- Follow Jacques Renaud, Carnet de Notes on WordPress.com
- _________
« Sache que jamais les hommes ne se sont crus aussi libres qu’à présent, et pourtant, leur liberté, ils l’ont humblement déposée à nos pieds. »
-- Dostoïevsky, Le Grand Inquisiteur; tiré des Frères Karamazov, II, V, V.
__________ Search
Archives
-
Les plus récents
- Le bruit des abeilles ou l’immense Territoire. Récit. (Les anges-colonnes.)
- La métaphore du chalet au bord du lac (10). Le Rapport Durham, la Rébellion des Patriotes, le cinquième évangile, un peuple qui n’a pas d’histoire et la dissonance cognitive du Canada Anglais.
- Le sourire inversé d’un arc-en-ciel
- La métaphore du chalet au bord du lac (9) (un interlude). Le feu, la foudre, l’eau. Un monde sans lyre et sans arc. Le Safe Space totalitaire anesthésiant et le rythme irrépressible du Grand Fauve.
- La métaphore du chalet au bord du lac (8). Sun Tzu. .. Mais encore faut-il avoir une armée pour se permettre de ne pas la lancer dans la bataille — et gagner.
- La métaphore du chalet au bord du lac (7). Ahimsa. Non-Violence. Totalitarisme. Ghandi a su utiliser la violence de l’ennemi à son profit. Mais si, en place des Britanniques, il avait eu à faire face au Régime Communiste maoïste Chinois ? ..
- La métaphore du chalet au bord du lac (6). Heureux les pacifiques. Malheur à l’entêtement pacifiste. Honneur aux guerriers. Malheur à l’entêtement belliciste.
- La métaphore du chalet au bord du lac (5). Comme la farine dans le pain. La lyre et l’arc ne peuvent exister l’une sans l’autre. Où est Dieu?
- La métaphore du chalet au bord du lac (4). Le passé n’est pas “derrière” nous. La nation Métis.
- La métaphore du chalet au bord du lac (3). Le passé n’est pas “derrière” nous. William Faulkner.
- La métaphore du chalet au bord du lac (2). Lili Marleen, ou l’arc enrobé par la lyre. Le doux virtuel au coeur de la violence.
- La métaphore du chalet au bord du lac (1). La violence virtuelle au coeur du doux. Le doux virtuel au coeur de la violence.
Les plus lus récemment (current top posts)
- Blaise Cendrars. Prose du Transsibérien. « En ce temps-là, j'étais en mon adolescence ... »
- Les féministes : Les hommes n'osent pas les neutraliser définitivement. Mais certaines en rêvent peut-être..
- Donc, les croyants athées seraient plus intelligents que les croyants pas athées ..
- Le Saint Sulpice, les homos qui s'frenchent, et l'interdiction de l'dire quand ça nous dégoûte
- Du commencement à la fin ou L'Oupanishad de l' Ignorance
- Accueil, nombres, et des notes en dents de scie
- Le Cassé de Jacques Renaud. Des extraits de critiques et la version originale intégrale.
- René Guénon - Le Règne de la Quantité et les Signes des Temps.
- Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France
- I got rid of the TV Set more than 12 years ago
- _______________________
Le Cassé de Jacques Renaud
La version originale et intégrale de 1964
_______________________ Autres Textes – Other Texts
- Accueil, nombres, et des notes en dents de scie
- Beaucoup de poèmes de Jacques Renaud
- Fiction
- Des comptines, des paroles de chanson, deux trois limericks
- Jacques Renaud – ouvrages de fiction en ligne, des notes biographiques.
- And on Earth, Peace – nouvelle de Jacques Renaud.
- C’est Der Fisch qui a détruit Die Mauer – nouvelle de Jacques Renaud.
- Émile Newspapp, Roi des Masses. Novella. Jacques Renaud.
- L’Agonie d’un chasseur, ou Les Métamorphoses du Ouatever
- La Naissance d’un Sorcier
- Le Bruit des Abeilles ou Le Territoire. Récit.
- Le Crayon-feutre de ma tante a mis le feu – nouvelle
- Les Habits Neufs de l’Empereur (ou : “du roi”), le conte d’Andersen («Le Roi est Nu»).
- Loup Kibiloki ( Jacques Renaud ), nouvelles
- Neuf Contes chaotiques, plates, absurdes, biscornus, bizarres (vous êtes prévenus – le défi lancé par le Ticane était d’écrire 9 histoires plates de suite … )
- Voltaire : Candide.
- Le Cassé de Jacques Renaud, novella
- Poésie ( Cendrars, Villon, etc. )
- Non-fiction
- Aurobindo et Mira Alfassa (La Mère – The Mother)
- Déclaration universelle des droits de l’Homme – Nations-Unies. Texte complet et intégral.
- Documents de référence : Loi d’habilitation nazie mars 1933, pouvoir dérogatoire québécois (1975), canadien (1982) .
- La Constellation du Bouc Émissaire – Jacques Renaud
- La Neige n’est pas la Mort. Le Jeune Naturaliste, 1954-1961. Dix-sept numéros trouvés et reproduits.
- Nouvelle France : Le Journal Militaire de Nicolas Renaud d’Avène des Méloizes, 1756 – 1759
- René Guénon – Le Règne de la Quantité et les Signes des Temps.
- Voltaire : « La Prière à Dieu. » Une prière “historique” du patrimoine francophone.
- lexiss
- © copyright 2024 Hamilton-Lucas Sinclair
Catégories
- _______________________
Canada, Québec, Ontario, ... Un proto-totalitarisme souterrain persistant. _______________________ - _______________________
Canada : Clause Dérogatoire canadienne et Clause Dérogatoire hitlérienne sont identiques
_______________________ - _____________________
Rapport Duchesneau sur la corruption au Québec, texte intégral, ou : «Rapport de l'Unité Anticollusion au ministre des Transports du Québec» - 14 septembre 2011 (document pdf) :
a) Tel que coulé sur internet par le directeur de l'Unité Anticollusion, septembre 2011.
b) Le même Rapport de l'Unité Anticollusion, tel que déposé à la Commission Charbonneau le 18 juin 2012, pièce 5P-93. ____________________
flag counter
The (free) "flag counter" was started only on September 20, 2009. That explains the low figures it shows. But I keep it there, I appreciate this sign of your visit and the imprint of the flags :)
Bienvenue, Welcome, 欢迎 , Bian v'nue, Willkommen, Velkomin, O'weliaq, Salam, Shalom, Dobro Pozhalovat', Shagotom, Svâgat, Swaagatam, Hos Geldiniz, 歓迎 , Tervetuloa, Bienvenidos, Bemvindo, Bemvinda, Marhaba, AhlanWaSahlan, Bonvenon, Benvenuto, Benvenuta, Infinity ...
- __________________
Le site de Vigilance OGM Québec - pour savoir, et lutter contre les Organismes Génétiquement Modifiés
___________________ - _____________________
Danger nucléaire :
De Fukushima à Trois-Rivières (pdf)
(Gentilly 2 au Québec)
À lire :
Les leçons que le Canada devrait tirer de Fukushima ______________________ Hydro-Québec et l’arnaque des “compteurs en or” :
- – Est-ce en ces nuits sans fond que tu dors et t’exiles,
Million d'oiseaux d'or, ô future Vigueur. - Arthur Rimbaud, Le Bateau Ivre. - - Do you exile and sleep in those fathomless nights,
O Million birds of gold, thou splendid Strenght future.
- Arthur Rimbaud, The Blissed-Out Boat. (Translation, Loup Kibiloki.)
- _______________________
Donnez-moi un fait: s'il tient le coup, à la fin, vous me verrez probablement chiffonner une opinion… Bienvenue chez vous: c'est la blogosphère… - Loup _______________________ - _______________________
Quand on découvre une nouvelle pièce dans son être, il ne faut jamais hésiter à l'explorer; généralement les pièces ont des fenêtres - ou on en perce. Les pièces sont parfois habitées. Et c'est étonnant. Des donjons? Parfois. C'est encore plus étonnant. Et des trappes? Parfois. Parfois on tombe dedans. C'est noir, mais c'est dense - et la terre, ça se creuse. - Loup. _______________________
Formule 1 et chaises roulantes : Non à la pollution sonore et sciante
Méditation sur le culte des chaises roulantes motorisées (les voitures)
Posted in Articles
Tagged F1, faux athlètes, Formule 1, Grand Prix du Canada, Montréal, Non à la Formule 1, pollution, pollution sonore, Radio-Canada, sports, SRC
10 Comments
Sugar Sammy, hangover, gueule de bois et Radio-Canada: les clichés sont tenaces et collants.

Oui, on est pas capable!
Les mythes sont tenaces. Les clichés sont collants. Jusque dans les choses simples.
Jusqu’à faire en sorte que 3 n’égale pas 3.
Le cliché dont il va être question ici, c’est celui qui voudrait qu’un texte en français, c’est toujours plus long et moins punché que son équivalent en anglais.
Disons dès le départ que Dominique Poirier est l’une des rares animatrices ou animateurs de la bulle masse-médiatique qu’il est souvent utile d’écouter à Radio-canada.
Néanmoins. Comment résister… Once upon a time…, un standup comique anglo-québécois du nom de Sugar Sammy est interviewé par Dominique Poirier à l’émission Libre comme l’Air, Radio-canada (radio-ronron, radio-hypnose). L’entrevue est une entrevue sérieuse (lien à la fin de l’article).
Vous pouvez obtenir un bon punch avec l’expression anglaise “hangover”, dit le standup comique, c’est court, ça marche, dit-il à peu près, c’est efficace, “hangover”, mais vous pouvez pas faire ça en français, parce qu’en français, “hangover”, c’est “lendemain de veille”, et “lendemain de veille”, c’est trop long.
Ah … ? Sûr de ça ? Continue reading
Posted in Articles
Tagged caquetage, clichés, Dominique Poirier, gueule de bois, hangover, humoristes, humour, lendemain de veille, Libre comme l'Air, MAD, mal de bloc, massemédias, préjugés, radio, Radio-Canada, SRC, Sugar Sammy, yes we cant
1 Comment
Invisible Person with Enormous Power. That Deity’s Family Name is “Corporation.”

Invisible person with enormous power…
What’s a “Corporation” ?
Short meditation :
I can have coffee with a person. I can’t have coffee with an invisible person. A Corporation is a person. But I can’t have coffee with a Corporation. A Corporation is an invisible person. An Invisible Legal Person. Usually, a Corporation also has enormous power.
If a Corporation is an Invisible Person with Enormous Power, then a Corporation is, literally, a god.
I mean : literally, not metaphorically.
Sometimes, their names are incredibly explicit, as in RayTheon, which means something like “Ray Of The Gods ” or “Ray-God” – in French: «Rayon Des Dieux» ou «Rayon-Dieu».
Our civilization is under the yoke of invisible nasty gods in control of the heart, mind, nervous system of officers, employees, judges, governments, multitudes, and their health, life and death. Or it is some kind of égrégore, some kind of occult, astral conscious “collective aggregation”; it is built and it is autonomous. It’s a godlike power.

Table Ronde G8 (Round Table, G8) , 1986, fusain & gouache by Québec artist Michel Casavant. Source : click on íllustration.
Why, “nasty” gods?
Documentary The Corporation offers a list of some of the outstanding characteristics of Corporations in general :
— callous unconcern for the feelings of others;
— incapacity to maintain enduring relationships;
— reckless disregard for the safety of others;
— deceitfulness : repeated lying and conning others for profit;
— incapacity to experience guilt;
— failure to conform to social norms with respect to ethical behavior… Etc.
And it happens that you will find those characteristics, or “symptoms,” in a psychiatric diagnosis of the personality disorder called psychopathy…
Our civilization is insane – and sanity starts within, right where those nasty gods hold control…
Now, before you go ahead, first things first : smile (no, inner smile, inner…, not like that guy in the White House, or that other one at l’Assemblée Nationale de France, or like any leader in the Canadian Parliament or the Québec Assemblée Nationale, or like whatever Power Icon you can think of, no: the real McCoy of a smile, inside, inner… It’s your inner bunker, it’s soft but it’s a bunker, it’s your invisible bunker of strength and softness; some call it dignity, some call it “inner castle”, not “bunker”, some call it immortal soul, it has many facets, it’s very deep and real and the nasty gods can’t touch it, you’ll see.)
Then, go ahead…

A nuclear power plant? No. Or maybe yes? :) This is the Headquarters building of The Bank for International Settlements (La Banque des Règlements Internationaux), Basel (Bâle), Switzerland… The shape of the building is quite striking: that of a nuclear power plant… Trivial or significant?… BIS (BRI) seems to be some kind of “High Priestess Corporation of all Corporations,” or some kind of “Papesse des Papesses…” BIS is owned by the network of Central Banks; Central Banks are owned or dominated by powerful private banks.
© Copyright 2009 Hamilton-Lucas Sinclair (Loup Kibiloki, Jacques Renaud, Le Scribe), cliquer
The Corporation [3/23] A Legal “Person” – video on YouTube – 5 minutes.
Was there an earthly paradise? What was it? Where was it? (Satprem and Mira Alfassa – the Mother) – Sri Aurobindo : The Intermediate Zone
Do you remember Chernobyl? Nuclear disaster contamination: apparently worse than previously thought – Waging Total Nuclear War against Humanity and Human Genes: Nuclear Radiation and Uranium 238 (DU)
Western leaders, western populations : awareness, massmedia control and censorship
Safe-Haven US Currency – surfing on strangeness and naught – a bizarre, satori sort of poem
Posted in Articles
Tagged 4th July, c'est quoi une corporation, civilization, corporation, demon, enormous power, fête, god, Independance, Independance Day, invisible, invisible person, power, what is a Corporation
6 Comments
La Stupéfiante Mutation de sa Chrysalide
Entièrement révisé et réécrit. Version intégrale.
La Stupéfiante Mutation de sa Chrysalide, Jacques Renaud.
Cet ouvrage avait été publiée en 1977 sous le titre « Arcane Seize ».
Beaucoup de poèmes de Jacques Renaud ( Loup Kibiloki )
Loup Kibiloki ( Jacques Renaud ) : Plusieurs suites poétiques de Loup Kibiloki ( Jacques Renaud ) – Des poèmes à Shiva – Des histoires, des comptines, des contes. En prose ou en versets libres. Parfois bizarres, parfois pas.
Suites poétiques, Loup Kibiloki ( Jacques Renaud ) : Les Enchantements de Mémoire – Sentiers d’Étoiles – Rasez les Cités – Électrodes – Vénus et la Mélancolie – Le Cycle du Scorpion – Le Cycle du Bélier – La Nuit des temps – La Stupéfiante Mutation de sa Chrysalide
Un chic chat dans l’coma – Un ballon dans un cochon — Elle a trop bu de jus d’ tortue
Le miracle de l’écrivain dans l’donjon – Petit Matou (paroles pour chanson de plage et d’été, tendre, kétaine et rythmée) – La pluie, de ses dents rondes et bleues – Filez, filez, ô mon navire – (poème qui se chante) (et bateau d’avril)
Un coup bavant du Grand Avide, ou Kafka aurait pu l’dire
Crassus le Gigueur ou Comment ouvrir le sol sous les armées – Le Cliquetis de la croquignole — La logique est une muette qui ne cesse de nous faire signe – La soeur d’Absalon, ou le ciel et l’enfer interdits aux comiques
Oeuvres de fiction de Jacques Renaud ( Loup Kibiloki ) sur ce blog :
Le Cassé, la novella, avec les nouvelles; la vraie version originale et intégrale, la seule autorisée par l’auteur. — Le Crayon-feutre de ma tante a mis le feu, nouvelle.
L’Agonie d’un Chasseur, ou Les Métamorphoses du Ouatever, novella. – La Naissance d’un Sorcier, nouvelle.
C’est Der Fisch qui a détruit Die Mauer, nouvelle. — Émile Newspapp, Roi des Masses, novella.
Et Paix sur la Terre (And on Earth, Peace), nouvelle. — L’histoire du vieux pilote de brousse et de l’aspirant audacieux, nouvelle
Le beau p’tit Paul, le nerd entêté, et les trois adultes qui disent pas la même chose, nouvelle — La chambre à louer, le nerd entêté, et les quinze règlements aplatis — La mésange, le nerd entêté, et l’érudit persiffleur
Jack le Canuck, chanson naïve pour Jack Kerouac, poème — L’histoire de l’homme qui aimait la bière Molson et qui fut victime de trahison
Loup Kibiloki ( Jacques Renaud ) : La Petite Magicienne, nouvelle; La Licorne et le Scribe, nouvelle.
Sur Le Cassé de Jacques Renaud, des extraits de critiques
Jadis, la liberté d’expression régnait dans ma ruelle, ou La ruelle invisible
Le Cassé de Jacques Renaud : le vrai, le faussé, le faux (A-t-on voulu détruire la carrière de l’auteur ?)
And on Earth Peace, Le Cassé, le joual, Jacques Renaud (Sur Jacques Renaud, l’époque du Cassé, le “joual”.)
Posted in Poésie, Suites poétiques/Recueils
Tagged mutation, poème, Poésie, poem, Poetry, suite poétique
Leave a comment
Le pas noir et profond des racines qui marchent
Nous dévasterons
les jardins d’artifices
et nous verrons revenir
les plantes par milliers
dans des jardins sauvages
caressés de soleil et battus par le vent,
des jardins qui frissonnent comme des flots d’enfants.
( Extrait de Rien n’est plus doux qu’un grand écueil où la folie enfin repose )
© Copyright 2009 Hamilton-Lucas Sinclair (Loup Kibiloki, Jacques Renaud, Le Scribe), cliquer
Beaucoup de poèmes de Jacques Renaud ( Loup Kibiloki )
Loup Kibiloki ( Jacques Renaud ) : Plusieurs suites poétiques de Loup Kibiloki ( Jacques Renaud ) – Des poèmes à Shiva – Des histoires, des comptines, des contes. En prose ou en versets libres. Parfois bizarres, parfois pas.
Posted in Poésie
Tagged flore, hémérocale, jardins, nature, poème, Poésie, poem, Poetry
Leave a comment
How can we make our consciousness vast? A very simple method ..
“Vast? Ah, there are many ways of doing this.
“The easiest way is to identify yourself with something vast.
“For instance, when you feel that you are shut up in a completely narrow and limited thought, will, consciousness, when you feel as though you were in a shell, then if you begin thinking about something very vast, as for example, the immensity of the waters of an ocean, and if really you can think of this ocean and how it stretches out far, far, far, far, in all directions, like this (Mother stretches out her arms), how, compared with you, it is so far, so far that you cannot see the other shore, you cannot reach its end anywhere, neither behind nor in front nor to the right or left… it is wide, wide, wide, wide… you think of this and then you feel that you are floating on this sea, like that, and that there are no limits… This is very easy. Then you can widen your consciousness a little…”
— Widen the consciousness. Mira Alfassa, The Mother
Was there an earthly paradise? What was it? Where was it?
Satprem, la Shakti. Elle a toujours été là. Point de contact: l’attention, l’occiput, la nuque, la tête … – Sri Aurobindo, la prison d’Alipore, et son poème «Invitation» – nouvelle traduction française. – La Zone Intermédiaire (1933) – Sri Aurobindo Ghose – The Intermediate Zone (1933) – Sri Aurobindo Ghose
On Integral Yoga and Sri Aurobindo & The Mother. – Sri Aurobindo – Wikipedia – Mira Alfassa – Wikipedia – Max Théon – Wikipedia
Beaucoup de poèmes de Jacques Renaud ( Loup Kibiloki )
Loup Kibiloki ( Jacques Renaud ) : Plusieurs suites poétiques de Loup Kibiloki ( Jacques Renaud ) – Des poèmes à Shiva – Des histoires, des comptines, des contes. En prose ou en versets libres. Parfois bizarres, parfois pas.
Suites poétiques, Loup Kibiloki ( Jacques Renaud ) : Les Enchantements de Mémoire – Sentiers d’Étoiles – Rasez les Cités – Électrodes – Vénus et la Mélancolie – Le Cycle du Scorpion – Le Cycle du Bélier – La Nuit des temps – La Stupéfiante Mutation de sa Chrysalide
From Beginning to End — or The Ignorance Upanishad
Du commencement à la fin ou L’Oupanishad de l’ Ignorance
Posted in Articles, Aurobindo
Tagged Aurobindo, consciousness, Consciousness vast, La Mère, The Mother, the power of the mind, vast
4 Comments
Safe-Haven US Currency – surfing on strangeness and naught.
I hear someone telling me seriously
About a “Safe-Haven US Currency,”
And suddenly my mind sails far away,
It starts to fly through a new fallen world,
I feel I’m plunged into an immense blank,
I feel estranged, and lied to, and giddy,
Spiralling out of this world at lightspeed,
While watching self in a sea of silence
Surfing on naught with no end and no sound…
( This was supposed to be a humoristic piece under inspiration and guidance by Sri Charlie Chaplin – with a whiff of angelic touch by Jack Kerouac… I think I’m a bit off the mark… )
© Copyright 2009 Hamilton-Lucas Sinclair (Loup Kibiloki. Jacques Renaud, Le Scribe), click
China threatens “nuclear option” of US dollar sales. – World Prepares to Dump the US Dollar. – What is Hyperinflation? – short explanation. – What is Hyperinflation? – longer explanation. (After explanation, I recommend meditation.)
Preparing Americans for Hyperinflation – video on YouTube. And at the end, ha… it could be deflation… Darn. Back to meditation.
Don’t listen to sweat vampires and slick liars: Life never had to be earned – poem. – Astounding 2009 Nobel Prize for Literature Joan de Blow never wrote a book! She talks about Obama. (Satire.)
Le Vaisseau d’or : A new English translation of Émile Nelligan’s masterpiece.
All café-terrasses are vistas on infinity. Let’s have coffee together. – Toutes les terrasses du monde s’ouvrent sur l’infini. On va prendre un café ensemble.
Dans mes cellules d’opale et de lune (Shiva Moon) – Shiva Bruisse – Shivas’s Gift to a Wolf – Trois poèmes à Shiva and one poem to Shiva
Tribute to the White Wolf – Hommage au Loup Blanc. – Une araignée d’étoiles. Stars, and a spider
Beaucoup de poèmes de Jacques Renaud ( Loup Kibiloki )
Canada, Québec, Ontario … un proto-totalitarisme souterrain persistant. – Canada : Pouvoir dérogatoire canadien et pouvoir dérogatoire hitlérien sont identiques.
Déclaration universelle des droits de l’Homme – Nations-Unies. Texte complet et intégral:
Depuis 1982, le Parlement canadien – tout comme chacune des législatures du pays – ont le pouvoir constitutionnel de violer, sans aucun recours légal possible, au moins 18 des 30 articles de la Déclaration universelle des droits de l’Homme des Nations-Unies, soit les articles suivants : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 17, 18, 19, 20, 26, 29
Ce pouvoir dérogatoire canadien, c’est l’article 33 de la Charte des droits et libertés canadienne de 1982, qui fait partie de la Constitution canadienne :
Charte des droits et libertés du Canada (1982; lire l’article 33 en allant à la page 48) ; English : Canadian Constitution Act, 1867-1982 (1982; go to page 47, read article 33)
Posted in Poésie
Tagged argent, dollar américain, fiat money, histoires absurdes, monnaie, poème, poem, Safe Haven, strange, stunned, US currency, US dollar
9 Comments
La secte guerrière de la déesse Midum: la Main Invisible du Marché. Le Doigt, la Crosse, le Canon.

-
- Photo : La pérennité des tyrannies et l’entêtement des servitudes volontaires incarnés sous un même uniforme : Inquisition capitaliste néo-conservatrice en Iraq au nom de la déesse Midum (Main Invisible Du Marché), qu’on appelle aussi I-Hô-Them, divinité des vertus de cruauté et d’avidité.
- Les maîtres de ces esclaves leur ont affirmé que Midum était de leur côté.
- Sur cette photo, on voit les esclaves, en habits sacerdotaux, en contemplation devant Midum.
- Ils affirment ne pas voir la déesse, ce qui démontre hors de tout doute, à leurs yeux, qu’elle existe bel et bien puisqu’elle est invisible – contrairement à la torture à laquelle ils se livrent et à laquelle ils soumettent les Iraqiens, qui, elle, est devenue visible – et pour cette raison, n’existe pas.
- Les fidèles de Midum se sont approprié le symbole de la Crosse – mais l’ont cependant hornée d’un impressionnant et long doigt universel visible, apparemment inspiré de l’Index, mais un peu plus à droite ( dépendant de la main, ça peut être un peu plus à gauche ) : le Doigt Canon. C’est majeur.
- Leur devise: Fais ce que Doigt, Pas de Lois, Hallahlloi !
- PS – Le sens du dernier membre de la devise, «Hallahlloi», demeure obscur. Ce serait, semble-t-il, le nom du dieu, époux de Midum. Midum et Hallahlloi se seraient mariés en secret pour unir à jamais, en vertu d’un pacte secret et bien eurobié, d’une part, la Soumission des Croyants à la Terreur de la Mort s’ils ne croient plus et ne payent plus, et la Soumission des Incroyants à la Terreur de la Mort s’ils ne croient pas et ne payent pas.
Un chic chat dans l’coma – Un ballon dans un cochon — Elle a trop bu de jus d’ tortue
Le miracle de l’écrivain dans l’donjon – Petit Matou (paroles pour chanson de plage et d’été, tendre, kétaine et rythmée) – La pluie, de ses dents rondes et bleues – Filez, filez, ô mon navire – (poème qui se chante) (et bateau d’avril)
Un coup bavant du Grand Avide, ou Kafka aurait pu l’dire (inclassable et passablement outrancier)
Crassus le Gigueur, ou comment ouvrir la terre sous les armées ( une variante du Pied Piper de Grimm) – Le Cliquetis de la croquignole — La logique est une muette qui ne cesse de nous faire signe – La soeur d’Absalon, ou le ciel et l’enfer interdits aux comiques
Histoire de Loup-Garou, fragments décousus d’une chronique ancienne charcutée — Le scorpion à bicyclette, une histoire qui file, bigarre et loupioque. – L’histoire de l’homme qui aimait la bière Molson et qui fut victime de trahison
Beaucoup de poèmes de Jacques Renaud ( Loup Kibiloki )
Loup Kibiloki ( Jacques Renaud ) : Plusieurs suites poétiques de Loup Kibiloki ( Jacques Renaud ) – Des poèmes à Shiva – Des histoires, des comptines, des contes. En prose ou en versets libres. Parfois bizarres, parfois pas.
Suites poétiques, Loup Kibiloki ( Jacques Renaud ) : Les Enchantements de Mémoire – Sentiers d’Étoiles – Rasez les Cités – Électrodes – Vénus et la Mélancolie – Le Cycle du Scorpion – Le Cycle du Bélier – La Nuit des temps – La Stupéfiante Mutation de sa Chrysalide
Jacques Renaud, ouvrages de fiction en ligne, novellas, nouvelles, des notes biographiques.
Un jour, la prison de verre et de fer volera d’elle-même en éclats
Posted in hypnocratie
Tagged armée, dada, domination, esclavage, guerre, Iraq, liberté, servitude, soumission, sous hypnose, tyrannie
Leave a comment
Histoire de Loup-Garou. Fragments racontés d’une chronique ancienne charcutée.

Je vais vous le dire, le rôle central, à mon avis, c’est la lune d’hiver qui le tient. Très discrètement. Lune, luna, moon, mind, mental, mémoire, i, magi, nation, taratatam, curelou, curelou...
« Chaque année, curelou,
croquetine, croquetaine
chaque année, le curé
croquetine un maturin.
« Chaque année, curelou,
croquetaine, croquetine
chaque année, le curé
croquetaine un maturé. »
(Comptine fragmentée récupérée à même la chronique charcutée.)
C’est un dire étrange et ancien et qui perdure,
quoique très décousu,
dont je vais vous faire part.
Vous devrez imaginer maints passages qui manquent
à l’invraisemblable et mystérieuse chronique
qu’un crayon de glace aiguisé,
la nuit,
tente de réparer,
en tentant de nous raconter les passages manquants
en craquant
et en glissant
et en lâchant
des gouttes froides
et d’étranges étincelles bleues
comme une sorte d’encre qui pleut
finement comme des clins d’oeil de Dieu.
( Il est important,
en passant,
d’apprendre à bien écouter les bruits
et à bien lire les nuages
et le langage
des p’tits fruits
sur le clavier
des papilles,
et bien des choses encore
qui ne sont pas des vétilles. )
Un dire étrange et ancien, donc, dont je vous fais part ici,
et qui fut retrouvé en partie
sous forme de fragments de chronique,
— dont la fausseté n’est pas démontrée
ni l’authenticité, d’ailleurs, dont les racines vaquent en vous —
fragments, donc, où nous est dit
qu’au cours d’un certain hiver,
au petit matin mat et blanc,
quand le loup,
affamé la veille,
s’éveilla,
repu,
dans le chaud satin du grand lit du presbytère,
ce n’était pas le curé
qu’il avait,
le soir d’avant,
sanguinairement caniné,
mais une ronde barrique prélate en visite,
bien enveloppée de pourpre et lestée de pierres bien rares.
De la gueule du loup, on dit qu’un vin rouge et gras coule encore,
vers le haut, vers le bas,
jusque dans les cieux,
jusque dans les enfers,
et sur terre
et dans la terre,
abondant,
bien nordique et pourtant bien latin,
s’attardant aussi,
en séchant,
sur un vieux col romain plus très blanc,
fort craquelé et pendant négligemment
comme un collier plein de vanille et de sang
dans les plis poilus
du cou
du loup
repu.
Le loup, qui reposait dans le satin, avait ingurgité
ce que la chronique elle-même appelle :
« un grand prélat gras fort longtemps maturé. »
Et c’est ici que l’on cite la célèbre comptine :
« Chaque année, curelou,
croquetine, croquetaine
chaque année, le curé
croquetine un maturin.
« Chaque année, curelou,
croquetaine, croquetine
chaque année, le curé
croquetaine un maturé. »
Il faut se plonger longuement dans la chronique glacée des environs —
( qu’il faut savoir décrypter sans rien briser de sa fibre froide ) —
il faut se plonger longuement dans cette chronique
parsemée d’énigmes et de non-dits de toutes sortes,
pour parvenir à comprendre,
à saisir,
à travers la subtilité d’ardoise de l’écritoire du scribe qu’on sent encore sous le papier quand on le touche,
à travers la poussière d’étranges aiguilles de cristal fin qui dansent dans la lumière en murmurant de l’inaudible,
à travers la subtilité de présence de la plume d’oie du chroniqueur
que l’on sent encore soigneusement guidée
du bout taché de l’index, du pouce et du majeur,
il faut se concentrer finement, fermement, sur chaque détail,
sur la moindre sensation,
pour parvenir à saisir le sens véritable de ces fragments de chronique à travers une subtile omniprésence de glace et de brume,
une brume étonnamment et très agréablement odorante (où se glissent parfois, étonnamment, comme de fugaces filaments d’odeur de thé),
le sens véritable de ces fragments de chronique.
Il faut se plonger longuement dans la chronique glacée des environs
dont l’un des conteurs semble être le curé même,
lequel chérissait se déguiser en « olibrius suprême »
(c’est la chronique qui dit cette chose en ces termes)
quitte à attiser l’agacement et le mépris des prélats cossus qui parfois viennent inspecter les lieux
et qui regardent le curé de haut et le houspètent, le poussaillent même, et le malmènent –
bref, il faut se plonger longuement dans la chronique cruelle et glacée des environs
pour comprendre la subtilité
dont le conteur
a enveloppé l’incident
– raconté maintes fois, déjà, dans la région,
par “moultes gens”, depuis longtemps, insiste le chroniqueur –
l’incident narré, donc, par bouches et pouffées de rires,
par gestes crus, sous-entendus et fragments de pages,
l’incident, donc – les incidents, en fait – d’un loup aux dents d’ivoire
et orné d’une mince encolure de poils blancs,
devenu dans la région une sorte de sage,
une sorte d’ami des humbles qui ne se veulent plus esclaves,
et ayant pris soutane en un moment de lune,
et ne l’ayant, depuis, jamais abandonnée (la lune, ou la soutane avec le col, ou les deux, vous devez choisir, la chronique étant, en maints endroits, couchée sur parchemin taché, fort échiffé, voire charcuté),
donc, d’un loup aux dents d’ivoire qui mange, non pas, du curé –
ce qui serait, on le comprend maintenant, se manger soi-même –
mais de la pourpre romaine enrichie qui, frappée d’un soudain coup de gueule, gicle fort en tout sens
comme énorme boudin rond bien cochon mais fluide, voire liquide,
comme énormes barriques charnues d’archevêques en visite,
et autres chanoines abondamment protéinés et fort choqués par les prétentions du curé
qui s’amuse à les imiter quand ils arrivent
et les irrite
alors qu’ils ignorent tout
des véritables appétits
de ce petit curé de montagne aux muscles saillants
qui se prend pour qui!? mais vraiment! c’est choquant!
et qui semble… ma foi… ah… changer de forme?!…
Ici s’interrompt la chronique.
Je vous avais prévenus, c’est plein de trous.
Les derniers milliers de pages du livre manquent – à part quelques minuscules fragments
où l’on trouve encore la fameuse comptine que le chroniqueur,
de toute évidence,
semblait affectionner:
« Chaque année, curelou,
croquetine, croquetaine
chaque année, le curé
croquetine un maturin.
« Chaque année, curelou,
croquetaine, croquetine
chaque année, le curé
croquetaine un maturé. »
Donc, c’est plein de trous.
Comme je disais, les derniers milliers de pages du livre manquent,
et l’incunable, de toute évidence,
était très, très, très épais – et donc vraisemblablement très lourd.
Ces milliers, voire ces millions de pages manquantes,
transforment l’épine de l’énorme incunable contenant la chronique,
retrouvé, par moi, par une merveilleuse nuit d’hiver,
en une sorte de ravin sans fond, mettons,
en une sorte de ravin sans fond,
en fait, en un abîme de l’imagination
qui pourrait être le fond de mon être hanté de mémoires,
ou le fond du vôtre, car vous lisez ceci par esprit vivant libre et singulier;
ou encore, ces milliers, voire ces millions de pages manquantes à l’incunable
en transforment l’épine, vertigineusement évidée,
en une sorte de porte à l’horizontale,
la porte d’une maison cantée,
une maison sur le dos,
béant vers le haut de toute sa porte d’entrée,
de toute sa porte de maison cachée
sous l’invisible et impressionnante épaisseur de papier jadis arraché;
une maison cachée comme sous un gigantesque lit de feuilles mortes
remplies d’une écriture détrempée, humide, terreuse,
une maison avec porte horizontale à même le sol humide et riche
ouvrant sur la verticale d’un puits noir sans parois,
plongeant dans les entrailles d’une terre noire sans limites
où flottent à la dérive d’étonnants débris de villes et de granite,
le tout semblant se présenter comme l’éventrement définitif de toutes les prisons,
ou encore comme la clé de bien des existences, que maintes persécutions,
depuis la nuit des temps,
démembrèrent, tout comme elles s’adonnèrent aux joies perverses
d’emmurer des êtres encore libres – humains et bêtes arrachés aux forêts,
persécutions qui s’entêtèrent à remmurer les emmurés
qui rageusement se démuraient et qui,
sans fin remmurés, se re-démuraient encore,
parfois définitivement,
en plongeant dans l’infini, lequel est un néant de murs
et une sorte d’infinie possibilité de retours vengeurs
ou de parousie tout-embrassante
ou de libération paradisiaque terrestre totale.
On pourrait avancer que la chronique,
réduite à des fragments,
voulait témoigner de quelque chose
comme la pérennité des tyrannies et l’entêtement des servitudes,
mais aussi de l’angoisse éternelle qui ronge autant les tyrannies que les servitudes,
et témoigner aussi de l’appétit compensatoire secret qui,
sans fin,
de par les froides nuits claires de décembre
revient torturer petits et grands tyrans,
et grands et petits esclaves consentants tout autant,
en les grugeant joyeusement jusqu’à l’os,
lequel se déguste aussi, plus longtemps, comme on sait,
en concentrant l’esprit des crocs
dans une phase de grignotement
(sans oublier l’apport des dents dites incisives),
l’os s’avérant être, en plus d’un alléchement,
le symbole d’une grande phase canine d’apaisement.
L’absence de milliers de pages nous plonge,
qu’on le veuille ou non,
en des hypothèses sans fin,
sans fond,
sans limites,
se dispersant,
se multipliant en tous sens
comme des milliards d’étoiles
et de points métalliques ou mathématiques,
chacun de ces points,
à leur tour,
se démultipliant en des milliards d’autres points.
Et ainsi font font font,
les p’tits points points points,
des granules, des grains d’son,
ainsi font font font
des granules et puis s’en vont.
Le titre de l’incunable aussi manque, arraché.
Quel était ce titre?
Bof, dirais-je. Tiens, c’est un bon titre, ça. Court.
Peut-être ajouter un petit “u” après le “o”?
On peut aussi utiliser le “ça” du “c’est un bon titre, ça”.
L’incunable aurait ainsi pu s’intituler: “Ça Bouf.”
Il aurait aussi pu s’intituler: “Le Ravin de l’infini, par l’incunable charcuté, révélé.” (Banal, quoique à portée métaphysique.)
Ou encore: “Le ravin masqué du paradis jailli de l’infini qui.” (Apparemment bancal, mais il est vrai que l’infini qui qui.)
Ou encore: “L’Infini du livre, révélé par le ravin du dos du livre arraché, fait voir en sa cavité sans parois que bla bla bla, la route n’est même pas longue, y en a pas. Bon. Un petit chausson, n’importe quoi.” (Sur l’air de: “C’est ma treizièèèèmmme bouteiiiiillll-ye”.)
J’ai retrouvé, en fouillant bien
(je n’ose vous dire où)
dans les débris puants derrière la grange abandonnée du presbytère
(ma foi, j’viens d’vous dire où)
un autre fragment de la chronique où le narrateur dit,
à peu près,
ce qui suit.
C’était fin décembre,
il faisait un froid de verre,
j’avais faim,
et j’éprouvais,
rien que d’y penser,
le délice qu’éprouve le loup qui,
patte à patte,
scelle et marque délicatement,
de ses griffes,
le sol gelé du lac,
et avance lentement
en direction de cette alléchante et curieuse contraction de “prélat”,
que l’on appelle, en français, “plat” (en prélevant le “ré”),
et que la nature (fortement aidée) prépare pendant des décennies,
bien au chaud dans une bulle, entre la bonne, le Cardinal et le missel,
avec force apport de poulettes, bouteilles et repas d’oies et de porc gras,
que la nature – ou l’ecclesia – prépare, disais-je,
au profit des loups qui,
bien sûr,
chérissent les quadrupèdes laineux et bêlants des bergeries,
mais qui, par-dessus tout, convoitent, au temps des fêtes,
les bergers bipèdes supérieurs pourpres et rien d’autre,
si longuement et soigneusement préparés, prédestinés et enveloppés, eux aussi, de laine,
quoique tissée fine…
Ici s’interrompt (encore!)
ce fragment de poème ancien
et puis tant mieux,
ça tombe bien:
la pleine lune m’aime,
je le sens dans mon être,
je le sens dans mes reins,
je me sens aimanté,
c’est un janvier plein d’lune,
j’ai un irrésistible goût d’espace,
de froid,
de grand air pur et de dunes.
J’ai un irrésistible goût de ouïr encore,
comme tant de fois déjà,
le son délicat de mes griffes toquer fin,
si fin,
si finement,
comme perles effilées et pointues,
sur le blanc bleu de la glace du lac comme sur du vitrail,
comme sur de la laque,
comme sur du plancher de presbytère miroitant et ciré.
J’ai un irrésistible besoin de ce fin,
délicat,
inaudible crissement de la mince couche de neige
qui m’est caresse au bout de la patte, des griffes et des oreilles,
cette neige qui bat au loin tout comme elle bat en moi comme un vaste coeur blanc
où se recueille ma prière et mon hurlement à perte de vue,
à perte d’ouïe,
comme du fond des temps,
semblable à de l’immensément s’abandonnant
à l’irrésistible candeur nocturne du créateur.
Mon coeur est en extase, déjà, et… Vous venez?! Non?! Bon…
Alors, je vous embrasse et j’y vais.
Ah, clocher, clochettes, nouvelle année, les traditions, ça sent l’annuel prélat toujours là, lalala, hozannana, restons calme.
Terminez-moi toute cette histoire,
ça écrit mal avec des griffes
et elles commencent à me pousser,
vous voyez,
et ça sent partout le clair de lune,
et quand je reviendrai,
je vous en raconterai d’autres,
ou bien vous m’en conterez.
Pendant que vous y êtes,
préparez donc le thé.
Un thé bien infusé.
Faites-en abondamment.
N’ébouillantez pas les feuilles en versant brutalement l’eau sur elles.
Non.
Jetez plutôt les feuilles
dans un grand chaudron d’eau qui gargouille déjà à gros bouillons
et retirez du feu presqu’immédiatement.
Presque.
Ici l’art est dans le presque,
cours-y vite, cours-y vite,
ici l’art est dans le presque,
cours-y vite il va filer.
Des poches de thé pas cher
peuvent très bien faire l’affaire.
Du thé, c’est du thé.
Laissez bouillir une minute – pas plus que deux minutes. Puis placez le thé sur feu très doux et constant, jusques à mon retour, pour que le thé cède – sans contraintes, tortures, sottises faites ou pensées, brutalités ignées, aqueuses ou inquisitoriales – pour que le thé, donc, cède, sans douleur, angoisse ou tristesse, toutes ses micro-cachettes et révèle la plus grande part possible de ses fines et secrètes molécules immortalisantes et grisantes. Aimez-le.
Noubliez pas: feux doux. L’idée, c’est de conserver l’eauthéante (ce dernier mot, vous me décryptez ça en une seconde, please) le plus longtemps possible tout en donnant au thé (à l’eauthéante, en fait) de quoi soutenir le paradoxe d’une longue et constante ferveur transformante, une ferveur à la fois libre et tenue, tendue sans tension, étendue comme en extension mais sans surtension, une ferveur à la fois sans limites, tranquille et contenue.
Bref, ne faites pas s’évaporer le thé d’un coup, faites pas ça.
Hum? Si c’est tout? Oui, c’est tout… Pourquoi?… Vous vous attendiez à…?!
Quoi?!! À une recette cannibale?!! Vous me prenez pour qui!? Pour un loup-garou!? Oui, d’accord, mettons que ça parait, et puis après? Non, non, je ne convertis personne et je ne fais pas de prosélytisme. On va pas commencer ça!
Tout ce que vous aurez,
et c’est beaucoup, vous verrez,
(un jour, vous comprendrez)
c’est une recette de thé,
voilà,
c’est tout,
c’est modeste
mais c’est bon,
c’est vertueux,
c’est simple,
c’est rédimant,
c’est stimulant,
c’est excellent,
voilà,
c’est tout,
c’est bon pour vous,
c’est bon pour les loups,
en tout cas, oui, les loups-garous peuvent être
de grands amateurs de thé,
de grands avaleurs de thé,
d’insatiables gavions sans fond de thé,
je vous dis,
ça ennivre,
je vous dis,
ça saoule,
je vous dis,
ça garde
loin des tristesses,
des dépressions,
des malaises d’être
et des maladies d’foules,
je vous dis,
ça transforme (voyez),
je vous dis,
ça garde
en santé.
En m’attendant, par-dessus tout, soyez très pieux:
rappelez-vous Villon, frères humains, et priez Dieu
que tous nous veuille absoudre.
Écrit essentiellement durant les hivers, en pays de montagnes, entre 2001 et 2003
© Copyright 2009 Hamilton-Lucas Sinclair (Loup Kibiloki, Jacques Renaud, Le Scribe), cliquer
Des histoires, des comptines, des contes. En prose ou en versets libres. Parfois bizarres, parfois pas. ( comme : Un coup bavant du Grand Avide ou Kafka aurait pu l’dire, ou Crassus le Gigueur : Comment ouvrir le sol sous les armées )
Loup Kibiloki ( Jacques Renaud ) : Plusieurs suites poétiques de Loup Kibiloki ( Jacques Renaud ) – Beaucoup de poèmes de Jacques Renaud ( Loup Kibiloki ) – Des poèmes à Shiva – Toutes les terrasses du monde s’ouvrent sur l’infini. On va prendre un café ensemble. Poème. « Toujours, tu rencontreras Rimbaud dans les rues vermillonnes et safranées de Marrakech … »
Suites poétiques, Loup Kibiloki ( Jacques Renaud ) : Les Enchantements de Mémoire – Sentiers d’Étoiles – Rasez les Cités – Électrodes – Vénus et la Mélancolie – Le Cycle du Scorpion – Le Cycle du Bélier – La Nuit des temps – La Stupéfiante Mutation de sa Chrysalide
Un jour, la prison de verre et de fer volera d’elle-même en éclats
Posted in Fables, Fiction - Jacques Renaud., Poésie
Tagged cat, chat, chien, fantastique, histoire, loup, loup garou, poème, Poésie, poem, Poetry, surréaliste, werewolf
4 Comments
Le Cliquetis de la Croquignole. Conte hilarant et bizarre.
Le Cliquetis de la croquignole suit, un peu plus bas.
Des poèmes bizarres ou fantastiques, loufoques, souvent absurdes, parfois drôles, j’en ai écrits, j’en écris encore, et c’est un plaisir de leur faire prendre une petite marche de santé ici, en blogosphère. Les poèmes aiment ça.
Je les promène comme des sortes de petits, moyens et gros mutants dont je refuse de me défaire.
Je les amène parfois dans le bois, ça les dépayse et ça leur allume des neurones natures qui les plongent parfois dans une sorte de nirvâna.

« J’ai engagé une armée d’Charlots… Hum? Non. Pas des Charlies. Des Charlots.» ( Photo : Charlie Chaplin, “Charlot”, vers 1915. )
Le cliquetis de la croquignole est un malaise inopérant,
sinon sur un mode mineur.
Tout comme le cliquemou d’une pantouffle rose qui,
coiffée, au-dessus du gros orteil,
d’un pompon blanc taché de café,
inopère d’une façon même,
et constitue de manière évidente
le pendant cosmique inverse du cliquetis de la croquignole,
son complément fusionnel soft, quoi.
(Ah!, ce petit «quoi» un rien dandy!)
L’un (le cliquetis de la croquignole)
cherchant l’autre (le cliquemou de la pantouffle)
– et l’autre, l’un –
l’un et l’autre étant, à tour de rôle,
indifféremment:
le cliquetis de la croquignole
ou le cliquemou de la pantouffle;
le cliquetouffe de la guimolle
ou le guillemou de la chnolle qui crique
le criquencore de la galle qui tique
ou le tiquemou de la gosse qui pique
le cliquevisse de la noune qui flippe
ou le flippemou de la none qui chique
le pinceau mou de la mouche du flic
ou la paire de pince de la folle qui chique
la farandole de la crête lubrique
ou la crête qui colle dans la noune qui tique
le piquemou de la morve arctique
ou la morve qui colle dans la tarte antique
le coulis glabre de la morvenplâtre
ou le tiquechiant de la tasse qui crisse…
Posted in Contes absurdes, loufoques, bizarres, ..., Poésie
Tagged absurde, cat, Charlot, chat, cliquetis, croquignoles, dada, fantastique, hilarité, histoires absurdes, humour, pantouffles, poème, Poésie, surréaliste
Leave a comment















