Tableau de Caspar David Friedrich : Lever de Lune sur la Mer, Moonrise over the Sea, Mondaufgang am Meer, 1822.
Quelque chose en moi parle comme un ondoiement surgissant.
L’air comme un sel et comme un miel,
joue sur ta langue et sur la mienne
pendant que l’enfant libre joue dans les bois du plaisir.
Je cours dans les bois prévenir les guérisseurs
et le chien roux Saint Gilles qui attendrit le coeur de l’inquisiteur.
Je crie parfois dans la foule pour qu’on ne heurte pas l’aveugle
mais il voit et je sais mais il faut pourtant que je crie mes mots à la foule.
C’est un jeu entre Saint Gilles et moi.
Mais partout, dans des mondes, des sarcleuses, des harceleurs, des harceleuses enchaînent; avec leurs milliards de doigts tors elles vous sarclent et vous traînent.
« Pour tous les badauds de la bêtise, l’assassin aura existé que le temps d’être écoeurant, sadique, maniaque. Avant? Après? Peu importe. Un tueur, c’est rien qu’un tueur. Faut surtout pas qu’il soit autre chose. Ça compliquerait tout. Y est né en tuant, y est né d’un corps qui pourrit déjà. Y doit mourir tué. Pendu proprement. Les tueurs, c’est une race. On veut rien savoir de leur vie avant l’assassinat. Sont nés dans les évangiles à scandales. Leur pays c’est la prison. Leurs moeurs sont pas ceux des badauds de la bêtise. Les assassins et les autres meurent assassinés. C’est écrit dans les évangiles à scandales. Seuls les badauds de la bêtise meurent jamais. Sont là, sont toujours là pour en témoigner. » (Le Cassé, de Jacques Renaud, extrait du chapitre 10.)
Extrait du chapitre 10 :
« Y vont trouver Bouboule, la tête effouèrée. Y a des témoins qui vont venir ouèr dans l’fond de cour.
« Pour pouvoir dire après, qu’eux-autres aussi ils l’ont vu, le mort de la rue Evans. On va parler d’un maniaque. Le maniaque au tournevis. Ou le maniaque à la grosse roche pesante. Ça va intimider les mécaniciens et les maçons. Un maniaque. Le tueur aura plus droit à son existence passée et à venir. Sera simplement un tueur, essentiellement un tueur. Pour tous les badauds de la bêtise, l’assassin aura existé que le temps d’être écoeurant, sadique, maniaque. Avant? Après? Peu importe. Un tueur, c’est rien qu’un tueur. Faut surtout pas qu’il soit autre chose. Ça compliquerait tout. Y est né en tuant, y est né d’un corps qui pourrit déjà. Y doit mourir tué. Pendu proprement. Les tueurs, c’est une race. On veut rien savoir de leur vie avant l’assassinat. Sont nés dans les évangiles à scandales. Leur pays c’est la prison. Leurs moeurs sont pas ceux des badauds de la bêtise. Les assassins et les autres meurent assassinés. C’est écrit dans les évangiles à scandales. Seuls les badauds de la bêtise meurent jamais. Sont là, sont toujours là pour en témoigner. »
Ils ont pas dit la même chose … (Source : cliquer sur les mésanges. Copyright Julian Robinson.)
Il était une fois trois adultes et un enfant de huit ans qui s’appelait Paul. Le beau p’tit Paul.
Le premier adulte dit à l’enfant: « Viens m’voir mon beau p’tit Paul. » Le deuxième adulte dit à l’enfant : « Viens m’voir mon beau p’tit Paul. » Et le troisième adulte, s’adressant à l’enfant, lui dit : « Viens m’voir mon beau p’tit Paul. »
La morale de cette fable est qu’il arrive parfois que trois personnes disent la même chose. Voilà. La fable se termine ici. En fait, la fable pourrait se terminer ici.
Mais il y a un os.
Un nerd, témoin de l’histoire, et qui vient de lire la fable, insiste pour dire que les trois adultes n’ont pas dit la même chose …
– Hein?!
– Oui. Un nerd, c’est un nerd. Il insiste pour dire que « viens m’voir mon beau p’tit Paul » et « viens m’voir mon beau p’tit Paul », c’est pas la même chose.
– Mais voyons!?!
– Oui. On y coupera pas. Il insiste. C’est un nerd.
Portrait de François-Marie Arouet, dit Voltaire (1694–1778), auteur, entre autres, du Traité sur la Tolérance (1763) où l’on trouve la célèbre « Prière à Dieu ». Le tableau a été peint par Catherine Lusurier (vers 1753-1781), d’après le tableau de Nicolas de Largillière (1656-1746).
Les adversaires du maire y ont-ils pensé? Et le maire lui-même?
Je muse et je rêve, mais il n’est pas encore interdit de rêver, même fort (l’interdit viendra sûrement un jour – mais pour l’instant c’est prier qui est visé).
On croirait vraiment assister à un nouvel épisode de Candide.
À tout événement, j’ai quelque chose à proposer. Une solution simple, pratique, et qui ne manquerait pas d’un certain humour sous-jacent – voire d’une dose homéopathique d’ironie.
Il suffirait d’afficher la très belle, très profonde, très émouvante Prière à Dieu de Voltaire (dont le texte suit, plus bas, et qui ne se réfère à aucune religion en particulier) à l’intérieur de la salle du Conseil municipal de Saguenay et d’observer chaque jour une bonne minute de silence où chacun prierait selon sa tendance intérieure ou sa foi.
Note : Voltaire pouvait être pingre, cruel, etc., pas de doute : Voltaire, Nouvelle-France, Canada, Québec : Anéantir l’Acadie, et autres citations.Mais il ne s’agit pas de lui, mais de sa prière, qui demeure très belle et très inspirante, que ça plaise ou que ça déplaise. Je m’explique en deux mots, sous ce lien, là-dessus. Il dit dans Candide (par la bouche du sénateur Pococurante) : « Les sots admirent tout dans un auteur estimé. » Il a raison là-dessus. Il aurait tout aussi bien pu ajouter, très justement : « Les sots méprisent tout dans un auteur détesté », etc.
Jean Tremblay, maire de Ville de Saguenay: afficher la « Prière à Dieu » de Voltaire dans le salle du Conseil de Ville de Saguenay? Pourquoi pas? Source: la phototèque du quotidien de Québec Le Soleil.
Il ne serait pas sans intérêt – et ce serait extrêmement révélateur à tous points de vues – de voir lesquels seraient les premiers à dénoncer Voltaire et sa Prière … On pourrait avoir de grosses surprises.
*
Mise à jour, mars 2010 ; je suis tombé sur l’une de ces « surprises », qui n’en est pas vraiment une à mes yeux, je l’admets; il s’agit d’une réaction à l’article que vous lisez présentement (cette réaction s’intitule « Pas même la Prière à Voltaire… – Prière de ne pas Prier »
On s’oppose même au simple affichage d’un texte profondément inspirant comme celui de Voltaire. Même pas une minute de silence où chacun se recueillerait, comme le suggère mon article. Ça sent le fanatisme inquisitorial – ou le refoulement puritain.
J’ai eu un débat, avec un certain Renart Léveillé, sur la prière, sur un site qui s’appelle «Les 7 du Québec». Léveillé est l’auteur de l’article déjà mentionné ( « Pas même la Prière à Voltaire… – Prière de ne pas Prier » ).
Il appuie, entre autres, la suspension de la liberté d’expression. Il nie la réalité de la prière et ce qu’elle peut apporter de réel. Le type, évidemment, parle à travers son chapeau : en effet, pendant qu’en Hollandie ça hollandise et qu’au Québec ça laïcise, ça athéise, et ça chartise, en France les guérisons miraculeuses dans un contexte de prières se multiplient depuis des années à l’Église Saint Nicolas des Champs, à Paris. C’est un témoignage parmi des milliers d’autres. Ce n’est pas sans évoquer les miracles de Saint André, à Montréal, à l’Oratoire Saint-Joseph, phénomènes qui s’échelonnent, aussi, sur des années, et qui viennent ironiquement voleter au nez du laïcisme athéisant.
Voici un très bon reportage sur ce qui se passe depuis des années à l’Église Saint Nicolas des Champs :
Au fond, ce n’est pas à la présence de telle ou telle religion dans « l’espace public » que s’attaque vraiment la mouvance intégriste et fanatisante du laïcisme québécois mais, plus fondamentalement encore, au phénomène même de la prière, c’est-à-dire à cette fonction fondamentale de la psyché humaine qui tend naturellement, depuis toujours, à se relier au divin – religare, religere – en ce monde ou dans d’autres – ou même, tout simplement, au recueillement – nonobstant toute forme d’adhésion à quelque religion connue, quelle qu’elle soit. Quand on s’y arrête, il y a, dans cette opposition, quelque chose de pathétique. Le refoulement de l’aspiration humaine à mieux, s’est substituée, dans le temps, au refoulement de la libido : on appelle ça le « progrès ». Plus ça change, plus ça se ressemble. Le Québec est entraîné en plein script orwellien : interdire la prière et soumettre à l’amende au nom de la liberté d’expression.
Once upon a time,
in the maze of time and space
there was a sad, lone wolf,
a moon,
and a Great divinity called Shiva.
And Shiva came to rise in the heart of the wolf.
It was a gift to the wolf.
It was a spontaneous gift.
For no reason.
Except undemanding divine compassion, love,
and good humor.
And grew the gratitude of the wolf,
a gratitude
complete,
unabated,
discreetly resplendent.
The wolf wrote this poem.
He wrote it for all the other wolves
wandering on planet earth
or au-delà,
that they should know
the deepest heart of their destiny,
the deepest gift of their destiny,
the hidden wonders of their liberty;
that they should know
the name of their destiny,
that they should know
the immortal master of the moon and the night,
that they should know
the gift of gratitude
and immortal joy.
Le Sourcil de la montagne. Mountain Brow. Les Rocheuses. Rocky Mountains. Wallpaper, tapisserie; conçu par Alex Seifert. Source: cliquer sur l’illustration.
Sur le sourcil de la montagne
Shiva danse.
Dans les bulles du ruisseau
Shiva roule.
J’ai mis pied devant pied
sur terre
un nombre incalculable de fois
sans savoir que Shiva
dansait en moi,
sans savoir
que Shiva
me faisait marcher,
sans savoir que Shiva
me faisait marcher comme un enfant
jusqu’à ce qu’il puisse,
Shiva, jusqu’à ce qu’il puisse
chausser mes pieds
et plonger dans le rapide
avec moi,
pour me montrer
comment commence
un univers.
Un écrasement d’avion de brousse en Alaska. Source: cliquer sur l’illustration. La fable qui suit n’a aucun lien avec les faits et l’évènement tragique qu’illustre cette photo.
Accident de motoneige (un autre), Trois-Rivières, Québec, 9 janvier 2012, photo Stephan Desrochers. (Source, cliquer sur la carcasse.)
– Je cherche un vieux pilote de brousse audacieux, dit le gars.
– Pourquoi? demanda le vieux pilote.
– Je veux qu’il m’enseigne le pilotage d’avion de brousse.
– Il n’y a pas de vieux pilotes d’avion de brousse audacieux, dit le vieux.
– Quelle honte!, dit le gars; et pourquoi?
– Tous les pilotes de brousse audacieux sont mort jeunes, dit le vieux.
– Tu dis ça pour me décourager?, lança le gars.
– Non, dit le vieux. Je te dis ça parce que c’est vrai.
– C’est décourageant …
– Si la vérité te décourage, tu feras pas vieux os.
– Comment ça se fait qu’ils sont mort jeunes, les pilotes de brousse audacieux? Continue reading →
Le Caribou des Toundras, une oeuvre de l’illustrateur canadien James Nathaniel (Jim) Simpkins (1910-2004), reproduite en tons de gris dans le numéro de mars 1959 de la revue Le Jeune Naturaliste (vraisemblablement une aquarelle). L’illustration proviendrait des archives de l’Office National du Film du Canada à Ottawa où Simpkins a travaillé .
« Viens sur la neige, car la neige n’est pas la mort; la neige est un repos ou un moment dans la vie … »
L’objet de cet article, c’est la reproduction en format pdf (cliquer sur le lien à la fin de l’article) de dix-sept exemplaires que j’ai trouvés par hasard, publiés entre 1954 et 1961, de la revue Le Jeune Naturaliste, considérée comme «l’ancêtre» de la revue Québec Science.
Le titre de cet article, La Neige n’est pas la Mort, c’est aussi le titre de l’éditorial (pas un article scientifique) du plus ancien des numéros (février 1954) que j’ai trouvés. C’est un texte «poétique» très simple qui me touche par sa naïveté tout autant que par sa vérité; le voici (le texte commence sous la photo des poissons des chenaux) :
Pêche d’hiver aux poulamons, ou aux «petits poissons des chenaux» dans la région de la ville de Trois-Rivières au Québec – ou encore, la «pêche aux petites morues». Photo prise au Québec, vraisemblablement au début des années 1950s. Elle provient du journal Le Nouvelliste de Trois-Rivières et elle est reproduite dans Le Jeune Naturaliste de f’évrier 1954.
Photo Daniel McCullum; vraisemblablement prise à l’intérieur de l’Église Notre-Dame, à Montréal.
And On Earth Peace ( Et Paix sur la Terre )
Une histoire de Noël
Une nouvelle de Jacques Renaud
1963
L’aube. La soupane blafarde. La visquosité de l’humidité. Le froid. Une odeur de ciment gelé s’est figée dans mes sinus. L’odeur a disparu. J’ai beau me dilater les narines, j’arrive pas à la renifler de nouveau. Odeur de ciment gelé! Oua! Pis après. M’en sacre. Odeur de quèqchose. Ça puait. Chus jamais allé m’placer l’nez au-dessus du ciment gelé, comme ça, pour le fonne. Pourrais ben dire que ça sent gris. Ah! Pis après. M’en sacre. Pas pour me mettre à recherche des puanteurs. Chus pas imprésario. Me retrouver à dump. Nez dans marde. Pour trouver des puanteurs. Non, non. Hey! Pas si cave.
Photo Cathryn. Source : cliquer sur l’image.
Il frissonne. Il aime pas ça. Il sait qu’une stupide absence de chapeau ou de bottes fourrées, plus la fatigue – il est fatigué – et c’est une pleurésie «légère». Ça lui arrive tous les hivers. Le frissonnement. Ouerch! Maudite marde! Bromo quinine – pilule verte. A chaque frissonnement, y répète la même chose. Un vrai chien d’Pavlov. Une fringale lance un sang nerveux à ses tempes. Par saccades. D’un coup, sans crier gare, ses mâchoires décrochent. Ses nerfs cèdent quelque part. L’épaule croule vers la droite. La tête vers la gauche. Puis vrang, la mâchoire. Frissonnement. Des phrases et des mots s’entrechoquent dans sa tête.
«Brassées par bandes, brassées par bandes.» Une écharde de poème. «Un-brin-d’scie-fait-la-planche.» Six pieds. Celui-là, c’est de moi. Comique en barnac, han, Baudelaire? Mon enfant, ma soeur, songe à la partie de fonne d’éparpiller des confetti d’poèmes à tous les coins d’rues. Un policier au bout de chaque doigt, astiquer rageusement les écuries d’Augias. Je t’aime. Un beau mot – allons – un beau geste. Un beau fumier, toute cette anthropophagie. Songe à la douceur d’aller là-bas. Non, non. Pas dans les écuries d’Augias. Tu connais pas Augias? Un beau malpropre. T’en parlerai. Songe à là-bas pis pose pas de questions. Les guerlots sonnent (pause) dans la vallée (demi-pause). C’est une trôlée de morveux dans ma tête grosse comme un orphelinat. Mon enfant, ma soeur, songe un peu, c’est douze dollars pour des bonnes bottes – ben non, vouèyons, des bottes qu’on se met d’in pieds, cochonne. On est fourré. Là tout n’est qu’ordre et marché, marche par là mon poulet que j’te pleume luxe, calme et volupté. Continue reading →
Le premier ministre du Québec, Jean Charest. Personne n’en veut et il est toujours là. Arrêtons de nous raconter des histoires: nous ne vivons pas en démocratie. Photo Canadian Press.
Les pétitions nationales devraient avoir force de loi.
Les pétitions populaires sont un exercice démocratique vivant aussi important, sinon plus, beaucoup plus même, que des élections statutaires à tous les cinq ans.
La pétition exigeant la démission du premier ministre du Québec, Jean Charest, se terminait le 15 février 2011; cliquer ici pour aller la consulter : elle dépasse 248 000 (248 252) signatures (note: la population du Québec compterait présentement autour de 7,7 millions d’habitants.)
Mise à jour sans commentaires: aujourd’hui 16 février 2011, la pétition a pris fin il y a quelques heures, à minuit, et le total des signatures sur le site de la pétition n’indique plus 248 252 signatures comme hier après-midi mais 247 379 signatures. Entre hier 15 février 2011 avant minuit, et aujourd’hui 16 février à 09h56, le total a diminué.
Il y a plusieurs autres pétitions sur le site de l’Assemblée Nationale. Certaines sont en cours. D’autres sont terminées.
Toutes ces pétitions sont des répositoires vivants d’une démocratie qui veut vivre.
Que ces pétitions populaires n’aient pas force de loi, ne soient douées d’aucune contrainte législative est, en soi, un témoignage évident du fait qu’en dépit de toutes les singeries auxquelles on peut s’adonner à ce propos, nous ne vivons pas en démocratie.
« … car tout ce qui existe en quelque façon que ce soit, même l’erreur, a nécessairement sa raison d’être, et le désordre lui-même doit finalement trouver sa place parmi les éléments de l’ordre universel. » — René Guénon, Avant Propos, Le Règne de la quantité et les signes des temps.
Note : René Guénon étant décédé en 1951, son oeuvre est entrée dans le domaine public au Canada en 2001, soit cinquante ans après le décès de l’auteur.
Par ailleurs, l’oeuvre est diffusée ici under fair use.
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La principale raison qui m’a poussé à diffuser Le Règne de la quantité et les signes des temps de René Guénon sur mon blog est que le texte est devenu difficile à trouver en bibliothèque là où j’habite. Je me dis que c’est peut-être le cas ailleurs — peut-être pas partout, mais qu’importe, comment savoir?
Par ailleurs, je crois noter que depuis la publication du Règne de la Quantité ici (under fair use, toujours) et la publication de cet article, des formats pdf du Règne de la Quantité et d’autres oeuvres de Guénon ont commencé à circuler sur internet. Je ne cherchais peut-être pas bien sur internet : – ) , quoi qu’il en soit, il faut s’en réjouir.
À tout événement, je diffuse toujours l’ouvrage ici :
Chapitres I à X [1 à 10] – ce qui comprend les chapitres suivants: Chapitre I [1] – Qualité et quantité; Chapitre II [2] – «Materia signata quantitate»; Chapitre III [3] – Mesure et manifestation; Chapitre IV [4] – Quantité spatiale et espace qualifié; Chapitre V [5] – Les déterminations qualitatives du temps; Chapitre VI [6] – Le principe d’individuation; Chapitre VII [7] – L’uniformité contre l’unité; Chapitre VIII [8] – Métiers anciens et industrie moderne; Chapitre IX [9] – Le double sens de l’anonymat; Chapitre X [10] – L’illusion des statistiques.
Chapitres XI à XX [11 à 20] – ce qui comprend les chapitres suivants: Chapitre XI [11] – Unité et «simplicité»; Chapitre XII [12] – La haine du secret; Chapitre XIII [13] – Les postulats du rationalisme; Chapitre XIV [14] – Mécanisme et matérialisme; Chapitre XV [15] – L’illusion de la «vie ordinaire»; Chapitre XVI [16] – La dégénérescence de la monnaie; Chapitre XVII [17] – Solidification du monde; Chapitre XVIII [18] – Mythologie scientifique et vulgarisation; Chapitre XIX [19] – Les limites de l’histoire et de la géographie; Chapitre XX [20] – De la sphère au cube.
Chapitres XXI à XXX [21 à 30] – ce qui comprend les chapitres suivants: Chapitre XXI [21] – Caïn et Abel; Chapitre XXII [22] – Signification de la métallurgie; Chapitre XXIII [23] – Le temps changé en espace; Chapitre XXIV [24] – Vers la dissolution; Chapitre XXV [25] – Les fissures de la Grande Muraille; Chapitre XXVI [26] – Chamanisme et sorcellerie; Chapitre XXVII [27] – Résidus psychiques; Chapitre XXVIII [28] – Les étapes de l’action antitraditionnelle; Chapitre XXIX [29] – Déviation et subversion; Chapitre XXX [30] – Le renversement des symboles.
Chapitres XXXI à XL [31 à 40] – Ce qui comprend les chapitres suivants: Chapitre XXXI [31] – Tradition et traditionnalisme; Chapitre XXXII [32] – Le néo-spiritualisme; Chapitre XXXIII [33] – L’intuitionnisme contemporain; Chapitre XXXIV [34] – Les méfaits de la psychanalyse; Chapitre XXXV [35] – La confusion du psychique et du spirituel; Chapitre XXXVI [36] – La pseudo-initiation; Chapitre XXXVII [37] – La duperie des prophéties; Chapitre XXXVIII [38] – De l’antitradition à la contre-tradition; Chapitre XXXIX [39] – La grande parodie ou la spiritualité à rebours; Chapitre XL [40] – La fin d’un monde.
J’apprécie l’oeuvre de René Guénon – sans nécessairement être, comme on dit, «guénonien». Le Règne de la quantité m’avait profondément impressionné et influencé quand j’avais lu l’oeuvre pour la première fois au début des années soixante-dix. J’étais dans la vingtaine. Et j’y suis revenu plusieurs fois depuis, comme pour «épuiser» l’oeuvre, l’approfondir, la méditer.
Aujourd’hui, les chapitres que je fréquente le plus quand j’ouvre le livre sont les premiers qui portent sur les notions de «qualité», de «quantité», de «matière», etc., mais à l’époque, ce sont les autres chapitres, ceux à caractère plus eschatologiques, qui m’avaient impressionné. L’impression est demeurée féconde.
Parmi les oeuvres qui ont imprimé une marque vivante en moi, il y en a quatre qui me viennent à l’esprit; vers la fin des années 1960s, Fragments d’un enseignement inconnu de Peter D. Ouspensky (si vous lisez les Fragments, il est indispensable de lire les trois tomes de Gnôsis de Boris Mouravieff: les Fragments sont des fragments); L’Aventure de la conscience, de Satprem, jusqu’à maintenant et pour toujours (et tous les Entretiens de La Mère et les écrit d’Aurobindo); Le Règne de la quantité et les signes des temps qui est l’un des ouvrages les plus éclairants et utile qu’il m’ait été donné de lire et de méditer quoique, un peu à la manière des manuels de survie en forêt, Le Règne de la quantité vous nuirait s’il vous empêchait de continuer à vivre (plus consciemment, plus éveillé, plus curieux), mais par-dessus tout, s’il vous empêchait d’aller, au moins, marcher dans le bois …
The (free) "flag counter" was started only on September 20, 2009. That explains the low figures it shows. But I keep it there, I appreciate this sign of your visit and the imprint of the flags :)
– Est-ce en ces nuits sans fond que tu dors et t’exiles,
Million d'oiseaux d'or, ô future Vigueur. - Arthur Rimbaud, Le Bateau Ivre.
- Do you exile and sleep in those fathomless nights,
O Million birds of gold, thou splendid Strenght future. - Arthur Rimbaud, The Blissed-Out Boat. (Translation, Loup Kibiloki.)
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Donnez-moi un fait: s'il tient le coup, à la fin, vous me verrez probablement chiffonner une opinion… Bienvenue chez vous: c'est la blogosphère… -
Loup
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Quand on découvre une nouvelle pièce dans son être, il ne faut jamais hésiter à l'explorer; généralement les pièces ont des fenêtres - ou on en perce. Les pièces sont parfois habitées. Et c'est étonnant. Des donjons? Parfois. C'est encore plus étonnant. Et des trappes? Parfois. Parfois on tombe dedans. C'est noir, mais c'est dense - et la terre, ça se creuse. -
Loup.
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