
La Chaise à Torture, ou “Chaise de Judas”, a été utilisée en Europe jusqu’au 19ième siècle.
« [ Les chiffres de Milgram indiquent que nos sociétés ] ne manquent pas “d’honnêtes gens”… prêts à collaborer comme informateurs, délateurs, rapporteurs, prêts à se mettre sans protester, … souvent avec plaisir et empressement, au service de toutes sortes d’entreprises de cruauté, de mensonge, de nuisance, de sabotage de carrières ou de vies professionnelles, de sabotage de relations de couples ou de relations familiales, au nom de la sécurité d’État ou sous la pression ou à la demande de certaines personnes en position d’autorité, ou de services secrets ou spéciaux, officiels ou officieux, ou de certains groupes militants dominants, comme les féministes, par servilité, par malice, par sottise, ou pour du fric, … ou pour tout ça en même temps. Ou même pour rien…»
« Qu’elle se défende contre la douleur en suppliant qu’on arrête, ou qu’elle appelle au contraire sur elle la torture, la victime du tortionnaire n’est pas prise au sérieux, son statut d’impuissance est écrasant : la victime est évidemment dénuée de tout prestige, elle n’a aucune autorité morale ou symbolique. La victime est rien. »
On peut voir deux documentaires vidéos au bas de l’article

I
Le pouvoir dérogatoire de la Constitution canadienne permet, depuis au moins 1982, au Parlement Canadien, à l’Assemblée Nationale du Québec, aux législatures provinciales et territoriales canadiennes, d’imposer légalement la torture, en toute impunité constitutionnelle, en rendant notamment possible (par l’article 33 de la Charte canadienne “des Droits”) la suspension complète de toute protection contre les traitements cruels ou inusités (article 12).
Mais pour que la torture s’impose comme pratique courante légalement et constitutionnellement, c’est-à-dire ouvertement et publiquement – ce qui ne se fait pas, du moins pas encore ( certains passages de Canada, Québec, Ontario … un proto-totalitarisme souterrain persistant évoquent la question ), il ne suffit pas que l’establishment politique d’un pays se soit donné ouvertement, et depuis longtemps, – ce qui indique une intention évidente, ou du moins “un désir” – le pouvoir constitutionnel de le faire, comme c’est le cas au Canada.
Les esprits pratiques auront raison de dire qu’il faut des tortionnaires.
Sinon les dispositions constitutionnelles qui autorisent le recours sans limites à la torture ne valent pas le papier sur lequel elles sont écrites.
En fait, les tortionnaires potentiels ne manquent pas. Dans la deuxième partie de cet article, j’essaie d’évaluer approximativement leur nombre pour une société donnée.
Ces nombres, basés sur des extrapolations à partir des statistiques issues des expériences de Milgram, des plus extrêmes au plus conservateurs, sont littéralement effarants.
Note : L’article que vous lisez est tiré d’un ouvrage de l’écrivain Jacques Renaud ( Le Cassé, 1964 ), paru en 1993, et intitulé La Constellation du Bouc Émissaire.
Le texte a été révisé et en partie adapté par l’auteur – surtout pour les statistiques de recensement.
On ne trouve plus La Constellation du Bouc Émissaire sur le marché mais on trouve encore l’ouvrage, à l’occasion, en bibliothèque, et il est graduellement en voie de rediffusion sur ce blog.
À l’époque de la parution de l’ouvrage, l’idée même d’associer “Canada” et “torture” n’existait pas. Pourtant, tout pousse à dire qu’il y avait longtemps qu’en haut lieu l’idée était acquise…
Plusieurs connaissent les expériences menées entre 1950 et 1963 par le professeur américain Stanley Milgram de l’université de Yale, aux États-Unis.
Si on ne les connaît pas, il faut les connaître.
Continue reading →