La Paranoïa de la Maison de Poupée ( La Paranoïa de Stalinette )

Lire aussi :  La Maison de Poupée de Stalinette


« Un jour, Stalinette aperçoit une couloeuvre sur son terrain.  Elle s’empresse de répandre de l’Eau de Javel dans l’herbe et sur le sol et  parsème un peu partout sur le terrain des boules de naphtaline (des “boules à mites”).. »


Ann Resnik, art-work. (Source: cliquer.)

Le complexe de la maison de poupée.  Complexe typique de l’animus féminin.

Tout est contrôlé.  Totalitairement contrôlé.

Les êtres humains y sont graduellement désanimés.

Dans la maison de poupée, les êtres humains n’ont de vie, ou d’animation, que par le contrôle absolu qu’exerce la dame infantile, –  à l’origine fille de riches ou fille de pauvres, peu importe,  –  figée dans une sorte de sirop rose de plus en plus épais, demeurée fillette, demeurée infantile.

Stalinette est, disons, « para-réalité-des-êtres », que ces êtres soient animés ou non.  Elle est para-réalité-des-êtres, comme on dit “paratonnerre”, “parachute”, ou paranoïaque.  En vernaculaire ferroviaire canadien-français, Stalinette est «à côté d’la track», hors des rails, ie déraillée.  ( On pourrait inventer « pararail », « paratrack », etc. )

La dame, au sein de son site contrôlé, est en quelque sorte paravie, voire parasite.  

Catherine Frot dans le film Le Vilain (Source: cliquer)

La dame dispose, dans les diverses pièces de la maison, selon ses caprices arbitraires, obtus, têtus, selon ses hantises, tous les objets, tous inanimés ou paralysés, que ce soit les tasses, les oncles, les vases, les tables, les tantes, les fleurs de plastique, la cafetière, le(s) mari(s), les téléviseurs,  le(s) compagnon(s), les amies, les fourchettes, les enfants («ouash! j’aurais dû avorter!»), les bonbonnières, les tapis, les locataires, etc.

Chaque chose est maniaquement fixée à sa place de par le choix dictatorial de Stalinette.

Dans une maison en pleine campagne, collée sur la forêt, Stalinette ordonne à l’un de ses objets humains d’aller, avec beaucoup d’efforts,  jeter un gigantesque pot de fleurs naturelles (la plante et la terre seulement – la dame garde le pot) dans le container à déchets collectif au bout du chemin et qui se trouve en même temps lui-même à peine à un mètre du bois où on pourrait beaucoup plus facilement jeter la plante et le terreau..

L’idée n’effleure pas l’esprit de Stalinette qu’on puisse se défaire d’une plante vivante et de la lourde masse de terreau qui enveloppe les racines, en déposant simplement le tout à même l’humus du bois, à un mètre, juste à côté du container, ou simplement au bout du terrain de la propriété, dans l’herbe, où le tout se recyclera doucement en enrichissant le topsoil.

La dame semble venir d’une autre planète et aspirer à un astiquage intégralement contrôlé de l’environnement naturel terrestre et à une intégrale robotisation de tous les êtres, à l’image de sa propre robotisation (innée?).

Même en pleine nature, la maison d’une personne atteinte du «complexe de Stalinette» sera abondamment et essentiellement décorée, en plus de fleurs de plastique dans des pots (totale absence d’autonomie et de vie propre), de tableaux froids, anonymes, sans âme, et d’une multitude de bibelots mortifiés par une sorte d’excès maniaque de propreté qui semble appauvrir ou “durcir” leur âme.

Stalinette choisit des objets qui ne “vibrent” pas.  Ou alors, sa présence les vide de toute âme. La dame vit, réfugiée, invraisemblablement infantilisée, dans sa maison de poupée, emprisonnée pour toujours dans un univers exangue où l’ordre mort et le vide dominent et où bougent mécaniquement des automates obéissants.

S’il arrive que l’on puisse parfois trouver des “vraies” plantes dans la maison, ces plantes n’y sont pas pour longtemps :  le terreau est une chose terrifiante.  Le terreau, comme la plante, sont vivants, ils finissent toujours par être jetés aux ordures pour ainsi se retrouver ultimement au dépotoir,  jamais à même le topsoil où ils pourraient enrichir ce dernier.

On note, encore, qu’il faut faire un effort pour parvenir à réaliser ces aberrations.  Le contraire de ces aberrations, lui, ne nécessite aucun effort.  Bref, Stalinette est une dévote.  Ou plutôt, elle confie l’accomplissement de son dévouement anti-vie à des proxys soumis, entièrement sous sa coupe.

L’Empire de Stalinette, ainsi, devient de plus en plus “propre”, c’est-à-dire qu’il tend de plus en plus à l’anéantissement.  L’Empire se savonne lui-même et glisse en  s’écoulant dans le néant.  Rien n’est plus “propre” que le néant.

On maintient maniaquement cette “propreté” anéantissante au prix d’un monstrueux gonflement de montagnes de déchets un peu partout sur la planète haïe –  mais encore vivante (tenace!).   ( Nous nous anéantirons dans l’extrémisme de la propreté et de la pureté sous la tutelle correcte, astiquée et astiquante d’une folle parfaite et sans tache.  En passant, il semble que toute la décadence féministe déraillante qu’on observe nous conduit là – pas dans l’sous-bois, mais dans l’container en métal dont le contenu est destiné au dépotoir. )

Stalinette est terrifiée par l’autonomie florale, animale, humaine.

Elle bannit ces domaines qui lui sont totalement étrangers.  Qui la terrifient.  Qui éveillent, en même temps, son mépris et sa haine.  Stalinette bannit ces domaines, ils sont perçus par elle comme étant totalement, à la fois, méprisables et hostiles.

Un jour Stalinette aperçoit une couloeuvre sur son terrain.  Elle s’empresse de répandre de l’Eau de Javel dans l’herbe tondue, puis elle parsème un peu partout sur le terrain des boules de naphtaline, des “boules à mites”.

Elle fait régulièrement tondre son parterre, c’est un must – mais cette manie, cette compulsion nuisible, mortifère, est devenue commune aujourd’hui :

Arrêtez de raser les parterres et de massacrer les plantes sauvages.  Plus de 500 espèces de plantes en danger, rien qu’au Québec.    –   The lady in the lawnmower wheelchair should stop that neurotic, self-crippling bad joke   –   Where’s all the water gone ?  After more than 10,000 years of Agriculture..

Stalinette vit, réfugiée, totalement infantilisée, dans sa maison de poupée, emprisonnée et emprisonnante, dans un univers délirant, propre, blanc, plastifié, moulé, et où le seul semblant de vie, qui semble pénétrer l’étouffoir, le fait essentiellement par les nouvelles des massemédias qui, eux, dispensent une vérité…  plastifiée, planifiée, soigneusement fabriquée, bien léchée, un beau fake verni, un beau faux luisant – sans compter les soap operas de la télé, consommés à horaires fixes, et dont Stalinette est frigidement friande.


 

Notes improvisées.  En vrac.

Les caprices de Stalinette, maîtresse de la maison de poupée, sont généralement accompagnés de mythomanie, de mégalomanie.

Freud. Stade anal. Propreté maniaque.  Le comportement est, étymologiquement, littéralement, paranoïaque.

Para-noïa.  Notes étymologiques.  “Para”, “à côté”, “en-dehors”.  Idée de “parer à”, comme dans paratonnerre, parachute, paravent.  Idée de quelquechose de “parallèle à”, comme dans “paramilitaire”.   “Noïa”, l’esprit, le mind, le mental.  Par extension :  la connaissance, aussi la perception qui contribue à alimenter, en données, le processus d’organisation de la connaissance.

«Paranoïa» signifie « à côté d’la track » (ou «des rails», donc perception «déraillante», «déraillée»; allusion ferroviaire, appartient au vernaculaire canadien-français). On peut dire aussi « à côté d’la traque », c’est-à-dire à côté de la piste, ça évoque le fait de suivre une piste là où elle n’est pas…  (ou :  «le chevreuil se tord de rire, le loup est gueule-bée, la chasseuse est complètement soûle ou totalement lunatique»).

La maison de poupée est un nid de coucous, détournés d’eux-mêmes par le jeu froid, mécanique, bizarre, d’une entité inconnue et déshumanisante qui domine Stalinette.

On pourrait appeler cette entité « La Maîtresse des Robots ».

La Maîtresse des Robots est d’un plan autre que le plan dit “matériel”, ou “tridimentionnel”, ou “physique”.

Stalinette ne peut être vaincue que sur un autre plan.


Lire aussi :  La Maison de Poupée de Stalinette


© Copyright 2009, 2017 Hamilton-Lucas Sinclair (Loup Kibiloki, Jacques Renaud, Le Scribe), cliquer


Arrêtez de raser les parterres et de massacrer les plantes sauvages. Plus de 500 espèces de plantes en danger au Québec.

The lady in the lawnmower wheelchair should stop that neurotic, self-crippling bad joke

Terrorisme domestique et destruction de potagers par les municipalités : Aux profits de quel lobby ?

Invasions de domiciles : Tout se passe comme si on voulait abolir la légitime défense.

Formule 1 et chaises roulantes : Non à la pollution sonore et sciante

L’avortement, le foetus, Morgentaler et la peine de mort : les holocaustes préventifs

 


Beaucoup de poèmes de Jacques Renaud ( Loup Kibiloki )


 

Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :    Plusieurs suites poétiques de Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )   –   Des poèmes à Shiva –   Des histoires, des comptines, des contes.  En prose ou en versets libres.  Parfois bizarres, parfois pas.


 

Suites poétiques, Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :   Les Enchantements de Mémoire  – Sentiers d’Étoiles  –  Rasez les Cités  –  Électrodes  –  Vénus et la Mélancolie  –  Le Cycle du Scorpion  –  Le Cycle du Bélier  –  La Nuit des temps  –  La Stupéfiante Mutation de sa Chrysalide

 


Un chic chat dans l’coma   –  Un ballon dans un cochon    —   Elle a trop bu de jus d’ tortue

Le miracle de l’écrivain dans l’donjon   –  Petit Matou (paroles pour chanson de plage et d’été, tendre, kétaine et rythmée)    –   La pluie, de ses dents rondes et bleues  –  Filez, filez, ô mon navire – (poème qui se chante) (et bateau d’avril)

Un coup bavant du Grand Avide, ou Kafka aurait pu l’dire

Crassus le Gigueur ou Comment ouvrir le sol sous les armées   –   Le Cliquetis de la croquignole   —   La logique est une muette qui ne cesse de nous faire signe   –   La soeur d’Absalon, ou le ciel et l’enfer interdits aux comiques


 

Oeuvres de fiction de Jacques Renaud  ( Loup Kibiloki ) qu’on trouve sur ce blog : 

 Le Cassé, la novella, avec les nouvelles; la vraie version originale et intégrale, la seule autorisée par l’auteur.   —   Le Crayon-feutre de ma tante a mis le feu, nouvelle.


 

L’Agonie d’un Chasseur, ou Les Métamorphoses du Ouatever, novella.    –   La Naissance d’un Sorcier, nouvelle.

C’est Der Fisch qui a détruit Die Mauer, nouvelle.   —   Émile Newspapp, Roi des Masses, novella.

Et Paix sur la Terre (And on Earth, Peace), nouvelle.   —   L’histoire du vieux pilote de brousse et de l’aspirant audacieux, nouvelle

Le beau p’tit Paul, le nerd entêté, et les trois adultes qui disent pas la même chose, nouvelle  —  La chambre à louer, le nerd entêté, et les quinze règlements aplatis  —   La mésange, le nerd entêté, et l’érudit persiffleur

Jack le Canuck, chanson naïve pour Jack Kerouac,  poème  —    L’histoire de l’homme qui aimait la bière Molson et qui fut victime de trahison

Loup Kibiloki ( Jacques Renaud ) :  La Petite Magicienne, nouvelle;  La Licorne et le Scribe, nouvelle.


Sur Le Cassé de Jacques Renaud, des extraits de critiques

Jadis, la liberté d’expression régnait dans ma ruelle, ou La ruelle invisible

Le Cassé de Jacques Renaud : le vrai, le faussé, le faux  (A-t-on voulu détruire la carrière de l’auteur ?)

Sorel : En 2012, on y censure Dieu et Edith Piaf. En 1971, on y censurait Le Cassé de Jacques Renaud…

And on Earth Peace, Le Cassé, le joual, Jacques Renaud  (Sur Jacques Renaud, l’époque du Cassé, le “joual”.)


 

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