L’eau, le feu, le pas du temps


All this is for habitation by the Lord. — Isha Upanishad


 

lumiere


 

La racine s’enfonce dans un velours de terre,
la tige monte dans une orgie de ciel.

Le velours est secret,
l’invisible velours et son silence de soie,
l’invisible velours et ses hanches de chat.

Le silence du feu coule autour du visage.
Chaque assonance dit son essence,
et chaque mot chemine, igné.

Au-dedans, dans mon front, comme à sa surface,
tu gargouilles, tu cascades.

Ce n’est plus ni toi ni moi, déjà, et c’est pourtant quelqu’un.
C’est un ami. C’est quelqu’un.

C’est un ami qui joue, qui joue, qui bat le pas du temps.

Le temps.

Le temps des étonnements.

La racine s’enfonce dans un velours de terre.

Je pense à ces sources dans les bois dont l’eau jaillit en globes glacés sous l’onde.

La surface du fond est de sable gris et la terre est ainsi dotée d’orbites aqueuses, sans iris,
orbites sans cesse recréées par l’onde pure et glaciale dont elles procèdent et qui les constituent.

Le pas du temps.

Choses d’eau enveloppées de nids et de brindilles ignifuges.

Scintillements, larmes d’argent bleutées, tournoyantes sur le fond du ciel bleu dont le calme est tellement profond.  Trop ?

N’est-il ni surface ni fond?

 

Qui donc transperce ainsi l’air, du dedans de ses ailes, et danse au zénith en tournoyant,
et danse, et danse en tournoyant encore, venu du dedans des airs, là-haut,
et tournoie, tournoie indiciblement dans la danse beaucoup trop calme du firmament?

L’eau jamais n’a soif, et l’eau jamais ne se quitte.

 

La tige monte dans une orgie de ciel.

Je danses ta danse et tu danses la mienne.

C’est une même danse qu’on danse à quatre bras
dans un équilibre de points d’eau, d’angles qui filent, de courbes d’arbres, et de rigueurs de croix.

Comment pourrais-je ne pas habiter là, et là, et là ?   Sans fin, partout, chez toi.

 


© Copyright 2009 Hamilton-Lucas Sinclair (Loup Kibiloki, Jacques Renaud, Le Scribe), cliquer


 

Du commencement à la fin ou L’Oupanishad de l’ Ignorance

From Beginning to End or The Ignorance Upanishad


 

Beaucoup de poèmes de Jacques Renaud ( Loup Kibiloki )


 

La Colombe et la Brisure Éternité    —    La Toupie, la Ballerine et le Miel.

Toutes les terrasses du monde s’ouvrent sur l’infini. On va prendre un café ensemble.    —     Monologue de l’âme-soeur    —    Lettre d’eau ou J’ai assez vécu pour savoir combien j’ai voulu être ici    —      Vague de mémoire. Petit tableau d’été.

Comme une pincée d’or au milieu des ténèbres, la vie croissait       —     Un enfant naît, le pouce aux lèvres, les yeux conscients

L’immensité qui déambule

L’oiseau prend proie      —      L’Indicible Demeure      —     Une araignée d’étoiles. Stars, and a Spider     —     Les loups et la naissance de ton armée

Les pistes instantanées des sillons d’éclairs     —      La Terre va te manger ou Les cellules s’excitent avant l’explosion      —      Dormir conscient, les yeux fermés, le son qui vit

Dans une trappe de trolls


 

Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :    Plusieurs suites poétiques de Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )   –   Des poèmes à Shiva –   Des histoires, des comptines, des contes.  En prose ou en versets libres.  Parfois bizarres, parfois pas.


 

Suites poétiques, Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :   Les Enchantements de Mémoire  – Sentiers d’Étoiles  –  Rasez les Cités  –  Électrodes  –  Vénus et la Mélancolie  –  Le Cycle du Scorpion  –  Le Cycle du Bélier  –  La Nuit des temps  –  La Stupéfiante Mutation de sa Chrysalide


 

Un chic chat dans l’coma   –  Un ballon dans un cochon    —   Elle a trop bu de jus d’ tortue

Le miracle de l’écrivain dans l’donjon   –  Petit Matou (paroles pour chanson de plage et d’été, tendre, kétaine et rythmée)    –   La pluie, de ses dents rondes et bleues  –  Filez, filez, ô mon navire – (poème qui se chante) (et bateau d’avril)

Un coup bavant du Grand Avide, ou Kafka aurait pu l’dire

Crassus le Gigueur ou Comment ouvrir le sol sous les armées   –   Le Cliquetis de la croquignole   —   La logique est une muette qui ne cesse de nous faire signe   –   La soeur d’Absalon, ou le ciel et l’enfer interdits aux comiques


 

Oeuvres de fiction de Jacques Renaud  ( Loup Kibiloki ) qu’on trouve sur ce blog : 

 Le Cassé, la novella, avec les nouvelles; la vraie version originale et intégrale, la seule autorisée par l’auteur.   —   Le Crayon-feutre de ma tante a mis le feu, nouvelle.

L’Agonie d’un Chasseur, ou Les Métamorphoses du Ouatever, novella.    –   La Naissance d’un Sorcier, nouvelle.

C’est Der Fisch qui a détruit Die Mauer, nouvelle.   —   Émile Newspapp, Roi des Masses, novella.

Et Paix sur la Terre (And on Earth, Peace), nouvelle.   —   L’histoire du vieux pilote de brousse et de l’aspirant audacieux, nouvelle

Le beau p’tit Paul, le nerd entêté, et les trois adultes qui disent pas la même chose, nouvelle  —  La chambre à louer, le nerd entêté, et les quinze règlements aplatis  —   La mésange, le nerd entêté, et l’érudit persiffleur

Jack le Canuck, chanson naïve pour Jack Kerouac,  poème  —    L’histoire de l’homme qui aimait la bière Molson et qui fut victime de trahison

Loup Kibiloki ( Jacques Renaud ) :  La Petite Magicienne, nouvelle;  La Licorne et le Scribe, nouvelle.


 

Sur Le Cassé de Jacques Renaud, des extraits de critiques

Jadis, la liberté d’expression régnait dans ma ruelle, ou La ruelle invisible

Le Cassé de Jacques Renaud : le vrai, le faussé, le faux  (A-t-on voulu détruire la carrière de l’auteur ?)

Sorel : En 2012, on y censure Dieu et Edith Piaf. En 1971, on y censurait Le Cassé de Jacques Renaud…

And on Earth Peace, Le Cassé, le joual, Jacques Renaud  (Sur Jacques Renaud, l’époque du Cassé, le “joual”.)


 

Blogsurfer.usIcerocket

About Loup Kibiloki

Aller ici (have a look here) : https://electrodes-h-sinclair-502.com/electrodes_anode/
This entry was posted in Tous les poèmes, fables, ouvrages de poésies. and tagged , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Bookmark the permalink.

6 Responses to L’eau, le feu, le pas du temps

  1. Pingback: Jadis, la liberté d’expression régnait dans ma ruelle | Électrodes

  2. Pingback: Monologue de l’âme-soeur. Poème. | Électrodes

  3. Pingback: Du commencement à la fin ou L’Oupanishad de l’ Ignorance | Électrodes

  4. Pingback: From beginning to end | Électrodes

  5. Pingback: Cristal de gloire | Électrodes

  6. Pingback: Blog en construction. I’m building it. Blog under construction. | Électrodes

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s