Le Scorpion à Bicyclette

Dix milliards d’étoiles sont tombées
avec une jambe de bois rapiécée;
dix milliards de scorpions gavions
se ruent comme sur du bonbon.


Dans Le Scorpion à bicyclette (le texte qui suit, un peu plus bas), on trouve deux personnages centrals :

Ça roule...

Oui, ça roule…

a)  Le premier, un scorpion qui roule à bicyclette.

b)  Le second, Long John Silver (Long John Argent).

Pour ceux et celles qui ne connaissent pas, ou n’ont jamais lu le roman de Robert-Louis Stevenson , L’Île au Trésor ( Treasure Island ), ou n’ont jamais vu l’un des films que le roman a inspirés, retenez que le leader des pirates, dans le roman de Robert-Louis, s’appelle Long John Silver.

J’ai traduit par “Long John Argent” ( longues ovations… merci… je vous en prie…  merci… non, c’est trop… ).  Ouf… (vous savez, la notoriété, c’est… Ouf…).

Long John Silver – Long John Argent – est unijambiste.

Il se déplace avec une jambe normale et une jambe de bois.

Bonne randonnée …


Le Scorpion à bicyclette

Un scorpion à bicyclette
se roule une cigarette,
le pif planté dans le soleil
le menton en tire-bouchon;

la lune le mord et puis geint Continue reading

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Électrodes, oeuvre poétique de Jacques Renaud, ré-écrite, augmentée

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Électrodes — cliquer ici pour la suite poétique intégrale


 

Un extrait :

Les lèvres aspirent lentement le prâna bleu,
par un orifice plus fin, plus ténu qu’un atome.
Courants de chaleur
grimpent dans les corps.
Osmoses érotiques comme autant de torsades astrales
dont la finesse, au creux de la nuit, se fond en lumière.
Dans les têtes,
s’épanchent des syllabes, des blues mielleux
qui descendent, montent, circulent,
en répandant leur soif silencieuse et jamais tarie
dans les infinis corporels,
en quête d’aimants, de semences adorées, aimées,
de semences futures.

Électrodes — cliquer ici pour la suite poétique intégrale


© Copyright 1962 2009 Hamilton-Lucas Sinclair (Loup Kibiloki, Jacques Renaud, Le Scribe), cliquer


Suites poétiques, Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :   Les Enchantements de Mémoire  – Sentiers d’Étoiles  –  Rasez les Cités  –  Électrodes  –  Vénus et la Mélancolie  –  Le Cycle du Scorpion  –  Le Cycle du Bélier  –  La Nuit des temps  –  La Stupéfiante Mutation de sa Chrysalide

Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :     Des poèmes à Shiva –   Des histoires, des comptines, des contes.  En prose ou en versets libres.  Parfois bizarres, parfois pas.


Beaucoup de poèmes de Jacques Renaud ( Loup Kibiloki )

Jacques Renaud ( Loup Kibiloki ), ouvrages de fiction en ligne, novellas, nouvelles, des notes biographiques.

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Le Cycle du Bélier, oeuvre poétique de Jacques Renaud

Vents solaires

Vents solaires


Le Cycle du Bélier — cliquer ici pour la suite poétique intégrale


Extrait :

La soif d’eau du bélier, sans fond.

Le scorpion est mis à sac.
La lune embrasse le bélier
dans la maison du scorpion.
Le bélier fonce jusqu’au fond.
Son coeur embrase le limon.

La lune embrasse le bélier
dans le silence de l’été.
La corne du taureau s’avance.
La lune extasie le bélier:
ivre il broutaille ses lactances.
L’eau fine embrasse la richesse.
Le feu raffine l’eau qui sèche.
Dans le corps fine est la finesse.
Si fine, la finesse d’eau.


Le Cycle du Bélier — cliquer ici pour la suite poétique intégrale


© Copyright 1974 2009 Hamilton-Lucas Sinclair (Loup Kibiloki, Jacques Renaud, Le Scribe), cliquer


Suites poétiques, Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :   Les Enchantements de Mémoire  – Sentiers d’Étoiles  –  Rasez les Cités  –  Électrodes  –  Vénus et la Mélancolie  –  Le Cycle du Scorpion  –  Le Cycle du Bélier  –  La Nuit des temps  –  La Stupéfiante Mutation de sa Chrysalide

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Le Cycle du Scorpion, suite poétique de Jacques Renaud

Illustration, Gilles Langlois

Illustration, Gilles Langlois


Le Cycle du Scorpion ; cliquer ici pour la suite poétique intégrale


Un extrait :

Dans la neige trop bleue s’ouvre un portail de nues.
J’ai des chandails
tout doux de laine
où les oiseaux
viennent suspendre
des graines d’huile
et des cris de becs.

Je descends, porté par la montée du feu.
Je suis parfois,
soudainement,
ce fond hideux aux lampes de douceur
qui s’allument et s’éteignent
dans le roc noir,
dans de l’argile,
dans des billes mates qui glissent,
dans des échos d’accords qui crissent,
dans du fer dur et des lames d’or mou
qui s’étendent et se tordent dans la flamme des lampes
tels des serpents de paille tressée ou de réglisse.


Le Cycle du Scorpion ; cliquer ici pour la suite poétique intégrale


© Copyright 1979 2009 Hamilton-Lucas Sinclair (Loup Kibiloki, Jacques Renaud, Le Scribe), cliquer


 

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All Café-Terrasses are Vistas on Infinity. Let’s have coffee together.

A street in the Medina, Marrakech, Morocco.

A derb (street) in the Medina, Marrakech, Morocco. (Source: click on illustration.)


Version française originale, cliquer ici (Original French version): Toutes les terrasses du monde s’ouvrent sur l’infini. On va prendre un café ensemble.


 

Forever you will meet Rimbaud
in the saffron,
vermillion alleys of Marrakech.

We were born to have coffee together.
All café-terrasses are vistas on infinity.  Continue reading

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Vénus et la mélancolie, suite poétique de Jacques Renaud

Botticelli - La Naissance de Vénus.

Botticelli – La Naissance de Vénus.

 


Vénus et la Mélancolie — cliquer ici pour la suite poétique intégrale


 

Extraits :

.. couché, je vois se profiler les grands taudis du ciel
et je rêves du Nord et du transsibérien.


 

Le rire des hirondelles.
La ferveur du lys coupé gisant au fond d’elles,
au fond de tes prunelles,
au fond du sein blanc.
À tes pieds, il ne reste que les gisants de mer qui miroitent.
Ce bonheur m’accable.
Il vibre.
Il est indéfinissable.
Intranscriptible
tel que tracé
dans les myriades de points, de droites et de courbes du parcours.


 

Le feu t’enfante par la vulve de mer.
Tu renaîtras poisson;
emporté par la cataracte universelle,
tu viendras dégringoler dans mes bras
et nous mourrons encore tous les deux
dans un poudroiement d’épices,
et un assourdissant tintamarre de vaisselle.
Nous allons mourir. Encore. Ensemble.
Nous allons mourir. De rire.
Et nous allons revenir.
Par la vulve lisse.
Par la vulve bénie.
Par la vulve maudite.
Par la vulve.
Ou dans un oeuf de requin.


 

Viens voir la nuit, pleine de mort.
Mais regarde! Pourquoi venir sur terre si on ne regarde pas?
Sans toi elle se remplit de mort.
Sans ton regard de compassion, l’horreur pullule.
Viens dans le lit des rivières.
Là, file un sang noir fait de pleurs et de fiel.
Infiltre divinement.

Si tu acceptes.

Rien ne t’y force.

On peut encore mourir de rire pendant des millions d’années si ça te chante.

 


Vénus et la Mélancolie — cliquer ici pour la suite poétique intégrale


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Srî Aurobindo, la prison d’Alipore, et son poème «Invitation» : nouvelle traduction française.

Prisonniers dans la prison du quartier d’Alipore à Kolkata (auparavant appelée «Calcutta») dans la partie bengalie de l’Inde (le Bengale Ouest). La photo est récente et contemporaine (source en cliquant sur la photo: http://www.blackocean.ch).

 

Photo de Sri Aurobindo à l’époque de l’incarcération dans la Prison du quartier d’Alipore à Kolkata, entre mai 1908 et sa libération un an plus tard en 1909. Source: Ashram Sri Aurobindo; cliquer sur l’image.

 

C’est dans la prison d’Alipore, un quartier de Kolkata (Calcutta), au Bengale Ouest, qu’on enfermait les prisonniers politiques à l’époque de la domination britannique en Inde.

«Jawahar Lal Nehru, Subhash Chandra Bose et Sri Aurobindo (Aurobindo Ghose) sont probablement les trois prisonniers les plus connus à avoir été incarcérés dans la prison d’Alipore» (Black Ocean Agency).

Arrêté en mai 1908, Sri Aurobindo, au cours d’un emprisonnement qui devait durer un an, jusqu’en 1909, y écrivit des poèmes; plus tard, après être sorti de prison, il écrivit aussi des articles décrivant la vie en prison.

C’est en prison qu’il écrivit son poème «Invitation», un très beau poème de «gars d’bois» … Aurobindo a toujours éprouvé un amour profond pour la vie sauvage et les forêts. Il écrira aussi: «J’ai parlé d’un an d’emprisonnement. C’eût été plus approprié de parler d’un an dans un ashram ou un ermitage. Le seul résultat de la rage du gouvernement britannique, ç’a été, pour moi, de trouver Dieu … »

Voilà pour un peu de «background», et pour le court historique de rigueur …

C’était donc il y a environ cent ans, c’était en 1908, ou 1909. Au fond de la prison du quartier d’Alipore, à Kolkata, un grand poète indien – l’un des précurseurs et des premiers penseurs et militants du mouvement pour l’indépendance de l’Inde – et plus tard, un yogui – écrivait en anglais un court poème. Un poème de «gars d’bois» qu’Aurobindo intitulait, prosaïquement mais avec pertinence: «Invitation». (On peut lire le poème un peu plus bas sur ce post, et la traduction en français que j’en ai faite, encore un peu plus bas, sur ce post.)

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« Comme une bombe d’eau » means « like a water bomb »


 Crac !!

«La Tempérance», l'arcane XIIII (14) du Tarot de Marseile. Meditation on a water bomb ...


Alive, curved, and slippery,
the jar of time dropped down from on high
like a water bomb
on the rocky field.

She still creaks and bursts
with acute pleasure.


Vivante, glissante et ronde,
la jarre du temps est tombée de haut
comme une bombe d’eau
dans la rocaille.

Elle éclate et craque encore
avec un plaisir aigu.


© Copyright 2008 Hamilton-Lucas Sinclair (Loup Kibiloki, Jacques Renaud, Le Scribe), cliquer


 

Beaucoup de poèmes de Jacques Renaud ( Loup Kibiloki )


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L’eau, le feu, le pas du temps


All this is for habitation by the Lord. — Isha Upanishad


 

lumiere


 

La racine s’enfonce dans un velours de terre,
la tige monte dans une orgie de ciel.

Le velours est secret,
l’invisible velours et son silence de soie,
l’invisible velours et ses hanches de chat.

Le silence du feu coule autour du visage.
Chaque assonance dit son essence,
et chaque mot chemine, igné.

Au-dedans, dans mon front, comme à sa surface,
tu gargouilles, tu cascades.

Ce n’est plus ni toi ni moi, déjà, et c’est pourtant quelqu’un.  Continue reading

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Sleep A Little, Then Hear A Voice


Longing for a nap?  We near
Two thousand and nine, my dear.
Don’t be afraid.  Time to rejoice.
Sleep a little and hear a voice.

 


© Copyright 2009 Hamilton-Lucas Sinclair (Loup Kibiloki, Jacques Renaud, Le Scribe), cliquer


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Orange pelée, caillou collant


L’orange pelée
que la terre serre
pour absorber
en ses cailloux
la colle sucrée

 


© Copyright 2009 Hamilton-Lucas Sinclair (Loup Kibiloki, Jacques Renaud, Le Scribe), cliquer


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