Épisode 2 – Les Cosmiques amours d’Anode et de Cathode

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Re-présentation des Cosmiques amours d’Anode et de Cathode:  Les épisodes seront courts (mais on ne peut jurer de rien); ils seront numérotés… On pourra les retrouver par la fonction “recherche”, ou sous la catégorie “Anode et Cathode” (archivés “à reculons”, le plus ancien apparaissant en premier – parce que le programme du blog fonctionne comme ça [je finirai peut-être par contourner la chose, mais c’est pas encore fait]).


 

16:20 2009-01-28

Épisode 2

Cathode mit quelque temps à percevoir du mouvement en contrebas des montagnes. C’était vers ça que Saint-Gilles courait en aboyant. Ça se déplaçait vers eux. “Des cavaliers?…” Oui, ça pouvait être des cavaliers, mais ça pouvait aussi être autre chose, c’était encore loin. Vraisemblablement, ça avait débouché d’une faille, d’un repli de la montagne, d’une gorge.

“Assez! Saint-Gilles, assez!” cria Cathode.

Saint-Gilles s’arrêta mais continua d’aboyer. Cathode cria encore. Saint-Gilles se tut.

“Il sent de loin”, pensa Cathode. “Bon gardien… Mais y en jappe un coup!”

Puis Cathode pensa: “Si ce sont des cavaliers, il faudrait une rivière entre eux et nous… Ce serait bien. Une rivière que les cavaliers pourraient traverser à gué. C’est beau à voir, des cavaliers qui traversent une rivière à gué… et les chevaux vont avoir soif…”

La rivière apparut et se mit à glisser doucement à plusieurs centaines de mètres de Cathode. La rivière s’était mise à couler entre elle et ce qui semblait, de plus en plus, être des cavaliers, mais elle s’était aussi mise à couler entre Cathode et Saint-Gilles. Le chien, surpris, s’était tourné vers Cathode et aboyait maintenant vers elle, de l’autre côté de la rivière qui venait d’apparaître.

“Viens-t’en!” cria Cathode.

Saint-Gilles aboya encore, puis le chien roux courut vers la rivière, se jeta dans l’eau et se mit à nager en direction de Cathode. La rivière coulait doucement, comme un large ruban chatoyant, glissant, bleu-clair par endroits, plus foncé ailleurs.

Cathode percevait mieux, maintenant, ce qui se dirigeait dans leur direction. C’était bien des cavaliers. Il y en avait une bonne dizaine.

Saint-Gilles s’était ébroué et était venu se coller contre Cathode. Cathode aima l’odeur de chien mouillé. De ce chien mouillé. Il faisait soleil. La température était douce. Cathode avait maintenant envie d’aller boire à la rivière. Elle se dirigea vers le cours d’eau qu’elle venait de faire apparaître entre elle et les montagnes.

Les cavaliers se rapprochaient de plus en plus.

Cathode pensa, en s’approchant de la rivière: “S’ils sont hostiles, j’ai qu’à faire descendre le lit plus creux…” Cette pensée l’amusa. Il n’y avait pas grand-chose à l’épreuve de Cathode. Nous apprendrons à mieux la connaître. Disons, pour l’instant, qu’elle pouvait tout faire, ce qui signifie, évidemment, qu’elle pouvait aussi se limiter, et elle aimait le faire – on a pu l’entrevoir. Cathode avait ce pouvoir et comprenait toute sa portée. “Un peu d’incapacité, c’est bon, sinon on apprendrait jamais rien… Quant à créer des lieux, des gens, je préfère ne pas tout contrôler, ne pas tout savoir d’avance, sinon pourquoi, justement, créer tout ça? Pourquoi exister? …”

Les cavaliers approchaient toujours. En les observant, Cathode éprouva le sentiment qu’elle allait peut-être apprendre quelque chose sur Anode. Cathode aimait sonder ses pressentiments, comme pour les raffiner, les aiguiser, les cultiver, vérifier…

Les cavaliers, on pouvait les voir beaucoup plus nettement maintenant. Leurs vêtements ne semblaient pas très colorés, mais on distinguait du rouge, à peu près à hauteur du cou, ou des épaules, ça semblait ondoyer. On entendait bien le bruit des sabots, maintenant, la vibration dans le sol, on sentait la résonnance. Cathode goûtait cette résonnance avec un plaisir indéfinissable.

Les cavaliers étaient maintenant très proches de l’autre rive.

Cathode et Saint-Gilles, eux, approchaient lentement, de leur côté de la rivière. “On dirait que je connais ces gens”, pensa Cathode. “On dirait que je les connais…” Puis elle ferma doucement en elle la porte à cette connaissance qu’elle pouvait avoir – qu’elle avait. Si c’était vrai qu’elle les connaissait, elle préférait les redécouvrir. D’un coup, la connaissance de ces gens, en elle, s’effaça. Et elle sut: “Je vais réapprendre quelque chose.”

Les cavaliers avaient atteint l’autre rive et s’étaient arrêtés.

Bientôt, un premier cavalier s’aventura, en selle, dans la rivière.

“Bienvenue”, murmura Cathode.

(À suivre. Non seulement y a-t-il toujours une suite, il y a toujours une précédence – même si l’une comme l’autre ne sont pas toujours écrites.)

18:39 2009-01-28

Épisode 3 – Les Cosmiques amours d’Anode et de Cathode

 


 

© Copyright 2009 Hamilton-Lucas Sinclair (Loup Kibiloki, Jacques Renaud, Le Scribe), cliquer


Beaucoup de poèmes de Jacques Renaud ( Loup Kibiloki )


Les oeuvres de fiction de Jacques Renaud ( Loup Kibiloki ) qu’on trouve sur ce blog :  

Le Cassé, la novella, avec les nouvelles; la vraie version originale et intégrale, la seule autorisée par l’auteur.   —   Le Crayon-feutre de ma tante a mis le feu, nouvelle.   —   L’Agonie d’un Chasseur, ou Les Métamorphoses du Ouatever, novella.

La Naissance d’un Sorcier, nouvelle.   —   C’est Der Fisch qui a détruit Die Mauer, nouvelle.   —   Émile Newspapp, Roi des Masses, novella.   —   Et Paix sur la Terre (And on Earth, Peace), nouvelle.

L’histoire du vieux pilote de brousse et de l’aspirant audacieux, nouvelle  –  Le beau p’tit Paul, le nerd entêté, et les trois adultes qui disent pas la même chose, nouvelle  —  La chambre à louer, le nerd entêté, et les quinze règlements aplatis

La mésange, le nerd entêté, et l’érudit persiffleur

Loup Kibiloki ( Jacques Renaud ) :  La Petite Magicienne, nouvelle;  La Licorne et le Scribe, nouvelle.


Sur Le Cassé de Jacques Renaud, des extraits de critiques

Jadis, la liberté d’expression régnait dans ma ruelle, ou La ruelle invisible

Le Cassé de Jacques Renaud : le vrai, le faussé, le faux  (A-t-on voulu détruire la carrière de l’auteur ?)

Sorel : En 2012, on y censure Dieu et Edith Piaf. En 1971, on y censurait Le Cassé de Jacques Renaud…

And on Earth Peace, Le Cassé, le joual, Jacques Renaud  (Sur Jacques Renaud, l’époque du Cassé, le “joual”.)


Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :    Plusieurs suites poétiques de Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )    –  Des poèmes à Shiva –   Des histoires, des comptines, des contes.  En prose ou en versets libres.  Parfois bizarres, parfois pas.   –   Toutes les terrasses du monde s’ouvrent sur l’infini. On va prendre un café ensemble. Poème. « Toujours, tu rencontreras Rimbaud dans les rues vermillonnes et safranées de Marrakech … »


Suites poétiques, Loup Kibiloki ( Jacques Renaud )  :   Les Enchantements de Mémoire  – Sentiers d’Étoiles  –  Rasez les Cités  –  Électrodes  –  Vénus et la Mélancolie  –  Le Cycle du Scorpion  –  Le Cycle du Bélier  –  La Nuit des temps  –  La Stupéfiante Mutation de sa Chrysalide


Arrêtez de raser les parterres et de massacrer les plantes sauvages. Plus de 500 espèces de plantes en danger au Québec.

Terrorisme domestique et destruction de potagers par les municipalités : Aux profits de quel lobby ?

Invasions de domiciles : Tout se passe comme si on voulait abolir la légitime défense.


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About Loup Kibiloki

Aller ici (have a look here) : https://electrodes-h-sinclair-502.com/electrodes_anode/
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