
Hermes et Aphrodite. On voit les petites ailes mercuriennes aux chevilles et au casque de Hermes-Mercure. Tableau de van Loo, Musée du Prado, Madrid, Espagne.
Dans la suite poétique Vénus et la mélancolie qu’on trouve sur ce blog, la voix « narratrice » s’exprime parfois au masculin, parfois au féminin. La voix narrative glisse d’un genre à l’autre souplement, sans heurt.
À certains endroits, les deux voix se différencient nettement, mais l’impression d’ensemble est celle de deux voix polarisées en une seule personne qui respirent entre la fusion et la différenciation. Il y a quelque chose de mâle-femelle, d’hermaphrodite et de « dynamiquement fusionnel » (et de différenciant aussi) dans ce poème.
Ce phénomène n’a pas été « voulu ». Rien de prémédité. Le poème s’est écrit ainsi. J’avais observé le phénomène auparavant, mais de manière fugace, sans trop m’y arrêter, sans trop y faire attention. C’est la première fois que je le note.








