Sur la plage immaculée du matin sauvage

Étoile désintégrée par un trou noir - sa mémoire lui survit-elle? Je penses que oui...

Représentation, à partir d’une photo, de la désintégration d’une étoile par un trou noir et de l’évolution graduelle de cette désintégration de l’étoile. En se désintégrant, l’étoile se transforme élégamment en une sorte de main comme pour recueillir le fruit noir et rond qui veut lui-même l’absorber dans le vortex de sa gravité …   — Lien sur l’image.

D’où venons-nous?

La masse des mémoires de l’étoile et de ses satellites leur survit-elle?

Je penses que oui.

Comme celles de tous les évènements de notre système solaire.

Comme celles de la Terre.

Les mémoires de la Terre, à certaines époques personnelles, ou collectives, ou galactiques, ou toutes ensembles, semblent faire pression en nous pour…

Pourquoi?

Pour examiner quelque chose, pour apprendre quelque chose, pour se rappeler quelque chose…

Ces mémoires glissent, filent, nous font rire ou pleurer ou nous plongent dans un silence d’une gravité sans fond, on ne comprend pas toujours, ces mémoires peuvent être massives, et il est bon d’écouter attentivement le vent qui parfois adoucit l’assaut, qui sait expliquer si on sait entendre – mais il n’y a pas que le vent qui raconte ou qui ouvre les écluses métaphoriques des mémoires …

Les temps peuvent glisser massivement devant nous, autour de nous, sous nos pieds…

On peut méditer sur l’aube.

On peut méditer sur le faon, immobile, dans l’aube, comme en un nirvâna, qui semble tout ré-écrire, sans bouger.

Le fawn, le faune, la faune …

 


Nike, tableau de Miki Mochizuka (

Nike, tableau de Miki Mochizuka (“Ito”) – 2007. Lien vers la source sur l’image.

 


 

Sur la plage immaculée du matin sauvage
des chants viennent à nous en hurlant
comme du fond de trous noirs surpeuplés.

Des chants du fond des temps,
profonds, mystérieux comme des bouches de cavernes,
vertigineux comme des gorges dont le fond fuit sans fin
dans du mystère, de la nuit, de la mémoire,
bouleversés,
bousculés
massivement
massivement déplacés
par d’invisibles et gigantesques torrents torturés d’espace-temps.

Ils viennent à nous comme des craquements d’ormes coupés
qui font éclater de force la douleur des larmes dans les prunelles
parce que leurs os pleins de sève crient quand ils tombent comme des éléphants,
des grands enfants,
en s’assommant dans le béton,
parce qu’ils crient comme des mémoires d’enfants
qui crient qui crient sous le béton comme des miroirs d’enfants
qui crient comme des enfants coupés qui crient dans la vitre, dans les miroirs éclatés, coupés, sillonnés de sang.

Des chants dont les formes et les sons fuient sans fin,
des chants qu’on poursuit, sans fin,
des chants qu’on poursuivra sans fin
et que le coeur longuement raffine
dans le silence de ses battements,
dans le silence de ses sources,
dans les tranquillités lumineuses des incontournables maturations.

Chants déchirants des coeurs et des corps déplacés
chants terrifiants des coeurs et des corps torturés
chants des étoiles et chants des comètes éclatées
chants des anges qui montent, chants des anges tombés

chants des coqs saignés, chants d’éveil et de pitié
chants de compassion naissante, chants de naissance à l’infini
chants d’amour, de déraison, de démence sans fond
chants des brutes armées, bardées de graisse, de stéroïdes et de kevlar
chants sanguinaires
chants cruels
chants de bonté
chants tendres des tranquillités
chants des famines, chants des espaces gorgés de blé
chants des prairies de seigle
chants des prairies mortes, asséchées
chants des grachias, de la molène, de la survie et des fées
chants des routines, des catastrophes et des naissances inattendues
chants des matins bombardés, chants des midis qui saignent
chants des routines, chants des vivants et des morts
chants des nuits d’épouvante
chants des enfants survivants
chants des pardons et des vengeances
chants des ruelles esseulées, brûlantes et bétonnées des cités
chants dans les chambres sales
chants des allées puantes
chants des grands vêtements rougissants des soleils qui tombent
chants qui s’enfoncent dans les angoisses noires
chants que parcourt en silence
la tendresse infinie de la douceur d’un faon
immobile comme un nirvâna dans l’aube,
et du museau duquel,
comme d’un point noir et vierge,
le destin de tout se ré-écrit d’un coup
sur la plage immaculée du matin sauvage.

 


© Copyright 1987 2009 Hamilton-Lucas Sinclair (Loup Kibiloki, Jacques Renaud, Le Scribe), cliquer


 

Beaucoup de poèmes de Jacques Renaud ( Loup Kibiloki )


Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :    Plusieurs suites poétiques de Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )   –   Des poèmes à Shiva –   Des histoires, des comptines, des contes.  En prose ou en versets libres.  Parfois bizarres, parfois pas.


Suites poétiques, Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :   Les Enchantements de Mémoire  – Sentiers d’Étoiles  –  Rasez les Cités  –  Électrodes  –  Vénus et la Mélancolie  –  Le Cycle du Scorpion  –  Le Cycle du Bélier  –  La Nuit des temps  –  La Stupéfiante Mutation de sa Chrysalide


 

Du commencement à la fin ou L’Oupanishad de l’ Ignorance

Rien n’est plus doux qu’un grand écueil où la folie enfin repose

La Colombe et la Brisure Éternité    —    La Toupie, la Ballerine et le Miel.    —    La Licorne, poème venu d’une blancheur médiévale    —    Toutes les terrasses du monde s’ouvrent sur l’infini. On va prendre un café ensemble.    —     Monologue de l’âme-soeur    —    Lettre d’eau ou J’ai assez vécu pour savoir combien j’ai voulu être ici


 

Un jour, la prison de verre et de fer volera d’elle-même en éclats

 


 

Un chic chat dans l’coma   –  Un ballon dans un cochon    —   Elle a trop bu de jus d’ tortue

Le miracle de l’écrivain dans l’donjon   –  Petit Matou (paroles pour chanson de plage et d’été, tendre, kétaine et rythmée)    –   La pluie, de ses dents rondes et bleues  –  Filez, filez, ô mon navire – (poème qui se chante) (et bateau d’avril)

Un coup bavant du Grand Avide, ou Kafka aurait pu l’dire

Crassus le Gigueur ou Comment ouvrir le sol sous les armées   –   Le Cliquetis de la croquignole   —   La logique est une muette qui ne cesse de nous faire signe   –   La soeur d’Absalon, ou le ciel et l’enfer interdits aux comiques


Jacques Renaud ( Loup Kibiloki ), ouvrages de fiction en ligne, novellas, nouvelles, des notes biographiques.


 

Réception à la table des nombres  —  Edith Piaf censurée au Québec : l’origine védique du mot et du concept de «Dieu»  –  Le Règne de la quantité et les signes des temps de René Guénon  –   Rimbaud, le Bateau ivre, et un « lapsus-coquille » : Je est autre.

Carlo Suarès :   Description des Lettres-Nombres selon Carlo Suarès (ce document pdf comprend aussi des tableaux simples des alphabets-nombres français, anglais, grec, hébreu), “suivi d’une courte esquisse d’une quaternité à explorer, ou :  J’aime les bardanes, ça parait, et c’est pas pour rien”.


 

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L’Origine en l’origine ressaque – Ou : L’hiver va tourbillonner comme un brasier blanc

 


 

J’arrive à la plaine finale,
engendré.

Mer par marée ressaque.

La vague entraîne
l’origine en l’origine.

Le Suprême se diffuse
en poudrerie.

L’étincelle va croître
de tout le silence créateur
de son feu divin.

L’hiver va tourbillonner comme un brasier blanc.

 


© Copyright 1974 1989 2009 Hamilton-Lucas Sinclair (Loup Kibiloki, Jacques Renaud, Le Scribe), cliquer


 

Comme une pincée d’or au milieu des ténèbres, la vie croissait     —     Dans son silence de soie brune, le loup-cervier     –     La branche qui parle et le loup-cervier


 

La Colombe et la Brisure Éternité    —    La Toupie, la Ballerine et le Miel.    —    La Licorne, poème venu d’une blancheur médiévale    —    Toutes les terrasses du monde s’ouvrent sur l’infini. On va prendre un café ensemble.    —     Monologue de l’âme-soeur    —    Lettre d’eau ou J’ai assez vécu pour savoir combien j’ai voulu être ici    —      Vague de mémoire. Petit tableau d’été.      —   Du commencement à la fin ou L’Oupanishad de l’ Ignorance    —   From Beginning to End or The Ignorance Upanishad


 

Beaucoup de poèmes de Jacques Renaud ( Loup Kibiloki )


 

Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :    Plusieurs suites poétiques de Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )   –   Des poèmes à Shiva –   Des histoires, des comptines, des contes.  En prose ou en versets libres.  Parfois bizarres, parfois pas.


 

Suites poétiques, Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :   Les Enchantements de Mémoire  – Sentiers d’Étoiles  –  Rasez les Cités  –  Électrodes  –  Vénus et la Mélancolie  –  Le Cycle du Scorpion  –  Le Cycle du Bélier  –  La Nuit des temps  –  La Stupéfiante Mutation de sa Chrysalide


 

Un chic chat dans l’coma   –  Un ballon dans un cochon    —   Elle a trop bu de jus d’ tortue

Le miracle de l’écrivain dans l’donjon   –  Petit Matou (paroles pour chanson de plage et d’été, tendre, kétaine et rythmée)    –   La pluie, de ses dents rondes et bleues  –  Filez, filez, ô mon navire – (poème qui se chante) (et bateau d’avril)

Un coup bavant du Grand Avide, ou Kafka aurait pu l’dire

Crassus le Gigueur ou Comment ouvrir le sol sous les armées   –   Le Cliquetis de la croquignole   —   La logique est une muette qui ne cesse de nous faire signe   –   La soeur d’Absalon, ou le ciel et l’enfer interdits aux comiques


 

Oeuvres de fiction de Jacques Renaud ( Loup Kibiloki ) qu’on trouve sur ce blog :

   Le Cassé, la novella, avec les nouvelles; la vraie version originale et intégrale, la seule autorisée par l’auteur.   —   Le Crayon-feutre de ma tante a mis le feu, nouvelle.   —   L’Agonie d’un Chasseur, ou Les Métamorphoses du Ouatever, novella.

La Naissance d’un Sorcier, nouvelle.   —   C’est Der Fisch qui a détruit Die Mauer, nouvelle.   —   Émile Newspapp, Roi des Masses, novella.

Et Paix sur la Terre (And on Earth, Peace), nouvelle.   —   L’histoire du vieux pilote de brousse et de l’aspirant audacieux, nouvelle

Le beau p’tit Paul, le nerd entêté, et les trois adultes qui disent pas la même chose, nouvelle  —  La chambre à louer, le nerd entêté, et les quinze règlements aplatis

Loup Kibiloki ( Jacques Renaud ) :  La Petite Magicienne, nouvelle;  La Licorne et le Scribe, nouvelle.


 

Sur Le Cassé de Jacques Renaud, des extraits de critiques

Jadis, la liberté d’expression régnait dans ma ruelle, ou La ruelle invisible

Le Cassé de Jacques Renaud : le vrai, le faussé, le faux  (A-t-on voulu détruire la carrière de l’auteur ?)

Sorel : En 2012, on y censure Dieu et Edith Piaf. En 1971, on y censurait Le Cassé de Jacques Renaud…

And on Earth Peace, Le Cassé, le joual, Jacques Renaud  (Sur Jacques Renaud, l’époque du Cassé, le “joual”.)


 

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She rumbles. Elle gronde.

This Moment is a Wedding...

That short moment is a wedding


She rumbles.
I hear
Nature.

Silence and vastness
break down the noise,
hugging it in a whisper.

Golden tow,
smooth Crescent,
void of sound,
on an other plane.

That short moment
is a wedding.


 

Elle gronde.
J’entends
Nature.

Vaste silence
désintègre le bruit
en l’étreignant
dans un murmure.

Étoupe dorée,
lent Croissant
vidé de son
sur l’autre plan.

Un instant
d’épousailles.


© Copyright 2009 Hamilton-Lucas Sinclair (Loup Kibiloki, Jacques Renaud, Le Scribe), cliquer


Beaucoup de poèmes de Jacques Renaud ( Loup Kibiloki )


Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :    Plusieurs suites poétiques de Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )   –   Des poèmes à Shiva –   Des histoires, des comptines, des contes.  En prose ou en versets libres.  Parfois bizarres, parfois pas.


Suites poétiques, Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :   Les Enchantements de Mémoire  – Sentiers d’Étoiles  –  Rasez les Cités  –  Électrodes  –  Vénus et la Mélancolie  –  Le Cycle du Scorpion  –  Le Cycle du Bélier  –  La Nuit des temps  –  La Stupéfiante Mutation de sa Chrysalide


Un chic chat dans l’coma   –  Un ballon dans un cochon    —   Elle a trop bu de jus d’ tortue

Le miracle de l’écrivain dans l’donjon   –  Petit Matou (paroles pour chanson de plage et d’été, tendre, kétaine et rythmée)    –   La pluie, de ses dents rondes et bleues  –  Filez, filez, ô mon navire – (poème qui se chante) (et bateau d’avril)

Un coup bavant du Grand Avide, ou Kafka aurait pu l’dire

Crassus le Gigueur ou Comment ouvrir le sol sous les armées   –   Le Cliquetis de la croquignole   —   La logique est une muette qui ne cesse de nous faire signe   –   La soeur d’Absalon, ou le ciel et l’enfer interdits aux comiques


Jacques Renaud ( Loup Kibiloki ), ouvrages de fiction en ligne, novellas, nouvelles, des notes biographiques.


Arrêtez de raser les parterres et de massacrer les plantes sauvages. Plus de 500 espèces de plantes en danger au Québec.     –    Terrorisme domestique et destruction de potagers par les municipalités : Aux profits de quel lobby ?   –    Invasions de domiciles : Tout se passe comme si on voulait abolir la légitime défense.

Formule 1 et chaises roulantes : Non à la pollution sonore et sciante

L’avortement, le foetus, Morgentaler et la peine de mort : les holocaustes préventifs


 

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Mon âme est un enfant qui pleure

Dans l’intense silence du Feu
je monterai vers toi mon Dieu
pour y mourir à ta rigueur.

Mon chant, Seigneur, est pour le Feu.
Qu’il me saisisse et me préserve
dans l’allégresse du vrai coeur.

Mon âme est un enfant qui pleure

1974


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Beaucoup de poèmes de Jacques Renaud ( Loup Kibiloki )


 

Ode à la dame au lys      —     Ève, fille des mers     —        La Colombe et la brisure éternité. Poème et symbole.      —      La Licorne. Poème venu d’une blancheur médiévale.      —      Voltaire : La Prière à Dieu

Dans son silence de soie brune, le loup-cervier     –     La branche qui parle et le loup-cervier


Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :    Plusieurs suites poétiques de Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )   –   Des poèmes à Shiva –   Des histoires, des comptines, des contes.  En prose ou en versets libres.  Parfois bizarres, parfois pas.


Suites poétiques, Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :   Les Enchantements de Mémoire  – Sentiers d’Étoiles  –  Rasez les Cités  –  Électrodes  –  Vénus et la Mélancolie  –  Le Cycle du Scorpion  –  Le Cycle du Bélier  –  La Nuit des temps  –  La Stupéfiante Mutation de sa Chrysalide


 

Un chic chat dans l’coma   –  Un ballon dans un cochon    —   Elle a trop bu de jus d’ tortue

Le miracle de l’écrivain dans l’donjon   –  Petit Matou (paroles pour chanson de plage et d’été, tendre, kétaine et rythmée)    –   La pluie, de ses dents rondes et bleues  –  Filez, filez, ô mon navire – (poème qui se chante) (et bateau d’avril)

Un coup bavant du Grand Avide, ou Kafka aurait pu l’dire

Crassus le Gigueur ou Comment ouvrir le sol sous les armées   –   Le Cliquetis de la croquignole   —   La logique est une muette qui ne cesse de nous faire signe   –   La soeur d’Absalon, ou le ciel et l’enfer interdits aux comiques


Jacques Renaud ( Loup Kibiloki ), ouvrages de fiction en ligne, novellas, nouvelles, des notes biographiques.


Réception à la table des nombres  —  Edith Piaf censurée au Québec : l’origine védique du mot et du concept de «Dieu»  –  Le Règne de la quantité et les signes des temps de René Guénon  –   Rimbaud, le Bateau ivre, et un « lapsus-coquille » : Je est autre.  –    Gurdjieff, Ouspensky, Jung : On comprend vraiment ce qu’on lit? Ce qu’on écrit? Ce qu’on dit?..

Carlo Suarès :   Description des Lettres-Nombres selon Carlo Suarès (ce document pdf comprend aussi des tableaux simples des alphabets-nombres français, anglais, grec, hébreu), “suivi d’une courte esquisse d’une quaternité à explorer, ou :  J’aime les bardanes, ça parait, et c’est pas pour rien”.


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Sentiers d’Étoiles. Une autre suite poétique.

Photo extraite de l'album Ansuz Starlight de - lien sur l'image.

Photo extraite d’un très bel album, Ansuz Starlight, by The Longmoons – lien sur l’image.


 

Sentiers d’Étoiles :   accédez au texte intégral en cliquant ici.

 

Extrait:

Un matin
j’aurai percé sa rade ronde
et elle voguera
sur l’océan du monde.

Car ma raison est son espace
où elle se meut avec amour.

Méditer en cette aube sauvage
est l’ardeur même de mon amour.

Je t’inonderai de mes eaux,
qu’elles soient pures ou néfastes,
je huilerai ta peau
et tu voyageras
et tu verras
poindre à mesure,
sur le disque des eaux qu’épure
le vol des cormorans si doux,
naître une aube si pure
que tu briseras mon tombeau.

Un matin
je déploierai mes ailes
dans l’envol calme
des hirondelles,
dans les rayonnements
du ciel

et par ton corps
nous franchirons

la digue émancipée
des sources de chaleur.

Sentiers d’Étoiles :   accédez au texte intégral en cliquant ici


© Copyright 1974 2009 Hamilton-Lucas Sinclair (Loup Kibiloki, Jacques Renaud, Le Scribe), cliquer


 

Beaucoup de poèmes de Jacques Renaud ( Loup Kibiloki )

Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :    Plusieurs suites poétiques de Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )   –   Des poèmes à Shiva –   Des histoires, des comptines, des contes.  En prose ou en versets libres.  Parfois bizarres, parfois pas.


Suites poétiques, Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :   Les Enchantements de Mémoire  – Sentiers d’Étoiles  –  Rasez les Cités  –  Électrodes  –  Vénus et la Mélancolie  –  Le Cycle du Scorpion  –  Le Cycle du Bélier  –  La Nuit des temps  –  La Stupéfiante Mutation de sa Chrysalide


La Colombe et la Brisure Éternité    —    La Toupie, la Ballerine et le Miel.    —    La Licorne, poème venu d’une blancheur médiévale    —    Toutes les terrasses du monde s’ouvrent sur l’infini. On va prendre un café ensemble.    —     Monologue de l’âme-soeur    —    Lettre d’eau ou J’ai assez vécu pour savoir combien j’ai voulu être ici    —      Vague de mémoire. Petit tableau d’été.      —   Du commencement à la fin ou L’Oupanishad de l’ Ignorance    —   From Beginning to End or The Ignorance Upanishad


Un chic chat dans l’coma   –  Un ballon dans un cochon    —   Elle a trop bu de jus d’ tortue

Le miracle de l’écrivain dans l’donjon   –  Petit Matou (paroles pour chanson de plage et d’été, tendre, kétaine et rythmée)    –   La pluie, de ses dents rondes et bleues  –  Filez, filez, ô mon navire – (poème qui se chante) (et bateau d’avril)

Un coup bavant du Grand Avide, ou Kafka aurait pu l’dire

Crassus le Gigueur ou Comment ouvrir le sol sous les armées   –   Le Cliquetis de la croquignole   —   La logique est une muette qui ne cesse de nous faire signe   –   La soeur d’Absalon, ou le ciel et l’enfer interdits aux comiques


Arrêtez de raser les parterres et de massacrer les plantes sauvages. Plus de 500 espèces de plantes en danger au Québec.

Terrorisme domestique et destruction de potagers par les municipalités : Aux profits de quel lobby ?

Formule 1 et chaises roulantes : Non à la pollution sonore et sciante

Entrevue audio. Angèle Lieby : «Une larme m’a sauvée». Consciente durant 12 jours de “coma”.


Jacques Renaud ( Loup Kibiloki ), ouvrages de fiction en ligne, novellas, nouvelles, des notes biographiques.

 

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L’enfant de Récurebourg. Mémoire lointaine.

Regensburg, Deutschland.

“Moi qui scelle les fleuves aux rives, fileur des eaux, fixeur des givres…”  La ville allemande de Regensburg (Ratisbonne), en Bavière, dans le Sud de l’Allemagne, sur la rive de la Regen, là où cette rivière se jette dans le Danube.


 

On écrit rarement les poèmes qu’on veut écrire. Les métaphores de ce poème, les images, y sont souvent bizarres, biscornues même. Un bon écrivain les éliminerait ou les récrirait ou les corrigerait peut-être, mais pas nécessairement un poète.

La poésie n’a à être ni correcte, ni incorrecte, ni biscornue, ni pas biscornue, ni travaillée, ni pas travaillée, ni « de notre époque » ni « pas de notre époque ». Le scribe, en nous, accueille et livre. Après coup, il peut bouleverser et ré-écrire complètement le poème – ou ne pas y retoucher, ou presque pas. Non par caprice, mais par intuition. Ou instinct. Dépendant.

Plusieurs des poèmes et des ouvrages de poésie (« suites poétiques ») sur ce blog sont ré-écrits en partie ou presqu’entièrement, et tous sont révisés, mais ce poème, comme quelques autres, n’a pratiquement pas changé depuis qu’il s’est écrit en 1974. Je ne dis pas qu’il ne sera jamais réécrit, mais depuis 1974, c’est pas touche.

Je sais qu’il contient de la mémoire lointaine et que sa forme colle à un fond signifiant. D’une manière. D’une autre. Et j’ai appris, avec le temps, à me fier à ce sentiment-là. On donne bien de l’importance à des «assemblages de mots», vous trouvez pas? C’est parce qu’un jour on découvre que dans des moments cruciaux, one can bet one’s life on them. C’est comme ça. À l’origine, ce poème s’intitulait L’Enfant de Récurebourg. Je l’ai repris. J’avais changé le titre pour Les marches émues de Récurebourg.

L’Enfant de Récurebourg

À Ti-Gars Capitaine
prince ému de ce monde

À Adrien-Laurent Renaud

I

Cordes sur Ciel, Languedoc, Sud de la France.

Un escalier de pierres à Cordes sur Ciel, une ville médiévale du Languedoc dans le Sud de la France.

Moi qui scelle les fleuves aux rives,
fileur des eaux, fixeur des givres,
je noue les ondes qui dérivent
au sens absent qui les torture
et je descends par l’écriture
les marches émues de Récurebourg.

Le soleil brûle dans ce four
et la fumée de ces feux lourds
nourrit les mondes du foetour
(balour amour, humour des fours,
toussottements de l’anti-tour
qui dans le fou rire s’ajoure).

Midi sonne dans les brasilles.
Et sur la place où flicaille court,
hoquette et pète et tape et mord,
un balourd quête et hurle fort
tout boursoufflétant de sa mort
(c’est pas drôle).

Un éclat pâle de rougeur
disperse au vent la grise-foule.

Le rire trotte et trottetine
dans la robe obscure de l’énigme
et dans l’étrange mirobolant,
galop montant, tremblant, mordant,
dans les zébrants éclats de sang.

Une onde lénifie le coeur
et le silence aussi, d’ailleurs,
et le sourire du sphinxe hisse
les déboulements de l’axis.

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Les Délirantes. Poème “apocalyptique”.

La Mort - Alfred Rethel, XIXe siècle - lien sur l'image.

La Mort Vengeresse (l’aspect vengeur de la Mort) – Death as the Avenger –  Alfred Rethel, XIXe siècle,


Les délirantes, un autre poème anachronique (ou “omnichronique”), langue étrange, métaphores souvent outrancières, saveur “gothique”.

Il m’en est venu plusieurs comme ça à une époque, parmi d’autres d’une tout autre teneur.

Celui-là date du début des années 1970s (’71 ou ’72).  Un poème n’est pas une opinion – et on ne sélectionne pas, non plus, les inspirations.  Sinon, on ne reçoit plus rien.

Article en anglais sur l’artiste et illustrateur Alfred Rethel


 « Désormais, c’est le temps de pénitence et d’une vie nouvelle. Les oiseaux qui planent dans les airs sont précipités dans l’abîme du grand océan. Et tous les amis boiront dorénavant le sang. »

sepher ha-zohar


 

Prêtresses noires des écueils,
glacez la rose des espaces,
glissez les choses dans leur glace
et brisez fermement l’appât.

Que vos élans soient leur effort
vives phalanges que j’essaime.
Sur la vie morte que j’éveine,
coulez, carêmes de chairs mortes.

Maintenant mûre je me rue.
La rose est rose sur la nue
et grand le coeur des horichoses:
le feu des choses où je me rue!

Je suis la mort et la mort chante.
Je me rue blanche dans le chanvre.
Je suis siphonneuse d’eau pure
et macaron enrugommure.

Mer dite pure partie pourrie.
Ma dure épure garde un croupi.
Je m’immenchante de glapir.
Loup est le verbe de rugir.

Je suis la mort et j’ai mes eaux,
croulantes amours de mares aux flots.
Odes pudiques des jardins:
mes serpents vibrent dans vos mains!

Pulsation d’ivre oniromance,
ô néon cru d’enclume, dense.
Le ciel bleu sile en sa mûre femme.
Moi, oiseau, gire sur ma flamme.

Rives clatantes, oeuvres de forts,
nue pathétique du castor,
or coulé, thyrse, océan rose,
mer inondée de lames roses.

Je suis la vie, je ravichante.
Je suis la mort, je morichante.
Je suis repos dans la rigole
où je cascade sur mes folles.

Je suis la vie, je suis la rose,
je suis la muante rigose,
je suis la proie sur le festin,
je suis la morsure du vin.

Vie-mort des roses, vie-mort des roses,
ouvertures ivres hors du corps glauque,
créatures ivres hors du nord chauve:
morte est la vive. Apothéose.

Morte vie-mort, vive mort-vive,
mordre est perçu dans la salive,
richesse bleue de sa dérive
palpite à mort, vive mort-vive.

Années 1970s

 


© Copyright 1970, 1987, 2010 Hamilton-Lucas Sinclair ( Loup Kibiloki, Jacques Renaud, Le Scribe ), cliquer


 

Beaucoup de poèmes de Jacques Renaud ( Loup Kibiloki )


Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :    Plusieurs suites poétiques de Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )   –  Des poèmes à Shiva –   Des histoires, des comptines, des contes.  En prose ou en versets libres.  Parfois bizarres, parfois pas.   –   Toutes les terrasses du monde s’ouvrent sur l’infini. On va prendre un café ensemble. Poème. « Toujours, tu rencontreras Rimbaud dans les rues vermillonnes et safranées de Marrakech … »


Suites poétiques, Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :   Les Enchantements de Mémoire  – Sentiers d’Étoiles  –  Rasez les Cités  –  Électrodes  –  Vénus et la Mélancolie  –  Le Cycle du Scorpion  –  Le Cycle du Bélier  –  La Nuit des temps  –  La Stupéfiante Mutation de sa Chrysalide


Jacques Renaud ( Loup Kibiloki ), ouvrages de fiction en ligne, novellas, nouvelles, des notes biographiques.


Arrêtez de raser les parterres et de massacrer les plantes sauvages. Plus de 500 espèces de plantes en danger au Québec.     –    Terrorisme domestique et destruction de potagers par les municipalités : Aux profits de quel lobby ?

Un jour, la prison de verre et de fer volera d’elle-même en éclats


René Guénon  :  Le théosophisme, histoire d’une pseudo-religion (pdf)     —    La Crise du monde moderne, René Guénon, 1925 (pdf)    —     Le règne de la quantité et les signes des temps  —  L’erreur spirite (1923; édition 1977 – pdf)  —  L’Homme et son devenir selon le vedanta (pdf)


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Un ciel, un creux, un abîme


 

Rime. Rime.
Un ciel, un creux, un abîme.

Tu plais aux miasmes.

Chasse-les à la périphérie la plus lointaine.
Ils t’oublieront.

Rime. Rime.
Un ciel, un feu, un abîme.

Ne rejette pas celle qui t’amènera au centre de la terre
rencontrer l’infini tendresse de ses noirceurs et de son feu.

Rime. Rime.
Un ciel, un noeud, un abîme.

Reviens avec elle
et épouse-la dans l’infini.
Les cieux, les enfers,
c’est fini.

Rime. Rime.
Un feu, un lieu, un dieu.

Des milliards de collines
dans l’Océan de Dieu.


© Copyright 2009 Hamilton-Lucas Sinclair (Loup Kibiloki, Jacques Renaud, Le Scribe), cliquer


 

Beaucoup de poèmes de Jacques Renaud ( Loup Kibiloki )


 

Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :    Plusieurs suites poétiques de Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )    –  Des poèmes à Shiva –   Des histoires, des comptines, des contes.  En prose ou en versets libres.  Parfois bizarres, parfois pas.   –   Toutes les terrasses du monde s’ouvrent sur l’infini. On va prendre un café ensemble. Poème. « Toujours, tu rencontreras Rimbaud dans les rues vermillonnes et safranées de Marrakech … »


 

Suites poétiques, Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :   Les Enchantements de Mémoire  – Sentiers d’Étoiles  –  Rasez les Cités  –  Électrodes  –  Vénus et la Mélancolie  –  Le Cycle du Scorpion  –  Le Cycle du Bélier  –  La Nuit des temps  –  La Stupéfiante Mutation de sa Chrysalide


 

Un chic chat dans l’coma   –  Un ballon dans un cochon    —   Elle a trop bu de jus d’ tortue

Le miracle de l’écrivain dans l’donjon   –  Petit Matou (paroles pour chanson de plage et d’été, tendre, kétaine et rythmée)    –   La pluie, de ses dents rondes et bleues  –  Filez, filez, ô mon navire – (poème qui se chante) (et bateau d’avril)

Un coup bavant du Grand Avide, ou Kafka aurait pu l’dire

La Fable de Crassus le Gigueur, ou comment ouvrir la terre sous les armées   –   Le Cliquetis de la croquignole   —   La logique est une muette qui ne cesse de nous faire signe   –   La soeur d’Absalon, ou le ciel et l’enfer interdits aux comiques


Jacques Renaud, ouvrages de fiction en ligne, novellas, nouvelles, des notes biographiques.


 

Oeuvres de fiction de Jacques Renaud qu’on trouve sur ce blog :

  Le Cassé, la novella, avec les nouvelles; la vraie version originale et intégrale, la seule autorisée par l’auteur.   —   Le Crayon-feutre de ma tante a mis le feu, nouvelle.   —   L’Agonie d’un Chasseur, ou Les Métamorphoses du Ouatever, novella.

La Naissance d’un Sorcier, nouvelle.   —   C’est Der Fisch qui a détruit Die Mauer, nouvelle.   —   Émile Newspapp, Roi des Masses, novella.   —   Et Paix sur la Terre (And on Earth, Peace), nouvelle.

L’histoire du vieux pilote de brousse et de l’aspirant audacieux, nouvelle  –  Le beau p’tit Paul, le nerd entêté, et les trois adultes qui disent pas la même chose, nouvelle  —  La chambre à louer, le nerd entêté, et les quinze règlements aplatis  —   La mésange, le nerd entêté, et l’érudit persiffleur

Jack le Canuck, chanson naïve pour Jack Kerouac,  poème  —    L’histoire de l’homme qui aimait la bière Molson et qui fut victime de trahison

Loup Kibiloki ( Jacques Renaud ) :  La Petite Magicienne, nouvelle;  La Licorne et le Scribe, nouvelle.


 

Sur Le Cassé de Jacques Renaud, des extraits de critiques

Jadis, la liberté d’expression régnait dans ma ruelle, ou La ruelle invisible

Le Cassé de Jacques Renaud : le vrai, le faussé, le faux  (A-t-on voulu détruire la carrière de l’auteur ?)

Sorel : En 2012, on y censure Dieu et Edith Piaf. En 1971, on y censurait Le Cassé de Jacques Renaud…

And on Earth Peace, Le Cassé, le joual, Jacques Renaud  (Sur Jacques Renaud, l’époque du Cassé, le “joual”.)


 

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La logique est une muette qui ne cesse de nous faire signe

Les quatre termes de ma logique sont au moins cinq sans compter les autres...

Les quatre termes de ma logique sont au moins cinq, sans compter les autres…

(    J’aime beaucoup les autres photos de la même source  ( Julian Robinson).  On les trouve sur Flickr. )


 

La logique est une muette qui ne cesse de nous faire signe.
La logique est une muette qui s’est glissée dans mes signes.
La logique c’est Cendrillon et la Belle au Bois des Signes.
La logique c’est Cendrillon qui file au ciel sur un Cygne.
La logique vous séduira en faisant chanter les serrures.
L’illogique est une logique qui s’invite au bal masqué.
La logique est une clé qui veut séduire les serrures.
La logique est une serrure contournée par sa clé.
La logique est le langage du logos.
La logique est un outil de fée.
La logique aime à se multiplier.
La logique aime et ça fait trébucher.
La logique n’est pas ce que vous pensez.
La logique est une ballerine ivre en équilibre.
La logique de la folie est la folie de la logique.
La logique n’est pas tout mais tout en est tramé.
La logique se débat dans tout ce que vous pensez.
La logique fait trébucher les sorcières trop pressées.
La logique est une noyée qui se débat pour vous sauver.
La logique vous confondra en vous roulant dans ses dés.
La logique de la sagesse n’est plus logique, elle est sage.
La logique est une myriade de liliputiennes emprisonnées.
La logique est une muette qui ne cesse de nous faire signe.
La logique est une muette qui s’est glissée dans mes signes.


J’ai écrit ce qui précède après avoir écrit ce qui suit:

Être ou ne pas être?
Zéro ou un?
Ça ou pas ça?
Un ou l’autre?
Pas d’autre choix?
De binaire à trépas?
Ça finit là?

Rien que deux
petits termes
de logique
et puis s’en va!?

Trop court.
J’étouffe.

J’ai à peine eu le temps d’inspirer,
il m’en reste à peine pour expirer.

J’ai à peine eu le temps d’expirer,
il m’en reste à peine pour inspirer.

J’ai à peine eu le temps de,
il m’en reste à peine pour.

Je récapitule à mon compte
les quatre termes d’une vraie logique:

être
ne pas être
être ou ne pas être
être et ne pas être
ni être ni ne pas être …

Les quatre termes
de ma logique
sont devenus cinq!
Par quelle magie logique?!
On m’avait pas prévenu.
Je tremble. Et s’il y en avait d’autres? …

 

Haute Matawinie, 2003

 

Non, pas 2003

2003 ou 2004

2003 et 2004

ni 2003 et ni 2004

ni 2003 ou ni 2004

Oké, mettons 2003

-Pourquoi ?

-Parce que c’était en 2003

-Bein toé, t’es bizarre, ta logique tient pas.

C’est logique, j’y tiens pas ..

 


© Copyright 2010 Hamilton-Lucas Sinclair ( Loup Kibiloki, Jacques Renaud, Le Scribe ), cliquer


 

Beaucoup de poèmes de Jacques Renaud ( Loup Kibiloki )


La Colombe et la Brisure Éternité    —    La Toupie, la Ballerine et le Miel.    —    La Licorne, poème venu d’une blancheur médiévale    —    Toutes les terrasses du monde s’ouvrent sur l’infini. On va prendre un café ensemble.    —     Monologue de l’âme-soeur    —    Lettre d’eau ou J’ai assez vécu pour savoir combien j’ai voulu être ici    —      Vague de mémoire. Petit tableau d’été.      —   Du commencement à la fin ou L’Oupanishad de l’ Ignorance    —   From Beginning to End or The Ignorance Upanishad


Jacques Renaud ( Loup Kibiloki, Le Scribe) – Ouvrages de fiction en ligne, des notes biographiques.


Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :    Plusieurs suites poétiques de Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )   –   Des poèmes à Shiva –   Des histoires, des comptines, des contes.  En prose ou en versets libres.  Parfois bizarres, parfois pas.   –   Toutes les terrasses du monde s’ouvrent sur l’infini. On va prendre un café ensemble. Poème. « Toujours, tu rencontreras Rimbaud dans les rues vermillonnes et safranées de Marrakech … »


Suites poétiques, Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :   Les Enchantements de Mémoire  – Sentiers d’Étoiles  –  Rasez les Cités  –  Électrodes  –  Vénus et la Mélancolie  –  Le Cycle du Scorpion  –  Le Cycle du Bélier  –  La Nuit des temps  –  La Stupéfiante Mutation de sa Chrysalide


Rimbaud, le Bateau ivre, et un « lapsus-coquille » : Je est autre.    —    Arrêtez de raser les parterres et de massacrer les plantes sauvages. Plus de 500 espèces de plantes en danger au Québec. Laissez la Vie Vivre!    –       Le vrai portrait de Marguerite Bourgeoys par Pierre Le Ber : un chef-d’oeuvre d’art naïf.    —    Saint André : Dans notre coeur et notre esprit, le frère André l’a toujours été

C’est le Train qui les a pas manqués

Un jour, la prison de verre et de fer volera d’elle-même en éclats


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Rasez les Cités. Une autre suite poétique.


 

Rasez les Cités; pour accéder au texte intégral, cliquer ici

Extraits :

Le pétrole monte.
Le loyer aussi.
Black love.
Tide.
So soft.
Tide.
So awful.
Tide.
So mild.

Les connards klaxonnent.

Dreams rushing in, non-stop.
Tide.

Tough is the rope on which it treads
sept nuits par semaine.
Sept heures par nuit.
Raide comme un cri d’impuissance tue.
Raide comme un cri d’impuissance kills.

Love.
l’m in love with a dreaming cipher.
Love.
l’m embroiled in a cipher
filled with love and dreams.
Love.
Dieu que c’est doux.
Dieu que c’est puissant.
Black seven.
Soft laine.
Black seven.
Lune aime
sept nuits
par semaine.

It’s a dreaming world
in a dreaming town
in a dreaming man
sept nuits par semaine.

It’s a dreaming man
in a dreaming town
in a dreaming world
seven nights a week.

D’où lui vient l’euphorie?
Et d’où, l’abîme ouvert
où il tombe comme une perdrix?

C’est venu.

Doux, l’abîme ouvert.

Doux.

Seven dark miniprophets
and Blanche-Neige singing
and there are trumpets,
but a violin beats them all
while the wolf
immerses himself
into
deep,
deep,
deep
meditation
on Vivaldi.

Il navigue en la nuit.
Immobile et glacé.
Sur des lacs immobiles et glacés.
Seven black heads.
Seven beautiful black heads.

Il navigue en des lacs immobiles et glacés.

Tout est amour. Bene. Bene.
Tout est benêt.
Amour. Amour.

Seven black crosses on the mountain.
On the sacred mountain.
On the royal tit.

Sept fois le rituel.
Ça n’arrête jamais.
Sept fois tout le temps.
Sept fois.
Sept fois le rituel.
Sept fois sept dieux libérateurs.

Rasez les Cités; pour accéder au texte intégral, cliquer ici

 


© Copyright 1970 2009 2013 Hamilton-Lucas Sinclair ( Loup Kibiloki, Jacques Renaud, Le Scribe ), cliquer


 

Beaucoup de poèmes de Jacques Renaud ( Loup Kibiloki )


La Colombe et la Brisure Éternité    —    La Toupie, la Ballerine et le Miel.    —    La Licorne, poème venu d’une blancheur médiévale    —    Toutes les terrasses du monde s’ouvrent sur l’infini. On va prendre un café ensemble.    —     Monologue de l’âme-soeur    —    Lettre d’eau ou J’ai assez vécu pour savoir combien j’ai voulu être ici    —      Vague de mémoire. Petit tableau d’été.      —   Du commencement à la fin ou L’Oupanishad de l’ Ignorance    —   From Beginning to End or The Ignorance Upanishad


Jacques Renaud ( Loup Kibiloki, Le Scribe) – Ouvrages de fiction en ligne, des notes biographiques.


Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :    Plusieurs suites poétiques de Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )   –   Des poèmes à Shiva –   Des histoires, des comptines, des contes.  En prose ou en versets libres.  Parfois bizarres, parfois pas.   –   Toutes les terrasses du monde s’ouvrent sur l’infini. On va prendre un café ensemble. Poème. « Toujours, tu rencontreras Rimbaud dans les rues vermillonnes et safranées de Marrakech … »


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Rimbaud, le Bateau ivre, et un « lapsus-coquille » : Je est autre.    —    Arrêtez de raser les parterres et de massacrer les plantes sauvages. Plus de 500 espèces de plantes en danger au Québec. Laissez la Vie Vivre!    –       Le vrai portrait de Marguerite Bourgeoys par Pierre Le Ber : un chef-d’oeuvre d’art naïf.    —    Saint André : Dans notre coeur et notre esprit, le frère André l’a toujours été

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Ève, fille des mers

Botticelli - La Naissance de Vénus.

Naissance de Vénus – Botticelli.


 

Ave belle Ève altière, si haute en ton berceau.
Belle Ève évoluée tu portes la mesure.

Ève, fille des mers, des entrailles tu perces;
tu lèves dans Maria qui baigne la parole,

beauté d’océan bleu où s’ouvre ta corolle
sous le menton béni de la mère des nids.

Ève fille de la mer, je t’orne de mon coeur;
en silence le temps répand son tapis blanc

où tu passes, entraînant l’air altéré de lys,
fervente en l’océan du vaste sacrifice.

Ave saint océan de matière divine:
de ton abîme intime elle vient d’émerger,

si belle de lueurs et si belle d’aimer.
Ave saint océan de matière brûlée.

Jadis, Vénus dormait, océan du prophète,
plénitude gracieuse qui lève en l’homme en fête.

Ave bel océan de matière divine:
le rouge de la mer est la fête des vignes.

Années 1970s


© Copyright 1970 2011 Hamilton-Lucas Sinclair ( Loup Kibiloki, Jacques Renaud, Le Scribe ), cliquer


 

 

Beaucoup de poèmes de Jacques Renaud ( Loup Kibiloki )


La Colombe et la Brisure Éternité    —    La Toupie, la Ballerine et le Miel.    —    La Licorne, poème venu d’une blancheur médiévale    —    Toutes les terrasses du monde s’ouvrent sur l’infini. On va prendre un café ensemble.    —     Monologue de l’âme-soeur    —    Lettre d’eau ou J’ai assez vécu pour savoir combien j’ai voulu être ici    —      Vague de mémoire. Petit tableau d’été.      —   Du commencement à la fin ou L’Oupanishad de l’ Ignorance    —   From Beginning to End or The Ignorance Upanishad


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Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :    Plusieurs suites poétiques de Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )   –   Des poèmes à Shiva –   Des histoires, des comptines, des contes.  En prose ou en versets libres.  Parfois bizarres, parfois pas.   –   Toutes les terrasses du monde s’ouvrent sur l’infini. On va prendre un café ensemble. Poème. « Toujours, tu rencontreras Rimbaud dans les rues vermillonnes et safranées de Marrakech … »


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Rimbaud, le Bateau ivre, et un « lapsus-coquille » : Je est autre.    —    Arrêtez de raser les parterres et de massacrer les plantes sauvages. Plus de 500 espèces de plantes en danger au Québec. Laissez la Vie Vivre!    –       Le vrai portrait de Marguerite Bourgeoys par Pierre Le Ber : un chef-d’oeuvre d’art naïf.    —    Saint André : Dans notre coeur et notre esprit, le frère André l’a toujours été

C’est le Train qui les a pas manqués

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