Jacques Renaud – ouvrages de fiction en ligne, des notes biographiques.

Jacques Renaud vers l’âge de 21 ans, hiver 1965-1966. Fragment,  photo Jean Beaudin (cliquer pour la voir en entier).

Les oeuvres de fiction de Jacques Renaud qu’on trouve sur ce blog :

Le Cassé, la novella, avec les nouvelles; la vraie version originale et intégrale, la seule autorisée par l’auteur.   —   Le Crayon-feutre de ma tante a mis le feu, nouvelle.   —   L’Agonie d’un Chasseur, ou Les Métamorphoses du Ouatever, novella.

La Naissance d’un Sorcier, nouvelle.   —   C’est Der Fisch qui a détruit Die Mauer, nouvelle.   —   Émile Newspapp, Roi des Masses, novella.   —   Et Paix sur la Terre (And on Earth, Peace), nouvelle.   —   L’histoire du vieux pilote de brousse et de l’aspirant audacieux, conte

Le beau p’tit Paul, le nerd entêté, et les trois adultes qui disent pas la même chose, nouvelle  —  La chambre à louer, le nerd entêté, et les quinze règlements aplatis  —   La mésange, le nerd entêté, et l’érudit persiffleur

Jack le Canuck, chanson naïve pour Jack Kerouac,  poème  —    L’histoire de l’homme qui aimait la bière Molson et qui fut victime de trahison, conte

Loup Kibiloki ( Jacques Renaud ) :  La Petite Magicienne, nouvelle;  La Licorne et le Scribe, nouvelle.


 

Sur Le Cassé de Jacques Renaud, des extraits de critiques.

Jadis, la liberté d’expression régnait dans ma ruelle, ou La ruelle invisible

Le Cassé de Jacques Renaud : le vrai, le faussé, le faux  (A-t-on voulu détruire la carrière de l’auteur ?)

Sorel : En 2012, on y censure Dieu et Edith Piaf. En 1971, on y censurait Le Cassé de Jacques Renaud…

And on Earth Peace, Le Cassé, le joual, Jacques Renaud  (Sur Jacques Renaud, l’époque du Cassé, le “joual”.)


 

Notes en progrès sur Le Cassé

1

Jacques Renaud est un écrivain québécois. Auteur, entre autres, de Le Cassé, publié en 1964, considéré comme un classique de la littérature québécoise, par la force du contenu («le chant ultime de la dépossession» – voir citations de Éthier-Blais, et d’autres, plus bas et au long de ces notes) – et par l’innovation audacieuse, spontanée et «sauvage» de la forme joualisante qui colle au contenu comme la peau au corps.

Le Cassé dans l’une des nombreuses ré-impressions de l’oeuvre originale. La couverture est identique à celle de la première impression, mais ce n’est pas la première. Si vous en trouvez un exemplaire chez un bouquiniste, c’est la version originale. Le livre est carré.

La publication de Le Cassé avait provoqué un choc: «Il n’existe aucun document sociologique sur la condition du paria canadien-français qui arrive à la cheville du roman de M. Jacques Renaud. Le Cassé est plus qu’un cri: c’est un rugissement.» (Jean Éthier-Blais, Le Devoir,1964).

Le Cassé est certainement aussi, du strict point de vue de la  psychologie humaine, une illustration magistrale de l’ego à dominante tamasique, et radjaso-tamasique, dont parle abondamment la psychologie indienne.  Sri Aurobindo Ghose a décrit à plusieurs endroits le jeu des trois gounas (sattva, tamas, radjas) dans la psyché humaine.

Sur Wikipedia, à l’entrée “Guna”, (on écrit parfois “gouna”, comme moi, ici;  je fais varier le mot en nombre —  exemple: pluriel, “des gounas” –,  et je ne parviens pas à les désigner au masculin.. Ce n’est certainement pas par féminisme; ça pourrait cependant tenir d’une tendance philogyne de fond, ou inhérente au génie immanent de la langue française, à sa shakti, quoi..):

Wiki :  «Pour le Sāṃkhya et le Yoga, les gunas se répartissent en trois substances essentielles :  sattva, l’équilibre, la pureté, la vérité ; rajas, l’énergie, les passions, la force, le désir ; tamas, l’obscurité, les ténèbres, la lourdeur, l’inertie.  Ces trois guṇa, indépendants en eux-mêmes, s’entremêlent sans cesse dans la nature différenciée et leur action réciproque commande toute l’évolution de la matière.»  Dans l’évolution yoguique de la conscience, Wiki ajoute ceci :  «Il importe de cultiver Sattva dans un premier temps, puis de le transcender».  (En passant, on lit, à l’entrée “Yoga” sur Wiki:  «Le terme “yoga” est communément utilisé aujourd’hui pour désigner le hatha-yoga, même si cette discipline n’en est qu’une branche.» Cette remarque est exacte.)

*

Le Cassé devait marquer le coup d’envoi et le début de tout le courant de littérature jouale, ou en langue populaire, au Québec, en poésie, en chansons (Charlebois, etc.), en fiction (Claude Jasmin, etc.), au théâtre (Michel Tremblay, etc.). On cherche aujourd’hui à taire cette influence parce que son auteur n’a jamais été “idéologiquement présentable”, et à plus forte raison depuis qu’il a dénoncé publiquement la Loi 101 (les lois linguistiques québécoises) et la clause dérogatoire canadienne et québécoise en 1986, et dans La Constellation du Bouc émissaire en 1993 après s’être exilé à Ottawa en 1990 où il est demeuré pendant une dizaine d’années, jusqu’en 1999. Ce dont peu de gens sont conscients, c’est que dans les milieux politiques, au Canada tout autant qu’au Québec, nombre d’auteurs sont “groomés” pour représenter certains agendas politiques, au pays ou à l’étranger, sous couvert de culture. Jacques Renaud s’est toujours senti mal à l’aise là-dedans, et de plus, il a donné des coups de pieds à la baraque.

Il y avait eu, dans les années 1930s, les poésies sensibles, très touchantes, en langue populaire, de Jean Narrache (Émile Coderre -1893-1970), mais malheureusement, quelles qu’en aient pu être les raisons, Jean Narrache n’avait pas “fait école”, et si on le ressuscite aujourd’hui, très tardivement, étrangement, c’est largement dû au contexte culturel imposé par Le Cassé dès 1964. À partir de cette date, il n’était plus marginal d’écrire en joual ou en langue populaire, y compris en publicité, et beaucoup d’auteurs qui écrivaient en français classique, que ce soit Michel Tremblay (lire ses Contes pour Buveurs Attardés, qui auraient été écrits avant la parution du Cassé en 1964, et qui auraient été publiés en 1966), ou d’autres, ont souitché. La pièce Les Belles-Soeurs aurait été écrite en 1965, après la parution du Cassé, mais de surcroît, elle ne sera présentée au public qu’en 1968, et n’aura d’impact qu’à partir de cette date, dans un contexte de réceptivité à la langue populaire imposé dans le public, encore une fois, par Le Cassé en 1964. Il est, en fait, très curieux, que l’on ne “redécouvre” Jean Narrache que très tardivement, trop tardivement, en fait, seulement à partir des récentes années 2000, près de soixante-dix ans plus tard, en gros, si on compte depuis les années 1930s; oui, c’est, pour le moins, énormément tardif – heureux, très heureux, mais trop tardif pour que ce soit, disons, “naturel” … D’autant plus que ses derniers recueils dateraient de 1961, J’parle tout seul quand Jean Narrache, et de … 1963, Jean Narrache chez le diable, un an avant Le Cassé – mais sans l’impact du Cassé. 1963 … Si un révisionnisme activiste ne veut plus parler du Cassé, de son auteur, et de l’impact initial historique qu’à eu Le Cassé, il faut y substituer un autre début, avec un nom différent, une ou des oeuvres différentes. Ceux qui n’ont pas vécu à l’époque des années 1960s, finalement, n’y verront que du feu. Mais Le Cassé est lu quand même, surtout, maintenant, grâce à internet, et ne cesse de vivre, à sa manière, dans les oeuvres qu’il a libérées, ou auxquelles il a ouvert la voie et l’accueil, ou qu’il a fait naître, et ce, sans le chercher.

C’est important ; l’auteur n’a pas cherché à faire école. Il n’a pas non plus cherché, comme on le dit souvent, à “démontrer” “l’état de désintégration” de la langue française. Cet argument activiste servait un agenda politique et idéologique, qui n’est pas illégitime en soi, que Jr a pu partager à une époque, mais dire que Jr a voulu “démontrer” ça en écrivant Le Cassé, c’est fausser la réalité. Il y aurait beaucoup à dire là-dessus (ces notes sont des «notes en progrès», c’est indiqué là-haut).

Ce court roman, Le Cassé, une novella suivie de quelques nouvelles, est une fiction réaliste et très noire, celle d’une extrême aliénation sociale. L’action se déroule à Montréal. Cette novella (ou ce « roman » comme on dit souvent) a fait école et a marqué la littérature québécoise. Il avait été publié quatre ans (1964) avant Les Belles-Soeurs (1968) de Michel Tremblay et a déterminé ce dernier – et nombre d’autres auteurs – à écrire en langue populaire, ce qu’on a appelé le «joual». L’auteur n’a pas inventé cette appellation et c’est par défaut qu’on s’en est servi pour désigner un aspect de son style : l’auteur aurait plutôt tendance à parler d’«écriture sauvage», ou parfois d’ «écriture concrète». Le mot «joual» était devenu assez courant dans les médias à la suite de la publication en 1960 des Insolences du Frère Untel (pseudonyme utilisé par Jean-Paul Desbiens, un frère mariste), qui dénonçait le système d’éducation au Québec et l’état, qu’il considérait comme déplorable, de la langue parlée au Québec, en appelant cet aspect déplorable de la langue parlée au Québec, avec mépris, le «joual» (le mot «cheval» en vernaculaire paysan). Les médias ont appliqué l’appellation «joual» à la «langue du Cassé» lors de la parution du Cassé, quatre ans plus tard, en 1964. L’auteur du Cassé, Jacques Renaud, a bien été contraint, lui aussi, d’utiliser parfois le mot «joual» pour désigner la langue du Cassé, mais sans jamais vraiment “adhérer” au mot. Par ailleurs, Jr n’a jamais lu Les Insolences du Frère Untel, même à ce jour, et ce livre n’a jamais eu d’influence sur lui, ni d’une manière, ni d’une autre, ni avant, ni après la parution du Cassé.

Quelques citations sur Le Cassé :

« La postérité ne pourra oublier ce livre vengeur qui, avec Bonheur d’Occasion de Gabrielle Roy et L’Hiver de Force de Réjean Ducharme, forme une trilogie “dépareillée”. » Lise Gauvin, professeur émérite, Littératures de langue française, Université de Montréal; Le Devoir, 18 mars 1978.

« Un des premiers textes de la modernité littéraire québécoise… Le Cassé fait aussi partie, à juste titre, des classiques de la littérature québécoise. Pour la première fois, avec tant de vigueur et de sincérité, un écrivain québécois s’attachait à donner, à la langue populaire et aux réalités qu’elle véhicule, leur expression littéraire… » Réginald Martel, La Presse, 1983.

« Ce livre est le chant ultime de la dépossession. Après cela, il
n’y a plus rien que des poings éternellement fermés et du sang dans
la rue. » Jean Éthier-Blais, Université McGill, Montréal, février 1965; Lettres canadiennes-françaises : une nouvelle littérature », Études Françaises, vol. 1, n° 1, 1965, p. 106-110.

« Un mélange curieux de Dickens et de Céline… Ces pages-là vous émeuvent en vous irritant. Elles vous brutalisent comme des directs à la mâchoire et au bas-ventre. » Clément Lockwell, historien; Le Soleil, 26 décembre 1964.

« Le Cassé demeure la plus grande réussite romanesque écrite en joual. » Pierre-Louis Vaillancourt, Simon Fraser University, années 1980s.

2

Malheureusement, vraisemblablement en bonne partie pour des raisons à caractère idéologique et politique, le roman et l’auteur sont devenus «rares» dans les masse-médias québécois. On peut deviner certaines des raisons en lisant plus bas les notes bios extraites de Social realism in the French-Canadian novel de B.-Z. Shek, 1977; en voici un extrait [ce qui est entre crochets ou en gras est de nous] :

«In the late 1980s he [Jacques Renaud] was active in the Equality Party, an extremist [je mettrais certainement, à tout le moins, le mot “extremist” entre guillemets] Anglo-rights party [in Montreal], only to leave it after a short time [de manière publique et fracassante]. [De plus] He published a book that was critical of Quebec’s language legislation, La constellation du bouc émissaire (1993)

Au Québec, on ne touche pas à certaines vaches sacrées sans en subir les conséquences – et soudain, on a voulu cacher le classique (taisez ce nom que je ne saurais ouïr :-))), ce qui faisait l’affaire de bien des gens, et pas seulement pour des raisons idéologiques ou politiques, mais aussi, vraisemblablement, dans certains cas, pour des raisons de carrière et de prestige personnel, on pourrait y revenir. Il ne faut pas s’étonner : mentionnons que Le Cassé, sous divers prétextes, a fait plusieurs fois l’objet de censures au Québec, souvent ouvertement. On en trouve au moins deux exemples ici : 2012 : On censure Edith Piaf et Dieu à Sorel. En 1971, on y censurait Le Cassé de Jacques Renaud… Extrait :

« … Le Cassé a aussi été interdit dans un autre cégep, celui de Shawinigan, au Québec, en 1982. Le professeur, qui avait très durement écopé après avoir mis l’oeuvre à l’étude, s’appellait Jean-Pierre Crête: il avait été suspendu sans salaire jusqu’à la fin de l’année scolaire, soit pour une durée de six mois; bref, on l’avait, à toutes fins pratiques, cruellement mis à la rue.»

Autre extrait : un article de Micheline Lachance, publié dans Québec-Presse le 5 décembre 1971, sur le cas de l’interdiction, de la censure du Cassé, au cégep de Sorel-Tracy.

«Si les envolées oratoires des curés dénonçant la littérature «obscène» du haut de la chaire ont une influence qui s’est grandement atténuée au cours des dernières années, en revanche, on doit admettre qu’encore aujourd’hui les notables d’une ville se servent de ces mêmes curés pour justifier leurs fins, c’est-à-dire demeurer fidèles défenseurs de l’ «establishment».

«L’histoire a commencé le 10 octobre dernier à la paroisse Saint-Pierre de Sorel alors que le curé Leclerc a dénoncé, du haut de la chaire, Le Cassé de Jacques Renaud publié aux éditions Parti Pris. Il a qualifié l’ouvrage de livre pornographique, obscène et blasphématoire qu’on devrait interdire dans les écoles et qui ne devrait pas être mis entre les mains des enfants de CEGEP. Et justement, trois professeurs du CEGEP de Saint-Hyacinthe ont inscrit Le Cassé au cours de littérature française qu’ils dispensent, l’un à [Sorel-]Tracy, les deux autres à Saint-Hyacinthe.

«C’est alors que le comité exécutif du CEGEP qui, pourtant, n’a absolument aucune autorité dans le choix des manuels, a adopté une résolution disant que le fait de référer le volume Le Cassé à des étudiants du campus de Tracy pour fin d’étude a causé un préjudice sérieux au collège. À l’unanimité, le comité a résolu de demander au professeur responsable de ce geste de retirer le volume immédiatemant, d’annuler le travail demandé aux étudiants en rapport avec ce volume et de s’en excuser.

«Le Cassé

«Précisons que Le Cassé, de Jacques Renaud, est sans doute le livre le plus important de la littérature «joual». Écrit en 1964, il est le précurseur des poèmes de Paul Chamberland, des romans Pleure pas Germaine, de Claude Jasmin, et Le Cabochon, de André Major. Jacques Renaud est l’écrivain qui a assumé avec le plus de force l’aliénation linguistique des Canadiens français et leur en fait prendre conscience. Aujourd’hui, ce sont Michel Tremblay, au théâtre, Yvon Deschamps dans ses monologues et Robert Charlebois dans la chanson qui assument cette question.

[…]

«Passible de renvoi

«L’un des trois professeurs, Robert Barberis, a donc reçu ordre de retirer Le Cassé de son plan d’études et d’annuler les travaux étudiants (qui, du reste étaient complétés depuis longtemps). Le comité exécutif refusa néanmoins de remettre une copie de la résolution au professeur impliqué. Précisons que les deux autres professeurs qui avaient inscrit Le Cassé au programme à Saint-Hyacinthe n’ont pas été ennuyés par la résolution. Il est à noter qu’un professeur est passible de renvoi dans un cas comme celui-ci, une telle résolution ayant une valeur juridique.

«Le syndicat des professeurs, en prenant position dans cette affaire, a qualifié «d’incompétents» les membres du comité exécutif. Considérant cette ingérence dans le domaine pédagogique comme une censure formelle, le syndicat a demandé au collège de se rétracter et de s’excuser lui-même auprès du professeur concerné, sans quoi il mettra tout en oeuvre pour faire annuler cette décision illégale. Il a également fait parvenir une lettre au ministre de l’Éducation au sujet de cette affaire qu’il considère comme un autre maillon d’une longue chaine de mesures répressives adoptées par le collège à l’endroit des cadres du collège aussi bien que des professeurs et que des étudiants, par suite de la crise grave de mai dernier.

«Le comité des griefs du syndicat vient de voter à l’unanimité une résolution demandant que ce grief soit déposé jusqu’à ce que le collège rende sa décision. L’exécutif du CEGEP a 20 jours pour répondre; il doit d’ailleurs se réunir mardi prochain.

«Appuis des parents

«Les parents de Tracy, pour leur part, demandent que l’exécutif modifie sa décision et que le professeur ne soit passible d’aucune sanction.

«Et surtout, qu’on retire la formulation «préjudice sérieux» puisqu’il s’agit là d’une cause de congédiement.

«Quant aux cégépiens qui ont étudié Le Cassé, ils ont déclaré qu’il s’agit d’un livre utile pour faire réfléchir sur les problèmes du langage et les rapports entre le langage et la littérature. Ils qualifient de «vulgaire» un aspect secondaire du livre. Compte tenu des films présentés dans la région, les étudiants ne voient pas quel tort ce livre aurait pu leur faire.»

Micheline Lachance, Québec-Presse, 5 décembre 1971.

3

La biographie de Jr qu’on trouve sur Wikipedia était beaucoup plus courte jusqu’à tout récemment. Elle a été augmentée sensiblement. Jacques Renaud a vécu près de 14 ans hors du Québec et donne rarement des signes de vie. Il a horreur des masse-médias. La biographie wiki (Wikipedia) sur Jacques Renaud, celle qu’on trouvait jusqu’à tout récemment, était effectivement minimale à l’os, mais elle avait un grand avantage sur plusieurs autres : rien n’y était inexact. Faut le faire. Je ne sais pas qui l’avait rédigée. Bravo. Elle a été augmentée récemment et l’exactitude a été conservée.

Bloc de sel à bétail.

Bloc de sel à bétail. Celui-ci est dit “rouge” : il est iodé. On en trouvait, sous cette forme, sur les fermes, avant que je sois au monde. Le sel de la terre, quoi. Source : cliquer sur le cube (je ne touche pas de commission).

Parmi les faussetés les plus flagrantes (qu’on ne trouvait pas et qu’on ne trouve pas sur Wiki), il existe une présentation de Le Cassé, qui circule sans doute encore – du moins dans le domaine de l’imprimé, on la trouve citée parfois dans certains ouvrages – qui dit que Le Cassé est le roman d’un ex-prisonnier (faux), membre de la mafia (faux, à s’en taper sur les cuisses), qui veut à tout prix faire de l’argent (faux), qui soutient une lesbienne pour gagner sa vie (faux), qui tue sa compagne (faux), et erre ensuite dans la ville (vrai). Donc : après avoir été ce qu’il n’a jamais été, et avoir fait tout ce qu’il n’a jamais fait, il erre dans la ville. Comme dirait l’autre, y a d’quoi! On comprendra qu’on ait tendance, sur ce blog, à prendre les arguments d’autorité et les masse-médias, non pas avec un grain de sel mais avec un bloc bien compact de sel à vaches.

Évidemment, les experts qui ont écrit ce qui précède n’ont jamais lu Le Cassé – ou avaient peut-être un intérêt idéologique, dans certains cas il s’agirait d’un intérêt d’inspiration féministe mais pas exclusivement, à fausser le contenu du Cassé, par exemple en inventant de toutes pièces l’assassinat de sa compagne par Ti-Jean – en fait, aucune femme n’est assassinée dans toute l’histoire, ni dans Le Cassé proprement dit, ni nulle part ailleurs dans les autres nouvelles qui constituent l’intégrale de l’oeuvre, même si Ti-Jean est, de toute évidence, violent. Cependant, Ti-Jean, le personnage central, n’est pas un ex-prisonnier (pourrait peut-être, mais n’est pas); il n’est évidemment pas membre de la mafia ou d’une mafia : le type est au contraire caractérisé par son aliénation totale à la société mais aussi à tout “réseau” ou à quelque groupe que ce soit, il n’a pas de “réseau”, justement, il est pauvre comme la gale (ça fait pas très mafia …), pas de fric, pas une crisse de cenne, ne se livre à aucun traffic ou commerce, n’a pas de revenus, n’a pas le téléphone, etc., et ne cherche pas à “faire de l’argent”. Rien n’indique non plus ou suggère qu’il est ou pourrait être membre d’une mafia, ou l’avoir été; il ne soutient pas une lesbienne pour gagner sa vie, ni aucune femme. Aucune femme, non plus, ne meurt dans Le Cassé, aucune n’est assassinée, aucune n’est l’objet d’une tentative d’assassinat; Ti-Jean assassine quelqu’un, oui, mais c’est un homme qu’il assassine, pas une femme, et cet homme est la seule personne à mourir dans tout Le Cassé.

Mise à jour, mars 2013 : J’ai retrouvé ceci dans la bibliographie de La Constellation du Bouc Émissaire (1993; La Constellation du Bouc Émissaire a été révisée et augmentée depuis 1993, surtout au cours des trois ou quatre dernières années, et elle est graduellement rediffusée sur ce blog). J’ai récemment affiché la bibliographie de La Constellation sur ce blog et je suis tombé sur ce qui suit en la parcourant (cet extrait de la bibliographie rédigé par nous date donc du début des années 1990s). La source des aberrations mentionnées ci-dessous est vraisemblablement la même que celle des aberrations mentionnées plus haut :

« JOHNSON, William, Anglophobie made in Québec, Montréal, Stanké, 1991; je signale une erreur que j’ai constatée dans l’ouvrage et qui concerne l’une des mes oeuvres. On peut lire, page 245, que Le Cassé de Jacques Renaud «innove en présentant une parfaite brute dans le monde de la pègre qui tue sa blonde…»  L’action de Le Cassé ne se déroule pas dans le monde de la pègre; le seul personnage du roman rattaché au monde interlope est un revendeur de drogues (le pusher) Bouboule; aucune femme n’est assassinée ou meurt de mort douce ou violente dans le roman. Le seul personnage à mourir dans le roman est un homme: il s’agit de Bouboule, assassiné par le héros Ti-Jean. William Johnson est un prestigieux journaliste franco-ontarien décoré de l’Ordre du Canada. »

4

Voici la biographie minimale (augmentée depuis) qu’on trouvait jusqu’à présent  sur Wikipedia :

Le Cassé, devenu œuvre classique de la littérature québécoise du XXe siècle, parut en 1964.

Jacques Renaud a été journaliste-pigiste à Radio-Canada. Il fut également recherchiste pour l’émission Le sel de la semaine, diffusée sur les ondes de cette station de télévision, en 1967 et 1968.

Il a été collaborateur pour de nombreux périodiques tels Moebius, Lettres Françaises, NYX, Québec Littéraire, L’esplumoir, Indépendance, Perspectives, Forces, Vie des Arts, Jonathan, Brèves, ainsi que pour les quotidiens Le Devoir et La Presse.

Son œuvre est enseignée dans certaines universités d’Allemagne, par exemple celles de Augsbourg et de Nuremberg dans le cadre des facultés des langues romanes. Il fut le premier écrivain québécois à être invité par la Freie Universität de Berlin-Ouest en 1984.

Jacques Renaud a visité l’Inde en 1970, et a été inspiré par l’œuvre de Sri Aurobindo. Il enseigna aussi le [ha-tha] yoga.

Short-short. Elle a été sensiblement augmentée depuis. En fait, Jacques Renaud n’a pas vraiment «visité l’Inde» en 1970. Il a séjourné un an à Pondychéry, en Inde, d’octobre 1970 à octobre 1971. Si l’ashram, et surtout La Mère, avaient été à Rimouski ou à Vladivostok, Jr serait allé à Rimouski. Ou à Vladivostok.

5

Voici des extraits du chapitre 9 de Social realism in the French-Canadian novel (1977) de B.-Z. Shek, qui a été et qui est peut-être encore professeur de littérature à l’Université de Toronto, au Canada [ce qui est entre crochets ou en gras est de nous] :

Renaud’s best-known novel—the first creative prose work in Quebec to use joual for dialogue and narration—is the powerful and shocking Le cassé (1964), written when the author was just twenty-one and living in the squalid area of Montreal’s ‘Centre-Ville’. The title, a joual word based on the English slang expression ‘broke’, also conjures up images of a central figure who is beaten, crippled, and disoriented. The hero, Ti-Jean, probably the most totally alienated character in Quebec literature—the novel has been called ‘le chant ultime de la dépossession’—conceives and perpetrates the brutal murder of a ‘goofball’ peddlar, whom he wrongfully takes to be a secret lover of his mistress. The murder assumes an escapist and ritualistic character, giving temporary feelings of liberation to the frustrated hero. […] Le cassé contains striking lower-depths poetry and skilful cinematic techniques.  […] The best prose work of the parti pris group of writers,

Le cassé was translated by Gérald Robitaille as Flat broke and beat (1968). A second translation, Broke city (1984), was done by David Homel.

[…]

Born and brought up in the Montreal working-class district of Rosemont [inexact, voir plus bas], he attended a public secondary school. After failing his Grade xi examinations [inexact, voir plus bas], he began a series of manual jobs, then became a clerk in the municipal film library [avant d’écrire Le Cassé]. [Après la publication du Cassé en novembre 1964 :] He has worked in advertising, as a journalist, as a researcher for a Radio-Canada tv program, and as a translator. Soon after it was founded in 1963, Renaud became associated with the indépendantiste/Marxist magazine parti pris. After a trip to India in 1970 he became attracted to yoga and Eastern mysticism. In the late 1980s he was active in the Equality Party, an extremist Anglo-rights party, only to leave it after a short time. He published a book that was critical of Quebec’s language legislation, La constellation du bouc émissaire (1993).

Shek fait du bon travail, en tout cas généralement sur Le Cassé ou sur Jacques Renaud. Cependant, quand il mentionne «after failing his Grade XI examinations …», c’est inexact; il ne faut pas en tenir rigueur à Shek: la chose semble avoir circulé depuis tellement longtemps qu’elle en est “devenue vraie” – et on n’en connait plus l’origine – en tout cas pas moi; ça vient peut-être d’un article de journal, ou d’un reportage. Une autre inexactitude : Jacques renaud n’est pas né dans le quartier montréalais de Rosement, mais sur le Plateau Mont-Royal, à Montréal, sur la rue De Lanaudière, près de la rue Rachel et du Parc Lafontaine.

Le fait est que Jacques Renaud est loin d’avoir failli à ses examens de onzième année en 1961 et il avait terminé le secondaire avec une moyenne de 80%, 96% en algèbre, etc.

Là-dessus, voici un extrait de Écrits de Quelque Part, un texte inédit d’entretiens à bâton rompu entre Jr, Lucas et moi (Loup), où on cite une lettre d’attestation d’études de Jr datant de 1971  :

Jacques Renaud avait réussi sa onzième année et avait obtenu son diplôme, il n’avait pas échoué. Les notes étaient élevées, excellentes: 80% de moyenne, près de 100% en algèbre, etc. Et le curriculum, à l’époque, était beaucoup plus rigoureux qu’aujourd’hui. Cliquer : généralement ça s’agrandit.

[Début de l’extrait]

«Les données scolaires du cours secondaire de Jacques Renaud [présentées plus bas], cours terminé et diplôme obtenu en 1961, proviennent d’une lettre d’attestation d’études datée du 2 décembre 1971 de la Commission des Écoles catholiques de Montréal, The Montreal Catholic School Commission; elle provient du Bureau des Archives et est signée par le directeur du Bureau à l’époque, Lionel Séguin. Jr en avait fait la demande en 1971 pour compléter un curriculum vitae. La lettre d’attestation se lit comme suit:

«[début de la lettre d’attestation:]

«Montréal, le 2 décembre 1971, À qui de droit, Monsieurs (sic) Jacques Renaud a subi les examens de 11e année Sciences-Lettres, du Département de l’Instruction Publique. L’étudiant fréquentait alors l’école Secondaire Louis-Hébert [à Montréal, au Québec], en 1961. Il a obtenu les résultats suivants:

Religion, 73 sur 100; Français I, 72 sur 100; Français II, 158 sur 200; Algèbre, 96 sur 100; Géométrie, 82 sur 100; Physique, 86 sur 100; Chimie, 66 sur 100 [poche en chimie, faut admettre]; Anglais: 87 sur 100; Autres matières, 75 sur 100 [poche en dessin, faut admettre]; Pourcentage [la “moyenne”] : 80%.

Certificat accordé avec Grande Distinction. Le Bureau des Archives, [signé] Lionel Séguin, Directeur.

«[fin de la lettre d’attestation]

«À noter que la lettre d’attestation ne fait que ça: attester, prouver. Elle ne va pas plus loin. La mention «Grande Distinction» était synonyme de «80% à 89%»; «Grande Distinction» n’est pas un «commentaire» sur la personne ou le comportement de la personne; l’attestation reste silencieuse là-dessus. On pourrait y revenir.»

[Fin de l’extrait]

En d’autres termes, Jacques Renaud avait tout ce qu’il fallait pour faire, par exemple, de “brillantes études universitaires”, comme on dit. Il avait d’ailleurs été pré-inscrit à L’École Normale (c’était, à l’époque, l’institution où l’on formait les professeurs), vu la qualité des résultats scolaires, etc. Jr a fréquenté inassidûment l’institution pendant deux ou trois mois, puis il a quitté. L’intérêt manquait. Il a étudié, cependant. Mais pas à l’université.


© Copyright 2011, 2012 Hamilton-Lucas Sinclair ( Loup Kibiloki, Jacques Renaud, Le Scribe), cliquer


Sorel : En 2012, on y censure Dieu et Edith Piaf. En 1971, on y censurait Le Cassé de Jacques Renaud…  —   Sur Le Cassé de Jacques Renaud, des extraits de critiques.  — La Naissance d’un Sorcier, nouvelle, Jacques Renaud.  —   C’est Der Fisch qui a détruit Die Mauer, nouvelle, Jacques Renaud.  —  Le Cassé, novella, avec les nouvelles; la vraie version originale; Jacques Renaud.  —  L’histoire de l’homme qui aimait la bière Molson et qui fut victime de trahison, conte, Jacques Renaud.  — Jack le Canuck, chanson naïve pour Jack Kerouac, ou poème (sort of); Jacques Renaud

Électrodes : Loup, Jacques, et Lucas. Le royaume intérieur de trois.  —   Électrodes : Loup, Jacques, and Lucas. The inner realm of three.  —  Réception à la table des nombres.  —  Accueil, nombres, et des notes en dents de scie   —  Le chiffre d’ «électrodes» et le chiffre de «verbe» qui n’est pas celui de «verb» ( ni, d’ailleurs, celui de «logos» )


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107 Responses to Jacques Renaud – ouvrages de fiction en ligne, des notes biographiques.

  1. Pingback: L’Agonie d’un chasseur, ou Les Métamorphoses du Ouatever. | Électrodes

  2. Pingback: Histoire de Loup-Garou. Fragments d’une chronique ancienne charcutée. Conte bizarre. | Électrodes

  3. Pingback: La logique est une muette qui ne cesse de nous faire signe | Électrodes

  4. Pingback: Le Règne de la Quantité et les Signes des Temps – René Guénon. | Électrodes

  5. Pingback: Dans mes cellules d’opale et de lune (Shiva Moon). Poème à Shiva. | Électrodes

  6. Pingback: Voltaire, Nouvelle-France, Canada, Québec : Anéantir l’Acadie, et autres citations. | Électrodes

  7. Pingback: La Licorne. Poème venu d’une blancheur médiévale. | Électrodes

  8. Pingback: L’enfant de Récurebourg. Mémoire lointaine. | Électrodes

  9. Pingback: Celle qui garde la rhubarbe sauvage | Électrodes

  10. Pingback: Le Cassé de Jacques Renaud, des extraits de critiques. Et la version originale du Cassé. | Électrodes

  11. Pingback: La Nature, la conscience, le bon sens 2/2 — La Nature condamnée pour viol et grossesse | Électrodes

  12. Pingback: Le Journal Militaire de Nicolas des Méloizes, Nouvelle France, 1756 – 1759 | Électrodes

  13. Pingback: Les Femen : ressurgence de la symbolique nazi, cruelle, et totalitaire | Électrodes

  14. Pingback: Montréal tannée, Montréal monnayée, Montréal en maudit. Extrait de Le Cassé de Jacques Renaud. | Électrodes

  15. Pingback: Was there an earthly paradise? What was it? Where was it? | Électrodes

  16. Pingback: Et paix sur la terre – une nouvelle de Jacques Renaud | Électrodes

  17. Pingback: La mésange, le nerd entêté, et l’érudit persiffleur | Électrodes

  18. Pingback: Mon âme est un enfant qui pleure. Courte prière et court poème. | Électrodes

  19. Pingback: Sentiers d’Étoiles. Un septième. Poésie. | Électrodes

  20. Pingback: L’enfant de Récurebourg. Mémoire lointaine. | Électrodes

  21. Pingback: Le Cliquetis de la Croquignole. Conte bizarre. | Électrodes

  22. Pingback: Histoire de Loup-Garou. Fragments d’une chronique ancienne charcutée. Conte bizarre. | Électrodes

  23. Pingback: La secte guerrière de la déesse Midum: la Main Invisible du Marché. La Crosse, le Doigt et le Canon. | Électrodes

  24. Pingback: La branche qui parle et le loup-cervier | Électrodes

  25. Pingback: Hommage au Loup Blanc | Électrodes

  26. Pingback: Les lignes tracées par l’or et le sang traversent tous les coeurs | Électrodes

  27. Pingback: Toutes les terrasses du monde s’ouvrent sur l’infini. On va prendre un café ensemble. | Électrodes

  28. Pingback: Orange carrée dans ses mains bleues | Électrodes

  29. Pingback: La Stupéfiante Mutation de sa Chrysalide. Une huitième suite poétique | Électrodes

  30. Pingback: Cubic orange or arc-en-gel | Électrodes

  31. Pingback: Montréal est une poudrière. | Électrodes

  32. Pingback: Orange pelée, caillou collant | Électrodes

  33. Pingback: A little sleep, you’ll hear a little voice | Électrodes

  34. Pingback: Le pas du temps | Électrodes

  35. Pingback: Comme une bombe d’eau means like a water bomb | Électrodes

  36. Pingback: Srî Aurobindo, la prison d’Alipore, et son poème «Invitation» : nouvelle traduction française. | Électrodes

  37. Pingback: Vénus et la mélancolie, une suite poétique | Électrodes

  38. Pingback: All Café-Terrasses are Vistas on Infinity. Let’s have coffee together. | Électrodes

  39. Pingback: Le Cycle du Scorpion, suite poétique | Électrodes

  40. Pingback: L’indicible demeure | Électrodes

  41. Pingback: La Nuit des temps, une autre suite poétique, et comment elle s’est écrite | Électrodes

  42. Pingback: Aphrodite, Hermes, Hermaphrodite – Vénus, Mercure, Mercuravénus. | Électrodes

  43. Pingback: L’histoire du vieux pilote de brousse et de l’aspirant audacieux. | Électrodes

  44. Pingback: Le Cycle du Bélier, suite poétique | Électrodes

  45. Pingback: Électrodes, suite poétique. | Électrodes

  46. Pingback: Le Scorpion à bicyclette. Poème loufoque et bizarre. | Électrodes

  47. Pingback: Comme une pincée d’or au milieu des ténèbres, la vie croissait | Électrodes

  48. Pingback: L’oiseau prend proie | Électrodes

  49. Pingback: With gong and bong. Limerick. | Électrodes

  50. Pingback: Blaise Cendrars. Prose du Transsibérien. « En ce temps-là, j’étais en mon adolescence … » | Électrodes

  51. Pingback: Vague de mémoire. Petit tableau d’été. | Électrodes

  52. Pingback: Trois barques de pêcheurs sur l’armure de la mer | Électrodes

  53. Pingback: Les Délirantes. Poème apocalyptique à saveur médiévale. | Électrodes

  54. Pingback: Un ciel, un creux, un abîme | Électrodes

  55. Pingback: La logique est une muette qui ne cesse de nous faire signe | Électrodes

  56. Pingback: Rasez les Cités. Un sixième ouvrage de poésie. | Électrodes

  57. Pingback: Ève, fille des mers | Électrodes

  58. Pingback: Toi qui seras Orphée, un fleuve ornera ta lyre. Poème. | Électrodes

  59. Pingback: Ode à la Dame au Lys | Électrodes

  60. Pingback: Jack le Canuck. Chanson pour Jack Kerouac. | Électrodes

  61. Pingback: Tu cours partout. Chanson de plage et d’été, tendre, kétaine et rythmée. | Électrodes

  62. Pingback: Le pas noir et profond des racines qui marchent | Électrodes

  63. Pingback: Les gigues millénaires tonner | Électrodes

  64. Pingback: La Licorne. Poème venu d’une blancheur médiévale. | Électrodes

  65. Pingback: Elle joue aux billes, aux bulles, aux boules et aux étoiles | Électrodes

  66. Pingback: Le néant, la foule et ses masques | Électrodes

  67. Pingback: L’histoire de l’homme qui aimait la bière Molson et qui fut victime de trahison | Électrodes

  68. Pingback: Poème pour Nathalie | Électrodes

  69. Pingback: Dans l’evening pétillant des néons cramoisis | Électrodes

  70. Pingback: Les pieds noirs de terre | Électrodes

  71. Pingback: Le long d’une rivière nommée Sauvage. Poème. | Électrodes

  72. Pingback: Celle qui garde la rhubarbe sauvage | Électrodes

  73. Pingback: Shiva bruisse. Poème. | Électrodes

  74. Pingback: La bardane et le fer. Poème. | Électrodes

  75. Pingback: La Toupie, la Ballerine et le Miel | Électrodes

  76. Pingback: La pluie, de ses dents rondes et bleues | Électrodes

  77. Pingback: C’est la dégustation qui nous articule et nous prononce | Électrodes

  78. Pingback: Toutes les lignes sont vives et se lisent | Électrodes

  79. Pingback: L’Art par le feu. Poème. | Électrodes

  80. Pingback: La clé du réel est qu’il n’a jamais été cadenassé | Électrodes

  81. Pingback: Lettre d’ Eau. J’ai assez vécu pour savoir combien j’ai voulu être ici. | Électrodes

  82. Pingback: Chiffre secret enfoui dans la galène | Électrodes

  83. Pingback: L’unique dame de la nuit | Électrodes

  84. Pingback: Elle a trop bu de jus d’ tortue (poème ou comptine ou chanson – mélodie inconnue). | Électrodes

  85. Pingback: Je vends l’ode au détail | Électrodes

  86. Pingback: L’heure est au silence du soleil | Électrodes

  87. Pingback: L’envol des hirondelles. Comme un bruissement d’eau qui ruisselle. | Électrodes

  88. Pingback: La Dérivade astrale | Électrodes

  89. Pingback: Le plaisir éclatait dans tes cils | Électrodes

  90. Pingback: La Fable du Poème au Fil de l’ Eau. | Électrodes

  91. Pingback: L’Immensité qui déambule | Électrodes

  92. Pingback: Dormir conscient, les yeux fermés, le son qui vit | Électrodes

  93. Pingback: La Terre va te manger ou Les cellules s’excitent avant l’explosion | Électrodes

  94. Pingback: Pâques à New York. Blaise Cendrars. Tu reviens quand, Blaise? | Électrodes

  95. Pingback: Tristan Tzara. Sur le Chemin des étoiles de mer. « Quel vent souffle sur la solitude du monde … » | Électrodes

  96. Pingback: Le beau p’tit Paul, le nerd entêté, et les trois adultes qui disent pas la même chose | Électrodes

  97. Pingback: Les loups et la naissance de ton armée | Électrodes

  98. Pingback: Le Vaisseau d’Or. A new English translation of Émile Nelligan’s masterpiece | Électrodes

  99. Pingback: La Route crie dans mes oreilles – un autre poème bizarre | Électrodes

  100. Pingback: Blog en construction. I’m building it. Blog under construction. | Électrodes

  101. Pingback: Dans une trappe de trolls. La guerre ou la paix du rossignol. Poème. | Électrodes

  102. Pingback: La soeur d’Absalon ou Le ciel et l’enfer interdits aux comiques | Électrodes

  103. Pingback: La beauté est dans l’oeil de celui qui regarde. La laideur aussi. Les deux existent aussi objectivement. La vie est complexe. Bref, joyeux Noël. | Électrodes

  104. Pingback: Crassus le Gigueur ou Comment ouvrir le sol sous les armées. Une variante du Pied Piper de Grimm. | Électrodes

  105. Stéphanie Tremblay says:

    J’aurais bien des choses à vous écrire . Mais disons que pour l’instant …je m’en tiendrai à l’essentiel. Si vous êtes toujours à la recherche d’un Ashram au Québec
    un voici un With HH Sri Sri Ravi Shankar
    International Art of Living Centre
    Saint-Mathieu-du-Parc, QC, Canada .

  106. Pingback: Le ronron. | L'Espace du Scribe

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