Toi qui seras Orphée, un fleuve ornera ta lyre

Orphée et Euridice - tableau de Nicolas Poussin.

Orphée et Euridice – tableau de Nicolas Poussin.


À Francine Hamelin.
À Pierre Régnier.

 

Toi qui seras Orphée,
en ta lyre se pâment les grâces.

Dans ton lit de roses et d’espace,
la roseur luit au fond du puits.

En la grâce, Orphée, en beauté,
tu remontes et ton nom t’accompagne:

la nuit est le corps des baisers
et tous les sons trillent dans l’âme.

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Ode à la Dame au Lys

La Vierge au Lys, tableau de William Bouguereau - 1899.

La Vierge au Lys, tableau de William Bouguereau – 1899. Très beau tableau de Bouguereau. Observez les mains. Il y en quatre. Les doigts de trois d’entre elles sont disposés exactement de la même manière, ils font le même geste (moudra). La quatrième main, la main droite de Jésus, fait également un geste des doigts, un moudra différent – mais plus familier. Bouguereau: lien Wikipedia sur l’image.


 

Pour toi sont les brûlures aux lys blancs des manteaux,
pour toi, belle anse ornée du roi des matériaux,
pour toi ce vêtement étoilé sur le seuil,
sans fin, pour toi qui lèves, sont les lèvres du seuil,
sans fin, sans une ride, tu portes le manteau,
sans fin sur l’océan la majesté t’emporte
et sans fin tu répands ta grâce au pas des portes.
Sans fin mon coeur ira traverser ton étau.

Années 1970s

 


© Copyright 1970 2010 Hamilton-Lucas Sinclair ( Loup Kibiloki, Jacques Renaud, Le Scribe ), cliquer


 

Beaucoup de poèmes de Jacques Renaud ( Loup Kibiloki )


La Colombe et la Brisure Éternité    —    La Toupie, la Ballerine et le Miel.    —    La Licorne, poème venu d’une blancheur médiévale    —    Toutes les terrasses du monde s’ouvrent sur l’infini. On va prendre un café ensemble.    —     Monologue de l’âme-soeur    —    Lettre d’eau ou J’ai assez vécu pour savoir combien j’ai voulu être ici    —      Vague de mémoire. Petit tableau d’été.      —   Du commencement à la fin ou L’Oupanishad de l’ Ignorance    —   From Beginning to End or The Ignorance Upanishad


Jacques Renaud ( Loup Kibiloki, Le Scribe) – Ouvrages de fiction en ligne, des notes biographiques.


Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :    Plusieurs suites poétiques de Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )   –   Des poèmes à Shiva –   Des histoires, des comptines, des contes.  En prose ou en versets libres.  Parfois bizarres, parfois pas.   –   Toutes les terrasses du monde s’ouvrent sur l’infini. On va prendre un café ensemble. Poème. « Toujours, tu rencontreras Rimbaud dans les rues vermillonnes et safranées de Marrakech … »


Suites poétiques, Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :   Les Enchantements de Mémoire  – Sentiers d’Étoiles  –  Rasez les Cités  –  Électrodes  –  Vénus et la Mélancolie  –  Le Cycle du Scorpion  –  Le Cycle du Bélier  –  La Nuit des temps  –  La Stupéfiante Mutation de sa Chrysalide


Rimbaud, le Bateau ivre, et un « lapsus-coquille » : Je est autre.    —    Arrêtez de raser les parterres et de massacrer les plantes sauvages. Plus de 500 espèces de plantes en danger au Québec. Laissez la Vie Vivre!    –       Le vrai portrait de Marguerite Bourgeoys par Pierre Le Ber : un chef-d’oeuvre d’art naïf.    —    Saint André : Dans notre coeur et notre esprit, le frère André l’a toujours été

C’est le Train qui les a pas manqués

Un jour, la prison de verre et de fer volera d’elle-même en éclats


 

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Jack le Canuck. Chanson pour Jack Kerouac.

Jack Kerouac et sa femme, Stella. Photo prise vraisemblablement vers la fin des années 1960s à Lowell où Jack habitait avec sa mère et Stella.

Jack Kerouac et sa femme, Stella. Photo prise vraisemblablement vers la fin des années 1960s à Lowell où Jack habitait avec sa mère, Gabrielle-Ange Lévesques, et Stella. Lien Wikipedia sur l’image.

La photo ci-contre provient de:  The Jack & Stella Kerouac Center for American Studies, Lowell, Massachusets.

Le texte qui suit a été écrit après une rencontre avec Jack Kerouac, à Lowell, Massachusetts, en 1967.

Je l’ai très peu révisé.

Je n’avais pas cherché à faire “historique”, ou joli ou pas joli,  je cherchais simplement à me faire une sorte de talisman. Une sorte d’aide-mémoire affectif  versifié et rythmé, parfois en joual, parfois pas, surtout en canayen, en fait. Un ensemble qui me fait beaucoup penser, après coup, à de l’art rustique, ou naïf, inégalement équarri – mais en écriture.

Presque tout ce qui est mentionné dans le texte me vient de Jack ou de francos-américains rencontrés au fil des journées passées avec lui; j’y ai mis très peu du mien.

Je corrige parfois un peu le texte, par touches, ici et là (“péres” au lieu de “pères”, des choses comme ça – en français, Jack avait un redoutable accent canayen, j’m’en lassais pas).

J’avais beaucoup aimé les trois jours que j’avais passé avec Jack.

Jack aimait beaucoup le Johnny Walker. «Johnny Walker» devenait «Ti-Jean Marchant» ou «Ti-Jean Marcheur» – on the road, quoi, avec des détours …

C’est à Lowell que j’ai lu pour la première fois ce texte extraordinaire de Jack: The Scripture of the Golden Eternity. C’est pratiquement le seul texte de lui que j’aie jamais lu, je l’admets, c’est comme ça.  Booklet acheté chez un dépanneur de Lowell qui offrait toutes les oeuvres de Jack sur un classique support en métal, cylindrique et tournant.  Et Jack qui me racontait comment The Scripture lui était venue: en tombant par terre après avoir trop bu.  De Johnny Walker.  Faut pas tout croire. Mais Jack avait le whisky inspirant.  Stella :  “You know, my husband is a genius…” :-).  Tu parles.

Faudrait peut-être que je me débroussaille la mémoire là-dessus et que je raconte un jour. En attendant, je vous offre ce talisman, sans prétention.

Jack, Ti-Jean Marcheur, Jack le Canuck.

*

Jack le Canuck  –  Chanson pour Jack Kerouac

Oublie jamais, brother, que c’est à Lowell, Mass,
que chus né, loin des miens, dans ma vaste country.
I don’t go more often than you’self to the mass
mais Fortier prend un coup solide tous les samedis.
Oublie jamais, brother, que c’est à Lowell, Mass.

Refrain:

Chus né à Lowell, Lowell, Mass,
chus né Canayen, well, well,
j’ai aimé en démon nostalgique et rêvant
sur la terre de Lovecraft, des GIs, de l’argent:
chus né à Lowell, c’est bad, c’est well,
chus né à Lowell, well, well.

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Tu cours partout. Chanson de plage et d’été, tendre, kétaine et rythmée. C’est une maman qui chante ..

.. et comme on dit, on sélectionne pas les inspirations.

Si on méprise celle-ci, on obtient jamais les autres ..


plage_enfant

« C’est quoi, cette chanson idiote ?!, dit Toto.  Concentrez-vous sur autre chose et fichez-moi la paix ! »

–  Oui, mais bon, elle chante, on n’y peut rien ..
–  Ouais ..
–  .. Pis t’es pas obligé d’écoûter, Toto ..
–  Oui, mais chus pas sourd, ‘pa ! .. Tu r’viens quand ?
–  Après la chanson ..


 

Tu joues avec mes sacs de plage
tu joues avec mon plat d’cachous
tu t’baignes tout nu comme les sages
tu cours partout comme un matou.

Petit petit fou
et petit sage
petit petit fou
et petit loup.

Tu suces l’or des coquillages
tu suces l’eau des coquilloux
tu touches à tout comme les sages
tu touches à tout comme les fous.

Petit petit fou
et petit sage
petit petit fou
et petit loup.

Tu as les cheveux comme un voyage
tu as des yeux comme des p’tits loups
tu as les cheveux comme les sages
tu as les yeux comme les loups.

Petit petit fou
et petit mage
petit petit fou
et petit loup.

Tu aimes jouer à toto-garage
tu aimes jouer au loup-garou
tu me déranges comme un sage
tu me déranges comme un fou.

Petit petit fou
et petit sage
petit petit fou
et petit loup.

Tu me réveilles avec des rages
tu me réveilles avec des coups
tu me réveilles comme un sage
tu me réveilles comme un fou.

Petit petit fou
et petit sage
petit petit fou
et petit loup.

Tu me déclares que ba-hou bou
tu me fais des discours de fou
tu me dis ka ki ba bou bou
coco de sage, coco de fou.

Petit petit fou
et petit page
petit petit fou
et petit loup.

Tu me séduis comme un ramage
tu me séduis comme un p’tit fou
tu peux dormir comme les sages
tu peux hurler comme les loups.

Petit petit loup
et petit sage
petit petit loup
et petit fou.

Tu me quitt’ras quand t’auras l’âge
tu me quitt’ras quand t’auras tout
tu peux grandir comme les sages
tu peux grandir comme les loups.

Petit petit fou
et petit sage
petit petit fou
et petit doux.

Ton père a pris le vent du large
ton père est parti comme un fou
il ne me reste pour le voyage
de la vie que ton corps qui joue.

Petit corps doux
petit roi mage
petit corps doux
petit matou.


© Copyright 2009 Hamilton-Lucas Sinclair ( Loup Kibiloki, Jacques Renaud, Le Scribe ), cliquer


Un chic chat dans l’coma   –  Un ballon dans un cochon    —   Elle a trop bu de jus d’ tortue

Le miracle de l’écrivain dans l’donjon   –  Tu cours partout (paroles pour chanson de plage et d’été, tendre, kétaine et rythmée)    –   La pluie, de ses dents rondes et bleues  –  Filez, filez, ô mon navire – (poème qui se chante) (et bateau d’avril)

Un coup bavant du Grand Avide, ou Kafka aurait pu l’dire

La Fable de Crassus le Gigueur, ou comment ouvrir la terre sous les armées   –   Le Cliquetis de la croquignole   —   La logique est une muette qui ne cesse de nous faire signe   –   La soeur d’Absalon, ou le ciel et l’enfer interdits aux comiques


Beaucoup de poèmes de Jacques Renaud ( Loup Kibiloki )


Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :    Des poèmes à Shiva –   Des histoires, des comptines, des contes.  En prose ou en versets libres.  Parfois bizarres, parfois pas.


Suites poétiques, Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :   Les Enchantements de Mémoire  – Sentiers d’Étoiles  –  Rasez les Cités  –  Électrodes  –  Vénus et la Mélancolie  –  Le Cycle du Scorpion  –  Le Cycle du Bélier  –  La Nuit des temps  –  La Stupéfiante Mutation de sa Chrysalide


La Colombe et la Brisure Éternité    —    La Toupie, la Ballerine et le Miel.    —    La Licorne, poème venu d’une blancheur médiévale    —    Toutes les terrasses du monde s’ouvrent sur l’infini. On va prendre un café ensemble.    —     Monologue de l’âme-soeur

Du commencement à la fin ou L’Oupanishad de l’ Ignorance    —   From Beginning to End or The Ignorance Upanishad

Un jour, la prison de verre et de fer volera d’elle-même en éclats


Jacques Renaud ( Loup Kibiloki ), ouvrages de fiction en ligne, novellas, nouvelles, des notes biographiques.


Rimbaud, le Bateau ivre, et un « lapsus-coquille » : Je est autre.  –  Arrêtez de raser les parterres et de massacrer les plantes sauvages. Plus de 500 espèces de plantes en danger au Québec.     –    Terrorisme domestique et destruction de potagers par les municipalités : Aux profits de quel lobby ?


C’est le Train qui les a pas manqués


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Don’t listen to sweat vampires and slick liars

scrooge


 

Don’t let thieves
make you believe
that Nature tagged a price on you
in silver, gold, or fiat money
when you were born: it’s not Her way.
Life never had to be earned.

Bills don’t buy
immortal life.
They don’t buy mortal life either.
Bills or money don’t buy joy,
They don’t buy sadness either.
Bills don’t buy death, they don’t buy birth:
Life never had to be earned.

Cost of living
is a shylock’s game:
ask the rivers, ask the forests,
ask the fish and then ask the wind
ask it to anything genuine:
Cost of living is fib and sting.

Don’t listen
to blood suckers,
to sweat vampires and slick liars,
to fat banksters, to war mongers,
who nail and tax and bill their prey:
they live to steal your destiny.

Don’t listen
to life plunderers,
To sweat vampires and slick liars,
just plan and figure out a way
to trick ’em out through Nature’s Way.


© Copyright 2010 Hamilton-Lucas Sinclair ( Loup Kibiloki, Jacques Renaud, Le Scribe ), click


Astounding 2009 Nobel Prize for Literature Joan de Blow never wrote a book!  She talks about Obama. (Satire.)

Invisible Person with Enormous Power. It starts with a “C”, as in “Corporation”, but it doesn’t end there…  –


Le Vaisseau d’or : A new English translation of Émile Nelligan’s masterpiece.

Winter Evening by Émile Nelligan. A new English translation of Soir d’Hiver (Comme la neige a neigé!)

All café-terrasses are vistas on infinity. Let’s have coffee together.    –    Toutes les terrasses du monde s’ouvrent sur l’infini. On va prendre un café ensemble.

Dans mes cellules d’opale et de lune (Shiva Moon)  –   Shiva Bruisse   –   Shivas’s Gift to a Wolf  –   Trois poèmes à Shiva and one poem to Shiva

Tribute to the White Wolf   –   Hommage au Loup Blanc.  –   Une araignée d’étoiles. Stars, and a spider

Srî Aurobindo, la prison d’Alipore, et son poème « Invitation » : nouvelle traduction française and the original poem in English.


Beaucoup de poèmes de Jacques Renaud ( Loup Kibiloki )


Canada, Québec, Ontario …  un proto-totalitarisme souterrain persistant.   –   Canada : Pouvoir dérogatoire canadien et pouvoir dérogatoire hitlérien sont identiques.


Déclaration universelle des droits de l’Homme – Nations-Unies. Texte complet et intégral:

Depuis 1982, le Parlement canadien – tout comme chacune des législatures du pays – ont le pouvoir constitutionnel de violer, sans aucun recours légal possible, au moins 18 des 30 articles de la Déclaration universelle des droits de l’Homme des Nations-Unies, soit les articles suivants1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 17, 18, 19, 20, 26, 29  –  Ce pouvoir dérogatoire canadien, c’est l’article 33 de la Charte des droits et libertés canadienne de 1982, qui fait partie de la Constitution canadienne :  Charte des droits et libertés du Canada (1982; lire l’article 33 en allant à la page 48)  ;  English : Canadian Constitution Act, 1867-1982 (1982; go to page 47, read article 33)


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Les gigues millénaires vont tonner


 

Des pas martelaient
les côteaux et les bois.

Des plaintes couraient sous les astres
et dans les branches.

Le vent dans les arbres était un vent vivant.

C’était comme des flûtes, des sons venus du temps
qui s’étiraient
et qui parfois sentaient le cèdre frais, la pinède coupée, la pulpe et la sève.

Des sons qui chantaient sans dire.

Comme des orgues sourds, des hymnes bleus.

Comme une gigue,
comme une parole de Dieu toute en son, mais sans mots,
qui courait, qui dégivrait la chair, qui imprégnait le cerveau.

Dans les bosquets de plantes gelées,
sans recours,
dans des monticules,
dans des amas denses de poussières,
marbrés de fils bleus, de veinules,
quelque chose regardait la mort sans crainte en souriant,
en combattant
du fond
de la tranquillité.

Sourde et profonde plaie
béant à nos côtés
guérissait lentement, puissamment, insistant,
insistant, sans fléchir, sans fléchir, sans jamais,
sans jamais, sans jamais souffrir un fléchissement.

Dans la douceur lointaine d’un rivage du temps,
(une sensation lointaine, lointaine, infiniment)
un guerrier s’éveillait
et on le rencontrait
et on le connaissait.

Le guerrier se confondait avec tout l’horizon.

Sa voix était partout,
dans les branches et les pentes,
dans les coulées, dans l’étendue des neiges et dans le vol ployant
du grand harfang blanc.

Le guerrier contemplait la douleur d’un carnage,
le champ d’une défaite en des temps très anciens.

Il contemplait l’horreur avec sérénité.
Il contemplait la mémoire alitée,
vivante, éveillée, disant tout, disant tout sans narrer.

Les guerriers dérivaient
dans l’enfer assoupi d’un massif retour.

Des pas,
comme des pas,
martelaient la profondeur des bois.

La nuit glissait en sifflant dans les branches.
La nuit glissait en giflant dans les branches.
La nuit glissait de promontoires immenses.
Elle les portait en elle.

Sur des flots de guerriers dérivant dans la plaie,
le harfang dispersait les semences des cycles,
des cycles qui venaient,
il déversait en vol par l’ampleur lévitante, ondoyante du vol,
dans l’eau pure du fleuve,
les semences à venir.

Le silence murmurant, immensément, disait.

Nous entendrons monter dans l’espace de l’âme,
l’ironie meurtrière et l’eau sombre du drame,
l’immensité du Loup renaissant dans l’Eau Calme.

Les pas glissent,
les pas tapent au sol,
les pas martèlent,
et les haleines
et les chevelures
frôlent.

La mémoire persiste sous les astres
et dans la sève
et dans les branches.

Le temps vient,
le temps terrible d’entendre
les gigues millénaires
tonner.

Années 1970s – 2009

 


© Copyright 1970, 2009 Hamilton-Lucas Sinclair (Loup Kibiloki, Jacques Renaud, Le Scribe), cliquer


Beaucoup de poèmes de Jacques Renaud ( Loup Kibiloki )


Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :   Des poèmes à Shiva –   Des histoires, des comptines, des contes.  En prose ou en versets libres.  Parfois bizarres, parfois pas.


Suites poétiques, Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :   Les Enchantements de Mémoire  – Sentiers d’Étoiles  –  Rasez les Cités  –  Électrodes  –  Vénus et la Mélancolie  –  Le Cycle du Scorpion  –  Le Cycle du Bélier  –  La Nuit des temps  –  La Stupéfiante Mutation de sa Chrysalide


 

Réception à la table des nombres

Edith Piaf censurée au Québec : l’origine védique du mot et du concept de «Dieu»

Le Règne de la quantité et les signes des temps de René Guénon

Rimbaud, le Bateau ivre, et un « lapsus-coquille » : Je est autre.

Gurdjieff, Ouspensky, Jung : On comprend vraiment ce qu’on lit? Ce qu’on écrit? Ce qu’on dit?..   —   Gurdjieff, Ouspensky, Jung : Do we know how to read? Understand what we write? What we say?  –


 

Fictions de Jacques Renaud  ( Loup Kibiloki ) sur ce blog : 

 Le Cassé, la novella, avec les nouvelles; la vraie version originale et intégrale, la seule autorisée par l’auteur.   —   Le Crayon-feutre de ma tante a mis le feu, nouvelle.

L’Agonie d’un Chasseur, ou Les Métamorphoses du Ouatever, novella.    –   La Naissance d’un Sorcier, nouvelle.

C’est Der Fisch qui a détruit Die Mauer, nouvelle.   —   Émile Newspapp, Roi des Masses, novella.

Et Paix sur la Terre (And on Earth, Peace), nouvelle.   —   L’histoire du vieux pilote de brousse et de l’aspirant audacieux, nouvelle

Le beau p’tit Paul, le nerd entêté, et les trois adultes qui disent pas la même chose, nouvelle  —  La chambre à louer, le nerd entêté, et les quinze règlements aplatis  —   La mésange, le nerd entêté, et l’érudit persiffleur

Jack le Canuck, chanson naïve pour Jack Kerouac,  poème  —    L’histoire de l’homme qui aimait la bière Molson et qui fut victime de trahison

Loup Kibiloki ( Jacques Renaud ) :  La Petite Magicienne, nouvelle;  La Licorne et le Scribe, nouvelle.


 

Sur Le Cassé de Jacques Renaud, des extraits de critiques

Jadis, la liberté d’expression régnait dans ma ruelle, ou La ruelle invisible

Le Cassé de Jacques Renaud : le vrai, le faussé, le faux  (A-t-on voulu détruire la carrière de l’auteur ?)

Sorel : En 2012, on y censure Dieu et Edith Piaf. En 1971, on y censurait Le Cassé de Jacques Renaud…

And on Earth Peace, Le Cassé, le joual, Jacques Renaud  (Sur Jacques Renaud, l’époque du Cassé, le “joual”.)


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La Licorne. Poème venu d’une blancheur médiévale.

Domenichino, La Vierge et la Licorne, 1602, fresque du Palais Farnese, Rome. Lien sur l'image.

Domenichino, La Vierge et la Licorne, 1602, fresque du Palais Farnese, Rome.

Le poème suit cette introduction, beaucoup plus bas.

Il est difficile d’écrire ou de parler de ces choses sans passer pour prétentieux, ou cinglé, ou les deux, surtout à notre époque.

Par ailleurs, comme je n’y peux rien – je le sais par expérience – je ne m’attarderai pas plus longtemps à ces considérations-là et je vais poursuivre.

La Licorne est un « poème venu d’une blancheur médiévale »: c’est peut-être, essentiellement, ce que je peux en dire. La Licorne, c’est le genre de poème dont on dit, après l’avoir écrit, quelque chose comme: « J’ai écrit ça?… » Ou mieux: « Ça s’est écrit… » Quelque chose du genre.

C’est comme si la Licorne s’était glissée, tissée d’essence dans le texte, dans sa forme, ses rythmes, ses métaphores, le poème en est imprégné. Elle est toujours là, dans le poème, comme il en était il y a près de quarante ans. (Oui, ça fait longtemps, mais je ne suis pas un baby-boomer, je suis plus vieux qu’un baby-boomer …)


 

On dit souvent que chaque époque a sa sensibilité. C’est vrai. Relativement.

L’expérience poétique m’a souvent démontré que les « sensibilités des époques » n’étaient pas prisonnières de ces époques et que ces sensibilités, ces manières de dire, de faire, d’éprouver, se promenaient dans le temps, ou dans la mémoire humaine, ou dans la mémoire de la terre, ou dans la mémoire de l’univers, qu’elles faisaient partie intégrante de la mémoire et que la mémoire était un continuum, pas de solution de continuité, pas de trou dans la mémoire, pas de « néant » au sens courant, il suffit d’attraper ou de se faire attraper – et ça arrive assez souvent.

Lien sur l'image.

Si les « frontières d’époques » existent, rien ne semble empêcher les champs de mémoire de ces époques de franchir ces frontières. Ces « frontières d’époques », si elles existent, ne sont certainement pas parfaitement étanches.

Le concept de « frontière » est un concept d’espace, un concept spatial, et c’est toujours en utilisant des termes d’espace que l’on parle du temps (essayez, vous allez voir): on dit du temps qu’il est derrière nous, devant nous, mais le temps n’est pas de l’espace; regardez derrière vous, regardez devant vous: vous ne verrez ni passé, ni futur. Le temps se mêle intimement et subtilement à l’espace (et nous sommes une composante de cet espace). On dit que le temps « passe » (notion spatiale).

Fragment de La Dame à la Licorne, tapisserie célèbre dessinée en France et tissée en Flandres vers la fin du 15e siècle. Lien Wiki sur l'image.

Les frontières, c’est comme la peau: ça délimite la forme, et en même temps ça exude, ça absorbe, ça rayonne. On n’est plus dans le « to be or not to be »,  ici, on est dans du « to be and not to be », on n’est plus dans la polarité divisée, on est dans la polarité enlacée. Matière à méditation sans fin. Bonjour, licorne de France (la licorne du poème est une licorne de France, le poème le dit, elle l’a dit.)

J’adore ce poème (je ne peux pas en dire autant de tout ce que j’ai écrit).

Le poème résiste au test du temps. C’est presque dire que la Licorne même résiste au test du temps.

Après avoir écrit ce poème, j’ai commencé à m’intéresser et à penser aux licornes (quoique pas à longueur d’année). Après tout, celle-là semblait me connaître.  En tout cas, elle avait rendu visite, et la licorne inspire, c’est irrésistible.


Je dois aussi dire que le snob « rationaliste » en moi trouvait le poème terriblement « éthéré ». Mais c’est une erreur. D’ailleurs, le « rationaliste » en moi n’est plus snob depuis longtemps. La Licorne  pourrait y être pour quelque chose.

Le poème est très réaliste. Sur son plan.

Les métaphores sont parfois complexes et « obscures » mais par elles une véritable émotion traverse le poème en maints endroits, même plusieurs décennies après l’avoir écrit, et aux mêmes endroits, et l’émotion est toujours porteuse de sens, il faut savoir l’accueillir et la laisser se déployer (sans qu’elle nous emporte et sans toujours comprendre analytiquement non plus – en tout cas, du premier coup).

Et puis à la fin,  un cadeau c’est un cadeau – et ce poème est un cadeau de la Licorne, et je la remercie, et elle le sait.


 

Licorne, bienvenue. Ce poème vient de toi et j’ai transcrit ce qui venait au mieux de mes capacités d’attention et de concentration, je l’ai fait avec beaucoup de bonheur et d’émerveillement tranquille, je l’ai fait en ton honneur. Et depuis ce temps, quelquechose de ta présence demeure avec moi. Tu es forte, tu es pure et très forte, je ne cesserai jamais te t’aimer, et je sais que tu n’en abuseras jamais.


 

Le poème date de 1974. Je l’ai révisé récemment. Très peu de changements s’il en fut.

C'est celle-là qui ressemble le plus à celle du poème...

C’est cette représentation qui me fait penser le plus à celle du poème, mais …  c’était pas tout à fait ça …

 

C’est cette représentation, ci-dessus, qui me fait penser le plus à celle du poème, mais …  c’était pas tout à fait ça …

Curieux : c’est la moins « artistique » de toutes les illustrations reproduites au fil de cet article, la plus « kitsch ». Qu’importe.

Je ne retrouve pas le lien Url de cette illustration. J’ai créé un autre lien sur l’image, vers Wikipedia: The Hunt of the Unicorn. On trouve sur Wikipedia un article en langue française sur le même thème, intitulé La Chasse à la Licorne, mais l’iconographie qui accompagne l’article en langue anglaise me semble plus complète.

Le thème de La Chasse à la Licorne éveille des échos profonds.

La Chasse à la Licorne est une chose extrêmement cruelle.

La Cruauté ne pouvait peut-être pas dominer le monde sans d’abord en chasser la Licorne. Je crois qu’on paye très cher pour ça.

Et pourtant, pourtant, la Licorne est toujours là …


La Licorne – poème venu d’une blancheur médiévale

à Denys Gagnon

I

Licorne est dormeuse
et pucelle
et son antre
s’éveille doucement à l’appel des tourmentes.

Était-ce elle, si belle, en ces couches nocturnes,
pudique et réfléchie dans les eaux du sommeil?

Délicats, ses naseaux caressaient les fenêtres
avec de l’oeil de lune dans des rameaux d’argent
et le jardin poussait ses tiges les plus crues
et elle ouvrait son oeil de douce agnelle d’ambre
sur un buisson de rose alerté par les treilles.

La nuit porte sa candeur jusqu’aux naissances des feuilles
dans la douceur des bruits d’abeilles et le vin vivant qu’elle effleure.

Licorne, mordeuse profonde,
tu mastiques dans l’ivoire,
lisse et tournante dans l’espace –
et le temps plane sur ta peau,
presseuse immense du troupeau.

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Elle joue aux billes, aux bulles, aux boules et aux étoiles

Nausicaa joue aux boules, ou au jeu de paume... Lien sur l'image.

Nausicaa jouant aux boules, ou aux planètes, ou au jeu de paume… Lien sur l’image.


 

L’immensité déambule
d’un bout à l’autre de ses mondes
jusqu’au fin fond de nos jeux d’ombres.

Quand l’ancre mouille
et que les maillons s’entrechoquent comme des os
dans le grand donjon de noir et d’eau,
quand la peur des remous nous engloutit,
je sais.

L’immensité déambule
d’un bout à l’autre de ses mondes
jusqu’au fin fond de nos jeux d’ombres.

Nous habitons le cimetière avide
du capital et de l’hypnose,
et l’immensité danse et déambule
d’un bout à l’autre de ses mondes
jusqu’au fin fond de nos jeux d’ombres.

Chacun son espace cube de solitude,
chacun sa tête en hypothèque,
chacun ses yeux bombés de cris tus,
chacun sa confusion humide sous le bâillon,
chacun son illusion féroce et tenace.

Et l’immensité,
comme un velours,
ne cesse de jouer,
dans nos guenilles et nos atours,
aux billes, aux bulles,
aux boules et aux étoiles,
d’un bout à l’autre de ses toiles.

Années 1960s, réécrit en 2009

 


© Copyright 1960 2009 Hamilton-Lucas Sinclair (Loup Kibiloki, Jacques Renaud, Le Scribe), cliquer


 

Beaucoup de poèmes de Jacques Renaud ( Loup Kibiloki )


Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :   Des poèmes à Shiva –   Des histoires, des comptines, des contes.  En prose ou en versets libres.  Parfois bizarres, parfois pas.


Suites poétiques, Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :   Les Enchantements de Mémoire  – Sentiers d’Étoiles  –  Rasez les Cités  –  Électrodes  –  Vénus et la Mélancolie  –  Le Cycle du Scorpion  –  Le Cycle du Bélier  –  La Nuit des temps  –  La Stupéfiante Mutation de sa Chrysalide


 

Un chic chat dans l’coma   –  Un ballon dans un cochon    —   Elle a trop bu de jus d’ tortue

Le miracle de l’écrivain dans l’donjon   –  Petit Matou (paroles pour chanson de plage et d’été, tendre, kétaine et rythmée)    –   La pluie, de ses dents rondes et bleues  –  Filez, filez, ô mon navire – (poème qui se chante) (et bateau d’avril)

Un coup bavant du Grand Avide, ou Kafka aurait pu l’dire

Crassus le Gigueur ou Comment ouvrir le sol sous les armées   –   Le Cliquetis de la croquignole   —   La logique est une muette qui ne cesse de nous faire signe   –   La soeur d’Absalon, ou le ciel et l’enfer interdits aux comiques


Jacques Renaud ( Loup Kibiloki ), ouvrages de fiction en ligne, novellas, nouvelles, des notes biographiques.


Oeuvres de fiction de Jacques Renaud  ( Loup Kibiloki ) qu’on trouve sur ce blog : 

 Le Cassé, la novella, avec les nouvelles; la vraie version originale et intégrale, la seule autorisée par l’auteur.   —   Le Crayon-feutre de ma tante a mis le feu, nouvelle.

L’Agonie d’un Chasseur, ou Les Métamorphoses du Ouatever, novella.    –   La Naissance d’un Sorcier, nouvelle.

C’est Der Fisch qui a détruit Die Mauer, nouvelle.   —   Émile Newspapp, Roi des Masses, novella.

Et Paix sur la Terre (And on Earth, Peace), nouvelle.   —   L’histoire du vieux pilote de brousse et de l’aspirant audacieux, nouvelle

Le beau p’tit Paul, le nerd entêté, et les trois adultes qui disent pas la même chose, nouvelle  —  La chambre à louer, le nerd entêté, et les quinze règlements aplatis  —   La mésange, le nerd entêté, et l’érudit persiffleur

Jack le Canuck, chanson naïve pour Jack Kerouac,  poème  —    L’histoire de l’homme qui aimait la bière Molson et qui fut victime de trahison

Loup Kibiloki ( Jacques Renaud ) :  La Petite Magicienne, nouvelle;  La Licorne et le Scribe, nouvelle.


Sur Le Cassé de Jacques Renaud, des extraits de critiques

Jadis, la liberté d’expression régnait dans ma ruelle, ou La ruelle invisible

Le Cassé de Jacques Renaud : le vrai, le faussé, le faux  (A-t-on voulu détruire la carrière de l’auteur ?)

Sorel : En 2012, on y censure Dieu et Edith Piaf. En 1971, on y censurait Le Cassé de Jacques Renaud…

And on Earth Peace, Le Cassé, le joual, Jacques Renaud  (Sur Jacques Renaud, l’époque du Cassé, le “joual”.)


 

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Le néant, la foule et ses masques

 


Il contemple en douceur
la foule et ses masques
du fond d’un néant d’âge.

Il a percé le fond noir,
il a crevé l’outre.

Il a couru de l’autre côté
des bombes et des tombes. Continue reading

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L’histoire de l’homme qui aimait la bière Molson et qui fut victime de trahison


 

À Bram Stoker

C’en était même pas une …


 

J’ai toujours été bein correct avec le monde.

Quand j’étais petit
j’allais jouer au parc Molson, dans Rosemont, à Montréal,
pis je r’gardais les grands gars
bouère des grosses de biére Molson
dans des sacs d’épicerie en papier brun
pis j’allais vendre les bouteilles de Molson vides
pour m’acheter des sacs de chips à une cenne.

J’ai jamais arrêté d’êt’ bein correct avec le monde.

Quand j’ai eu grandi,
j’allais bouère des grosses de Molson,
des fois, au parc Molson, avec les grands,
dans des sacs d’épicerie en papier brun,
pis en plus j’m’achetais des sacs de chips
à vingt-cinq cennes pour manger avec.

J’ai toujours été bein correct avec le monde.

Quand j’ai eu blanchi pis rapetissé,
j’allais encore bouère des grosses de Molson,
des fois, au parc Molson,
dans des sacs d’épicerie en plastique pas brun
pis j’m’achetais des sacs de chips
à cent soixante cennes pour manger avec.

J’ai jamais arrêté d’êt’ bein correct avec le monde.

Pis d’in coup,
j’ai été mort.

Pis quand j’ai été mort,
y m’ont rien dit:
y m’ont sacré dans une grosse ostie d’niaiseuse de biére vide
qui m’coûtait cinq cent mille cinq cents cibouères de cennes
sans m’donner in seul maudit sac de chips
pis sans jamais m’dire qu’la crisse de biére c’était même pas une Molson!

Shit de gagne de traîtres!!

(Années 1970s)

 


© Copyright 1970, 2013 Hamilton-Lucas Sinclair (Loup Kibiloki, Jacques Renaud, Le Scribe), cliquer


Fictions de Jacques Renaud ( Loup Kibiloki ) sur ce blog :  

Le Cassé, la novella, avec les nouvelles; la vraie version originale et intégrale, la seule autorisée par l’auteur.   —   Le Crayon-feutre de ma tante a mis le feu, nouvelle.   —   L’Agonie d’un Chasseur, ou Les Métamorphoses du Ouatever, novella.    –   La Naissance d’un Sorcier, nouvelle.

C’est Der Fisch qui a détruit Die Mauer, nouvelle.   —   Émile Newspapp, Roi des Masses, novella.   —   Et Paix sur la Terre (And on Earth, Peace), nouvelle.   —   L’histoire du vieux pilote de brousse et de l’aspirant audacieux, nouvelle

Le beau p’tit Paul, le nerd entêté, et les trois adultes qui disent pas la même chose, nouvelle  —  La chambre à louer, le nerd entêté, et les quinze règlements aplatis  —   La mésange, le nerd entêté, et l’érudit persiffleur

Loup Kibiloki ( Jacques Renaud ) :  La Petite Magicienne, nouvelle   –   La Licorne et le Scribe, nouvelle.

 


Beaucoup de poèmes de Jacques Renaud ( Loup Kibiloki )


 

Sur Le Cassé de Jacques Renaud, des extraits de critiques

Jadis, la liberté d’expression régnait dans ma ruelle, ou La ruelle invisible

Le Cassé de Jacques Renaud : le vrai, le faussé, le faux  (A-t-on voulu détruire la carrière de l’auteur ?)

Sorel : En 2012, on y censure Dieu et Edith Piaf. En 1971, on y censurait Le Cassé de Jacques Renaud…

And on Earth Peace, Le Cassé, le joual, Jacques Renaud  (Sur Jacques Renaud, l’époque du Cassé, le “joual”.)


 

Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :    Plusieurs suites poétiques de Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )   –  Beaucoup de poèmes de Jacques Renaud ( Loup Kibiloki )  –  Des poèmes à Shiva –   Des histoires, des comptines, des contes.  En prose ou en versets libres.  Parfois bizarres, parfois pas.


 

Un chic chat dans l’coma   –  Un ballon dans un cochon    —   Elle a trop bu de jus d’ tortue

Le miracle de l’écrivain dans l’donjon   –  Petit Matou (paroles pour chanson de plage et d’été, tendre, kétaine et rythmée)    –   La pluie, de ses dents rondes et bleues  –  Filez, filez, ô mon navire – (poème qui se chante) (et bateau d’avril)

Un coup bavant du Grand Avide, ou Kafka aurait pu l’dire

La Fable de Crassus le Gigueur, ou comment ouvrir la terre sous les armées   –   Le Cliquetis de la croquignole   —   La logique est une muette qui ne cesse de nous faire signe   –   La soeur d’Absalon, ou le ciel et l’enfer interdits aux comiques


 

Arrêtez de raser les parterres et de massacrer les plantes sauvages. Plus de 500 espèces de plantes en danger au Québec.

Terrorisme domestique et destruction de potagers par les municipalités : Aux profits de quel lobby ?

Invasions de domiciles : Tout se passe comme si on voulait abolir la légitime défense.    –   Formule 1 et chaises roulantes : Non à la pollution sonore et sciante


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Poème pour Nathalie

femme_niqab_yeux


À Nathalie Gadouas

L’oeil n’a aucun trait.
L’oeil n’est pas un visage.
L’oeil est un océan d’âme,
l’âme de quiconque y navigue.

Si Nathalie était laide,
il faudrait aimer les yeux de Nathalie.
Si Nathalie n’en avait pas,
il faudrait quand même aimer Nathalie.
Si Nathalie n’était pas,
il faudrait quand même aimer –
et sûrement Nathalie alors naîtrait.

1964


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