Réseau Liberté-Québec, taxes et banques centrales : l’erreur fondamentale.

La Banque des Règlements Internationaux (BRI), à Bâle, en Suisse. Le “vatican”, le “Saint des Saints”, des banques centrales. Fait frappant:  l’édifice semble conçu sur le modèle d’une centrale nucléaire. Avec une série d’étages en escalier qui semblent monter vers le coeur du temple.

L’erreur fondamentale de tous les partis politiques et de la plupart des groupes de pression à vocation politique, comme le nouveau Réseau Liberté-Québec, est de ne jamais remettre en question le statut privé des Banques Centrales.

«Si la population comprenait le système bancaire, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin.»  – L’industriel étatsunien Henry Ford.

Un « Réseau liberté-Québec » vient donc d’être lancé qui veut ranimer la « droite » québécoise:  http://bit.ly/cVmQnE

Je suis allé faire un tour sur leur site, ici: http://bit.ly/9aPd5L

J’ai lu.

Pas grand’chose à dire pour l’instant, sinon, peut-être, que la polarisation «gauche-droite» me semble trop souvent servir d’instrument de manipulation entre les mains, en dernière instance, des puissances de l’argent – même si cette polarisation revêt un sens social important :

« Donnez-moi le contrôle de la masse monétaire (« money supply ») d’une nation, et ça m’est bien égal qui fait les lois », disait Mayer Amschel Rothschild. ( « Give me control of a nation’s money supply and I care not who makes the laws. »)

C’est fait.

Peu importe qui tient les cordons de la bourse – ou le «chapeau magique» des Banques Centrales – celui-là qui les tient, c’est lui qui contrôle, c’est lui le boss – ç’a toujours été comme ça, ce sera toujours comme ça.

Comparaison entre un Mammuthus sungari, un éléphant d’Afrique – et un être humain.  Ce dernier ne les voit pas, il marche devant – en se faisant sans doute croire qu’il ouvre la marche dans l’enthousiasme tout en ignorant qu’en réalité, il fuit, confusément, subconsciemment terrorisé par la chute possible du mastodonte… Chose certaine, l’être humain a tendance à se faire croire bien des choses. (Copyright, asiertxo – trouvé sur Wikipedia.)

Présentement, le privé contrôle les Banques centrales, donc le privé contrôle les États à travers cette impitoyable courroie de transmission qu’est le ministre des Finances dont les diktats sont incontournables (demandez à Pauline Marois quand son ministre des Finances lui ordonne de couper dans la Santé, demandez à …, etc.). C’est comme ça depuis longtemps. Et le labeur des populations est pillé par des intérêts et des taxes destinés au «service» de la dette – une expression très juste, d’ailleurs: «serviteur», «servage», «servile», asservissement, …

Donc, pas grand’chose à dire pour l’instant sur le Réseau Liberté-Québec.

Sinon ce qui suit, et qui est implicite dans le discours de leur mouvance (et pas seulement de la leur), ou qui est en quelque sorte comme le mammouth omniprésent qui se promène toujours avec eux mais dont ils ne parlent jamais et que personne ne semble voir. C’est une variante des vêtements invisibles du roi, quoi (ou: Le Roi est Nu, ou: Les Habits Neufs du Roi, etc. Un conte d’Andersen. Vous connaissez l’conte, c’est sûr).

Reconstitution d’un mammouth. Trouvé sur Wikipedia à… “Mammouth”!  Les Banques Centrales, c’est pas des petits cochons d’plâtre… Les mammouths auraient disparu d’un seul coup, bam! Légende urbaine? Allez voir sur Wikipedia en cliquant sur l’image.  (Copyright Mistvan)

Il y a longtemps que l’État canadien (et la majeure partie des autres) a été privatisé : il l’est certainement depuis qu’il fait affaire avec une banque centrale, la Banque du Canada, qui est dominée en pratique par le secteur privé (la banque centrale du Canada prête à intérêt à l’État même si la Constitution de 1867 semble donner à l’État canadien un pouvoir beaucoup plus étendu sur la monnaie).

Si l’État canadien créait lui-même la monnaie, s’il contrôlait intégralement la masse monétaire, il n’aurait, au départ, aucune dette, donc aucun intérêt à payer.

En régime de Banque Centrale d’État (une vraie), les taxes baisseraient de 75% à 80% au moins (théoriquement, de 100% – mais je suis toujours prudent avec la théorie).

 Maxime Bernier au centre.  À droite, Simon Leduc, bachelier en sciences politiques de l’Université de Montréal qui milite au sein du Réseau Liberté-Québec. À gauche, une amie de Simon Leduc.

La “droite”, la “gauche”, n’ont rien, mais absolument rien à voir là-dedans.

Une banque d’État contrôlée par l’État et qui produit une monnaie sans dette (un État qui crée l’argent, qui ne l’emprunte pas à intérêt) n’est ni “à droite” ni “à gauche” et l’État est en bien meilleure posture pour jouer son rôle essentiel qui est de maintenir la paix entre les factions – une paix qui ne peut exister sans justice – et l’absence de dettes d’un tel État donne à cet État et à sa population, justement, les moyens de la justice, de la prospérité normale et naturelle, et de la paix.

Un Québec souverain – si jamais ça se présente – pourrait se doter d’un tel pouvoir. Les partis souverainistes québécois sont muets là-dessus. Les partis fédéralistes (les souverainistes canadiens) sont tout aussi muets.

La «droite» réclame des baisses de taxes. La gauche réclame le maintien des taxes – ou de nouvelles taxes. Personne ne semble songer à éliminer le problème à la source.

En fait, — conscient de la chose ou pas –, le Réseau Liberté-Québec est en faveur du maintien et de l’augmentation des taxes et des dettes. Qu’on ne vienne pas me dire qu’un bachelier en sciences politiques de l’Université de Montréal ne comprend pas ça. Il le comprend... En tout cas j’en suis venu à un point de ma vie où je n’accepte plus l‘argument d’incompétence, ou d’ignorance quand il s’agit d’experts.

Les gens du Réseau liberté-Québec savent-ils seulement pourquoi  l’Angleterre avait donné un pouvoir de contrôle des monnaies au Canada en 1867 lors de la création du Dominion – un pouvoir que le parlement britannique lui-même n’avait plus depuis 1694 lors de la création de la Banque d’Angleterre sous le contrôle d’actionnaires privés? Un indice: 1776, au Sud…

Tout ce que les tenants de la privatisation des services de l’État peuvent reprocher aujourd’hui aux États – les masses de taxes et les contrôles qui viennent avec – en Occident, du moins – et pratiquement presque partout dans le monde, c’est un reproche que l’on adresse à des États déjà privatisés depuis longtemps. Qui s’en rend compte?

La «gauche» est contre une «privatisation» qui, en fait, s’applique depuis longtemps… ; la «droite» reproche à l’État de ne pas être «assez privatisé», la «droite» réclame des «privatisations» massives, alors que l’État est privatisé à sa racine même…

Les intérêts privés les plus puissants du monde, les banquiers centraux, mènent le bal en sous-main depuis très longtemps et leur mainmise sur les États du monde, sur les partis, sur beaucoup de mouvements «spontanés», n’est jamais remise en question de manière radicale (littéralement: en s’attaquant à la racine) par les États eux-mêmes; ces derniers acceptent l’asservissement, et les populations massmédiatisées à outrance subissent le sort que ça entraîne: le pillage de leur prospérité et de leurs activités, l’appauvrissement incontournable, et la transformation de l’environnement en une pathétique, infecte, immense bécosse à profits où tout ce qu’on trouve pour se torcher, y compris de plus en plus la classe moyenne elle-même (les plus pauvres n’ont plus grand’chose à se faire voler), c’est du chiotte-money atteint d’un rétrécissement chronique de valeur.

Je prendrai au sérieux les mouvements politiques de toutes tendances le jour où cette question fondamentale, celle de la création d’une unité standard d’échange sans dette, un vrai flouze sous le contrôle des populations, sera abordée de front, avec bon sens, intelligemment, le jour où les neurones s’allumeront là-dessus.

La «droite», la «gauche» sont malheureusement devenues des clichés avec le temps, des amusettes qu’on peut facilement manipuler de haut, et qui font se tordre de rire les banquiers centraux et leur mouvance: tant qu’on ne les conteste pas radicalement, les banquiers centraux et les grands prêteurs peuvent continuer à piller les populations.

À “gauche” comme à “droite”.


© Copyright 2010 Hamilton-Lucas Sinclair (Loup Kibiloki, Jacques Renaud, Le Scribe), cliquer


«Un univers clandestin d’une ampleur insoupçonnée.» Rapport Duchesneau, la Corruption au Québec. Texte intégral.

Comment se débarrasser d’un bon locataire 3/4 : Maintenir des «pas de», Exemple : Pas d’insonorisation. Pas d’espace de remisage.


La censure massemédiatique et Radio-Canada : vous ne saurez jamais..


Canada, Québec, Ontario …  un proto-totalitarisme souterrain persistant.

Canada : Pouvoir dérogatoire canadien et pouvoir dérogatoire hitlérien sont identiques.

Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, Nations-Unies. Texte complet et intégral.

Depuis 1982, le Parlement canadien – tout comme chacune des législatures du pays – ont le pouvoir constitutionnel de violer, sans aucun recours légal possible, au moins 18 des 30 articles de la Déclaration universelle des droits de l’Homme des Nations-Unies, soit les articles suivants1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 17, 18, 19, 20, 26, 29.

Ce pouvoir dérogatoire canadien, c’est l’article 33 de la Charte des droits et libertés canadienne de 1982, qui fait partie de la Constitution canadienne :  Charte des droits et libertés du Canada (1982; lire l’article 33 en allant à la page 48)  ;  English : Canadian Constitution Act, 1867-1982 (1982; go to page 47, read article 33)

Documents de référence – La d’Habilitation nazie mars 1933, pouvoir dérogatoire québécois (1975), canadien de 1982. Essentiellement, les extraits pertinents de la Charte québécoise, de la Charte canadienne, et la Loi d’Habilitation allemande de mars 1933 au complet.


Québec: la clause dérogatoire et la loi 204.    –     Collusion : Karl Péladeau à Hydro-Québec et la Loi Labeaume-Maltais (loi 204)

Milgram, la torture, l’abîme de l’obéissance. Les candidats sont légion.   –   Le danger d’être canadien, le danger d’être québécois

Avons-nous jamais vécu en démocratie? Pétitionne, trace ton x, cause toujours.    –     Le Petit x du vote: Acte de liberté – ou Pacte de soumission?    –    Nos démocraties: Liberté ou Soumission volontaire?


Comment se débarrasser d’un bon locataire 1/4 :  Par accusations fausses, genre :  « Vous nuisez à la sécurité de tous! »

Comment se débarrasser d’un bon locataire 2/4 :  Le truc de «l’encombrement».


Les femen, la Loi Taubira, la symbolique nazi et totalitaire : petite chronique du chaos présent

Terrorisme domestique et destruction de potagers par les municipalités : Aux profits de quel lobby ?   –      Arrêtez de raser les parterres et de massacrer les plantes sauvages. Plus de 500 espèces de plantes en danger au Québec.     –

Entrevue audio. Angèle Lieby : «Une larme m’a sauvée». Consciente durant 12 jours de “coma”.     –     L’ Islande s’en tire mieux que tout le monde! : « Nous avons laissé les banques faire faillite .. »      —    Our Primitive, superstitious, Cargo Cult Economy – (Keiser Report e405)     –

Gurdjieff, Ouspensky, Jung : On comprend vraiment ce qu’on lit? Ce qu’on écrit? Ce qu’on dit?..

René Guénon  :  Le théosophisme, histoire d’une pseudo-religion (pdf)  –  Le règne de la quantité et les signes des temps  –  L’erreur spirite (1923; édition 1977 – pdf)  –  L’Homme et son devenir selon le vedanta (pdf)


Non-Fiction ( des pdf, des liens )


Blogsurfer.usIcerocket

Posted in Articles | Tagged , , , , , , , , , , , , | 11 Comments

Le recrutement militaire dans les écoles du Québec et du Canada – le primaire est aussi visé


Je suis en faveur de la familiarisation des enfants, à partir d’un certain âge – et de tout le monde, en fait –  avec les armes à feu, l’auto-défense, etc.

Surtout à notre époque.

Mais c’est une autre histoire, et tout dépend du contexte.

Cet article ne porte pas sur cet aspect des choses.

Avant de boutonner rapidement son point final, ce court article mentionne, en coup de vent, le militaire au primaire scolaire qui évoque le long terme, l’Uranium 238 qui ravage tous les camps, et le retard massemédiatique qui ressemble à une méthode de contrôle des esprits.


recrutement_militaire_Quebec_enfant_arme

Recrutement militaire canadien au Québec. La photo provient du site de la Coalition contre le recrutement militaire dans les institutions d’enseignement du Québec.

Le recrutement militaire dont il est question dans le titre était signalé dans un autre article sur ce blog en janvier 2009, il y a près de 2 ans (soit une vingtaine de mois).  C’est-à-dire bien avant la formation d’une Coalition pour s’y opposer [ mise à jour 2016 :  sur cette coalition, voir leur lien url, maintenant muet, plus bas].

La campagne de recrutement aurait vraisemblablement débuté en  2006.

Sans chercher, j’en ai été témoin vers 2007, 2008, par hasard, en région (je mentionne, en passant, que je ne suis pas natif de la région où j’habite depuis environ 16 ans ). Continue reading

Posted in Articles | Tagged , , , , , , , , , , , , | Leave a comment

J’ai déjà négocié une entente avec des insectes. L’entente a tenu. Elle tient toujours.

Posté ce qui suit sur TwitLonger.com, adressé à @D_croissance samedi 24 juillet 2010:


 

À propos de cette histoire d’insectes que j’ai mentionnée.

J’habite un petit village en Haute Matawinie, au Québec.

L’histoire est arrivée il y a plusieurs années.

J’avais observé un petit insecte que je n’avais jamais vu auparavant. Je ne connais pas son nom. Il mesure environ un demi centimètre de longueur et un peu moins d’un quart de centimètre de largeur.

Sa couleur est d’un bleu pâle et mat qui rappelle un peu la couleur du lapis-lazuli, peut-être légèrement plus pâle. Il ne pique pas. Il ne semble pas s’attaquer à la flore. Il peut voler mais vole rarement. Son contact sur les mains, les doigts, est agréable. J’ai toujours trouvé cet insecte drôle, amusant.

C’est tout le contraire d’un insecte dégoûtant. Pour l’amateur que je suis, après l’avoir observé un peu, tout ce que je peux en dire c’est… qu’il marche. Il semble adorer marcher. Il marche, il marche, il marche. Il n’est pas rapide comme une fourmi mais il n’est pas paresseux non plus. Ces insectes font l’amour… en marchant (pas de blague!). L’une (je présume) marche et le mâle la monte… en marchant.

Bref, un petit être attachant, sympathique, un tantinet mystérieux, drôle.

Alors, je les invite.

Continue reading

Posted in Articles | Tagged , , , , , , | 8 Comments

Les recensements abrègent-ils la vie humaine?…

René Guénon.

Sur le thème des recensements et de toutes les opérations similaires, on trouve ce passage dans le chapitre Caïn et Abel, le chapitre XXI (21) de l’ouvrage de René Guénon, Le Règne de la Quantité et les Signes des Temps :

« Il y aurait beaucoup à dire sur les interdictions formulées dans certaines traditions contre les recensements, sauf dans quelques cas exceptionnels; si l’on disait que ces opérations et toutes celles de ce qu’on appelle l’«état civil» ont, entre autres inconvénients, celui de contribuer à abréger la durée de la vie humaine (ce qui est d’ailleurs conforme à la marche même du cycle, surtout dans ses dernières périodes), on ne serait sans doute pas cru, et pourtant, dans certains pays, les paysans les plus ignorants savent fort bien, comme un fait d’expérience courante, que si l’on compte trop souvent les animaux, il en meurt beaucoup plus que si l’on s’en abstient; mais évidemment, aux yeux des modernes soi-disant «éclairés», ce ne peuvent être là que des «superstitions». »  —  Extrait de : René Guénon, Le Règne de la Quantité et les Signes des Temps, chapitre XXI (21), Caïn et Abel.

Voici le chapitre complet:

Continue reading

Posted in Articles, René Guénon | Tagged , , , , , , , , , , , , | 2 Comments

Résidus psychiques, influences occultes. René Guénon, le règne de la quantité, les signes des temps.

René Guénon

Résidus psychiques, c’est le titre du chapitre XXVII (27) de Le Règne de la Quantité et les Signes des Temps (version intégrale) de René Guénon. C’est ce chapitre XXVII que je reproduis ici.

Le thème des «résidus psychiques», réactivés à notre époque, est aussi abordé dans l’article suivant :  Les femen, la Loi Taubira, la symbolique nazi et totalitaire : petite chronique du chaos présent. Même thème, ou apparenté au même thème :  L’Erreur Spirite de Guénon (1923; Edition 1977) (pdf); l’excellent texte de Sri Aurobindo sur la «zone intermédiaire» (original in English, click here: The Intermediate Zone) (traduction française, La zone intermédiaire, en cliquant ici). Ou cet autre ouvrage de Guénon: Le Théosophisme, Histoire d’une pseudo-religion (fichier pdf).


Résidus psychiques

[la notation «note en bas de page» désigne les notes de René Guénon telles qu’elles apparaissent au bas des pages de son ouvrage; ces notes font partie de l’oeuvre originale] [j’introduis aussi parfois des « note de Loup K. » entre crochets ] :

[Début]

Pour comprendre ce que nous avons dit en dernier lieu à propos du «chamanisme» et qui est en somme la raison principale pour laquelle nous en avons donné ici cet aperçu, il faut remarquer que ce cas des vestiges qui subsistent d’une tradition dégénérée et dont la partie supérieure ou «spirituelle» a disparu est, au fond, tout à fait comparable à celui des restes psychiques qu’un être humain laisse derrière lui en passant à un autre état et qui, dès qu’ils ont été ainsi abandonnés par l’«esprit», peuvent aussi servir à n’importe quoi; qu’ils soient d’ailleurs utilisés consciemment par un magicien ou un sorcier, ou inconsciemment par des spirites, les effets plus ou moins maléfiques qui peuvent en résulter n’ont évidemment rien à voir avec la qualité propre de l’être auquel ces éléments ont appartenu antérieurement; ce n’est plus qu’une catégorie spéciale d’«influences errantes», suivant l’expression employée par la tradition extrême-orientale, qui n’ont gardé tout au plus de cet être [Note de Loup K.:  l’être auquel ces éléments ont appartenu antérieurement] qu’une apparence purement illusoire.

Ce dont il faut se rendre compte pour bien comprendre une telle similitude, c’est que les influences spirituelles elles-mêmes, pour entrer en action dans notre monde, doivent nécessairement prendre des «supports» appropriés, d’abord dans l’ordre psychique, puis dans l’ordre corporel lui-même, si bien qu’il y a là quelque chose d’analogue à la constitution d’un être humain.

Si ces influences spirituelles se retirent par la suite, pour une raison quelconque, leurs anciens «supports» corporels, lieux ou objets (et quand il s’agit de lieux, leur situation est naturellement en rapport avec la «géographie sacrée» dont nous avons parlé plus haut), n’en demeureront pas moins chargés d’éléments psychiques et qui seront même d’autant plus forts et plus persistants qu’ils auront servi d’intermédiaires et d’instruments à une action plus puissante.

On pourrait logiquement conclure de là que le cas où il s’agit de centres traditionnels et initiatiques importants, éteints depuis un temps plus ou moins long, est en somme celui qui présente les plus grands dangers à cet égard, soit que de simples imprudents provoquent des réactions violentes des Continue reading

Posted in Articles, René Guénon | Tagged , , , , , , , , , | 3 Comments

La terre va trembler pendant des mois en Canada, à Terre-Neuve, au Québec, à partir de février 1663. Des montagnes, des rivières disparaissent.


Ci-dessous, un extrait de Tremble-terre universel en Canadas, du père Hierosme Lalemant, tiré des Relations des Jésuites, 1662-1663, et qui relate le fameux tremblement de terre de 1663.


 

Source de l’illustration en cliquant dessus…

« Ce fut le cinquième jour de février 1663, sur les cinq heures et demie du soir, qu’un grand bruissement s’entendit en même temps dans toute l’étendue du Canada.

« Ce grand bruissement qui paraissait comme si le feu eût été dans les maisons en fit sortir tout le monde, pour fuir un incendie si inopiné; mais au lieu de voir la fumée et la flamme, on fut bien surpris de voir les murailles se balancer et toutes les pierres se remuer, comme si elles se fussent détachées; les toits semblaient se courber en bas d’un côté, puis se renverser de l’autre; les cloches sonnaient d’elles-mêmes; les poutres, les soliveaux et les planchers craquaient; la terre bondissait, faisant danser les pieux des palissades d’une façon qui ne paraissait pas croyable, si nous ne l’eussions vue en divers endroits.

« Pendant ce débris général qui se faisait sur terre, des glaces épaisses de cinq et six pieds se fracassaient, sautant en morceaux et s’ouvrant en divers endroits d’où s’évaporaient ou de grosses fumées ou des jets de boue et de sable qui montaient fort haut dans l’air; nos fontaines ou ne coulaient plus ou n’avaient plus que des eaux ensoufrées; les rivières ou se sont perdues ou ont été toutes corrompues, les eaux devenant jaunes, les autres rouges; et notre grand fleuve de Saint-Laurent parut tout blanchâtre jusque vers Tadoussac, prodige bien étonnant et capable de surprendre ceux qui savent la quantité d’eau que ce gros fleuve roule au-dessous de l’Isle d’Orléans…

Continue reading

Posted in Articles | Tagged , , , , , | 2 Comments

Istanbul : Les visions de Lucas.


«  On criait beaucoup le soir. Les embarcations dansaient dans les lumières. On mangeait du poisson frit. Les vagues se brisaient sur les embarcations.

On entendait monter le son sourd des sabots des chevaux, des bruits de tam-tam du fond d’un ventre profond, parfois des sons de guitare, de cordes d’acier.

Un enfant donnait des cacahuètes à Lucas, ça faisait plaisir au petit, Lucas acceptait et retournait, doux, dans les quartiers plus apaisés où des vieillards, en silence, regardaient pousser les arbres avec un beau sourire. »

 


Istanbul.


Le texte qui suit est extrait d’une novella. Le texte date de 1969-1975; ce qui est évoqué d’Istanbul, dans le texte, date de 1968.


 

Un bras de mer, ouvert comme pour donner du sang, tranchait, ouvrait la ville en deux.

Des bateaux et des embarcations de toutes sortes et de toutes dimensions, de gros navires des temps anciens, figés contre le temps dans le clapotis loquace des vagues, des détritus, se précipitaient sur le bras de mer comme des sauterelles et dansaient sur les muscles saillants comme si un poing, en se refermant, avait fait frémir partout des étincelles d’argent jaillies des vagues.  Continue reading

Posted in Fiction - Jacques Renaud. | Tagged , , , , , , | 2 Comments

Photo des deux « Mavi Marmara » en rade d’Istanbul – la photo daterait de 2006.


 

Photo des DEUX “Mavi Marmara” en rade d’Istanbul (la photo daterait de 2006). Source de la photo en cliquant sur elle. Sur le site, déroulez un peu vers le bas, et cliquez sur FULL SIZE, puis zoumez. Examinez les détails. Évidemment, l’un et l’autre ne portent pas le même nom (c’est comme des jumeaux, des jumelles…). Le Mavi Marmara proprement dit est à droite. (Source en cliquant sur l’illustration.)


 

L’Abordage de la flotille pour Gaza par un commando israélien, 31 mai 2010


Évocation poétique et romantique d’Istanbul, les visions de Lucas ( années 1960s )

 


Blogsurfer.usIcerocket –  Technorati

Posted in Articles | Tagged , , , , , , , , , , | Leave a comment

René Guénon, British Petroleum, et la catastrophe pétrolière dans le Golfe du Mexique. La révolte des entrailles terrestres ?

 


« ..  et c’est cela qui pourrait bien quelque jour se révolter et se retourner finalement contre ceux qui l’ont méconnu. »  —  René Guénon


 

En relisant un passage du Règne de la Quantité et les Signes des Temps  de René Guénon, je pensais à la catastrophe pétrolière dans le Golfe du Mexique (mais aussi à Chernobyl, aux tsunamis, aux volcans islandais, etc.).

Je reproduis le passage un peu plus bas.  C’est un passage du chapitre XXII [22] intitulé «Signification de la métallurgie». J’ai aussi affiché le chapitre complet (lien ici: Chapitre XXII [22] – Signification de la métallurgie); j’ai mis certains passages en italique.

L’extrait suit; le texte date de 1945:

« On comprendra peut-être mieux ce que nous venons de dire si l’on remarque que les métaux, suivant le symbolisme traditionnel, sont en relation non seulement avec le «feu souterrain» comme nous l’avons indiqué, mais encore avec les «trésors cachés», tout cela étant d’ailleurs assez étroitement connexe, pour des  Continue reading

Posted in Articles, René Guénon | Tagged , , , , , , , , | 1 Comment

Milgram, la torture, l’abîme de l’obéissance. Les candidats sont légion.


chair-torture

La Chaise à Torture, ou “Chaise de Judas”, a été utilisée en Europe jusqu’au 19ième siècle.


  « [ Les chiffres de Milgram indiquent que nos sociétés ] ne manquent pas “d’honnêtes gens”…   prêts à collaborer comme informa­teurs, délateurs, rapporteurs, prêts à se mettre sans protester, … souvent avec plaisir et empressement, au service de toutes sortes d’entreprises de cruauté, de mensonge, de nuisance, de sabotage de carrières ou de vies professionnelles, de sabotage de relations de couples ou de relations familiales, au nom de la sécurité d’État ou sous la pression ou à la demande de certaines personnes en position d’autorité, ou de services secrets ou spéciaux, officiels ou offi­cieux, ou de certains groupes militants dominants, comme les féministes, par servilité, par malice, par sottise, ou pour du fric, … ou pour tout ça en même temps.  Ou même pour rien»


«  Qu’elle se défende contre la douleur en suppliant qu’on arrête, ou qu’elle appelle au contraire sur elle la torture, la victime du tortionnaire n’est pas prise au sérieux, son statut d’impuissance est écrasant : la victime est évidemment dénuée de tout prestige, elle n’a aucune autorité morale ou symbo­lique.  La victime est rien. »

On peut voir deux documentaires vidéos au bas de l’article



I

Le pouvoir déroga­toire de la Constitution canadienne permet, depuis au moins 1982, au Parlement Canadien, à l’Assemblée Nationale du Québec, aux législatures provinciales et territoriales canadiennes, d’imposer légalement la torture, en toute impunité constitutionnelle, en rendant notamment possible (par l’article 33 de la Charte canadienne “des Droits”) la suspension complète de toute protection contre les traitements cruels ou inusités (article 12).

Mais pour que la torture s’impose comme pratique courante légalement et constitutionnellement, c’est-à-dire ouvertement et publiquement –  ce qui ne se fait pas, du moins pas encore ( certains passages de  Canada, Québec, Ontario …  un proto-totalitarisme souterrain persistant évoquent la question ), il ne suffit pas que l’esta­blishment politique d’un pays se soit donné ouvertement, et depuis longtemps, –  ce qui indique une intention évidente, ou du moins “un désir” –  le pouvoir constitu­tionnel de le faire, comme c’est le cas au Canada.

Les esprits pratiques auront raison de dire qu’il faut des tortionnaires.

Sinon les dispositions constitutionnelles qui autorisent le recours sans limites à la torture ne valent pas le papier sur lequel elles sont écrites.

En fait, les tortionnaires potentiels ne manquent pas.  Dans la deuxième partie de cet article, j’essaie d’évaluer approximativement leur nombre pour une société donnée.

Ces nombres, basés sur des extrapolations à partir des statistiques issues des expériences de Milgram, des plus extrêmes au plus conservateurs, sont littéralement effarants.


  Note  :   L’article que vous lisez est tiré d’un ouvrage de l’écrivain Jacques Renaud ( Le Cassé, 1964 ), paru en 1993, et intitulé La Constellation du Bouc Émissaire.

Le texte a été révisé et en partie adapté par l’auteur – surtout pour les statistiques de recensement.

On ne trouve plus La Constellation du Bouc Émissaire sur le marché mais on trouve encore l’ouvrage, à l’occasion, en bibliothèque, et il est graduellement en voie de rediffusion sur ce blog.

À l’époque de la parution de l’ouvrage, l’idée même d’associer “Canada” et “torture” n’existait pas. Pourtant, tout pousse à dire qu’il y avait longtemps qu’en haut lieu l’idée était acquise…


Plusieurs connaissent les expériences menées entre 1950 et 1963 par le professeur amé­ricain Stanley Milgram de l’université de Yale, aux États-Unis.

Si on ne les connaît pas, il faut les connaître.

Continue reading

Posted in Articles | Tagged , , , , , , , , , , , , | 11 Comments

L’insignifiance massemédiatique. Par exemple, Radio-Canada.

Savonnage et brossage quotidien.   Christiane Charette, animatrice à la radio de Radio-Canada.  Elle anime l’émission quotidienne “Christiane Charette”.


 

Quelques écoutes intermittentes récentes (fin 2010) de l’émission Christiane Charette révèlent qu’on y insiste maintenant sur ses récents abonnements internets à FaceBook, à Twitter, etc.

L’essentiel de l’article qui suit, plus bas, dont la première version (revue et augmentée depuis) date de près de deux ans (26 janvier 2009) et qui porte entre autres (mais pas seulement) sur la composition militaire des troupes américaines en Iraq, ne porte pas sur le fait d’être “branché” ou non à l’internet, on peut le comprendre en lisant l’article.

L’ “internetisation” récente de l’émission Christiane Charette ne change pas grand’chose au contenu même de l’émission, à son caquetant côté “people”, et surtout à la pratique du “retard” (et du “faux scoop”) dans la diffusion d’information, une chose qui n’est très vraisemblablement pas exclusive à cette émission.

Les “retards” de plusieurs semaines, souvent de plusieurs mois, et beaucoup plus (je ne parle pas des “omissions” pures et simples qui peuvent se prolonger sur des années ou qui ne sont jamais “corrigées”), demeurent et sont toujours, à mes yeux, aussi évidents et significatifs d’une intention de contrôle des auditeurs par non-information, ou faux, ou soi-disant scoops. Qui fréquente l’information alternative sur internet s’en rend vite compte.

Le “retard” en tant qu’instrument de contrôle… Oui, évidemment. Notion intéressante. J’invite tout le monde à la fouiller.  Continue reading

Posted in Articles | Tagged , , , , , , , , , , | Leave a comment