Charia considérant, de plus, la Jihad comme un devoir, que ce soit par la parole, l’écrit, l’argent, le lobyisme, la guerre, et ce jusqu’à la conversion de la planète entière.
Quelle sorte d’inconscient collectif, de mentalité collective, une telle culture peut-elle engendrer, produire? C’est à frémir. Quelles sont ses conséquences sur la psychologie de l’individu? Quelles peuvent être ses conséquences sur le monde, sur nos sociétés?
Depuis surtout le printemps 2019, je suis passé à travers des centaines, voire des milliers de pages de documentation sur l’Islam. Et je n’ai pas terminé. Des heures de documentaires vidéos aussi — historiques surtout, etc. La lecture du Coran, aussi (A Simple Koran de Bill Warner).
Une image à la Yi-King : Les laïcards-athéïsants ont chassé Dieu. Tout est propre. Le Diable aménage et s’installe petit à petit (et pas seulement en tant qu’Islam, précisons-le).
Voilà. En espérant survivre à cette mise au point — et que les “autorités” s’en tiennent à leur pratique préférée, qui est un pis-aller pour nous: le shadow-banning..
[Note, 19 août 2019 – fin]
” Hitler avait l’habitude de conclure … : « Nous avons la malchance de ne pas posséder la bonne religion. La religion musulmane … serait bien plus appropriée que ce christianisme … » — Propos d’Adolf Hitler, cité par Albert Speer dans Au Coeur du Troisième Reich, Arthème Fayard, 1971.
Demandez-vous pourquoi Adolf pouvait éprouver autant d’indubitable affinité avec l’Islam. Hitler en rêvait, déjà, pour toute l’Europe (lire Albert Speer). J’ai entendu une fanatique musulmane comparer hystériquement le premier ministre québécois François Legault (Caq) à Adolf Hitler; mdr! (Humpty-Dumpty, à la rigueur).
En réalité, comme on peut le voir, la musulmane et Adolf auraient été grands copains. À travers le temps, ils le sont toujours.
« C’est pourquoi quand je dis : lorsque le maître de maison apprend que le voleur est sur le point de venir, il [le maître de maison] sera sur ses gardes avant qu’il [le voleur] ne vienne, et ne le laissera pas entrer par effraction dans sa maison, son domaine, pour emporter ses biens.
« … vous, soyez sur vos gardes face au monde ! Ceignez vos reins avec une grande puissance, afin que les voleurs ne découvrent pas de moyen de vous atteindre.
« Car les possessions que vous détenez, ils les trouveront.
« Il devrait y avoir un homme sage parmi vous! »
— Paroles attribuées au prophète Jésus, Évangile selon Thomas, logion 21.
[ 17 septembre 2019 — début ]
Le crucifix de l’Assemblée Nationale du Québec a été finalement retiré mardi matin le 9 juillet 2019 par le gouvernement de François Legault. Après promesse de ne pas le faire.
Il y a quelques mois, en 2019, j’écrivais ceci sur ce posting, et ça tient toujours; j’ai abrégé:
« Si le crucifix de l’Assemblée Nationale du Québec est retiré (en 2019), est-ce que ce sera une victoire du laïcisme “anti-chrétien-athéisant” — ou une victoire de la jihad islamique?
« Ce sera une victoire des deux. Démontrez-moi le contraire. Bonne chance. Je vous laisse méditer là-dessus. Et ce fait, indéniable, ne simplifie pas les choses.
« C’est aussi une victoire de la papauté anglicane, la couronne britannique, dont les symboles sont demeurés intouchés: Legault n’a pas osé. Les contradictions surabondent: le laïcisme vainqueur prêtant serment devant les symboles de la papauté anglicane.
« Éventuellement, rien n’empêche de remplacer le crucifix par une croix de bois équidistante, sans crucifié. En fait, c’est ce qu’on devrait faire. Et c’est probablement ce qu’on ne fera pas.
« La symbolique de la croix équidistante est simple : un centre qui unit, en équilibre solide, la gauche, la droite, la hauteur qui inspire, la profondeur qui enracine. Un symbole inspirant. Plus politiquement universel et pertinent que ça, – et plus canadien-français, en plus -, tu cherches. C’est aussi un symbole adopté il y a longtemps par la chrétienté. Dont nous sommes les héritiers. »
Mais je sais qu’on ne remplacera pas le crucifix par une croix équidistante.
Rappelons que l’abolition d’un tel lien symbolique, archétypal, d’une grande puissance, le refus d’un tel lien avec les forces d’équilibre, le rejet conscient et entièrement voulu de cette symbolique, est analogue à un acte magiste hostile à cette symbolique et qu’un tel acte invite le choc en retour, — notamment, ici, l’inverse de la symbolique en question, soit le chaos social, la chute, ce genre de choses.
Nous sommes malheureusement gouvernés par des minus habens. Ou pire.
Le démos canadien-français agonise comme un arbre dont on a coupé les racines spirituelles. Il agonisera tant qu’il sera béatement confiant en l’État québécois ou canadien et s’y soumettra sous toutes conditions. En réalité, le démos canadien-français est plus grand que l’État. Peu importe lequel. Sa force est diasporique. Sa Constitution est inhérente. Immanente. De racine Spirituelle. S’il réalise la chose, s’il en prend vraiment conscience, — peu importe le nombre, vaste ou non, de ceux qui en prendront conscience, — ce démos aura des chances de survivre, profondément changé.
[17 septembre 2019 — fin]
2013 — Signes dits «religieux» et «ostentatoires» qui auraient été interdits aux employés de l’État par la charte de la laïcité québécoise du Parti Québécois (2013-2014), dite “Charte des valeurs québécoises“. Le projet de loi ne fut pas adopté. Le nouveau gouvernement québécois (2019), dirigé par François Legault (Coalition Avenir Québec), a adopté en 2019 une loi similaire qui interdit à peu près les mêmes choses aux employés de l’État. Mais pas aux élus.
En 2019, projet de loi n°21, présenté par la Coalition Avenir Québec (Caq), parti maintenant au pouvoir, François Legault Premier Ministre. Projet de loi sur la laïcité de l’État. Le projet a été adopté.
Ce qui suit zigzague. Ça date de 2013, profondément révisé en 2019.
Mon attitude de fond sur toute cette question des “signes religieux” : je n’ai aucune affinité avec le fanatisme. Voir un peu plus bas la courte étymologie que j’ai compilée sur le mot «fanatisme». Ça aide à échapper à la noyade dans les connotations visuelles, subconscientes, qui enveloppent et brouillent le sens radical du mot.
J’ai été témoin du potentiel de violence du fanatisme musulman, dans un café, à Montréal en 2000 ( je n’habite plus Montréal depuis 2001). Et au fil de ma vie. Dans certains pays, il y a longtemps (et j’ai vu l’inverse aussi). Les sociétés marquées par l’Islam (Soumission) sont des sociétés violentes.
Ce fanatisme musulman existe (de «fana», mot arabe qui signifie «extinction dans l’unité»). Le fanatisme ne renonce jamais. La Charia doit régner sur le monde, c’est dans la Charia. Là où nos agendas tiennent la plupart du temps à l’intérieur du cycle d’une montre, d’une semaine, d’un mois, l’agenda de l’Islam politique se calcule en années, en générations, en siècles.
Ce fanatisme est réel. Il est aujourd’hui dans un cycle extrêmement militant. Il est buté, souvent cruel, et cherche constamment à s’étendre, c’est sa dynamique, c’est inhérent. Rien d’étonnant : tous les fanatismes sont tout ça en proportions variables, musulman ou pas,ou sont appelés à le devenir. Un autre exemple: le féminisme ( ici, ici ).
Mais le fanatisme inclut aussi le fanatisme laïco-humaniste-athée. Celui-là aussi veut “sauver l’monde”. La bonne vision du monde, c’est eux qui la détiennent. Croient-ils. Ils sont convaincus d’en avoir le monopole. Ce genre d’attitude, ça finit toujours mal –, historiquement, c’est banal de le mentionner. Au mieux, ça finit par un échec lent, navrant, terne, qui s’éternise dans le temps et dont on ne sait plus comment se défaire (Urss). Au pire, ça se termine par une réussite catastrophiquement éclatante, d’envergure, pleine de couleurs –, dont beaucoup de rouge (Nazisme).
Je n’ai pas plus d’affinités avec ce fanatisme que j’en aurais avec le fanatisme religieux, le jihadisme de sectes musulmanes. Ou de n’importe quel groupe. Et surtout avec la Charia.
Le problème, avec les “humanistes” qui prétendent combattre le fanatisme, c’est qu’ils sont généralement militants de l’athéisme (sous couvert de “laïcisme”) et qu’ils veulent depuis longtemps imposer une vision unitaire du monde (tiens, eux aussi), un safe space exclusivement laïco-athée. Bref, ils sont porteurs d’une même dynamique d’extinction dans l’unitéen ce monde (voir étymologie du mot “fanatisme” un peu plus bas). Tout comme le fanatisme jihadiste. Dans un esprit analogue, en passant, à celui des SJWs. Mentionnons la pauvre blague des “rites humanistes” que les humanistes ont mis au point ( sortes de singeries sans substance spirituelle, ce qu’ils soulignent avec fierté, – mais ces singeries sont peut-être porteuses, à l’insu ou non des “humanistes”, de substance magiste ou occulte : il s’agit tout-de-même de rites ).
En fait, ce n’est pas tant au fanatisme religieux — et aux religions elles-mêmes — auxquels ces gens, les humanistes laïco-athéïsant, s’attaquent, mais, au sens large, c’est au religieuxmême qu’ils s’attaquent et surtout, à la limite, à tout lien spirituel que l’être humain pourrait cultiver et entretenir, ie : comme la prière, pour citer un exemple, intolérée par eux — sauf sous confinement comme ils le disent souvent. De plus, si “le Divin”, au sens large, n’existe pas, s’y référer de quelque façon que ce soit, même sous confinement, devient éventuellement une menace à tout pouvoir laïco-athée, un crime contre la pensée dite “humaniste”. Il faut donc, éventuellement, interdire les mauvaises pensées. Il faut donc espionner. Il faut ré-éduquer. Ou éliminer physiquement.
Maintenant, imaginez cette “mouvance” humaniste au pouvoir. En fait, elle y est déjà largement. En Occident. Son influence est grande. Pensez-y bien, c’est “du lourd”.
Leur agenda est l’envers d’une même pièce de monnaie où, à l’avers, on trouve le fanatisme religieux, et à l’envers, le fanatisme anti-religieux. Charybde. Scylla.
Que la pièce tombe pile ou qu’elle tombe face, ce sera un éteignoir. Ça tournera à la tyrannie.
Le véritable enjeu est celui de la liberté. Et à notre époque, l’enjeu est terriblement piégé. Attaqué de tous côtés. Le lieu ultime de la liberté, sa racine réelle, est la conscience spirituelle. Le fanatisme musulman la déteste. Les humanistes athées veulent la faire disparaître définitivement.
Le hijab ? Charmant. Modeste ou mégalomaniaque. Érotique aussi, à sa manière. C’est selon, et c’est tout. Comme ci-dessous. Sous-entendu, Dalila Awada semble dire “contemplez mon immense modestie, regardez-moi, regardez-moi, regardez-moi”: typiquement femelle, pudeur et discrétion.. surdébordantes:
Le hijab, en avers, notamment celui de Dalila Awada, c’est un peu comme les seins des femen: souvent jolis, mais qui semblent toujours avoir envie d’être ailleurs quand elles se livrent à leurs hystéries publiques. Seins qu’on finit évidemment, de toute façon, par ne plus voir. Quoique le hijab possède un immense avantage sur les seins : on peut en changer à peu de frais sans se mutiler, on peut même parfois ne pas le porter et, là encore, sans avoir recours au scalpel.
On pourrait aussi dire que si Allah tout-puissant a absolument besoin du voile islamique (hijab) pour sauver les femmes, c’est certainement qu’il connait bien les femmes — mais c’est aussi dire qu’il n’est pas tout-puissant. Le hijab, un blasphème anti-coranique?
Chose devenue certaine à mes yeux : le hijab, tout charmant qu’il peut être, demeure l’un des signes quotidiens d’occupation qui marque l’avancée ondulante de la Charia et de la jihad sur un territoire. L’interdire est toujours bon pour un démos. C’est ce que je pense en 2019.
«Démos» vient du grec δῆμος , dêmos, et signifie simplement «peuple». «Démos» est l’une des racines du mot «démocratie» qui signifie le «pouvoir» (du grec «kratos») du «peuple» (du «démos»).
Chaque démos est une synthèse complexe de caractéristiques vivantes. La désintégration et la corruption de cette synthèse entraînent la désintégration et la corruption du pouvoir du démos, et donc la désintégration et la corruption de sa démocratie, c’est-à-dire du pouvoir même de ce peuple. Observez.
Les anciens Grecs savaient tout ça. C’est pas pour rien qu’on ne les enseigne plus — comme c’était le cas avant les années 1960s..
Une étymologie du mot «fanatisme» :
Adverbe latin «fanatice»: enthousiaste, extatique ↔ rageur, absence-à-soi-hypnotique (le deuxième couple de mots constitue l’ombre du premier couple; il en est le “miroir décadent”).
Latin «fanum» : «temple».
L’arabe «fana» : «extinction dans l’unité».
C’est cette dernière acception qui est, à mes yeux, la plus éclairante.
« Fana » désigne une expérience essentiellement spirituelle (extinction de l’ego dans l’unité divine). «Fana» n’est pas “du monde”. Ce qu’on appelle couramment le « fanatisme » provient d’une confusion des sphères ou des plans. Le fanatisme est une quête d’unitéimpossible à réaliser matériellement ou politiquement en ce monde et qui, pour cette raison même, se mue éventuellement en rage frustrée, en inflation psychique (“extatique” au sens populaire), et finit toujours par s’éteindre en catastrophe au bout de ses incendies unitaires et “uniformants”. «Fana» est essentiellement une expérience et un état dont l’individu, uniquement, peut être l’objet.
Les religions, les idéologies, les croyances, y compris l’athéisme militant, servent de vêtement ou de “tissu” au fanatisme unitaire, toujours potentiel, mais n’engendrent pas par eux-mêmes la dynamique fanatisante : c’est elle qui les pénètre et les possède. C’est pourquoi, en passant, on peut se trouver parfois en présence d’une réalisation spirituelle authentique au sein de n’importe quelle religion, même la pire, comme en-dehors complètement de ces dernières : à la condition, entre autres, de ne jamais céder à la tentation fanatisante — re: lire la «zone intermédiaire».
En un sens, le fanatisme est toujours bigot et se sert des religions, des idéologies, des “causes”, comme les plantes grimpantes se servent de vos murs.
Les langages des bigoteries fanatiques sont toujours le masque d’une infamie.
Le fanatisme migre de forme en forme, les gonfle, les détruit, les dissout, survit en son essence, puis cherche ailleurs qui d’autre pénétrer, animer, et dévorer.
Le fanatisme est toujours en quête d’idiotes et d’idiots utiles prêts à proférer de nouveaux jargons – mais toujours pour le mêmemaître qui, à travers le temps, change de fringues.
Ce qui suit date de 2013. Présentement revisité en 2019. C’était spontané. En zigzag. Ou en dents de scie (comme ce qui précède, d’ailleurs (revisité, comme j’ai déjà dit)). C’était une réaction, lestée de quelques références, à cet irritant fanatisme “laïco-féministo-athée” (surtout celui-là) qui hante et pourrit le Québec depuis des décennies.
Par ailleurs, les débats de tissus sont des pièges. Qui, quoi, vraiment, nous les tend? Chose certaine, méfiez-vous des apparences : Dans les pays où l’Islam domine, il semble que l’habit fasse beaucoup plus le moine que l’habit ne le fait en Occident. En d’autres termes, les débats de tissus se font surtout sur le terrain de l’Islam, l’Islam a choisi le terrain, un terrain qui lui est familier.
Nous pourrions choisir et privilégier le terrain et nous y maintenir en portant le débat sur la nature de l’Islam et sa critique radicale, critique du contenu religieux, historique, littéral: Mohammed, Coran, Haddith, Sira, Sharia. Nous n’avons plus de conscience religieuse à lui opposer. L’Islam est jihad. On lui oppose des chartes. Des règlements de parchési..
En attendant, je plonge dans le vortex pour mieux comprendre, ou mieux savoir ou mieux voir.
Un blog, c’est un carnet de notes, un log-book. À l’origine, on appelait ça un “web log”.
Réglons tout de suite le cas de la prétendue “neutralité” de l’État québécois affichée lors de la campagne pour faire accepter le projet de Charte des valeurs québécoises (2012-2013-2014).
La charte, finalement, n’avait pas été adoptée, mais une loi qui s’en inspire a été votée par l’Assemblée Nationale en 2019 pour interdire le port de signes religieux aux employés de l’État en position d’autorité.
En 2013, je m’y opposais. En 2019, connaissant mieux ce qu’est l’Islam, je me réjouis de cette décision. L’Islam : donnez-leur un centimètre, ils tenteront d’en faire un mètre. Enlevez-leur un centimètre, et… (observez, c’est tout ce que je peux dire).
On projetait aussi de retirer le crucifix de l’Assemblée nationale. Ç’a été fait le 9 juillet 2019. Le gouvernement Marois ne l’avait pas fait. Le gouvernement Legault l’a fait, tout-à-coup, sans prévenir, contrairement à ce qu’il avait promis. Ça, c’est probablement l’équivalent de donner un mètre à tout ce qui ne nous veut pas – après leur avoir retiré un centimètre..
Pauline Marois, premier ministre du Québec, en 2012. Elle démontre d’emblée qu’une “neutralité” de l’État Québécois n’existe (évidemment) pas : « Moi, je ne crois ni à Dieu ni à Diable, je suis athée..» (L’Actualité, 20 septembre 2012, Le jour où Pauline Marois est devenue première ministre).
Voilà. Ç’a le mérite d’être clair. Cependant, on doit tout-de-même à cette femme de ne pas avoir enlevé, à l’époque, et de ne pas envisager enlever le crucifix de l’Assemblée Nationale. L’Histoire devrait s’en rappeler.
Pauline Marois, premier ministre du Québec : «Moi, je ne crois ni à Dieu ni à Diable, je suis athée..» Neutralité? La “neutralité” n’est jamais que “tendancielle”. Une Charte de la laïcité au Québec au même moment où le gouvernement Hollande en affiche une partout en France. Ceux qui croient que c’est par hasard ne dorment pas : ils sont dans le coma.
[ Note, juin 2019. — Je n’ai pas tellement modifié les passages qui suivent. Pas encore, en tout cas. Ils datent de 2013. Je les ai pas vraiment révisés, sinon de manière mineure. C’est une question de temps disponible. Le ton en est caractéristique de quelqu’un (moi) qui ne connait rien de l’Islam et qui pense que c’est “une religion comme les autres”. J’ai relu “en diagonale”, disons. On y trouve des éléments que je ne changerais pas aujourd’hui mais que j’enrichirais, et certains qui relèvent d’une ignorance de ce qu’est l’Islam.. ]
2013
Faut-il s’étonner que, depuis le 9 septembre 2013, début de la campagne de la “Charte des valeurs québécoises” lancée par les apprentis-sorciers du Parti Québécois, cette campagne fasse ressortir ce qu’il y a de pire dans la population et que les incidents se multiplient au Québec contre les musulmans mais surtout contre les femmes musulmanes.
C’est l’hystérie.
Suffit d’écouter, par exemple, certains animateurs à FM93 à Québec, ou Dutrizac à Montréal, 98,5 fm .
Les militants intégristes laïco-athéïsants cherchent à provoquer la violence dans la population, et le Parti Québécois est entraîné dans ce sens, ou pousse dans ce sens avec des airs de sainte-nitouche, avec le ministre Bernard Drainville au premier plan qui fait souvent dans la platitude étudiée et planifiée.
Même les féministes du Regroupement des centres de femmes du Québec, soutenus financièrement par le Ministère québécois de la Santé et des Services Sociaux, le signalent (ça deviendrait gênant de pas le faire):
« Depuis le début de la promotion gouvernementale du projet de Charte des valeurs, les centres de femmes du Québec sont témoins d’une augmentation d’intolérance, de violence et de racisme, et ce, tout particulièrement à l’endroit des femmes musulmanes qui portent le voile. » — 2 octobre 2013, communiqué du Regroupement, Intolérance, violence et racisme en augmentation suite à la Charte des valeurs
[ (inséré: juin 2019) ] – Pstt, Loup… – Ah! C’est toi, Nerd Entêté ! – Oui, c’est moi. T’as lu l’Coran, Loup? – J’ai commencé à en lire des extraits. – Écoûte, cite au moins la sourate 3, le verset 54, voici un extrait: «..Allah est le meilleur des trompeurs.» Et ici aussi, in English. Garde ça à l’esprit en continuant à relire ton article de 2013, tiens-en compte si tu peux. – Oké, Nerd Entêté, dès qu’j’ai l’temps, je… – Y a p’têt pus beaucoup d’temps, Loup… – Bon, oké Nerd Entêté, mais là, j’continue la revisite de mon article de 2013, j’peux pas faire dix choses en même temps. L’Islam, ça m’a jamais attiré, j’avais rien lu, ni du Coran, ni des Hadiths, ni rien, mais là, si «Allah est le meilleur des trompeurs» et qu’il s’en vante en plus, et que c’est répété souvent dans l’Coran, le “Allah” du Coran fait drôlement penser à l’Asoura du Mensonge… – Difficile de pas faire le lien, Loup, ça va de soi, je t’avais dit.. – Ah.. Oui !?.. [(juin 2019)]
[(2019)] Lors de la plus récente “revisite” de cet article, je me suis arrêté ici, 19 juin 2019. Je compte poursuivre éventuellement (bientôt, j’espère). Pratiquement tout ce qui suit date de 2013.Encore une fois,le ton est caractéristique de quelqu’un (moi) qui ne connait rien de l’Islam et qui pense que c’est “une religion comme les autres”.. ]
Yolande Tétreault, Suzette Gilbert et Mariam Tétreault, de Brossard, sont musulmanes. « Le projet de charte … attisera les préjugés. » Photo Francis Dugas, Le Courrier du Sud.
[(2013)]
En fait, ça commence à énerver les féministes du Regroupement.
On peut penser qu’elles reçoivent des pressions considérables, de vraies demandes d’aide de musulmanes qui sont agressées, non pas par leurs maris, mais par des Québécois laïques, ou athées, toujours anti-religieux, souvent des tenants du mythe de “l’égalité homme-femme”, “affranchis” et affranchisseurs de force, et ça commence à déborder:
« Les centres de femmes témoignent du fait que des femmes [musulmanes] sont bousculées, insultées et dénigrées. Certaines se sont même fait cracher au visage. Les impacts du débat autour de la proposition de la Charte sont indéniables. Déjà plusieurs dizaines d’incidents ont été rapportés, bien que la Charte soit encore au stade de projet. » — 2 octobre 2013, communiqué du Regroupement, Intolérance, violence et racisme en augmentation suite à la Charte des valeurs
L’entrevue qui suit portant sur le communiqué du Regroupement des centres de femmes du Québec a été diffusée par la première chaîne de Radio-Canada au début d’octobre 2013, vraisemblablement le 2 ou le 3.
.. Tiens, disparue. Même entrevue, je l’avais télé-importée sur Worpress :
Les féministes, entre autres les féministes du Regroupement («l’R», comme elles l’appellent), découvrent donc que les musulmanes sont des femmes et que ce n’est pas tant la religion qui “menace” présentement ces femmes, c’est le laïcisme-athée et anti-religieux québécois et féministe, encouragé, justifié, stimulé, vraisemblablement à dessein à des fins électoralistes, par le projet Marois-Drainville de Charte des “valeurs québécoises”.
Pourtant, des Québécoises, des musulmanes, sentaient venir :
Ces Québécoises musulmanes sentaient venir (en fait, elles avaient probablement plus que ça à dire) mais pas les féministes du Regroupement qui, elles, sont subventionnées, dit-on, pour “défendre les femmes”..
Les féministes du Regroupement prennent soudain conscience — on sent qu’elles n’étaient pas préparées à ça — que ce n’est pas tant l’Islam qui agresse présentement ces femmes : ce sont des gens tout ce qu’il y a de plus laïco-athéïsant et fanatiquement anti-religieux qui se livrent à ces exactions au nom de leur extraordinaire niveau de “conscience libérée”, et au nom de la “libération de la femme”, ce que les féministes ne cessent de prêcher depuis des lustres ( Le mythe de l’égalité homme-femme : le féminisme et la calculette). Le moins qu’on puisse dire c’est que, non seulement ça semble dépasser les espérances féministes, ça les submerge ..
Sans oublier de mentionner que si c’était des hommes qui se faisaient ainsi agresser par les glorieux croisés du laïcisme — ou par des croisillonnes de la même chose, ou par des femen — les féministes, du Regroupement ou pas, garderaient consciencieusement le silence et ne lèveraient pas le p’tit doigt. Je me souviens.
Méditez sur l’expérience behavioriste suivante. L’agressivité des hommes vs l’agressivité des femmes :
Tiens, disparue aussi ..
La revoici. Par précaution, je l’avais aussi télé-importée sur WordPress :
Chose certaine, présentement, la moisson du féminisme anti-religieux ou laïco-athée à caractère “humaniste” semble dépasser les militantes du Regroupement : que les musulmanes puissent être des femmes n’était pas prévu dans les budgets des subventions gouvernementales aux lobbys féministes…
Montréal, Québec, 28 août 2013, autobus 69, Boulevard Gouin, diffusé sur youtube 17 septembre 2013. Ces incidents se multiplient. Il y a aussi tous ceux qui ne sont pas filmés, photographiés, documentés — et la peur et la tristesse qui s’installent dans les psychés. La violence est au coin de la rue. Scapegoating.
C’est pourtant simple ..
La Charte de la laïcité du Québec, ou Charte des “valeurs québécoises”, est l’inversion d’une Charte des droits fondamentaux et des libertés fondamentales.
Cette “Charte des valeurs québécoises” (ou charte de la laïcité), est une entreprise de social-engineering pour accentuer l’effacement des différences, inspirée par cet intégrisme, voire, ce messianisme laïco-athéïsant qui devient de plus en plus actif et harcelant et qui, depuis longtemps, met le nez dans le grimoire de la haute législation d’État. Ils ne sont pas les seuls à vouloir coudre des concepts d’agendas tordus dans le tissu du grimoire. Continue reading →
Le thème, bruyamment massemédiatisé, n’est pas sans rappeler la propagande sur l’infériorité des Tziganes, des communistes, des opposants au régime, des juifs.
Ce thème se métamorphose aujourd’hui dans la persécution des chrétiens, dans le racisme anti-Blanc, le fanatisme de l’État Islamique, la cruauté bête et totalitaire de la Charia, les appels féministes publics au meurtre des mâles, etc. La liste est interminable. Ça torche large dans tous les sens.
Dieu existe pas ! Croyez-moi !! Faut pas croire !
Ça sent la guerre de tous contre tous. Ça sent de plus en plus fort. Ça évoque une sorte de vaste liquéfaction nauséeuse, motonneuse, suragitée.
Et l’athéïsme militant semble vouloir à tout prix figurer au palmares.
Parlons-en.
L’athée croit que “Dieu n’existe pas”.
Croire que “Dieu n’existe pas”, c’est une croyance.
Que “Dieu n’existe pas” est indémontrable, comme son contraire, lequel ne peut être “prouvé” que par expérience personnelle — ou “circonstanciellement” par la surabondance des témoignages personnels au fil des siècles, des millénaires.
On attend toujours le témoignage de l’expérience personnelle démontrant la croyance “athée”. L’athéïsme est une croyance au sens le plus fort, 100% pure. Le problème, ici, c’est que l’athée ne semble pas s’en rendre compte. Son intelligence supérieure, apparemment, ne va pas jusque là.
Les athées militants semblent trop sots pour s’en être aperçu : Le mot “athée” est étymologiquement synonyme “d’obscurité”. J’y viens.
L’ironie, évidemment, c’est que le mot “athéisme” devient alors étymologiquement synonyme “d’obscurantisme”.
Étymologiquement, “a-thée” signifie “sans lumière“. Privation (“a” privatif) de “thée”, ou de “théos”, en grec.
Toute la chaîne étymologique de mots comme“Dieu”, “Deus”, “Dios”, “Théos”, “Zeus”, etc. – on peut remonter des milliers d’années en arrière jusqu’au Rig-Veda : “Dhyaus”, le Lumineux, “Brihat Dhyaus”, le “Vaste Lumineux” – toute cette chaîne étymologique lie le mot “théos” (le “thée” de “a-thée”) à la Lumière, sous quelque forme que ce soit, sur tous les plans de conscience, y compris “la lumière du monde” qui, incidemment, se dit “dyu” en hindi, et rappelle la lumière diamantine de la rosée du matin qui, en anglais, se dit aussi “dew” (“diou”), etc. Il n’est pas impossible que le mot anglais “jew” (“djiou”) ait une même origine archaïque.
Les ceucelles qui se proclament “a-thées” se proclament donc “sans-lumière”. Sans cligner, ça se comprend. C’est quand même bien qu’ils nous préviennent. Prêtez-leur une lampe de poche.
C’est comme ça. “Athéisme” et “obscurantisme” sont synonymes. Depuis des milliers d’années. Au moins.
Les athées auraient pu y penser avant de s’appeler comme ça – mais ce n’est pas mon problème.
Note improvisée ( une autre ) sur la différence fondamentale entre ce que j’appelle la foi, d’une part, et la croyance, d’autre part (vous pouvez sauter cette note — très longue ou trop courte — mais elle éclaire mon propos).
Le titre de cet article est incompréhensible à certains, à moins d’avoir réalisé que si les croyancessont d’ordre mental, la foi, elle, est d’un autre ordre, d’une autre nature. La foi n’a pas d’objet, elle n’est pas mentale, — elle n’est pas d’ordre émotif non plus — elle est.
En d’autres termes, la foi ne relève ni du “croire” ni du “non-croire” : elle ne relève que d’elle-même.
Ça pourrait être la fin de cette note, mais je vais continuer.
Une réalisation majeure, dans la vie d’un être humain, est de réaliser la différence radicale, bien réelle, entre la «foi» et la «croyance», et de voir sa vie silencieusement mais radicalement et progressivement changée par cette différenciation.
Tant que cette différenciation n’est pas réalisée, la fusion foi-croyance, leur confusion l’une en l’autre, est susceptible de générer des fondamentalismes, des fanatismes, des littéralismes, des stagnations intellectuelles, de tendres ou cruelles illusions, des enthousiasmes “électriques” (!), des échanges chaotiques, des entêtements obtus, des bétonnements intellectuels, idéologiques, etc. ” L’athéisme ” n’échappe pas à la règle.
Le mix foi-croyance est toxique.
En elles-mêmes, les croyances ne sont pas toxiques.
En elle-même, la foi ne l’est pas non plus.
Mais leur con-fusion, et surtout l’inconscience de l’existence de cette confusion, est toxique.
La foi est une présence mystérieuse, permanente, “tranquille”, et surtout, en pratique, indéfinissable et indéfinissante. La foi n’a “besoin” d’aucune croyance (laquelle croyance, dans mon livre à moi, est toujours, et exclusivement, d’ordre mental encore une fois).
La foi, cependant, ne rejette pas les croyances. Mais elle ne les “acquiert” pas non plus, et normalement, elle ne les convoite en rien : la foi est d’un autre ordre. La foi est “témoin” tranquille, calme, mystérieux. La foi est a-mentale, elle serait le fond a-mental de notre être, et en ce sens elle est fondamentale. Sans “fondamentalisme“.
Tant que la croyance et la foi se confondent dans l’individu, croyez-moi (!), le chaos domine. Encore une fois, l’athée militant n’échappe pas à la règle, évidemment.
Du point de vue de ce qu’est la foi, cette note conserve les deux défauts majeurs de ce genre de “notes” : très longue et trop courte. Par la force des choses elle escamote certains aspects du thème et elle est loin de l’épuiser ..
On reprend le fil de l’article ( et le ton.. ).
Le problème, ici, ce n’est pas tant la croyance elle-même – ici, la croyance athée. Tout le monde a des croyances. J’en ai. Vous en avez. On ne peut vivre en paix dans le monde sans respecter ceux qui croient différemment de nous. Y compris les athées.
Mais voilà : l’athéisme, lui, a produit son excroissance fondamentaliste, messianique, fanatique, comme toutes les croyances sont susceptibles d’en produire un jour ou l’autre tant que domine, dans une masse d’individus, la con-fusion foi-croyance; l’athéïsme a donc produit un fondamentalisme fanatisant qui méprise toutes les autres croyances et veut les détruire toutes (et donc, inconsciemment, la sienne aussi ..).
En attendant, le harcèlement athée, voire le terrorisme athée, existent bel et bien, c’est pas une blague:
Le messianisme athée veut détruire toutes les croyances pour sauver le monde. Évidemment. Sonne familier ? Oui, c’est une vieille toune : rien d’plus pathétique qu’une vieille pute qui s’croit jeune. L’astuce de leur propagande : l’athée se présente comme quelqu’un qui n’a pas de croyance, lui, en affirmant que les croyances, celles des autres, évidemment, sont la cause de tous les maux de la terre et qu’il va sauver le monde en détruisant les croyances ..
Alors, la nouvelle, c’est quoi ? L’athée est un croyant comme les autres croyants, qui ne s’est pas encore aperçu qu’il était un croyant comme les autres croyants, et tout ça en dépit de son intelligence supérieure à celle des autres croyants..
La nouvelle, c’est surtout ça. Ou alors, l’athée fait semblant de ne pas savoir. Possible aussi.
En tout cas, si vous aimez les absurdités, encadrez celle-là. Il devait y avoir un sacré glitch dans “l’étude scientifique” mentionnée plus haut. L’athée finira peut-être par s’en apercevoir. Un jour. Après tout, il est surdoué :-)) Non?
C’était un humaniste athée militant. Henry Morgentaler au travail, en train d’occire un enfant à naître. L’avortement libre, universel, gratis (ou presque), sur demande : un coup d’État de la Cour Suprême du Canada datant de 1988. Un changement de paradigme. Un changement de civilisation. Plus de 800 000 victimes rien qu’au Québec (chiffres de 2011). Le Québec compte 8 millions d’habitants ..
En attendant, les athées continueront à clamer leurs slogans creux.
L’un de ceux-là, on le connait : «Les religions sont responsables des pires atrocités de l’Histoire.» Perçu comme un challenge, fondé ou pas, par les militants de l’athéisme ?
La montée contemporaine du messianisme athée militant est, somme toute, encore jeune dans ce qui semble être sa nouvelle fournée mais il faut leur dire de pas se décourager : Staline a déjà fait ses preuves, qui avait du sang plein la moustache et les bras. Au fond, il ne faut pas désespérer, il faut leur dire : en persistant dans le messianisme étroit et pointu ils finiront bien par égaler les performances des autres. S’ils ne l’ont pas déjà fait, d’ailleurs : ce serait à voir.
Staline. Caricature par Kichka. Copyright 2013 Michel Kichka. Under fair use. Source, blog : cliquer.
Reste qu’à entendre les slogans éculés des fondamentalistes athées, on croirait que les tueries massives de 1914-1918, la haine, la violence, les viols, les camps d’horreurs, les bombes atomiques de 1939-1945, tout ça aurait été causé exclusivement par des disputes sur des points de théologie.
Ou encore que le Canada, par exemple, ou mieux, la République laïque française, envoient des troupes ou participent à la guerre en Afghanistan, en Lybie ou au Mali pour propager la foi chrétienne. Ma foi, ils finiront par nous dire que Staline communiait tous les matins.
Sur la conception athée de l’univers, il est certainement indiqué d’aller voir un moment du côté de la pensée indienne. Ça nous changera.
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– Est-ce en ces nuits sans fond que tu dors et t’exiles,
Million d'oiseaux d'or, ô future Vigueur. - Arthur Rimbaud, Le Bateau Ivre.
- Do you exile and sleep in those fathomless nights,
O Million birds of gold, thou splendid Strenght future. - Arthur Rimbaud, The Blissed-Out Boat. (Translation, Loup Kibiloki.)
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