Le petit x du vote : Acte de liberté ou Pacte de soumission?

« Il y a trois sortes de tyrans. Les uns règnent par l’élection du peuple, les autres par la force des armes, les derniers par succession de race. »  Étienne de la Boétie, De la Servitude Volontaire.

Le rituel du petit x: une sorte de rituel voudou paralysant, une sorte de pacte volontaire de soumission et d’impuissance… (Sur l’illustration  :  ce superbe nu est un autre des rares chefs-d’oeuvre d’art pictural de Loup Kibiloki.  On observera la maîtrise extrêmement sophistiquée de la souris et du médium électronique (l’imbattable MsPaint), l’aise aérienne des courbes, ainsi que les infinies nuances subliminales de la palette de couleurs utilisée.   Le modèle a insisté pour demeurer anonyme.  Par pudeur.  De mauvaises langues affirment qu’en fait, c’est une reproduction d’un dessin gravé dans une caverne il y a des centaines de milliers d’années.  Ouais..  Connaissent pas MsPaint. )

Le jour du vote, tout se passe comme si nous tombions dans un piège.

Le piège de nous jeter à nous-mêmes un sort en traçant le petit “x” magique sur le bout de papier.

C’est comme un sort qu’on se jette et qui nous emprisonne dans une soumission hypnotique, paralysante, qui va durer plusieurs années.

Étrange pacte.

Le vote, tel que nous le pratiquons, évoque une sorte de pacte de soumission implicite conclu avec les forces qu’incarnent les maîtres de nos sociétés.

Comme si le tracé du petit “x” constituait un rituel. Un rituel dont la magie agit subliminalement avec une puissance renversante quand on s’y arrête.

Après le tracé du petit “x”, nous serons “liés”, “scellés” par le rituel, nous serons paralysés pendant des années.

Nous nous taierons ou nous chialerons et nous nous épuiserons à nous taire ou à chialer pendant des années. Mais jusqu’à la fin du mandat électoral, nous aurons laissé les menteurs qui nous dominent agir librement contre nos intérêts ou contre notre volonté exprimée.

La démocratie, nous l’aurons (apparemment) vécue pendant quelques secondes, sur un mode fantasmatique et illusoire, le temps de tracer le “x” rituel sur le bout de papier. Comme une croix de Saint-André sur laquelle on s’étend et à laquelle le rituel nous enchaîne et sur laquelle il nous torture et nous étouffe depuis tellement longtemps que nous ne le sentons plus.

Nous aurons vécu la démocratie sur un mode hallucinatoire, illusoire, comme ces gens qui se vantent d’être les citoyens libres de l’une des “grandes démocraties” occidentales (n’importe laquelle) et qui, pendant des heures, chaque jour, obéissent à l’injonction: “Toi, tais-toi, reste assis, et écoute.”

Car c’est exactement ce que dit implicitement le téléviseur chaque fois qu’on l’ouvre, chaque fois qu’on le tournonne.

La radio ne vaut guère mieux.

C’était aussi ce que disaient implicitement le curé, jadis, ou l’archevêque, le cardinal, le prélat, quand ils montaient en chaire pour prononcer un sermon devant les fidèles: “Toi, tais-toi, reste assis, et écoute.”

En tout cas, c’est ce dont l’Histoire officielle les accuse.

Si c’est le cas, on n’arrête pas le progrès…

De génération en génération, de siècle en siècle, la méthode, les apparences, changent, mais la réalité du contrôle mental des masses, de leur soumission à une sorte d’hypnose collective, non seulement persiste: le contrôle se raffine et se fortifie.

Quand le curé montait en chaire et que l’on n’était pas d’accord avec lui, il y avait toujours la possibilité de créer une commotion en se levant et en lui disant qu’on ne l’était pas, d’accord, de lui dire ce que l’on pensait (apparemment, nous dit l’Histoire officielle, ça ne se faisait pas souvent :-) mais c’était possible…).

Avec la télé, même cette possibilité n’existe plus : les types ou les typettes qui vous remplissent le crâne à l’écran avec leurs propos-ronrons et leur immense passion de l’insignifiance et de la cachotterie, non seulement se fichent de vous, ils ne vous entendront jamais et, au fond, ça aussi, ils s’en fichent: la paye est déposée à leur compte avec une régularité d’horloge atomique. Ils et elles le savent. Nous le savons. Mais pas suffisamment clairement. Lucidement. Ce qui manque, c’est une prise de conscience.

Pour qu’il soit aussi efficace et contraignant, le dressage à la soumission dont nous sommes l’objet depuis si longtemps s’étend certainement sur des générations, des siècles, voire des millénaires.

Chose certaine, le dressage, le contrôle mental et psychologique n’ont pas cessé de se transmettre, notre comportement en est la preuve; c’est l’origine du contrôle qui demeure encore énigmatique à mes yeux.

Quant à moi, la seule idée de tracer un “x” sur le fameux bout de papier le jour du vote me met tellement mal à l’aise, me procure une telle sensation psycho-physique d’étouffement et de trahison de conscience, qu’il se peut que je n’aille plus jamais voter de ma vie. Sauf, peut-être, peut-être, peut-être, dans un contexte de petites agglomérations. Après discussions, aussi longues puissent-elles être, et sans, mais absolument SANS interposition massemédiatique.

Et que ce soit clair, archi-clair, absolument clair: le “représentant” ou la “représentante” qui corrompt son mandat ou refuse de rendre compte ou “d’ouvrir les livres” sur demande se fait immédiatement sortir. Immédiatement.

En attendant, tout l’appareillage électoral n’est que mensonge, arnaque, contrôle hynotique, magie de bas-étage, faux-semblant.

Et on scelle intérieurement le pacte, on conclut le contrat, ou le pacte de soumission, en traçant le petit “x”.

Comme des analphabètes..

( Hypnocratie: gouvernement par hypnose. )


© Copyright 2009 Hamilton-Lucas Sinclair (Loup Kibiloki, Jacques Renaud, Le Scribe), cliquer


 

«Un univers clandestin d’une ampleur insoupçonnée.» Rapport Duchesneau, la Corruption au Québec. Texte intégral.


La censure massemédiatique et Radio-Canada : vous ne saurez jamais..


 

Canada, Québec, Ontario …  un proto-totalitarisme souterrain persistant.

Canada : Pouvoir dérogatoire canadien et pouvoir dérogatoire hitlérien sont identiques.

Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, Nations-Unies. Texte complet et intégral.

Depuis 1982, le Parlement canadien – tout comme chacune des législatures du pays – ont le pouvoir constitutionnel de violer, sans aucun recours légal possible, au moins 18 des 30 articles de la Déclaration universelle des droits de l’Homme des Nations-Unies, soit les articles suivants1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 17, 18, 19, 20, 26, 29.

Ce pouvoir dérogatoire canadien, c’est l’article 33 de la Charte des droits et libertés canadienne de 1982, qui fait partie de la Constitution canadienne :  Charte des droits et libertés du Canada (1982; lire l’article 33 en allant à la page 48)  ;  English : Canadian Constitution Act, 1867-1982 (1982; go to page 47, read article 33)

Documents de référence – La d’Habilitation nazie mars 1933, pouvoir dérogatoire québécois (1975), canadien de 1982. Essentiellement, les extraits pertinents de la Charte québécoise, de la Charte canadienne, et la Loi d’Habilitation allemande de mars 1933 au complet.


 

Québec: la clause dérogatoire et la loi 204.    –     Collusion : Karl Péladeau à Hydro-Québec et la Loi Labeaume-Maltais (loi 204)

Milgram, la torture, l’abîme de l’obéissance. Les candidats sont légion.   –   Le danger d’être canadien, le danger d’être québécois

Avons-nous jamais vécu en démocratie? Pétitionne, trace ton x, cause toujours.    –     Le Petit x du vote: Acte de liberté – ou Pacte de soumission?    –    Nos démocraties: Liberté ou Soumission volontaire?


 

Arrêtez de raser les parterres et de massacrer les plantes sauvages. Plus de 500 espèces de plantes en danger au Québec.     –    Terrorisme domestique et destruction de potagers par les municipalités : Aux profits de quel lobby ?   –    Invasions de domiciles : Tout se passe comme si on voulait abolir la légitime défense.

Formule 1 et chaises roulantes : Non à la pollution sonore et sciante

L’avortement, le foetus, Morgentaler et la peine de mort : les holocaustes préventifs


 

Les Femen :  Ressurgence de la symbolique nazi.  Cruauté criarde, hystérique, sado-maso ..

La leader femen Inna Chevtchenko :

« Si c’est nécessaire de passer de la tronçonneuse aux ARMES À FEUje vais le faire, c’est sûr. »


 

Vers une harmonie d’enfer : harcèlement, faux viols, chaos du genre : Les fausses accusations de harcèlement sexuel devraient augmenter en France, stimulées par la Loi Belkacem de 2012. La théorie du genre dans la loi Belkacem de 2012.  Québec : Bertrand Saint-Arnaud et la théorie du genre en catimini, une entrevue radio.


 

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5 Responses to Le petit x du vote : Acte de liberté ou Pacte de soumission?

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  2. musael says:

    <>

    Et si l’asservissement avait commencé avec les religions? Particulièrement les religions monothéistes. Si à prime abord, elles ne servaient pas à nous dépouiller de notre souveraineté, force est d’admettre que tel en a été le résultat. L’homme réduit au rang de créature soumise à l’arbitraire d’un Dieu capricieux, vindicatif, pointilleux dans ses commendements, devient servile dans l’espoir de son salut. Or la servitude a ceci de pernicieux : elle abrutie l’individu et sa descendance. C’est ainsi que nous sommes descendus de servitudes en servitudes jusqu’au point où nous ne savons même plus la reconnaître tant nous avons été dénaturés. Je m’arrête ici car aborder l’aspect métaphysique de notre alliénation me conduirait trop loin. Je dirai seulement que c’est un combat que chacun doit mener pour lui seul d’abord et ensuite… cela dépend…

    Do what thou wilt shall be the whole of the Law. Et si c’était vrai. Le gouffre; il n’y a rien de plus terrifiant que la liberté pour celui qui n’a connu que les chaînes. D’ailleurs, est-ce que chacun ne se fait pas le gardien de son frère pour nous éviter à chacun cette terrifiante liberté?

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    • Après Torquemada, il ne faut pas oublier Staline. Il était athée et anti-religieux.. Ce ne sont ni les idéologies, ni les religions. C’est l’être humain qui peut en faire ce qu’il en fait – et des groupes finissent toujours par en faire ce qu’il en font. Par exemple, présentement, une certaine mouvance athée militante (je n’ai rien contre l’athéisme lui-même) tourne au fondamentalisme et se pâme devant la termitière comme modèle de société future en accusant .. les religions de toutes les cruautés de l’histoire. Encore une fois, ils oublient Staline, Mao, etc. Et ils vont continuer à les oublier (c’est une prédiction que j’fais :)

      J’ai un problème avec le concept de «religion monothéiste», probablement parce que ma “culture” est fortement influencée par le védanta et Aurobindo depuis plus de quarante ans. Je n’ai pas eu d’éducation religieuse (au sens où on l’entend couramment) dans ma famille; mon père était déiste – et il s’en vantait pas, j’ai fini par m’en apercevoir, c’est tout. Le Divin, pour moi, n’est pas que transcendant, il est aussi tout ce qui est et il est chaque chose qui est. Il est a) transcendant (indéfinissable); b) universel (tout ce qui existe, donc indéfiniment définissable, dé-définissable, redéfinissable, indéfinissable (ce qui est une forme de définition!), descriptible, mystérieux, évident, fuyant, trompeur, approfondissable, explorable, etc.); c) personnel (très). Aucun de ces trois aspects n’en exclut un autre. En d’autres termes, j’en sors pas, et tout ce qui peut faire une véritable différence c’est d’en devenir concient – vs ne pas en devenir conscient.

      On trouve dans certaines religions des aspects du Divin universel qui, pour moi, sont authentiques. Les institutions religieuses, elles, sont autre chose. Je ne me suis jamais senti à l’aise avec les institutions.

      À propos de la “liberté”, j’aime beaucoup Ramana Maharshi : « Qui dit “je” ? » Faudrait commencer par là – mais pas arrêter de vivre pour autant!

      À propos, je pense souvent que tu devrais écrire sur ton expérience avec les plantes sauvages et comment les fascos ont tondu tout ça, etc. En tout cas, j’aimerais beaucoup en lire le récit détaillé. Je ne serais probablement pas le seul.

      Ciao.

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      • musael says:

        Je suis assez d’accord avec ta vision englobante du Divin. En fait, quand je disais religion, je ne pensais pas au Divin – à la limite la religion est l’antithèse du Divin. Quand nous abordons ces questions nous entrons dans un domaine ou le langage perd pied, c’est pourquoi j’ai n’ai pas élaboré davantage. Dès que l’on aborde la quête du Divin, il semble que tout devienne paradoxe. Ainsi la liberté devient acquiescement, l’altruisme, le dévouement à soi, etc. Il faut donc parfois se rabattre sur l’ici-maintenant des contingences pour trouver un sens à notre action/non-action/réaction. Tout en gardant le gouvernail sur l’absolu-désir-soif irrépressible du serpent qui se mort la queue.

        Vivre au Je est d’une absolue exigence dont je me sens bien incapable.

        Pour le récit, je vais songer à ta suggestion. J’appellerai peut-être cela: Le jour où j’ai rompu avec une certaine humanité. Quoique… on s’entend, ce n’était pas un Voyage au bout de la nuit.

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