Formule 1 et chaises roulantes : Non à la pollution sonore et sciante

Méditation sur le culte des chaises roulantes motorisées (les voitures)

Quand on veut transformer des populations entières en infirmes et les affaiblir, on les convainc de toujours se déplacer en chaises roulantes ..

« Il y a quelques années, j’ai décidé d’abandonner la voiture, la trouvant tout à fait incommode, et j’ai commencé à rouler à bicyclette à la place.

« Cela n’a pas été facile au début. Mais une fois habitué, un changement étrange s’est produit dans ma perception  :  j’ai commencé à voir les voitures très différemment. En route pour le travail le matin, je passais le long d’une section d’autoroute qui était toujours encombrée de voitures.

« Quand vous êtes un conducteur, vous voyez cela comme normal parce que vous faites partie de ce troupeau d’insectes mécanisés. Mais ce que je voyais, c’était des  boîtes en tôle avec des gens emprisonnés à l’intérieur, attachés à un fauteuil, dans une minuscule cellule capitonnée, et la plupart de ces pauvres fous composaient une image de la souffrance : une foule solitaire, furieuse et désespérée, condamnée à tourner en rond.

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Sugar Sammy, hangover, gueule de bois et Radio-Canada: les clichés sont tenaces et collants.

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Oui, on est pas capable!

Les mythes sont tenaces. Les clichés sont collants. Jusque dans les choses simples.

Jusqu’à faire en sorte que 3 n’égale pas 3.

Le cliché dont il va être question ici, c’est celui qui voudrait qu’un texte en français, c’est toujours plus long et moins punché que son équivalent en anglais.

Disons dès le départ que Dominique Poirier est  l’une des rares animatrices ou animateurs de la bulle masse-médiatique qu’il est souvent utile d’écouter à Radio-canada.

Néanmoins. Comment résister… Once upon a time…, un standup comique anglo-québécois du nom de Sugar Sammy est interviewé par Dominique Poirier à l’émission Libre comme l’Air, Radio-canada (radio-ronron, radio-hypnose). L’entrevue est une entrevue sérieuse (lien à la fin de l’article).

Vous pouvez obtenir un bon punch avec l’expression anglaise “hangover”, dit le standup comique, c’est court, ça marche, dit-il à peu près, c’est efficace, “hangover”, mais vous pouvez pas faire ça en français, parce qu’en français, “hangover”, c’est “lendemain de veille”, et “lendemain de veille”, c’est trop long.

Ah … ?  Sûr de ça ?    Continue reading

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Invisible Person with Enormous Power. That Deity’s Family Name is “Corporation.”

Invisible persons with enormous power...

Invisible person with enormous power…

 


 

What’s a “Corporation” ? 

Short meditation :

I can have coffee with a person. I can’t have coffee with an invisible person. A Corporation is a person. But I can’t have coffee with a Corporation. A Corporation is an invisible person. An Invisible Legal Person. Usually, a Corporation also has enormous power.

If a Corporation is an Invisible Person with Enormous Power, then a Corporation is, literally, a god.

I mean : literally, not metaphorically.

Sometimes, their names are incredibly explicit, as in RayTheon, which means something like  “Ray Of The Gods ” or “Ray-God” – in French: «Rayon Des Dieux» ou «Rayon-Dieu».

 



 

Our civilization is under the yoke of invisible nasty gods in control of the heart, mind, nervous system of officers, employees, judges, governments, multitudes, and their health, life and death.  Or it is some kind of égrégore, some kind of occult, astral conscious “collective aggregation”;  it is built and it is autonomous.  It’s a godlike power.

 


Table Ronde G8, fusain et gouache de Michel Casavant -1986; lien sur l'illustration.

Table Ronde G8 (Round Table, G8) , 1986, fusain & gouache by Québec artist  Michel Casavant. Source : click on íllustration.

 

Why, “nasty” gods?

Documentary The Corporation  offers a list of some of the outstanding characteristics  of Corporations in general :

—    callous unconcern for the feelings of others;

—    incapacity to maintain enduring relationships;

—    reckless disregard for the safety of others;

—    deceitfulness : repeated lying and conning others for profit;

—   incapacity to experience guilt;

—   failure to conform to social norms with respect to ethical behavior… Etc.

And it happens that you will find those characteristics, or “symptoms,” in a psychiatric diagnosis of the personality disorder called psychopathy

Our civilization is insane – and sanity starts within, right where those nasty gods hold control…


 

Now, before you go ahead, first things first : smile (no, inner smile, inner…, not like that guy in the White House, or that other one at l’Assemblée Nationale de France, or like any leader in the Canadian Parliament or the Québec Assemblée Nationale, or like whatever Power Icon you can think of, no:  the real McCoy of a smile, inside, inner… It’s your inner bunker, it’s soft but it’s a bunker,  it’s your invisible bunker of strength and softness; some call it dignity, some call it “inner castle”, not “bunker”, some call it immortal soul, it has many facets, it’s very deep and real and the nasty gods can’t touch it, you’ll see.)

Then, go ahead…

 


 

Une Centrale nucléaire?... Non. Ou peut-être que oui :) C'est le Siège social de La Banque des Règlements Internationaux, à Bâle, en Suisse - The Headquarters of The Bank for International Settlements in Basel, Switzerland... The shape of the building is quite striking: that of a nuclear power plant...

A nuclear power plant? No. Or maybe yes? :) This is the Headquarters building of The Bank for International Settlements (La Banque des Règlements Internationaux), Basel (Bâle), Switzerland… The shape of the building is quite striking: that of a nuclear power plant… Trivial or significant?… BIS (BRI) seems to be some kind of “High Priestess Corporation of all Corporations,” or some kind of  “Papesse des Papesses…” BIS is owned by the network of Central Banks; Central Banks are owned or dominated by powerful private banks.

 


© Copyright 2009 Hamilton-Lucas Sinclair (Loup Kibiloki, Jacques Renaud, Le Scribe), cliquer

 


The Corporation [3/23]  A Legal “Person” – video on YouTube – 5 minutes.


 

 

Was there an earthly paradise?  What was it?  Where was it? (Satprem and Mira Alfassa – the Mother)  – Sri Aurobindo : The Intermediate Zone

Invisible Person with Enormous Power: it starts with a “C”, as in “Corporation”, but it doesn’t end there…

Do you remember Chernobyl? Nuclear disaster contamination: apparently worse than previously thought  –  Waging Total Nuclear War against Humanity and Human Genes: Nuclear Radiation and Uranium 238 (DU)

Western leaders, western populations : awareness, massmedia control and censorship

Astounding 2009 Nobel Prize for Literature Joan de Blow never wrote a book!  She talks about Obama. (Satire.)

Safe-Haven US Currency – surfing on strangeness and naught – a bizarre, satori sort of poem


 

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La Stupéfiante Mutation de sa Chrysalide

Secret Garden. Jardin Secret. Source: Fractal Forest.


 

Entièrement révisé et réécrit.  Version intégrale.

La Stupéfiante Mutation de sa Chrysalide, Jacques Renaud.

Cet ouvrage avait été publiée en 1977 sous le titre  « Arcane Seize ».

 


 

Beaucoup de poèmes de Jacques Renaud ( Loup Kibiloki )


 

Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :    Plusieurs suites poétiques de Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )   –   Des poèmes à Shiva –   Des histoires, des comptines, des contes.  En prose ou en versets libres.  Parfois bizarres, parfois pas.


 

Suites poétiques, Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :   Les Enchantements de Mémoire  – Sentiers d’Étoiles  –  Rasez les Cités  –  Électrodes  –  Vénus et la Mélancolie  –  Le Cycle du Scorpion  –  Le Cycle du Bélier  –  La Nuit des temps  –  La Stupéfiante Mutation de sa Chrysalide


 

Un chic chat dans l’coma   –  Un ballon dans un cochon    —   Elle a trop bu de jus d’ tortue

Le miracle de l’écrivain dans l’donjon   –  Petit Matou (paroles pour chanson de plage et d’été, tendre, kétaine et rythmée)    –   La pluie, de ses dents rondes et bleues  –  Filez, filez, ô mon navire – (poème qui se chante) (et bateau d’avril)

Un coup bavant du Grand Avide, ou Kafka aurait pu l’dire

Crassus le Gigueur ou Comment ouvrir le sol sous les armées   –   Le Cliquetis de la croquignole   —   La logique est une muette qui ne cesse de nous faire signe   –   La soeur d’Absalon, ou le ciel et l’enfer interdits aux comiques


 

Jacques Renaud ( Loup Kibiloki ), ouvrages de fiction en ligne, novellas, nouvelles, des notes biographiques.


 

Oeuvres de fiction de Jacques Renaud  ( Loup Kibiloki ) sur ce blog : 

 Le Cassé, la novella, avec les nouvelles; la vraie version originale et intégrale, la seule autorisée par l’auteur.   —   Le Crayon-feutre de ma tante a mis le feu, nouvelle.

L’Agonie d’un Chasseur, ou Les Métamorphoses du Ouatever, novella.    –   La Naissance d’un Sorcier, nouvelle.

C’est Der Fisch qui a détruit Die Mauer, nouvelle.   —   Émile Newspapp, Roi des Masses, novella.

Et Paix sur la Terre (And on Earth, Peace), nouvelle.   —   L’histoire du vieux pilote de brousse et de l’aspirant audacieux, nouvelle

Le beau p’tit Paul, le nerd entêté, et les trois adultes qui disent pas la même chose, nouvelle  —  La chambre à louer, le nerd entêté, et les quinze règlements aplatis  —   La mésange, le nerd entêté, et l’érudit persiffleur

Jack le Canuck, chanson naïve pour Jack Kerouac,  poème  —    L’histoire de l’homme qui aimait la bière Molson et qui fut victime de trahison

Loup Kibiloki ( Jacques Renaud ) :  La Petite Magicienne, nouvelle;  La Licorne et le Scribe, nouvelle.


 

Sur Le Cassé de Jacques Renaud, des extraits de critiques

Jadis, la liberté d’expression régnait dans ma ruelle, ou La ruelle invisible

Le Cassé de Jacques Renaud : le vrai, le faussé, le faux  (A-t-on voulu détruire la carrière de l’auteur ?)

Sorel : En 2012, on y censure Dieu et Edith Piaf. En 1971, on y censurait Le Cassé de Jacques Renaud…

And on Earth Peace, Le Cassé, le joual, Jacques Renaud  (Sur Jacques Renaud, l’époque du Cassé, le “joual”.)


 

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Le pas noir et profond des racines qui marchent

Amérocale. Libre, sauvage.

L′hémérocalle (“amérocalle”). Belle, tendre, attachante, saine, vigoureuse, libre, sauvage.


Nous dévasterons
les jardins d’artifices
et nous verrons revenir
les plantes par milliers
dans des jardins sauvages
caressés de soleil et battus par le vent,
des jardins qui frissonnent comme des flots d’enfants.

( Extrait de Rien n’est plus doux qu’un grand écueil où la folie enfin repose )

 


© Copyright 2009 Hamilton-Lucas Sinclair (Loup Kibiloki, Jacques Renaud, Le Scribe), cliquer


Beaucoup de poèmes de Jacques Renaud ( Loup Kibiloki )


Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :    Plusieurs suites poétiques de Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )   –   Des poèmes à Shiva –   Des histoires, des comptines, des contes.  En prose ou en versets libres.  Parfois bizarres, parfois pas.

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How can we make our consciousness vast? A very simple method ..

Vortex, by algorias – link to Fractal Forest – click on illustration.


 

“Vast? Ah, there are many ways of doing this.

“The easiest way is to identify yourself with something vast.

“For instance, when you feel that you are shut up in a completely narrow and limited thought, will, consciousness, when you feel as though you were in a shell, then if you begin thinking about something very vast, as for example, the immensity of the waters of an ocean, and if really you can think of this ocean and how it stretches out far, far, far, far, in all directions, like this (Mother stretches out her arms), how, compared with you, it is so far, so far that you cannot see the other shore, you cannot reach its end anywhere, neither behind nor in front nor to the right or left… it is wide, wide, wide, wide… you think of this and then you feel that you are floating on this sea, like that, and that there are no limits… This is very easy. Then you can widen your consciousness a little…”

—  Widen the consciousness.  Mira Alfassa, The Mother


 

Was there an earthly paradise? What was it? Where was it?

Satprem, la Shakti. Elle a toujours été là. Point de contact: l’attention, l’occiput, la nuque, la tête …   –   Sri Aurobindo, la prison d’Alipore, et son poème «Invitation» – nouvelle traduction française.   –   La Zone Intermédiaire (1933) – Sri Aurobindo Ghose  –  The Intermediate Zone (1933) – Sri Aurobindo Ghose

On Integral Yoga and Sri Aurobindo & The Mother.   –   Sri Aurobindo – Wikipedia  –   Mira Alfassa – Wikipedia   –  Max Théon – Wikipedia


 

Beaucoup de poèmes de Jacques Renaud ( Loup Kibiloki )


Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :    Plusieurs suites poétiques de Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )   –   Des poèmes à Shiva –   Des histoires, des comptines, des contes.  En prose ou en versets libres.  Parfois bizarres, parfois pas.


Suites poétiques, Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :   Les Enchantements de Mémoire  – Sentiers d’Étoiles  –  Rasez les Cités  –  Électrodes  –  Vénus et la Mélancolie  –  Le Cycle du Scorpion  –  Le Cycle du Bélier  –  La Nuit des temps  –  La Stupéfiante Mutation de sa Chrysalide


 

From Beginning to End — or The Ignorance Upanishad

Du commencement à la fin ou L’Oupanishad de l’ Ignorance

 


 

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Safe-Haven US Currency – surfing on strangeness and naught.


 

I hear someone telling me seriously
About a “Safe-Haven US Currency,”
And suddenly my mind sails far away,
It starts to fly through a new fallen world,
I feel I’m plunged into an immense blank,
I feel estranged, and lied to, and giddy,
Spiralling out of this world at lightspeed,
While watching self in a sea of silence
Surfing on naught with no end and no sound…


US_dollar_ripped_&_broken

us_dollar_gazillion_bill


 

( This was supposed to be a humoristic piece under inspiration and guidance by Sri Charlie Chaplin – with a whiff of angelic touch by Jack Kerouac… I think I’m a bit off the mark… )

 


 

© Copyright 2009 Hamilton-Lucas Sinclair (Loup Kibiloki. Jacques Renaud, Le Scribe), click


 

China threatens “nuclear option” of US dollar sales.  –  World Prepares to Dump the US Dollar.  –  What is Hyperinflation? – short explanation.   –   What is Hyperinflation? – longer explanation.   (After explanation, I recommend meditation.)

Preparing Americans for Hyperinflation – video on YouTube.   And at the end, ha… it could be deflation…    Darn.   Back to meditation.


 

Don’t listen to sweat vampires and slick liars: Life never had to be earned – poem.  –   Astounding 2009 Nobel Prize for Literature Joan de Blow never wrote a book!  She talks about Obama. (Satire.)

Invisible Person with Enormous Power. It starts with a “C”, as in “Corporation”, but it doesn’t end there…  –


 

Le Vaisseau d’or : A new English translation of Émile Nelligan’s masterpiece.

Winter Evening by Émile Nelligan. A new English translation of Soir d’Hiver (Comme la neige a neigé!)

All café-terrasses are vistas on infinity. Let’s have coffee together.    –    Toutes les terrasses du monde s’ouvrent sur l’infini. On va prendre un café ensemble.

Dans mes cellules d’opale et de lune (Shiva Moon)  –   Shiva Bruisse   –   Shivas’s Gift to a Wolf  –   Trois poèmes à Shiva and one poem to Shiva

Tribute to the White Wolf   –   Hommage au Loup Blanc.  –   Une araignée d’étoiles. Stars, and a spider

Srî Aurobindo, la prison d’Alipore, et son poème « Invitation » : nouvelle traduction française and the original poem in English.


 

Beaucoup de poèmes de Jacques Renaud ( Loup Kibiloki )


 

Canada, Québec, Ontario …  un proto-totalitarisme souterrain persistant.   –   Canada : Pouvoir dérogatoire canadien et pouvoir dérogatoire hitlérien sont identiques.


 

Déclaration universelle des droits de l’Homme – Nations-Unies. Texte complet et intégral:

Depuis 1982, le Parlement canadien – tout comme chacune des législatures du pays – ont le pouvoir constitutionnel de violer, sans aucun recours légal possible, au moins 18 des 30 articles de la Déclaration universelle des droits de l’Homme des Nations-Unies, soit les articles suivants1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 17, 18, 19, 20, 26, 29

Ce pouvoir dérogatoire canadien, c’est l’article 33 de la Charte des droits et libertés canadienne de 1982, qui fait partie de la Constitution canadienne : 

Charte des droits et libertés du Canada (1982; lire l’article 33 en allant à la page 48)  ;  English : Canadian Constitution Act, 1867-1982 (1982; go to page 47, read article 33)


 

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La secte guerrière de la déesse Midum: la Main Invisible du Marché. Le Doigt, la Crosse, le Canon.

La pérennité des tyrannies et l'entêtement des servitudes sous un même uniforme: Inquisition capitaliste en Iraq.

Photo :  La pérennité des tyrannies et l’entêtement des servitudes volontaires incarnés sous un même uniforme :  Inquisition capitaliste néo-conservatrice en Iraq au nom de la déesse Midum (Main Invisible Du Marché), qu’on appelle aussi I-Hô-Them, divinité des vertus de cruauté et d’avidité.
Les maîtres de ces esclaves leur ont affirmé que Midum était de leur côté.
Sur cette photo, on voit les esclaves, en habits sacerdotaux, en contemplation devant Midum.
Ils affirment ne pas voir la déesse, ce qui démontre hors de tout doute, à leurs yeux, qu’elle existe bel et bien puisqu’elle est invisible – contrairement à la torture à laquelle ils se livrent et à laquelle ils soumettent les Iraqiens, qui, elle, est devenue visible – et pour cette raison, n’existe pas.
Les fidèles de Midum se sont approprié le symbole de la Crosse – mais l’ont cependant hornée d’un impressionnant et long doigt universel visible, apparemment inspiré de l’Index, mais un peu plus à droite ( dépendant de la main, ça peut être un peu plus à gauche )  :  le Doigt Canon.  C’est majeur.
Leur devise: Fais ce que Doigt, Pas de Lois, Hallahlloi !
PS – Le sens du dernier membre de la devise, «Hallahlloi», demeure obscur.  Ce serait, semble-t-il, le nom du dieu, époux de Midum.  Midum et Hallahlloi se seraient mariés en secret pour unir à jamais, en vertu d’un pacte secret et bien eurobié, d’une part, la Soumission des Croyants à la Terreur de la Mort s’ils ne croient plus et ne payent plus, et la Soumission des Incroyants à la Terreur de la Mort s’ils ne croient pas et ne payent pas.

 

Un chic chat dans l’coma   –  Un ballon dans un cochon    —   Elle a trop bu de jus d’ tortue

Le miracle de l’écrivain dans l’donjon   –  Petit Matou (paroles pour chanson de plage et d’été, tendre, kétaine et rythmée)    –   La pluie, de ses dents rondes et bleues  –  Filez, filez, ô mon navire – (poème qui se chante) (et bateau d’avril)

Un coup bavant du Grand Avide, ou Kafka aurait pu l’dire (inclassable et passablement outrancier)

Crassus le Gigueur, ou comment ouvrir la terre sous les armées ( une variante du Pied Piper de Grimm)   –   Le Cliquetis de la croquignole   —   La logique est une muette qui ne cesse de nous faire signe   –   La soeur d’Absalon, ou le ciel et l’enfer interdits aux comiques

Histoire de Loup-Garou, fragments décousus d’une chronique ancienne charcutée    —  Le scorpion à bicyclette, une histoire qui file, bigarre et loupioque.     –   L’histoire de l’homme qui aimait la bière Molson et qui fut victime de trahison


Beaucoup de poèmes de Jacques Renaud ( Loup Kibiloki )


Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :    Plusieurs suites poétiques de Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )   –    Des poèmes à Shiva –   Des histoires, des comptines, des contes.  En prose ou en versets libres.  Parfois bizarres, parfois pas.


Suites poétiques, Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :   Les Enchantements de Mémoire  – Sentiers d’Étoiles  –  Rasez les Cités  –  Électrodes  –  Vénus et la Mélancolie  –  Le Cycle du Scorpion  –  Le Cycle du Bélier  –  La Nuit des temps  –  La Stupéfiante Mutation de sa Chrysalide


Jacques Renaud, ouvrages de fiction en ligne, novellas, nouvelles, des notes biographiques.


Un jour, la prison de verre et de fer volera d’elle-même en éclats


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Histoire de Loup-Garou. Fragments racontés d’une chronique ancienne charcutée.

Le rôle central, c'est la lune qui d'hiver qui le tient.

Je vais vous le dire, le rôle central, à mon avis, c’est la lune d’hiver qui le tient. Très discrètement. Lune, luna, moon, mind, mental, mémoire, i, magi, nation, taratatam, curelou, curelou...


« Chaque année, curelou,
croquetine, croquetaine
chaque année, le curé
croquetine un maturin.

« Chaque année, curelou,
croquetaine, croquetine
chaque année, le curé
croquetaine un maturé. »

(Comptine fragmentée récupérée à même la chronique charcutée.)


 

C’est un dire étrange et ancien et qui perdure,
quoique très décousu,
dont je vais vous faire part.

Vous devrez imaginer maints passages qui manquent
à l’invraisemblable et mystérieuse chronique
qu’un crayon de glace aiguisé,
la nuit,
tente de réparer,
en tentant de nous raconter les passages manquants
en craquant
et en glissant
et en lâchant
des gouttes froides
et d’étranges étincelles bleues
comme une sorte d’encre qui pleut
finement comme des clins d’oeil de Dieu.


Incunable malmené...


 

( Il est important,
en passant,
d’apprendre à bien écouter les bruits
et à bien lire les nuages
et le langage
des p’tits fruits
sur le clavier
des papilles,
et bien des choses encore
qui ne sont pas des vétilles. )

Un dire étrange et ancien, donc, dont je vous fais part ici,
et qui fut retrouvé en partie
sous forme de fragments de chronique,
—    dont la fausseté n’est pas démontrée
ni l’authenticité, d’ailleurs, dont les racines vaquent en vous   —
fragments, donc, où nous est dit
qu’au cours d’un certain hiver,
au petit matin mat et blanc,
quand le loup,
affamé la veille,
s’éveilla,
repu,
dans le chaud satin du grand lit du presbytère,
ce n’était pas le curé
qu’il avait,
le soir d’avant,
sanguinairement caniné,
mais une ronde barrique prélate en visite,
bien enveloppée de pourpre et lestée de pierres bien rares.



 

De la gueule du loup, on dit qu’un vin rouge et gras coule encore,
vers le haut, vers le bas,
jusque dans les cieux,
jusque dans les enfers,
et sur terre
et dans la terre,
abondant,
bien nordique et pourtant bien latin,
s’attardant aussi,
en séchant,
sur un vieux col romain plus très blanc,
fort craquelé et pendant négligemment
comme un collier plein de vanille et de sang
dans les plis poilus
du cou
du loup
repu.

Le loup, qui reposait dans le satin, avait ingurgité
ce que la chronique elle-même appelle :
« un grand prélat gras fort longtemps maturé. »

Et c’est ici que l’on cite la célèbre comptine :

« Chaque année, curelou,
croquetine, croquetaine
chaque année, le curé
croquetine un maturin.

« Chaque année, curelou,
croquetaine, croquetine
chaque année, le curé
croquetaine un maturé. »


Clair de Lune d’Hiver – Remigius van Haanen.


 

Il faut se plonger longuement dans la chronique glacée des environs  —
( qu’il faut savoir décrypter sans rien briser de sa fibre froide )  —
il faut se plonger longuement dans cette chronique
parsemée d’énigmes et de non-dits de toutes sortes,
pour parvenir à comprendre,
à saisir,
à travers la subtilité d’ardoise de l’écritoire du scribe qu’on sent encore sous le papier quand on le touche,
à travers la poussière d’étranges aiguilles de cristal fin qui dansent dans la lumière en murmurant de l’inaudible,
à travers la subtilité de présence de la plume d’oie du chroniqueur
que l’on sent encore soigneusement guidée
du bout taché de l’index, du pouce et du majeur,
il faut se concentrer finement, fermement, sur chaque détail,
sur la moindre sensation,
pour parvenir à saisir le sens véritable de ces fragments de chronique à travers une subtile omniprésence de glace et de brume,
une brume étonnamment et très agréablement odorante (où se glissent parfois, étonnamment, comme de fugaces filaments d’odeur de thé),
le sens véritable de ces fragments de chronique.

Il faut se plonger longuement dans la chronique glacée des environs
dont l’un des conteurs semble être le curé même,
lequel chérissait se déguiser en « olibrius suprême »
(c’est la chronique qui dit cette chose en ces termes)
quitte à attiser l’agacement et le mépris des prélats cossus qui parfois viennent inspecter les lieux
et qui regardent le curé de haut et le houspètent, le poussaillent même, et le malmènent –
bref, il faut se plonger longuement dans la chronique cruelle et glacée des environs
pour comprendre la subtilité
dont le conteur
a enveloppé l’incident
– raconté maintes fois, déjà, dans la région,
par “moultes gens”, depuis longtemps, insiste le chroniqueur –
l’incident narré, donc, par bouches et pouffées de rires,
par gestes crus, sous-entendus et fragments de pages,
l’incident, donc – les incidents, en fait – d’un loup aux dents d’ivoire
et orné d’une mince encolure de poils blancs,
devenu dans la région une sorte de sage,
une sorte d’ami des humbles qui ne se veulent plus esclaves,
et ayant pris soutane en un moment de lune,
et ne l’ayant, depuis, jamais abandonnée (la lune, ou la soutane avec le col, ou les deux, vous devez choisir, la chronique étant, en maints endroits, couchée sur parchemin taché, fort échiffé, voire charcuté),
donc, d’un loup aux dents d’ivoire qui mange, non pas, du curé –
ce qui serait, on le comprend maintenant, se manger soi-même –
mais de la pourpre romaine enrichie qui, frappée d’un soudain coup de gueule, gicle fort en tout sens
comme énorme boudin rond bien cochon mais fluide, voire liquide,
comme énormes barriques charnues d’archevêques en visite,
et autres chanoines abondamment protéinés et fort choqués par les prétentions du curé
qui s’amuse à les imiter quand ils arrivent
et les irrite
alors qu’ils ignorent tout
des véritables appétits
de ce petit curé de montagne aux muscles saillants
qui se prend pour qui!? mais vraiment! c’est choquant!
et qui semble… ma foi… ah… changer de forme?!…



 

Ici s’interrompt la chronique.
Je vous avais prévenus, c’est plein de trous.

Les derniers milliers de pages du livre manquent – à part quelques minuscules fragments
où l’on trouve encore la fameuse comptine que le chroniqueur,
de toute évidence,
semblait affectionner:

« Chaque année, curelou,
croquetine, croquetaine
chaque année, le curé
croquetine un maturin.

« Chaque année, curelou,
croquetaine, croquetine
chaque année, le curé
croquetaine un maturé. »

Donc, c’est plein de trous.

Comme je disais, les derniers milliers de pages du livre manquent,
et l’incunable, de toute évidence,
était très, très, très épais – et donc vraisemblablement très lourd.

Ces milliers, voire ces millions de pages manquantes,
transforment l’épine de l’énorme incunable contenant la chronique,
retrouvé, par moi, par une merveilleuse nuit d’hiver,
en une sorte de ravin sans fond, mettons,
en une sorte de ravin sans fond,
en fait, en un abîme de l’imagination
qui pourrait être le fond de mon être hanté de mémoires,
ou le fond du vôtre, car vous lisez ceci par esprit vivant libre et singulier;

ou encore, ces milliers, voire ces millions de pages manquantes à l’incunable
en transforment l’épine, vertigineusement évidée,
en une sorte de porte à l’horizontale,
la porte d’une maison cantée,
une maison sur le dos,
béant vers le haut de toute sa porte d’entrée,
de toute sa porte de maison cachée
sous l’invisible et impressionnante épaisseur de papier jadis arraché;

une maison cachée comme sous un gigantesque lit de feuilles mortes
remplies d’une écriture détrempée, humide, terreuse,
une maison avec porte horizontale à même le sol humide et riche
ouvrant sur la verticale d’un puits noir sans parois,
plongeant dans les entrailles d’une terre noire sans limites
où flottent à la dérive d’étonnants débris de villes et de granite,
le tout semblant se présenter comme l’éventrement définitif de toutes les prisons,
ou encore comme la clé de bien des existences, que maintes persécutions,
depuis la nuit des temps,
démembrèrent, tout comme elles s’adonnèrent aux joies perverses
d’emmurer des êtres encore libres – humains et bêtes arrachés aux forêts,
persécutions qui s’entêtèrent à remmurer les emmurés
qui rageusement se démuraient et qui,
sans fin remmurés, se re-démuraient encore,
parfois définitivement,
en plongeant dans l’infini, lequel est un néant de murs
et une sorte d’infinie possibilité de retours vengeurs
ou de parousie tout-embrassante
ou de libération paradisiaque terrestre totale.

On pourrait avancer que la chronique,
réduite à des fragments,
voulait témoigner de quelque chose
comme la pérennité des tyrannies et l’entêtement des servitudes,
mais aussi de l’angoisse éternelle qui ronge autant les tyrannies que les servitudes,
et témoigner aussi de l’appétit compensatoire secret qui,
sans fin,
de par les froides nuits claires de décembre
revient torturer petits et grands tyrans,
et grands et petits esclaves consentants tout autant,
en les grugeant joyeusement jusqu’à l’os,
lequel se déguste aussi, plus longtemps, comme on sait,
en concentrant l’esprit des crocs
dans une phase de grignotement
(sans oublier l’apport des dents dites incisives),
l’os s’avérant être, en plus d’un alléchement,
le symbole d’une grande phase canine d’apaisement.

L’absence de milliers de pages nous plonge,
qu’on le veuille ou non,
en des hypothèses sans fin,
sans fond,
sans limites,
se dispersant,
se multipliant en tous sens
comme des milliards d’étoiles
et de points métalliques ou mathématiques,
chacun de ces points,
à leur tour,
se démultipliant en des milliards d’autres points.

Et ainsi font font font,
les p’tits points points points,
des granules, des grains d’son,
ainsi font font font
des granules et puis s’en vont.

Le titre de l’incunable aussi manque, arraché.
Quel était ce titre?
Bof, dirais-je. Tiens, c’est un bon titre, ça. Court.
Peut-être ajouter un petit “u” après le “o”?
On peut aussi utiliser le “ça” du “c’est un bon titre, ça”.
L’incunable aurait ainsi pu s’intituler: “Ça Bouf.”

Il aurait aussi pu s’intituler: “Le Ravin de l’infini, par l’incunable charcuté, révélé.” (Banal, quoique à portée métaphysique.)

Ou encore: “Le ravin masqué du paradis jailli de l’infini qui.” (Apparemment bancal, mais il est vrai que l’infini qui qui.)

Ou encore: “L’Infini du livre, révélé par le ravin du dos du livre arraché, fait voir en sa cavité sans parois que bla bla bla, la route n’est même pas longue, y en a pas. Bon. Un petit chausson, n’importe quoi.” (Sur l’air de: “C’est ma treizièèèèmmme bouteiiiiillll-ye”.)

J’ai retrouvé, en fouillant bien
(je n’ose vous dire où)
dans les débris puants derrière la grange abandonnée du presbytère
(ma foi, j’viens d’vous dire où)
un autre fragment de la chronique où le narrateur dit,
à peu près,
ce qui suit.

C’était fin décembre,
il faisait un froid de verre,
j’avais faim,
et j’éprouvais,
rien que d’y penser,
le délice qu’éprouve le loup qui,
patte à patte,
scelle et marque délicatement,
de ses griffes,
le sol gelé du lac,
et avance lentement
en direction de cette alléchante et curieuse contraction de “prélat”,
que l’on appelle, en français, “plat” (en prélevant le “ré”),
et que la nature (fortement aidée) prépare pendant des décennies,
bien au chaud dans une bulle, entre la bonne, le Cardinal et le missel,
avec force apport de poulettes, bouteilles et repas d’oies et de porc gras,
que la nature – ou l’ecclesia – prépare, disais-je,
au profit des loups qui,
bien sûr,
chérissent les quadrupèdes laineux et bêlants des bergeries,
mais qui, par-dessus tout, convoitent, au temps des fêtes,
les bergers bipèdes supérieurs pourpres et rien d’autre,
si longuement et soigneusement préparés, prédestinés et enveloppés, eux aussi, de laine,
quoique tissée fine…

Ici s’interrompt (encore!)
ce fragment de poème ancien
et puis tant mieux,
ça tombe bien:
la pleine lune m’aime,
je le sens dans mon être,
je le sens dans mes reins,
je me sens aimanté,
c’est un janvier plein d’lune,
j’ai un irrésistible goût d’espace,
de froid,
de grand air pur et de dunes.

J’ai un irrésistible goût de ouïr encore,
comme tant de fois déjà,
le son délicat de mes griffes toquer fin,
si fin,
si finement,
comme perles effilées et pointues,
sur le blanc bleu de la glace du lac comme sur du vitrail,
comme sur de la laque,
comme sur du plancher de presbytère miroitant et ciré.

J’ai un irrésistible besoin de ce fin,
délicat,
inaudible crissement de la mince couche de neige
qui m’est caresse au bout de la patte, des griffes et des oreilles,
cette neige qui bat au loin tout comme elle bat en moi comme un vaste coeur blanc
où se recueille ma prière et mon hurlement à perte de vue,
à perte d’ouïe,
comme du fond des temps,
semblable à de l’immensément s’abandonnant
à l’irrésistible candeur nocturne du créateur.

Mon coeur est en extase, déjà, et… Vous venez?! Non?! Bon…
Alors, je vous embrasse et j’y vais.

Ah, clocher, clochettes, nouvelle année, les traditions, ça sent l’annuel prélat toujours là, lalala, hozannana, restons calme.

Terminez-moi toute cette histoire,
ça écrit mal avec des griffes
et elles commencent à me pousser,
vous voyez,
et ça sent partout le clair de lune,
et quand je reviendrai,
je vous en raconterai d’autres,
ou bien vous m’en conterez.

Pendant que vous y êtes,
préparez donc le thé.
Un thé bien infusé.
Faites-en abondamment.


Bouilloire et Cuivres de Gérard Crouzet, 2011. Source: cliquer sur la bouilloire.


 

N’ébouillantez pas les feuilles en versant brutalement l’eau sur elles.
Non.
Jetez plutôt les feuilles
dans un grand chaudron d’eau qui gargouille déjà à gros bouillons
et retirez du feu presqu’immédiatement.

Presque.

Ici l’art est dans le presque,
cours-y vite, cours-y vite,
ici l’art est dans le presque,
cours-y vite il va filer.

Des poches de thé pas cher
peuvent très bien faire l’affaire.
Du thé, c’est du thé.

Laissez bouillir une minute – pas plus que deux minutes. Puis placez le thé sur feu très doux et constant, jusques à mon retour, pour que le thé cède – sans contraintes, tortures, sottises faites ou pensées, brutalités ignées, aqueuses ou inquisitoriales – pour que le thé, donc, cède, sans douleur, angoisse ou tristesse, toutes ses micro-cachettes et révèle la plus grande part possible de ses fines et secrètes molécules immortalisantes et grisantes. Aimez-le.

Noubliez pas: feux doux. L’idée, c’est de conserver l’eauthéante (ce dernier mot, vous me décryptez ça en une seconde, please) le plus longtemps possible tout en donnant au thé (à l’eauthéante, en fait) de quoi soutenir le paradoxe d’une longue et constante ferveur transformante, une ferveur à la fois libre et tenue, tendue sans tension, étendue comme en extension mais sans surtension, une ferveur à la fois sans limites, tranquille et contenue.

Bref, ne faites pas s’évaporer le thé d’un coup, faites pas ça.

Hum? Si c’est tout? Oui, c’est tout… Pourquoi?… Vous vous attendiez à…?!

Quoi?!! À une recette cannibale?!! Vous me prenez pour qui!? Pour un loup-garou!? Oui, d’accord, mettons que ça parait, et puis après? Non, non, je ne convertis personne et je ne fais pas de prosélytisme. On va pas commencer ça!

Tout ce que vous aurez,
et c’est beaucoup, vous verrez,
(un jour, vous comprendrez)
c’est une recette de thé,
voilà,
c’est tout,
c’est modeste
mais c’est bon,
c’est vertueux,
c’est simple,
c’est rédimant,
c’est stimulant,
c’est excellent,
voilà,
c’est tout,
c’est bon pour vous,
c’est bon pour les loups,
en tout cas, oui, les loups-garous peuvent être
de grands amateurs de thé,
de grands avaleurs de thé,
d’insatiables gavions sans fond de thé,
je vous dis,
ça ennivre,
je vous dis,
ça saoule,
je vous dis,
ça garde
loin des tristesses,
des dépressions,
des malaises d’être
et des maladies d’foules,
je vous dis,
ça transforme (voyez),
je vous dis,
ça garde
en santé.

En m’attendant, par-dessus tout, soyez très pieux:
rappelez-vous Villon, frères humains, et priez Dieu
que tous nous veuille absoudre.

Écrit essentiellement durant les hivers, en pays de montagnes, entre 2001 et 2003


© Copyright 2009 Hamilton-Lucas Sinclair (Loup Kibiloki, Jacques Renaud, Le Scribe),  cliquer


Des histoires, des comptines, des contes.  En prose ou en versets libres.  Parfois bizarres, parfois pas.     ( comme :   Un coup bavant du Grand Avide ou Kafka aurait pu l’dire, ou  Crassus le Gigueur  :   Comment ouvrir le sol sous les armées  )


Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :    Plusieurs suites poétiques de Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )   –  Beaucoup de poèmes de Jacques Renaud ( Loup Kibiloki )  –  Des poèmes à Shiva –   Toutes les terrasses du monde s’ouvrent sur l’infini. On va prendre un café ensemble. Poème. « Toujours, tu rencontreras Rimbaud dans les rues vermillonnes et safranées de Marrakech … »


Suites poétiques, Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :   Les Enchantements de Mémoire  – Sentiers d’Étoiles  –  Rasez les Cités  –  Électrodes  –  Vénus et la Mélancolie  –  Le Cycle du Scorpion  –  Le Cycle du Bélier  –  La Nuit des temps  –  La Stupéfiante Mutation de sa Chrysalide


Jacques Renaud ( Loup Kibiloki ), ouvrages de fiction en ligne ( nouvelles, novellas ) des notes biographiques.


Un jour, la prison de verre et de fer volera d’elle-même en éclats


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Le Cliquetis de la Croquignole. Conte hilarant et bizarre.

Le cliquetis ...

Le cliquetis …

... de la croquignole.

… de la croquignole.


 

Le Cliquetis de la croquignole suit, un peu plus bas.

Des poèmes bizarres ou fantastiques, loufoques, souvent absurdes, parfois drôles, j’en ai écrits, j’en écris encore, et c’est un plaisir de leur faire prendre une petite marche de santé ici, en blogosphère.  Les poèmes aiment ça.

Je les promène comme des sortes de petits, moyens et gros mutants dont je refuse de me défaire.

Je les amène parfois dans le bois, ça les dépayse et ça leur allume des neurones natures qui les plongent parfois dans une sorte de nirvâna.


« J’ai engagé une armée d’Charlots…  Hum?  Non.  Pas des Charlies.  Des Charlots.»  ( Photo :  Charlie Chaplin, “Charlot”, vers 1915. )


 

Le cliquetis de la croquignole est un malaise inopérant,
sinon sur un mode mineur.

Tout comme le cliquemou d’une pantouffle rose qui,
coiffée, au-dessus du gros orteil,
d’un pompon blanc taché de café,
inopère d’une façon même,
et constitue de manière évidente
le pendant cosmique inverse du cliquetis de la croquignole,
son complément fusionnel soft, quoi.
(Ah!, ce petit «quoi» un rien dandy!)

L’un (le cliquetis de la croquignole)
cherchant l’autre (le cliquemou de la pantouffle)
– et l’autre, l’un –
l’un et l’autre étant, à tour de rôle,
indifféremment:

le cliquetis de la croquignole
ou le cliquemou de la pantouffle;
le cliquetouffe de la guimolle
ou le guillemou de la chnolle qui crique
le criquencore de la galle qui tique
ou le tiquemou de la gosse qui pique
le cliquevisse de la noune qui flippe
ou le flippemou de la none qui chique
le pinceau mou de la mouche du flic
ou la paire de pince de la folle qui chique
la farandole de la crête lubrique
ou la crête qui colle dans la noune qui tique
le piquemou de la morve arctique
ou la morve qui colle dans la tarte antique
le coulis glabre de la morvenplâtre
ou le tiquechiant de la tasse qui crisse…

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Arrêtez de raser les parterres et de massacrer les plantes sauvages – Les abeilles en ont besoin. Nous aussi.

Plus de 500 espèces de plantes en danger, rien qu’au Québec

Les abeilles en ont besoin, en variété et en abondance, pour renforcer leur système immunitaire

Lire aussi :  Terrorisme domestique et destruction de potagers par les municipalités : Aux profits de quel lobby ?  —  Where’s all the water gone ?  After more than 10,000 years of agriculture .. (and a long list of facts about Earth’s dwindling water resources)  —  Ants, Fire, and the Lawnmower, poem

« Le problème, c’est que ces disparitions [d’espèces] se produisent présentement à un rythme effréné et sont très souvent le résultat de l’activité humaine. Savais-tu que, selon des biologistes, une centaine d’espèces s’éteignent chaque jour dans le monde? Il y en a donc une qui disparaît toutes les 15 minutes! »  –  Environnement Québec, Les aventures de Rafale

Laissez la Vie Vivre… Superbe champ d’épervières. Vraisemblablement dans les Hautes Laurentides, ou en Haute Matawinie, au Québec.

Arrêtez de raser les parterres. Arrêtez de les tondre.

Le lion mange l’antilope qui mange les plantes. Pas de plantes, pas d’antilope. Pas d’antilope, pas de lion.  Pas de plantes, pas d’être humain.

Agence France-Presse, Le Devoir, 10 mai 2013:

« En 2011, le programme des Nations unies pour l’environnement avait dénombré douze facteurs pouvant expliquer la mortalité des abeilles, surtout dans l’hémisphère nord industrialisé : outre les pesticides, il pointait surtout du doigt la pollution de l’air, la réduction du nombre de plantes à fleurs … D’autres spécialistes blâment l’extension de la monoculture, qui amenuise la diversité de la flore nécessaire aux abeilles, et du même coup leur résistance immunitaire. »

Sans polénisation, pas de nourriture. Sans polénisation généreuse, raréfaction de la nourriture, voire disette. Et les abeilles sont parmi les plus importants polénisateurs de la planète.

Les abeilles – et les autres polénisateurs – ont besoin des plantes sauvages saines et en abondance, et de leurs fleurs, entre autres pour maintenir leur système immunitaire  –  et en plus, les pesticides tuent et les plantes, et les fleurs, et les abeilles.  Death wish?  Les suivants sur la liste, c’est très vraisemblablement nous.

À moins qu’on cesse d’empoisonner les sols et les plantes avec des herbicides, des pesticides, et qu’on envoie une fois pour toutes nos tondeuses et nos tracteurs à “gazon” à la ferraille. Parce que ça, on peut le faire. Ou, au moins, qu’on les range pour quelques années, d’autant plus qu’ils polluent, puent, crient.


Des millions de pieds carrés d’herbages de toutes espèces, de plantes sauvages comestibles, médicinales, souvent d’une architecture complexe et raffinée, sont éliminés dans le monde à longueur d’été – et dans certaines régions du monde, à longueur d’année – avec des tondeuses et des tracteurs (à quand les tanks!?)  coûteux, bruyants, ridicules, polluants.   Ça contribue à la raréfaction et à la disparition d’espèces – les annuelles sont certainement les premières sur la liste –  belles, utiles, très souvent comestibles, la plupart du temps médicinales.


Et les inondations ..

Les plantes sont largement composées d’eau.

Les plantes constituent de vastes réserves d’eau.

De plus, l’ombre des plantes maintient l’humidité (l’eau) dans le sol de surface, le topsoil, en protégeant ce topsoil, évidemment, du soleil et de l’évaporation.

Le topsoil est donc, lui aussi, une vaste réserve d’eau.

Les plantes rasées sèchent.  L’eau des plantes s’évapore.  Le topsoil perd sa protection.  Le soleil fait s’évaporer aussi l’eau (l’humidité) du topsoil.

Ça représente des millions de litres d’eau qui s’évaporent, retombent en pluie sur des millions de pieds carrés de sol dénudé.  Pas de plantes.  L’eau s’évapore de nouveau très vite, remonte, retombe en pluie, ça contribue aux glissements de terrains, à la perte de quantités grandissantes de sol de surface entraîné par la pluie, des coulées de boue parfois massives, voire meurtrières.

Ce cycle de l’eau homeless, ” itinérante”, ne peut pas faire autrement que d’augmenter constamment en volume.


Rapports gouvernementaux, Québec, de 2001 à 2012 :

2001,  34 espèces de plantes en danger au Québec — 2001-2003 (pdf).

2012, 505 espèces de plantes en danger dont  314 espèces de plantes vasculaires en danger au Québec — 2012 (pdf) ; et  191 espèces de plantes invasculaires en danger au Québec — 2012 (pdf).

Rapport gouvernemental, 2005 :  Atlas de 375 espèces de plantes en danger au Québec — 2005 (pdf)


© Copyright Mircea Costina. Lien TrekNature sur l'image.Un jour les gens se traîneront dans leurs parterres rasés et aseptisés, et souffriront de maux et de faim en cherchant partout, en vain, les choux-gras et les plantes sauvages qu’ils auront raréfiés ou détruits. 

Arrêtons de massacrer les plantes sauvages. Arrêtons de raser les parterres. On veut voir ce qui pousse dans la terre. On veut voir les fleurs sauvages. On veut les voir danser dans le vent.


Rapport gouvernemental, 2008 :  392 espèces de plantes en danger au Québec — 2008 (pdf)

On veut voir les couleurs monter du sol.  On veut de la variété naturelle, sauvage, autonome, libre.

Laissons la vigueur naturelle croître et se manifester. Laissons la vie vivre!


Des centaines d’espèces de plantes en danger, rien qu’au Québec :

Les documents pdf qui suivent, un peu plus bas, ou qu’on trouve dans le corps de l’article, ont été produits par le Gouvernement du Québec. On peut donc les soupçonner d’avoir tendance à être conservateurs dans leur approche.

On y emploie trois désignations (quatre, en fait). En premier lieu, les plantes «disparues». En deuxième lieu, les plantes «menacées», c’est-à-dire les plantes qui vont vraisemblablement disparaître à court terme. En troisième lieu, les plantes «vulnérables» (survie précaire). En quatrième lieu, les plantes dites «susceptibles», c’est-à-dire qu’elles sont en voie d’être légalement désignées comme «menacées» ou «vulnérables». Bref, «menacées», «vulnérables», ou «susceptibles», toutes ces désignations signifient, en pratique, que ces centaines de plantes sont en danger.

Environnement Québec : «Une espèce est menacée lorsque sa disparition est appréhendée. Elle est vulnérable lorsque sa survie est précaire même si sa disparition n’est pas appréhendée.» (Cette définition, on la retrouve dans la plupart des documents pdf qui suivent).  La croissance du danger est évidente, alarmante, d’année en année, elle fait frémir.

De 2001 à 2012.   2001 :  34 espèces de plantes en danger au Québec — 2001-2003 (pdf).   2005 :  Atlas de 375 espèces de plantes en danger au Québec — 2005 (pdf).   2008 :  392 espèces de plantes en danger au Québec — 2008 (pdf).  En 2012, deux documents identifient, en tout, 505 plantes en danger, soit 314 vasculaires et 191 invasculaires; il semble s’en ajouter régulièrement  :  314 espèces de plantes vasculaires en danger au Québec — 2012 (pdf) ;  191 espèces de plantes invasculaires en danger au Québec — 2012 (pdf).

Environnement Québec, Les aventures de Rafale  :  « Le problème, c’est que ces disparitions [d’espèces] se produisent présentement à un rythme effréné et sont très souvent le résultat de l’activité humaine. Savais-tu que, selon des biologistes, une centaine d’espèces s’éteignent chaque jour dans le monde? Il y en a donc une qui disparaît toutes les 15 minutes! »

 


© Copyright 2009 Hamilton-Lucas Sinclair (Loup Kibiloki, Jacques Renaud, Le Scribe),  cliquer


 

Terrorisme domestique et destruction de potagers par les municipalités : Aux profits de quel lobby ?  —   Rima Laibow on drugs, vaccines, toxic food, genes & genocidal plot

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