La Stupéfiante Mutation de sa Chrysalide

Secret Garden - Jardin Secret - Source: Fractal Forest. Lien sur l'illustration.

Secret Garden – Jardin Secret – Source: The Fractal Forest, un blog inspirant, à connaître. Lien sur l’illustration.

Loup Kibiloki  ( Jacques Renaud )

La Stupéfiante
Mutation
de sa Chrysalide

Suite poétique

Entièrement ré-écrit par l’auteur

Paris 1969
Montréal 1977
Saint-Zénon 2008-2009


Autres suites poétiques :  Sentiers d’Étoiles  –  Rasez les Cités  –  Électrodes  –  Vénus et la Mélancolie  –  Les Enchantements de Mémoire  –  Le Cycle du Scorpion  –  Le Cycle du Bélier  – La Nuit des temps



© Copyright  1969, 1977, 2009 Hamilton-Lucas Sinclair ( Loup Kibiloki, Jacques Renaud, Le Scribe) – cliquer pour lire les conditions d’utilisation. Entre autres  :  toute exploitation commerciale interdite.


 

Disons qu’une force pénètre en se résistant
en une force qui se meut en résistant
et tout résiste à tout et multiplie les formes
jusqu’à la consommation des âges.

Disons.

Mettons la table des éons et des formes
et admettons un moment
qu’on n’y voit que du marbre taillé,
des monuments,
du sang séché,
des traces de pas,
des lances rouillées,
des pattes de mouches
et des fions.

Admettons.

Il faut commencer quelque part.
Il faut faire craquer le cerceau quelque part.
Il faut bien que naisse la spirale
n’importe où,
ici,
ailleurs,
n’importe quand,
en puisant
sans choisir,
les yeux fermés,
dans l’océan
des comments
et des commencements.

Il n’y a rien de dit
qui ne soit ça.

Il n’y a rien de ça
qui ne soit dit.

L’écriture en est trépidante.
Mais qui l’entend?

La vérité n’est jamais éliminable.
Aiguisez l’oeil,
rafermissez le coeur,
soyez doux
dedans,
en tout,
comme un éléphant
qui connait ses défenses
mais qui rit de sa trompe
ou comme un pur-sang
qui se voit bel et bien
courir comme Pégase
mais qui rêve aussi
d’amuser un jour les enfants
en se dandinant comme Charlot.

Maintenant,
ouvrez les écluses.

Je n’ai jamais été
qui je croyais être.

J’ai cessé de croire
et j’ai trouvé la foi.

Elle est sans objet.
Et c’est en ça
qu’elle resplendit.

*

Tout résiste à tout,
tout existe
par une sorte d’entêtement perpétuateur
baignant dans un indescriptible,
innommable
et immuable
Lui
qui admet sans jamais résister.

Quelque part
est infini.

Tout avance
et la spirale allonge.

L’absolu zéro s’est brisé
en s’ouvrant comme un anneau.

Ondoyez dans les nombres.
Goûtez leur qualité.

Le cercle claque,
se brise,
la coque craque
et s’émiette,
le chaos tremble
dans le jaune,
la spirale file
et coud.

*

Lui.
Elle.
Ellui.
Luille.

La spirale file,
file!

*

Lui baigne Elle.
Une violente résistance.
Une farouche résistance.
L’immuable au sein du mobile
plus ou moins mobile ou immobile.

La spirale est d’une puissance prodigieuse.

*

Lui baigne une violente résistance qui fait,
qui s’appelle fertilité,
multiplicateur,
existence.

La spirale brille et vibre
dans les couloirs d’inconnaissance!

Lui connaît les aspects de chaque chose
dont nos sens sont sevrés
et que nos déductions embuent.

Lui dont je vais dire
qu’il est la source
des myriades de concassures
rutilantes et mouvantes
que nous sommes
et qui sont signes de Lui,
Lui l’impossible,
l’Huis l’Elle,
l’huile ineffable d’Elle,
souple, onctueuse et belle
filant, dorée, d’orbe en orbe
en déployant ses naissances, ses apaisements et ses guerres,
sa matrice, son clithoris et ses hanches,
sa chevelure, ses jambes, ses crânes et ses arcs-en-ciel.

L’indéfinissable craquement d’Elle
dans le feu des spirales.

*

Douces heures
nuancées
d’écailles
et d’ailes.

N’oubliez jamais la paix,
c’est la guerre qui le dit.

*

Lui le disable-indicible baignant tout.
Lui l’impassible admission baignant les résistances.
Lui le lointain.
Lui l’entre-sève.
Lui l’entre-corps.
Lui l’immortel partout
et qui pourtant
n’est-rien-de-tout-ça.

Le chemin qu’on emprunte vers Lui
est profonde admission des résistances
saisissant le vaste alentour
et s’y confondant dans un éclair d’amour.

*

La spirale
nous coud
par le coeur
en criant.

La spirale
nous coud
en perçant.

La spirale
danse
en plongeant.

Et la spirale,
vous le savez.

C’est nous.

*

Lui dont l’évocation
ne se rapproche de Lui
qu’en pénétrant
dans l’insondable
mystère-feu
du silence
aux interstices
des myriades
de concassures.

Lui en qui le délire s’apaise.

Il n’est plus rien.

Tout est silence.

Le délire résistant
accouche
de silence
en silence.

*

Lui, le silence au sein de l’inaudible murmure de l’instant.
Lui, sous tous les sons qui vibrent en Lui.
Lui la subtile chair de chaque mot et leur pouvoir secret.
Lui dont la spirale est l’effilante compagne de jeu.
Lui dont la spirale est l’effilante compagne de feu.

*

La nuit sèche enveloppe.

La nuit sèche déchire.

*

Dans son giron insupportable:
la peur courante des matières
tissées de cellules et de sang.
Ne pas prononcer en vain.
Jamais.
Ces mots sont grands.

*

La spirale,
en son destin,
nous tisse.

Repartons.
Revenons.

Tout est
bougeotte
et bi-sens.

*

Lui l’immuable
au sein
de l’immobilité
imperceptiblement mouvante
du dedans apaisé.

(Comme une rumeur de mer)
Lui dans lequel
(comme une rumeur de mer dans le coeur,
au creux de la gorge,
comme une vague de mer)
avec ouverture et circonspection,
vigilance,
le regard aiguisé
par le noir polissant de la nuit
(comme une rumeur de mer,
le vent,
l’amour),
Lui dans lequel
j’entrebaîlle.

J’entrebaîlle
la porte-somnolence.

Le sommeil est substance,
le gond craque,
la charnière geint.

*

Je m’atomise en Lui,
rameau déjouant
les taquins pions duels.

Je m’atomise en Lui,
me contournant
dans la jungle fourmillante
du dedans.

L’aviron.
Observez bien l’aviron.
Son mouvement.
Le bras,
les bras,
l’environ,
les gouttes qui retombent
dans le sillon du lac.

Je glisse en Elle,
tout Luit en Elle,
électrique et vibrante
bécoteuse et rieuse et baiseuse
comme une tourterelle
ou une fée mutante,
comme une gueuse, une chèvre ou une déesse
baisant et mouillant de toute sa lumière
dans un nid d’oranges,
de nectarines,
de pêches,
de cannelle
et de losanges.

*

Ce n’est pas immobile.
C’est du mouvement de.

*

L’attention.
Imperceptible comme une pointe d’aiguille
parmi des milliards de pointes d’aiguilles.

Quel est le nom d’ici?

Ici a toujours un nom.
Namé.
Écoutez le dire d’ici.

*

Attention.

Le Maître du Monde
va se présenter comme un immense Armageddon.
C’est une immense pierre lisse, noire, aplatie.
Franchissez-là jusqu’à l’horizon d’aube.
C’est tout.

Le Maître du Monde va se présenter
comme une destruction massive en faisant beu!
Éclatez. Ça va le calmer.
Et passez à autre chose.

Le Maître du Monde va se présenter
comme une destruction massive,
une Épouvante.
Éclatez. De rire.
Le Connard Cosmique va rougir
et fondre dans le néant.

Le Maître du Monde va se présenter
comme une destruction massive,
comme un Gros Méchant Sale et Puissant
ou comme un Gros Gentil Propre et Riche,
Éduqué, Bien Élevé, totalement Menteur et Glaireux,
avec des mots pleins de réserves tordues,
des phrases creuses, collantes et gentillissimes,
des mots de paix plein la gueule,
la face pleine de smiles et de chirurgie extatique.

Quelquechose comme ça.

Laissez-vous descendre
au fond de vous-même
dans le plus doux des doux
et là,
laissez se prononcer doucement,
comme en un bébé qui dort dans l’éveil absolu,
le petit mot doré
qui va monter
de Lui.

C’est radical.

Mais quand c’est fait,
n’y pensez plus,
ça gâche tout.

*

Lui
n’est pas
le Maître du monde.

Le Maître du Monde
est un masque
de Lui.

Le Maître du Monde
est une masquarade
de Lui.

Le Maître du Monde
craque
et se désintègre
en tuant.

Le Maître du Monde
est un charlatan.

Lui resplendit comme la foi.

*

L’attention
agit
par lumineuse économie de moyens
(sourire informel
règne en tout).

Ça dialogue.
Ouïdire, ouïrire, ouïr.

C’est encodé
comme au fond de choses sans formes,
comme dans des petits points-bulles qui picottent,
comme un océan,
comme un univers,
comme un infini truc bleu qui rit,
qui accomplit,
qui rit,
qui ouït,
c’est comme un corps qui fête,
qui joue,
qui danse,
qui lance des dés
de faire
et d’ouïr
qui fond dring
en tombant
sur la table infinie
des cosmos.

Répondez
au téléphone
ou arrachez le fil.
Mais peu importe.
On échappe pas
à l’écarquillement d’ouïr.

Créez cette langue.
Créez-la.
Créez-la.

Soudain l’innentendu s’entend.

Les sons
sont nous,
nous sommes les sons
nourris
dans la nounou du son des sons
qui rit
qui vit
qui seins
qui jouit
qui nous
qui sons
qui nous
qui sont
tout le temps.

(La mer imperceptible,
à peine,
un bercement.)

(La parenthèse,
c’est deux mains
pleines de khî,
deux mains pleines
de prâna,
deux mains
pleines
de peines
qui fondent
en arrosant les fleurs.)

Forces qui traversent les mondes derrière notre nuit.
Forces des champs de lunes.
Forces des champs solaires.
Forces des cubes,
forces des dés,
forces des dés pleins d’points.

Le voyage
des spirales
faites lumière.

Cerveau
tout-noyé,
assoupli,
pénétré.

Planté de gouttes fraîches.
Huilé de chutes claires.

De l’eau de ciel,
de l’eau de Dieu,
de l’eau d’Esprit,
de l’eau de pluie de la Shakti,
de l’Eau de là,
de l’Eau de Ça.

Coeur vaste.
Lumière.

Chaleur.

Silence
pulvérisant
oeuvrant par force
de bruit bruissant.

Silence
pulvérisant
oeuvrant par force
de bruit lissant.

Bris lissant.
Bris.

Comme un milliard
d’essaims,
d’électrons,
dans l’assourdi sec.

Tous les mouvements radiaires
passent d’un être en l’autre.

Imprégnation massive
à l’échelle
de l’univers.

Dans la tête, le cou, le coeur,
énergie comme un chant
(mouton tremblant
dans la douceur parcheminée).

Dialogues sans mots
avec les forces
qui vont se perdre
dans le flot
du voyage
en d’autres mondes
dont sevrés sont nos sens,
dont nos sevrés sont sens,
en tous sens,
à gauche,
à droite,
dessus
dessous,
ça n’arrête pas.

*

Les os chargés d’alvéoles,
d’échos,
d’époques.

Des tocs-tocs.
Des murs et des murmures.
Des réponses.

*

Le bouton de la fleur ne sait pas
que ce qui brise est sa naissance
et qu’un soleil l’empourpre.

Un soleil l’empourpre
et la fin crie
dans l’empourprement filant de la spirale,
vibre en mon sexe tel un champagne,
grimpe en mes corps telle une joie,
telle une grappe,
tel un azur,
dans la tendresse,
dans la chanson,
dans le violon,
la gigue
et l’envergure.

*

Je suis toujours mouvement,
imperceptible mouvement,
devenant peu à peu
perceptible à la conscience
qui s’élargit,
qui cherche l’imperceptible
qui devient perceptible
peu à peu
et c’est toujours du mouvement au sein de l’immuable,
Luilimmuable.

La spirale file des trésordres
en catastrophe,
en douce,
en strophes,
en cataractes,
en lacs.

Transmetteur.
Amour passe.
Invisible.
En tout.

Sur le chemin qui pénètre au Nord
(nuit sèche,
bois cassé,
nuit terrible,
pas parler)
amour brûle nom,
oripeaux,
drapeaux,
dogmes,
morales du goût,
morales du dégoût.

Les miroirs percés du poing,
des doigts,
de l’oeil,
car l’oeil perce vals, rivières et montagnes
et rit dans le ciel et le ravin,
monte et remonte et se déploie,
ému,
divin.

Les morales contradictoires
se consument
comme des buées inflammables
sur des champs de bataille
compénétrés.

*

À la racine du nez.
Dans les sourcils.
Entre les sourcils:
zones de
microbouillons frais.

La force fore le front.

Bulles d’eau fraîche,
bouillons d’eau,
petits fracas doux
de cataractes
et de minous.

Lui l’immuable
en l’instant muant,
en l’instant qui meut,
en l’instant sans,
en l’instant tout,
en l’instant sans
fin comme un fil
tacheté
qui file
dans les filles
et crible
de billes
les cibles.

Révélation.
Sans bruit.
Diation.

Un chemin d’immensité,
l’aération d’un trou béant,
souple et vide,
un grand courant d’atour-lumière.

Soudain la fête du grand calme
dans l’arrimage qui danse
ému
comme une bête
jamais vue.

Un fond ému,
ému,
de gravité.

Tout est indescriptible et pur,
c’est le grand quai de l’infini,
le cerveau vibre de sa houle,
c’est elle,
c’est la mer,
l’immobile bateau.

Indescriptible et pur,
c’est le premier matin du monde,
tout vibre-ondule et tout saisit.

*

Un hymne dans le corps,
un jeu dans les cellules,
un labyrinthe de tendresse,
un grand velours de souvenirs.

*

Un serment coule
dans les courants de houle claire.
C’est un courant venu d’un ange ou d’un soleil.
C’est un serment qui coule en moi.

L’en-moi l’absorbe et s’absorbe en moi.
Quoi c’est, ç’la,
ç’la-ça, là,
l’in-connu-connu dedans?

Ç’la c’est geai
toujours été,
tout-nuit,
tout-nu,
tout-noir,
tout barbouillé
oui geai
toujours été
vol de victoire
instantanée.

*

Chante-moi, soir, chante;
par le cordon qui tire,
guide-moi dans les plaines
et les champs
purulents
du temps.

*

Je ne choisis pas la lumière dans les ténèbres.

Je chéris la lumière et les ténèbres.

Je ne fais pas de sermons moraux,
je fais la cuisine,
j’épluche,
je fredonne en sourdine,
j’unis des mondes et des ourses aux plantes,
je sais, je saisis les orbes qui s’attouchent
comme des peaux de lumière,
comme des toiles de crème.

Dans les ténèbres,
la lumière pouffe
comme un milliard
de gouttes d’eau
pulvérisées
dans du bleu
qui s’enfonce dans le sens,
dans du bleu
qui sent le sens,
dans du bleu
qui s’abîme dans du terrible,
dans du bleu
qui s’abîme dans du-terrible-qui-n’est-déjà-plus-ça.

*

Immense fleur lente.

Enfant.
Un enfant.
Les laines, les pastels, la bassinette.
L’amant des laines prâniques.
L’enfant des pastels puissants.

Les pastels
sentent l’enfant
que je suis,
hier formé dans l’infini.

*

Souffle indicible.

Cycle interrompu par tourments,
tournoiements,
tournants.

Cycle ininterrompu par tournants,
tourments,
tournoiements.

Cyclones,
cylindres de pluie tournoyants.

Cycle ininterrompu.
Tours hautes.
Tours de temps tombées.

Balbutiement de beauté
dans le carcan désencombré.

Intense feu d’amour.
Houle de feu,
houle immense,
houle lente,
houle, ma soeur,
houle, mon coeur
houle, ma compagne,
houle, mon amie.
Houle toujours, toi, houle,
c’est toi qui ris;
moi je construis
le toit.

Tu te tapis
dans la marmotte
et elle t’enseigne
chop-chop
debout comme une sphynxe
chop-chop
l’avalement
en séquences
chop-chop
de la feuille
de pissenlit.

Tu survivras.
Elle aussi.

*

C’est le feu blanc d’être.
Le saint des saints explose.

Le Seigneur tape dans ses mains.

Un cri d’oiseau,
des myriades,
une énigme.

Bruissement de.

Myriades de soleils dans l’eau.

C’est la houle,
c’est l’immense
bleuté-blanc
d’être.

C’est un niagara de bave.

C’est la nue salivation qui tremble
comme une fontaine qui orgasme,
c’est Dieu ou c’est la houle ou c’est pareil,
le bercement, le chant, l’éveil.

C’est le chien,
c’est la tendresse du chien,
et dans la tendresse du chien,
dans ses yeux,
c’est le sang bleu d’être,
la prophétie vivante,
la sagesse qui fut là avant nous et qu’on torture,
c’est Saint-Gilles,
c’est le Spitz finlandais roux qui file comme du feu
dans la métaphysique des lieux.

Le rire, les insondables cris de rires dans la semence.

Le corbeau se moque au faîte de l’épinette.
Le corbeau se moque,
surplombé d’azur,
il se moque dans un déluge de détails qui naissent d’un coup,
qui parlent
et qui s’échappent encore d’un coup.

Le corbeau sait,
le corbeau sait
qu’on est aveugle.

Salaud d’corbeau.
Je sais qui tu es.
Cesse de crâner.
Oui. Je sais. Ça t’gêne?
Maintenant que tu sais que je sais,
je t’autorise
à relever les yeux
en rigolant.

Je vois.

Le nom.
Le Nom du Don.
Le Don du Nom.
C’est le.
C’est lui, c’est le.
Le corbeau sait le,
et dorénavant,
corbeau,
aussi je saurai le!
Oui.
Maintenant que tu sais que je,
tu n’as pas le choix,
tu cesses ton cirque
et tu aboies
plein tes iris.

Parfait.
On appelle ça
une mutation.

Je sais
que tu sais.
Va croasser une épopée
et cesse de crâner.

*

Miraculeuse Amérindie
de la perception pure.

Amour poudroie
dans la vallée.

Sous le fatras des connaissances inévitables,
brille le diamant du savoir essentiel:
engangué tout comme au centre d’un oignon.

Qui l’épluche pleure doux ou amer
jusqu’à ce que les yeux soient secs comme des soleils,
doux comme des lunes,
voyants
comme des prunelles de harfang.

*

Plane de l’aile et de l’oeil.

Rire fuse
dans les décombres pulvérisés des plumes.

Des cargos
d’étincelles.

Des mers
de lunes.

*

Les temps se tiennent et communiquent.
En l’Unité.
Révélation.
Ce n’est que ça.
Diation, médiation.
Médiation, Diation.
C’est toi la fille.
Je te nommes Diation
et l’eau immédiatement
coule sur tes cuisses
et ta main touche la mienne,
toujours,
comme à Florence,
comme à Vienne
quand je passais mon bras
sur ton épaule
de chair et de soie rose.

Nous naviguons
de la bouche et des doigts.

Un vol.
Un vol.
Un vol qui plane,
un vol qui plane, qui plane!
Un vol qui plane
plus haut
dans un point ténu
que la spirale enfile
dans la majesté des destins.

Je ne compte plus les heures.

Hauts sont les battements du coeur.

*

Espace-temps.
Une insatiable faim
chargée d’inépuisables nourritures.

Immuable sourire,
immuable nourriture de sourire
dans les formes qui ondulent
en remuant la tête
et en riant.

*

Qui gronde dans la marée?

L’esprit qui geint trouble le vin.

Néant de toute référence.

Je suis parmi les formes trompeuses
de cette fin d’un monde
où je baisse la tête
dans la clarté qui démasque, pénètre et enveloppe
(et monte l’ombre)
et me pénètre et m’aime
(et me torture et c’est une blague)
et je baisse la tête
pour mieux voir le soleil
sur la grisaille des ciments,
l’azur béni du fond du monde.

L’échine éveillée jouit.

La roue, l’éclatant aimant porte.

*

La voix qui le traduit est parmi l’existence.
Dans la chaleur de l’existence.
Dans la chaleur première,
dans le non-dur de l’existence,
dans le non-doux de l’assoupli,
dans le tout-tendre,
dans la substance
des substances.

Au fond de moi vibre la racine des briques et des fleurs.
Au fond de moi se tendent les guides du cheval-monde.
Au fond de moi,
un monde infini,
minuscule,
serti
comme un bouquet de pierres douces,
d’agathes,
de boules d’argile
et d’oeils de tigres.

*

En tout,
de partout,
Lui se résiste
en se jouant le tour
de se perpétuer
en myriades
de concassures.

Il joue.

Existence,
résistance mouvante,
immuable,
que la spirale entraîne
en hurlant son invraisemblable chant de vert qui brûle,
de vert qui brûle de quoi,
de vert de quoi qui brûle,
de vert de quoi,
mais de vert de quoi!?

Créez cette langue!

*

Le temps d’accoupler
le monstre des fins
aux destructions annoncées des villes.

Les craquements sont là.

Le temps
des destructions de cités
est là,
frappant dru
sur les marchepieds.

Les craquements.
Déjà.
C’est commencé.

La spirale fend.
Finement.

Les ruines suent.

Les enfants jouent déjà
dans les hémérocalles,
dans les ruines adoucies par la boue,
dans la boue pleine de ciel bleu,
avec les guerriers du chiendent
avec les princesses bardanes
qui se pendent aux poils d’ours en orgasmant
et qui s’accouplent enfin librement,
la nuit,
aux constellations du ciel
qui coulent
en elles
de tout leur Nord,
de toutes leurs ourses,
de tout leur miel d’étoiles,
de tout leur miel d’asters blancs.

Ce qui était a rendu l’âme.
Ce qui était l’emprisonnait.

Un monde neuf.
Un colibri.

Le corbeau crie, ne se moque plus.
Le corbeau rit, ne se moque plus.
Il est béat dans son vol,
on le sait tous les deux,
on se sent.

*

Colibri d’algue,
amour bleu de la mer,
dénudé.

Les rochers blancs de l’étoilée,
myriades de concassures,
vitraux d’aise et d’air pur.

Existence rouée,
riante et nue
dans l’averse qui rue,
dans l’averse qui pue,
dans l’averse qui tue.

On vient en ce monde du fond de notre quête
et tout s’y ourdira dans l’outil des semences.

On vient en ce monde du fond de notre quête
pour nous défaire ou pour mourir
comme on ouvre
un fruit mûr
ou comme on ferme
un fruit mûr,
jusqu’à ce que l’azur
frappe le cou de l’inconscience
avec une rage de guillotine.

*

Quelque chose m’ourdit savamment
de tous les coins de l’univers
dans les zébrures
des détresses
et des victoires.

*

Qui creuse ma vie, mon algue?
Qui ourdit le complot qui me frappe, m’anime et me sert?
Qui plonge mes mains dans la tendresse des racines?
Qui ourdit le flot, la houle, la bave marine?
Qui magnétise le Nord?
Qui crie dans l’oiseau?
Qui m’ourdit savamment pour toujours sur les plages du monde?
Qui m’enduit de terre et de soleil?
Qui conduit mon coeur vers l’infini qui parle?
Qui creuse ma vie dans la gravité des délices?
Qui berce l’enfant?
Qui protège le petit?
Qui tue?
Qui rit?
Qui guérit?
Qui pardonne?
Qui venge?
Et qui pardonne encore?
Et encore.
Et encore.

Jusqu’à ce que le grand couteau d’azur
s’ensanglante
en nous écrasant
dans l’accomplissement des présages
et la vision torturante
des longs mûrissements ignorés.

*

Sur la berge, la mer a parlé doucement.
J’ai vu ses belles écumes aller bleuir au loin.
Elle est belle.

Elle chevauche les marsouins, les oiseaux.

Les marsouins, les oiseaux, la chevauchent
jusqu’aux tréfonds
du miroir ensoleillé des eaux.

Elle est loin.
Elle est proche.
Qui mesure?
Qui mesure?
Qui mesure la chair des profondeurs du monde?

La peau,
l’endoderme du ciel,
s’étend.

Des flèches blondes
ourdies dans les clapiers.

La muse tend ses outils vaporeux,
ses mèches de cheveux,
ses cils bleus.

Elle narguait mes ports
bourrés de pailles mucillées.

Elle enivrait mes jours.

Elle m’enlevait au loin
dans ses métaphores de vols
et ses coups d’ailes
qui claquent
contre les rochers.

La houle bleue
trempe le pain
qui s’émiette
comme un satin,
qui s’émiette
comme une pluie
d’aiguilles de pin.

De son corsage
un caillou plonge
au fond des mers,
et de ses mains
elle embrouille le but
en traçant des chemins
et des flux.

Plier bagages?
Ourdir le grand départ osseux?
Est-ce la vie,
la grande noire qui m’envie
dans mes trébuchements de hêtre?
Elle ne sait. Si elle doit. Me dire.
Que j’ai aussi le droit d’être un arbre
et de vivre.

*

Viens dans mes bras,
vie glissante,
cri d’amour
venu des langes,
cri d’amour
venu des plages
et des landes,
venu des plages
et des anges,
venu du sol
et du ciel,
venu de l’air,
des mouches noires,
des graminées,
de l’argile
et du grand vol languissant
des éperviers.

Vie sertie d’épines,
tu crie
en crevant l’outre.

Tu connaissais la mer.
Tu le savais.
Tu jaillis dans l’interstice
comme une immense colonne
qui atteint le ciel
et le touche –
comme on dit,
d’un mot tendre,
ou fort,
qu’il nous touche.

Tu as ouvert le grand miroir
et la nue
s’y est tranché
un nouvel univers.

Tu as coulé dans le vitrail,
tu as ouvert la fente fine,
tu as coulé dans l’eau qui bruine.

La mer. Est revenue.
Elle couvre l’horizon –
et la folie humaine ondule dans ses fonds
pour des milliards d’éons.

Est-ce de là que te vient,
d’ère en ère,
ton odeur de famine,
ta raideur d’arbre rossé,
tes sauts de poissons qui fêtent
et tant de choses qu’on croit connaître
et qui,
sous le treshold,
se jouent de nous
en salivant
dans la survie,
en salivant
dans les myriades de masques
qui déferlent en scintillant.

L’amour vif
en tes plantes qui montent
distille un vent de limoilou.

La mer. Est. Revenue.
Le roc est diamant.

La stupéfaction
est revenue.

La stupéfaction est nue.

*

Tu oeuvrais au sein des branches
dans les noeuds lents –
et les cailloux qui causent dans le lointain
causent aussi tout près.

Tend la main,
tend l’oreille.

Ils causent tout près des racines
et racontent l’invraisemblable épopée du granite.
Écoute.
Écoute ça.
Entend comme l’argile en dit long sur toi.

*

Elle retourne un instant
dans les jeux qui attendent,
âme des beaux tréfonds,
douce douceur d’amande.

Les pommes tombent
en rebondissant dans l’herbe
comme des boules qui jouent du gong
en rêvant de ciel,
de miel,
d’orage,
de cidre
et de morsure.

Étoile,
diamant,
tu me conduis
par les chemins de la matière.

Je retrouve le carré,
le nombre,
la pierre,
le nénuphar
et sa fraîche odeur de cryptogramme aimé.

*

La nuit est l’attente, la rumeur.
La nuit ne marche plus, elle pleure.

*

Elle cherche la nuit,
elle cherche l’ombre,
du bout des mains.

La nuit l’attend
au fond dément
de son chagrin.

La pierre est plus poreuse.
Le chant est plus divin.

Un feu brûle en toi le matin.

Oui, tu as dit:
“la toile du matin.”

Le soleil coule.
Le soleil ouvre les abîmes.
Dense ferveur marine.

Il n’y a plus que la beauté d’un feu,
d’une oraison.

*

Le vecteur
est un moi
de feu
dans les cellules.

L’expansion dans l’ascèse,
lente et formidable.

Les peurs montent
et mutent
et disent soudain merci
comme des enfants ébahis.

D’inédites capacités de faire
dans le vagir et le gémir.

Cet art naquit de la révolte
et maintiendra ses énergies.

C’est un silence impact,
c’est une houle en tout
qui caresse l’apre
et dort dans les genoux.

Une grimace,
un tord-figure,
on entend gruger les rats,
les hyènes sont vivantes,
la nature montre les dents,
elle tremble et elle rugit
car elle ne mourra pas
et renaîtra
de plus petit
vers bien plus grand.

Nous n’échapperons pas aux plantes
et c’est une bénédiction.

L’âme profonde
au coeur profond
de l’immanent velouté.

Renaître à chaque instant.

Une buée baigne le monde.

Un cri dédaigne,
de haut,
comme un épervier,
comme un cheval volant,
comme un immense cadavre bleu
qui s’éveille,
aveuglé
par l’éternité.

Je me tais
dans un regard
qui fore un tunnel
jusqu’aux parois lisses
du lotus
et ses parois fondent sur les cités
en s’écoulant comme des cires qui brûlent
au milieu d’un fracas de dents qui claquent.

*

Concentration du feu-respir.

*

Ce poème est une idée.

C’est l’énigme
du rèche
comme le désert en connaît tant.

Branches mourantes
sous le soleil hallucinant.

Nuit de la branche
sous le soleil hallucinant.

C’est l’idée d’une branche morte,
sèche et cassante
sous le regard du grand soleil.

C’est une idée d’époux,
c’est une idée de vent,
c’est une idée de table,
c’est une idée des os,
c’est une idée pillante,
c’est une idée des eaux pillantes,
c’est une idée d’épouvante
qui s’attable.

Le Maître du Monde
brandit sa fourchette.

Enlevez-lui ça.
Et son bol.

Le Maître du Monde joue faux.
Le Maître du Monde n’est pas Lui.
Le Maître du Monde se fait passer pour Lui.
Le Maître du Monde mange trop.
Le Maître du Monde est un Mage de trop.

*

Le méditant contempla longtemps.

Il y eut sur la mer un frisson.
Un dégoût.
Un immense dégoût profond.

La terre bascula sur son axe.

Le grondement de la terre monta
et fit basculer les mers,
les fleuves,
les montagnes.

Le méditant médita longtemps.

Puis le méditant concentra toute la puissance invisible
du redoutable missile de la nécessité.

Il fit fondre
et s’écrouler
les parois de la prison-monde
sur lui-même
et son corps devenu infini
se délecta dans l’onde fraîche
et dans la sève universelle.

*

Ce poème est celui d’une branche cassée
dans un désert de sable irisé,
vitreux,
vermillonné,
vert,
sanglant,
où brille de tout son éclat
le grand soleil hallucinant.

La branche asséchée a beaucoup parlé.

Des sèves encore cachées giclent de son écorce.
Parfois.
Signes.

*

Le blé mêlé
au raz-de-marée
qui revient au galop
rouler les algues.

La bave occulte
et fertile.

*

Maintenant que la terre a basculé sur son axe
et que la branche est morte au fond des mers,
nous la perdrons de vue pendant des milliards de millénaires,
les lois de houille et de charbon
l’ont entraînée dans des méandres indéchiffrables.

Il ne nous reste qu’à bâiller toute la nuit de nos entrailles
et qu’à pleurer et qu’à brailler le feu souffrant de nos entrailles
et qu’à rugir et qu’à crier sur le marchepied du temps
et qu’à crier encore
et qu’à heurter la marche surélevée des chants
pour que le dieu qui aérait l’éternité
en la trouant de tunnels, de beauté, de liberté et d’espace
retrouve son coeur au fond des cages révoltées
et qu’il revienne
et que le ciel se pâme sur la mer
et qu’il jaillisse et qu’il enfante en éclatant de créatures
et qu’aucun dieu dorénavant n’aille sottement s’abîmer
dans des embrasements sacrificiels infantiles, trafiqués,
mineurs, stupides, télévisables et payants.

*

La fin.
La fin terrible.

La fin
dans l’expansion soudaine
de la totalité des comments
et des commencements.

*

Que le divin étale sa merveille
et que la branche de rameau,
la branche aimée de l’olivier
germe à la rage du soleil.

*

Le non de cette existence contient du oui,
le oui contient du non,
chacun résiste à chacun
tout en s’autorésistant: formes en abîmes.

Le feu,
un aspect du feu,
un aspect du feu formant,
un aspect du feu fertile,
un aspect du feu de vent,
un aspect du vent feutré
qui coule comme un don
en recréant le corps,
le rire,
le coeur,
l’esprit,
et l’infini lien qui tisse tout
dans la féminité de sa spirale.

Spirale.
Mouvement.
Action.

En ce treillis inextricable,
le sceau du pacte des possibles,
le sceau du pacte omniprésent,
la clé,
la souplesse,
le déploiement,
le croyable,
l’incroyable,
le moment-temps.

Oui-non, oui-non,
les joueurs jouent sans arrêt.

Qui joue les joueurs-joueuses?

La résistance se tord sur elle-même,
perpétuel affrontement du mâle et du femelle
jouant le jeu de la multiplication folle.

Qui joue les joueurs-joueuses?

Qui es-tu
toi qui scelles
à chaque instant
le possible d’un lieu
parmi tous les autres possibles?

Tu réponds.

Sans fin,
sans fond,
en tout,
tu réponds
que toi
c’est moi,
que moi,
c’est toi.

Tu réponds
et je respires en toi.

Tu réponds.
Tout est coi.

*

À l’instant même,
un possible total est scellé
qui à son tour
en contient un faisceau.

Tu les contiens, tu y circules,
tu les contemples et tu les lies.

*

Chiffre ondoyant.
Je ne te calculerai pas.
Je ne t’additionnerai pas.
Je te rencontrerai tel que tu es.
C’est toi qui me diras ton nom.
C’est toi me diras ton nombre.
Je te rencontrerai tel que tu es,
tel que tu t’encrypte,
tel que ta nature se décrypte,
tel que tu t’écris en t’écrivant,
tel que tu te ré-écris, extatique, en jouant
comme un enfant qui joue
sur la bouche d’un volcan,
tel que tu vibres,
tel que tu respires,
tel que tu n’es pas quantité,
et pourtant tel que tu te multiplie
et te transforme
dans l’océan des nombres,
dans l’océan
du connaissable
du méconnaissable
de l’inconnaissable
sans jamais te perdre,
même quand tu joues
à pas savoir.

Prolonger,
durer plus,
durer mieux.

Tu joues.

*

Nombre ondoyant,
serpent de liberté,
hippocampe entre ciel et terre
cherchant l’île carrée de tes pattes et de tes ailes
– et pour longtemps tu ne seras ni amphibie, ni mammifère,
mais oiseau, alouette, aigle, cygne, corbeau, mouette, bois-pourri…

Le vol incendié
de l’Amérindie
file en nous
comme une comète.

Nombre ondoyant
comme un coeur
qui va joindre les mains
et découvrir,
stupéfié,
l’extatique merveille de l’essor.

Nombres ondoyants,
serpents montant,
les barreaux cassent.

L’Amérindie scintille.
Dans la salive de ma bouche,
dans les larmes salées de mes yeux,
dans le velours ondoyant de mon coeur,
dans le ciel qu’elle sillonne d’un éclair qui tonne,
dans le ciel qu’elle embrase d’une brûlure divine,
l’Amérindie scintille,
scintille,
scintille,
libre dans l’immortalité des temps,
libre dans l’inoubliable souvenir qui ne cesse de s’étendre,
libre dans la stupéfiante persistance de sa foudre.

*

Je retrouve
les nombrables,
les innombrables,
les points,
les carrés,
les cercles,
les triangles,
les étoiles,
les pierres,
les odeurs,
les herbes,
les écureuils,
les gouttes de couleurs,
la silencieuse émotion des nénuphars.

Jusqu’à la destruction aiguë du soixante-dix.
Jusqu’au retour.
Jusqu’en l’explosion rayonnante de son neuf.
Jusqu’au retour.
Jusqu’au passage.
Jusqu’au saut
dans l’inconnu connu,
jusqu’au recommencement qui attend
dans le mystère des jambes et des pieds,
dans le prodigieux mystère
des enlacements par les ailes de toi,
dans le destin divin du chaitya purusha,
dans son amour intense des créations nouvelles,
singulières,
inouïes,
hyperdouces
et vraies.

En attendant,
le Grand Gond
craque.

En attendant,
le Grand Gond
arrache les portes,
déchire les cadres
et tonne.

En même temps
le Divin danse et court
dans un arc-en-ciel de gènes et d’hormones
au creux de lui-même,
dans l’invisible
et invincible
et stupéfiante
mutation
de sa Chrysalide.

Paris, automne-hiver 1969 –
Montréal, automne 1977 –
Saint-Zénon 2009.


Autres suites poétiques :  Sentiers d’Étoiles  –  Rasez les Cités  –  Électrodes  –  Vénus et la Mélancolie  –  Les Enchantements de Mémoire  –  Le Cycle du Scorpion  –  Le Cycle du Bélier  – La Nuit des temps


© Copyright  1969, 1977, 2009 Hamilton-Lucas Sinclair ( Loup Kibiloki, Jacques Renaud, Le Scribe)  –  cliquer pour lire les conditions d’utilisation. Entre autres: toute exploitation commerciale interdite.


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5 Responses to La Stupéfiante Mutation de sa Chrysalide

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