Ma télé décédait il y a plus de 12 ans. Bon débarras.

English short version:   

I got rid of the TV set more than 12 years ago…

Note:  “Tournonner” vient de “to turn on” (“allumer”); “tournoffer” vient de “to turn off” (“éteindre”).

 “Tv-Set Massacre” ( agoasi sur Flickr ).

Le problème avec les téléviseurs c’est qu’ils polluent l’esprit dès qu’on les tournonne, que leur débit persiste et agit subliminalement après qu’on les ait tournoffés, et qu’ils polluent encore quand on les jette.

C’est du déchet toxique mental et physique, quoi qu’on fasse.

Damn’d if you do, damn’d if you don’t.

Il y a plus de 12 ans, je voulais jeter mon téléviseur. Les circonstances ont fait que je l’ai donné à une personne qui voulait l’avoir… Oui, oui, je sais, un don intoxiquant. Mais comme je disais juste un peu plus haut, avec cette invention, damné d’un bord, damné d’l’autre!

Les ordinateurs jetés polluent aussi monstrueusement, je le sais.  Greenpeace mène une campagne de verdissage des téléviseurs, des ordinateurs, des produits high tech. Je ne suis pas un greenpeacenik, mais leur campagne est une initiative vitale et je la salue avec enthousiasme.

Cependant, même un téléviseur vert, je n’en voudrai(s) pas.

Qu’on le prenne d’une manière ou qu’on le prenne d’une autre, cette invention, hypnotique en soi, de plus piratée par une élite mercantile de très bas niveau de conscience, demeure une impeccable abrutisseuse, une teigne indélogeable, une empoisonneuse à la fois brutale et sophistiquée, bref un fléau.

Présentement, il n’y a pas de porte de sortie saine… À part son élimination complète et pour toujours? Par dématérialisation, tiens.  

On pourrait très bien remplacer ce gremlin suant par le développement de la perception des événements et des choses à distance, par évolution de conscience, par le développement du véritable potentiel de perspicacité dont nous sommes porteurs. On sait que la chose est possible.

Pendant des années, jusqu’en février 1998, je me suis fié à cette stupide boîte à mentir (la télé…) pour m’informer et me distraire.

Elle m’a abondamment distrait en me désinformant durant des décennies.

Jusqu’en 1998, en plus des livres, j’avais toujours été un avide lecteur de magazines, de journaux, et  j’écoutais les émissions d’affaires publiques et les nouvelles à la télé. À la radio aussi.

Je m’étais bien rendu compte que la télé mentait “parfois”, “cachait” souvent, comme les journaux d’ailleurs – et la radio aussi. Parce que je lisais des livres, avec références, documentés, je pouvais percevoir l’hypocrisie, les parti pris, la cachotterie mass-médiatiques. Mais mon esprit ne pouvait se faire à l’idée pourtant si souvent démontrée que les médias de masse, qu’ils soient d’état ou privés, mentaient. Pouvaient mentir. Beaucoup. L’idée était trop forte, et j’étais attaché aux mass-médias.

Mais le mensonge médiatique ne vient pas seulement avec les trous sombres qu’on sent quand on “écoute”, ces sortes de “trous noirs” inexplicablement agaçants qu’on sent, sans savoir tout de suite qu’ils sont causés en nous par ce qui est enlevé, absent, retranché, censuré. Le mensonge médiatique vient aussi inéluctablement avec un extrême amenuisement de la qualité d’ensemble, “qualité”, entre autres, au sens philosophique du terme, le complément de “quantité”.  La qualité d’ensemble de ce qui est télévisé diminue, est essorée par la manipulation asséchante des informations, la qualité est évacuée graduellement – sauf rares, très rares exceptions mais qui ressortent avec d’autant plus de force.

C’est l’une de ces extraordinaires exceptions qui a paradoxalement précipité ma décision en février 1998 de balancer définitivement ma télé et de la sortir pour toujours de mon existence.

C’était une entrevue. À Radio-Canada. Avec une femme médecin. Une Française dans la trentaine. Je ne me souviens ni de son nom, ni du nom de l’intervieweuse, je ne me souviens même pas du thème ou du sujet de l’entrevue. Ça venait de Paris.  Tout ce dont je me souviens c’est de cette femme médecin, le ton de sa voix, chaque phrase était substantielle, cet être était authentique et simple, une transparence, une intelligence, une aura indéfinissable, une richesse d’être, quelque chose qu’il me semblait n’avoir jamais vu, entendu, éprouvé à la télé depuis que je la regardais. C’est dire: j’ai commencé à regarder le truc lumineux au début des années 1960s…

Et à la fin de l’entrevue, je me suis levé, toujours sous le charme. J’ai tournoffé le bidule en m’entendant dire: “Je ne vais pas attendre un autre quarante ans pour voir et entendre quelque chose comme ça… Une fois par quarante ans, seulement, quelque chose de vrai parvient à percer ce truc-là et à  jaillir?… J’attendrai pas encore quarante ans! Quarante ans de néant, d’insignifiance!  No way!…”

J’ai tournoffé la télé ce soir-là pour la dernière fois de ma vie.

La boîte à appauvrir et à mentir m’avait frustré en promettant sans jamais tenir pendant quarante ans!

D’un coup j’avais compris. J’avais atteint le tournant. J’ai cessé d’acheter les journaux. Les revues. Je n’ai plus écouté la radio pendant des mois. Puis plus tard, parfois j’allumais la radio, quelques minutes, comme il m’arrive de le faire encore aujourd’hui. Parfois un peu plus longtemps.

Dieu merci, il y avait l’internet et j’étais branché… Et il y avait certains livres – et par dessus tout, la curiosité. Surtout elle. Et la méditation, la réflexion, la bicyclette, la marche, l’observation, la réflexion (encore :), la vraie planète, pas la médiaplanète creuse dans laquelle on nous fait rebondir comme des billes pour nous faire consommer comme des tartes…

Au fil du temps, au cours des dernières années, du fait d’aller moi-même aux informations sur internet, du fait d’entrecroiser les informations, les faits, de les recouper, j’ai réalisé de plus en plus combien les médias de masse mentaient, plus encore que je pouvais le penser en 1998. Mon sentiment est devenu connaissance et certitude croissantes.

Bref, je me suis débarrassé du téléviseur et je ne l’ai jamais regretté.

Quand on tournonne le téléviseur, il nous dit toujours implicitement: “Tu restes assis, tu la ferme, on te regarde, on te carde les neurones et t’écoute!”

Nous obéissons toujours.

L’auditeur n’est rien.

On le fait marcher (au figuré!) comme un âne.

Il pourra zapper pendant l’éternité, la brute habile, implicite, lui renverra toujours le même répugnant message, seconde après seconde: “Tu restes assis, tu la ferme, on te regarde, on te carde les neurones et t’écoute.”  Toujours.

Et il se soumettra.

Toujours.

À moins de tournoffer. Pour toujours.

Les médias de masse nous baillonnent. Rien de moins.

Ils sont payés pour le faire et le téléspectateur paye pour qu’ils le fassent!

Des millions de personnes se soumettent d’elles-mêmes à ça chaque jour dans la plus pure tradition des servitudes volontaires. Elles se soumettent aux flots de couleurs, de mouvements, de sons débilitants. Décennie après décennie. Souvent avec un extraordinaire sens du devoir (faut s’informer…) et une confiance béate à faire hurler. Tout en proclamant pompeusement qu’ils sont des êtres “libres” vivant dans des “pays libres”: “Tu restes assis, tu la ferme, on te regarde, on te carde les neurones, et t’écoute.”

Voilà un viril exercice de la liberté de se soumettre. La liberté d’obéir comme des bio-robots – et bientôt, avec le temps, comme des bio-déchets. La liberté de régresser, de s’affaiblir, de se la fermer absolument, d’écouter comme des sourds. Écouter quoi? La plupart du temps, des faces liftées qui sourient comme des machines, qui font tourner leur voix savonneuse, grossière ou bien élevée, dans la buanderette de nos cerveaux, des arnaqueurs prestigieux surpayés qui ne savent plus ce qu’ils sont ou ce qu’ils font, formés à persiffler, à ne rien dire qui compte vraiment, formés à le faire “gentiment” ou pompeusement en cachant les choses qu’il faut cacher, en ne montrant que ce qui sert les agendas des establishments qu’ils servent – comme des esclaves, eux aussi, formés, dressés – et qui cachent la substance et qui disent le néant en émettant des bruits étudiés ou grossiers avec leur bouche…

Le fait qu’on puisse rester collé à ça pendant des heures, si c’est pas un cas patent d’hypnose de masse, rien ne sera jamais un cas patent d’hypnose de masse. Je pense à ceux et celles qui ouatchent les menteurs et les menteuses chaque jour avec une ferveur constante.  À ceux qui se laissent arracher les émotions par des manipulateurs professionnels. À ceux et celles qui se sentent de plus en plus frustrés et irrités par le mensonge correct ou la cochonnerie musclée, mais qui persistent. À ceux qui dégénèrent de plus en plus mais qui demeurent convaincus qu’ils doivent absolument se coller chaque jour à la chose pour prendre le poulx d’un monde qui leur échappe de plus en plus parce que ce dont ils prennent le poulx, c’est d’une chimère décadente qui tord la réalité et trompe les esprits.

À la limite, vaut mieux regarder les murs: ils ne mentent pas.

Tout le monde a droit au meilleur.

Chose certaine, personne ne le trouvera dans la boîte au pire.

Personne.

Tournoffez.


© Copyright 2010 Hamilton-Lucas Sinclair (Loup Kibiloki, Jacques Renaud, Le Scribe), cliquer


 

La censure massemédiatique et Radio-Canada : Vous ne saurez jamais ..

Sugar Sammy, hangover, gueule de bois et Radio-Canada: les clichés sont tenaces et collants.

Radio-Canada et l’insignifiance massemédiatique.


 

Fictions de Jacques Renaud  ( Loup Kibiloki )  sur ce blog : 

 Le Cassé, la novella, avec les nouvelles; la vraie version originale et intégrale, la seule autorisée par l’auteur.   —   Le Crayon-feutre de ma tante a mis le feu, nouvelle.

L’Agonie d’un Chasseur, ou Les Métamorphoses du Ouatever, novella.    –   La Naissance d’un Sorcier, nouvelle.

C’est Der Fisch qui a détruit Die Mauer, nouvelle.   —   Émile Newspapp, Roi des Masses, novella.

Et Paix sur la Terre (And on Earth, Peace), nouvelle.   —   L’histoire du vieux pilote de brousse et de l’aspirant audacieux, nouvelle

Le beau p’tit Paul, le nerd entêté, et les trois adultes qui disent pas la même chose, nouvelle  —  La chambre à louer, le nerd entêté, et les quinze règlements aplatis  —   La mésange, le nerd entêté, et l’érudit persiffleur

Jack le Canuck, chanson naïve pour Jack Kerouac,  poème  —    L’histoire de l’homme qui aimait la bière Molson et qui fut victime de trahison

Loup Kibiloki ( Jacques Renaud ) :  La Petite Magicienne, nouvelle;  La Licorne et le Scribe, nouvelle.


Beaucoup de poèmes de Jacques Renaud ( Loup Kibiloki )


Sur Le Cassé de Jacques Renaud, des extraits de critiques

Jadis, la liberté d’expression régnait dans ma ruelle, ou La ruelle invisible

Le Cassé de Jacques Renaud : le vrai, le faussé, le faux  (A-t-on voulu détruire la carrière de l’auteur ?)

Sorel : En 2012, on y censure Dieu et Edith Piaf. En 1971, on y censurait Le Cassé de Jacques Renaud…

And on Earth Peace, Le Cassé, le joual, Jacques Renaud  (Sur Jacques Renaud, l’époque du Cassé, le “joual”.)


 

Un coup bavant du Grand Avide, ou Kafka aurait pu l’dire


 

Arrêtez de raser les parterres et de massacrer les plantes sauvages. Plus de 500 espèces de plantes en danger au Québec.

Terrorisme domestique et destruction de potagers par les municipalités : Aux profits de quel lobby ?   –    Invasions de domiciles : Tout se passe comme si on voulait abolir la légitime défense.

Formule 1 et chaises roulantes : Non à la pollution sonore et sciante

L’avortement, le foetus, Morgentaler et la peine de mort : les holocaustes préventifs

«Un univers clandestin d’une ampleur insoupçonnée.» Rapport Duchesneau, la Corruption au Québec. Texte intégral.


Les Femen :  Ressurgence de la symbolique nazi.  Cruauté criarde, hystérique, sado-maso..

La leader femen Inna Chevtchenko :

« Si c’est nécessaire de passer de la tronçonneuse aux ARMES À FEUje vais le faire, c’est sûr. »


 

Vers une harmonie d’enfer : harcèlement, faux viols, chaos du genre : Les fausses accusations de harcèlement sexuel devraient augmenter en France, stimulées par la Loi Belkacem de 2012. La théorie du genre dans la loi Belkacem de 2012.  Québec : Bertrand Saint-Arnaud et la théorie du genre en catimini, une entrevue radio.


 

Canada, Québec, Ontario …  un proto-totalitarisme souterrain persistant.

Canada : Pouvoir dérogatoire canadien et pouvoir dérogatoire hitlérien sont identiques.

Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, Nations-Unies. Texte complet et intégral.

Depuis 1982, le Parlement canadien – tout comme chacune des législatures du pays – ont le pouvoir constitutionnel de violer, sans aucun recours légal possible, au moins 18 des 30 articles de la Déclaration universelle des droits de l’Homme des Nations-Unies, soit les articles suivants1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 17, 18, 19, 20, 26, 29.

Ce pouvoir dérogatoire canadien, c’est l’article 33 de la Charte des droits et libertés canadienne de 1982, qui fait partie de la Constitution canadienne :  Charte des droits et libertés du Canada (1982; lire l’article 33 en allant à la page 48)  ;  English : Canadian Constitution Act, 1867-1982 (1982; go to page 47, read article 33)

Documents de référence – La d’Habilitation nazie mars 1933, pouvoir dérogatoire québécois (1975), canadien de 1982. Essentiellement, les extraits pertinents de la Charte québécoise, de la Charte canadienne, et la Loi d’Habilitation allemande de mars 1933 au complet.


Québec: la clause dérogatoire et la loi 204.    –     Collusion : Karl Péladeau à Hydro-Québec et la Loi Labeaume-Maltais (loi 204)

Milgram, la torture, l’abîme de l’obéissance. Les candidats sont légion.   –   Le danger d’être canadien, le danger d’être québécois

Avons-nous jamais vécu en démocratie? Pétitionne, trace ton x, cause toujours.    –     Le Petit x du vote: Acte de liberté – ou Pacte de soumission?    –    Nos démocraties: Liberté ou Soumission volontaire?


Pour bien manger, éteignez la télé.   —   Éteignez la télé de vos voisins… (J’ai jamais essayé ce gadget.)   —   Obésité et diabète: éteignez la télé.

Television sucks.


 

Blogsurfer.us –  Icerocket

About Loup Kibiloki

Aller ici (have a look here) : https://electrodes-h-sinclair-502.com/electrodes_anode/
This entry was posted in Articles, billets, essais., hypnocratie, media, monde, Radio-Canada, Survie - Survival, world and tagged , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Bookmark the permalink.

5 Responses to Ma télé décédait il y a plus de 12 ans. Bon débarras.

  1. Pingback: Le danger d’être canadien, le danger d’être québécois – 4/4 | Électrodes – déCandification d'un exCandide (Jamais Terminée)

  2. Pingback: Le danger d’être canadien, le danger d’être québécois – 3/4 | Électrodes – déCandification d'un exCandide (Jamais Terminée)

  3. Pingback: Le danger d’être canadien, le danger d’être québécois – 2/4 | Électrodes – déCandification d'un exCandide (Jamais Terminée)

  4. Pingback: Le danger d’être canadien, le danger d’être québécois – 1/4 | Électrodes – déCandification d'un exCandide (Jamais Terminée)

  5. Pingback: Sugar Sammy, hangover, gueule de bois et Radio-Canada: les clichés sont tenaces et collants. | Électrodes – déCandification d'un exCandide (Jamais Terminée)

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s