Les recensements abrègent-ils la vie humaine?…

René Guénon.

Sur le thème des recensements et de toutes les opérations similaires, on trouve ce passage dans le chapitre Caïn et Abel, le chapitre XXI (21) de l’ouvrage de René Guénon, Le Règne de la Quantité et les Signes des Temps :

« Il y aurait beaucoup à dire sur les interdictions formulées dans certaines traditions contre les recensements, sauf dans quelques cas exceptionnels; si l’on disait que ces opérations et toutes celles de ce qu’on appelle l’«état civil» ont, entre autres inconvénients, celui de contribuer à abréger la durée de la vie humaine (ce qui est d’ailleurs conforme à la marche même du cycle, surtout dans ses dernières périodes), on ne serait sans doute pas cru, et pourtant, dans certains pays, les paysans les plus ignorants savent fort bien, comme un fait d’expérience courante, que si l’on compte trop souvent les animaux, il en meurt beaucoup plus que si l’on s’en abstient; mais évidemment, aux yeux des modernes soi-disant «éclairés», ce ne peuvent être là que des «superstitions». »  —  Extrait de : René Guénon, Le Règne de la Quantité et les Signes des Temps, chapitre XXI (21), Caïn et Abel.

Voici le chapitre complet:

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Résidus psychiques, influences occultes. René Guénon, le règne de la quantité, les signes des temps.

René Guénon

Résidus psychiques, c’est le titre du chapitre XXVII (27) de Le Règne de la Quantité et les Signes des Temps (version intégrale) de René Guénon. C’est ce chapitre XXVII que je reproduis ici.

Le thème des «résidus psychiques», réactivés à notre époque, est aussi abordé dans l’article suivant :  Les femen, la Loi Taubira, la symbolique nazi et totalitaire : petite chronique du chaos présent. Même thème, ou apparenté au même thème :  L’Erreur Spirite de Guénon (1923; Edition 1977) (pdf); l’excellent texte de Sri Aurobindo sur la «zone intermédiaire» (original in English, click here: The Intermediate Zone) (traduction française, La zone intermédiaire, en cliquant ici). Ou cet autre ouvrage de Guénon: Le Théosophisme, Histoire d’une pseudo-religion (fichier pdf).


Résidus psychiques

[la notation «note en bas de page» désigne les notes de René Guénon telles qu’elles apparaissent au bas des pages de son ouvrage; ces notes font partie de l’oeuvre originale] [j’introduis aussi parfois des « note de Loup K. » entre crochets ] :

[Début]

Pour comprendre ce que nous avons dit en dernier lieu à propos du «chamanisme» et qui est en somme la raison principale pour laquelle nous en avons donné ici cet aperçu, il faut remarquer que ce cas des vestiges qui subsistent d’une tradition dégénérée et dont la partie supérieure ou «spirituelle» a disparu est, au fond, tout à fait comparable à celui des restes psychiques qu’un être humain laisse derrière lui en passant à un autre état et qui, dès qu’ils ont été ainsi abandonnés par l’«esprit», peuvent aussi servir à n’importe quoi; qu’ils soient d’ailleurs utilisés consciemment par un magicien ou un sorcier, ou inconsciemment par des spirites, les effets plus ou moins maléfiques qui peuvent en résulter n’ont évidemment rien à voir avec la qualité propre de l’être auquel ces éléments ont appartenu antérieurement; ce n’est plus qu’une catégorie spéciale d’«influences errantes», suivant l’expression employée par la tradition extrême-orientale, qui n’ont gardé tout au plus de cet être [Note de Loup K.:  l’être auquel ces éléments ont appartenu antérieurement] qu’une apparence purement illusoire.

Ce dont il faut se rendre compte pour bien comprendre une telle similitude, c’est que les influences spirituelles elles-mêmes, pour entrer en action dans notre monde, doivent nécessairement prendre des «supports» appropriés, d’abord dans l’ordre psychique, puis dans l’ordre corporel lui-même, si bien qu’il y a là quelque chose d’analogue à la constitution d’un être humain.

Si ces influences spirituelles se retirent par la suite, pour une raison quelconque, leurs anciens «supports» corporels, lieux ou objets (et quand il s’agit de lieux, leur situation est naturellement en rapport avec la «géographie sacrée» dont nous avons parlé plus haut), n’en demeureront pas moins chargés d’éléments psychiques et qui seront même d’autant plus forts et plus persistants qu’ils auront servi d’intermédiaires et d’instruments à une action plus puissante.

On pourrait logiquement conclure de là que le cas où il s’agit de centres traditionnels et initiatiques importants, éteints depuis un temps plus ou moins long, est en somme celui qui présente les plus grands dangers à cet égard, soit que de simples imprudents provoquent des réactions violentes des Continue reading

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La terre va trembler pendant des mois en Canada, à Terre-Neuve, au Québec, à partir de février 1663. Des montagnes, des rivières disparaissent.


Ci-dessous, un extrait de Tremble-terre universel en Canadas, du père Hierosme Lalemant, tiré des Relations des Jésuites, 1662-1663, et qui relate le fameux tremblement de terre de 1663.


 

Source de l’illustration en cliquant dessus…

« Ce fut le cinquième jour de février 1663, sur les cinq heures et demie du soir, qu’un grand bruissement s’entendit en même temps dans toute l’étendue du Canada.

« Ce grand bruissement qui paraissait comme si le feu eût été dans les maisons en fit sortir tout le monde, pour fuir un incendie si inopiné; mais au lieu de voir la fumée et la flamme, on fut bien surpris de voir les murailles se balancer et toutes les pierres se remuer, comme si elles se fussent détachées; les toits semblaient se courber en bas d’un côté, puis se renverser de l’autre; les cloches sonnaient d’elles-mêmes; les poutres, les soliveaux et les planchers craquaient; la terre bondissait, faisant danser les pieux des palissades d’une façon qui ne paraissait pas croyable, si nous ne l’eussions vue en divers endroits.

« Pendant ce débris général qui se faisait sur terre, des glaces épaisses de cinq et six pieds se fracassaient, sautant en morceaux et s’ouvrant en divers endroits d’où s’évaporaient ou de grosses fumées ou des jets de boue et de sable qui montaient fort haut dans l’air; nos fontaines ou ne coulaient plus ou n’avaient plus que des eaux ensoufrées; les rivières ou se sont perdues ou ont été toutes corrompues, les eaux devenant jaunes, les autres rouges; et notre grand fleuve de Saint-Laurent parut tout blanchâtre jusque vers Tadoussac, prodige bien étonnant et capable de surprendre ceux qui savent la quantité d’eau que ce gros fleuve roule au-dessous de l’Isle d’Orléans…

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Istanbul : Les visions de Lucas.


«  On criait beaucoup le soir. Les embarcations dansaient dans les lumières. On mangeait du poisson frit. Les vagues se brisaient sur les embarcations.

On entendait monter le son sourd des sabots des chevaux, des bruits de tam-tam du fond d’un ventre profond, parfois des sons de guitare, de cordes d’acier.

Un enfant donnait des cacahuètes à Lucas, ça faisait plaisir au petit, Lucas acceptait et retournait, doux, dans les quartiers plus apaisés où des vieillards, en silence, regardaient pousser les arbres avec un beau sourire. »

 


Istanbul.


Le texte qui suit est extrait d’une novella. Le texte date de 1969-1975; ce qui est évoqué d’Istanbul, dans le texte, date de 1968.


 

Un bras de mer, ouvert comme pour donner du sang, tranchait, ouvrait la ville en deux.

Des bateaux et des embarcations de toutes sortes et de toutes dimensions, de gros navires des temps anciens, figés contre le temps dans le clapotis loquace des vagues, des détritus, se précipitaient sur le bras de mer comme des sauterelles et dansaient sur les muscles saillants comme si un poing, en se refermant, avait fait frémir partout des étincelles d’argent jaillies des vagues.  Continue reading

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Photo des deux « Mavi Marmara » en rade d’Istanbul – la photo daterait de 2006.


 

Photo des DEUX “Mavi Marmara” en rade d’Istanbul (la photo daterait de 2006). Source de la photo en cliquant sur elle. Sur le site, déroulez un peu vers le bas, et cliquez sur FULL SIZE, puis zoumez. Examinez les détails. Évidemment, l’un et l’autre ne portent pas le même nom (c’est comme des jumeaux, des jumelles…). Le Mavi Marmara proprement dit est à droite. (Source en cliquant sur l’illustration.)


 

L’Abordage de la flotille pour Gaza par un commando israélien, 31 mai 2010


Évocation poétique et romantique d’Istanbul, les visions de Lucas ( années 1960s )

 


Blogsurfer.usIcerocket –  Technorati

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René Guénon, British Petroleum, et la catastrophe pétrolière dans le Golfe du Mexique. La révolte des entrailles terrestres ?

 


« ..  et c’est cela qui pourrait bien quelque jour se révolter et se retourner finalement contre ceux qui l’ont méconnu. »  —  René Guénon


 

En relisant un passage du Règne de la Quantité et les Signes des Temps  de René Guénon, je pensais à la catastrophe pétrolière dans le Golfe du Mexique (mais aussi à Chernobyl, aux tsunamis, aux volcans islandais, etc.).

Je reproduis le passage un peu plus bas.  C’est un passage du chapitre XXII [22] intitulé «Signification de la métallurgie». J’ai aussi affiché le chapitre complet (lien ici: Chapitre XXII [22] – Signification de la métallurgie); j’ai mis certains passages en italique.

L’extrait suit; le texte date de 1945:

« On comprendra peut-être mieux ce que nous venons de dire si l’on remarque que les métaux, suivant le symbolisme traditionnel, sont en relation non seulement avec le «feu souterrain» comme nous l’avons indiqué, mais encore avec les «trésors cachés», tout cela étant d’ailleurs assez étroitement connexe, pour des  Continue reading

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Milgram, la torture, l’abîme de l’obéissance. Les candidats sont légion.


chair-torture

La Chaise à Torture, ou “Chaise de Judas”, a été utilisée en Europe jusqu’au 19ième siècle.


  « [ Les chiffres de Milgram indiquent que nos sociétés ] ne manquent pas “d’honnêtes gens”…   prêts à collaborer comme informa­teurs, délateurs, rapporteurs, prêts à se mettre sans protester, … souvent avec plaisir et empressement, au service de toutes sortes d’entreprises de cruauté, de mensonge, de nuisance, de sabotage de carrières ou de vies professionnelles, de sabotage de relations de couples ou de relations familiales, au nom de la sécurité d’État ou sous la pression ou à la demande de certaines personnes en position d’autorité, ou de services secrets ou spéciaux, officiels ou offi­cieux, ou de certains groupes militants dominants, comme les féministes, par servilité, par malice, par sottise, ou pour du fric, … ou pour tout ça en même temps.  Ou même pour rien»


«  Qu’elle se défende contre la douleur en suppliant qu’on arrête, ou qu’elle appelle au contraire sur elle la torture, la victime du tortionnaire n’est pas prise au sérieux, son statut d’impuissance est écrasant : la victime est évidemment dénuée de tout prestige, elle n’a aucune autorité morale ou symbo­lique.  La victime est rien. »

On peut voir deux documentaires vidéos au bas de l’article



I

Le pouvoir déroga­toire de la Constitution canadienne permet, depuis au moins 1982, au Parlement Canadien, à l’Assemblée Nationale du Québec, aux législatures provinciales et territoriales canadiennes, d’imposer légalement la torture, en toute impunité constitutionnelle, en rendant notamment possible (par l’article 33 de la Charte canadienne “des Droits”) la suspension complète de toute protection contre les traitements cruels ou inusités (article 12).

Mais pour que la torture s’impose comme pratique courante légalement et constitutionnellement, c’est-à-dire ouvertement et publiquement –  ce qui ne se fait pas, du moins pas encore ( certains passages de  Canada, Québec, Ontario …  un proto-totalitarisme souterrain persistant évoquent la question ), il ne suffit pas que l’esta­blishment politique d’un pays se soit donné ouvertement, et depuis longtemps, –  ce qui indique une intention évidente, ou du moins “un désir” –  le pouvoir constitu­tionnel de le faire, comme c’est le cas au Canada.

Les esprits pratiques auront raison de dire qu’il faut des tortionnaires.

Sinon les dispositions constitutionnelles qui autorisent le recours sans limites à la torture ne valent pas le papier sur lequel elles sont écrites.

En fait, les tortionnaires potentiels ne manquent pas.  Dans la deuxième partie de cet article, j’essaie d’évaluer approximativement leur nombre pour une société donnée.

Ces nombres, basés sur des extrapolations à partir des statistiques issues des expériences de Milgram, des plus extrêmes au plus conservateurs, sont littéralement effarants.


  Note  :   L’article que vous lisez est tiré d’un ouvrage de l’écrivain Jacques Renaud ( Le Cassé, 1964 ), paru en 1993, et intitulé La Constellation du Bouc Émissaire.

Le texte a été révisé et en partie adapté par l’auteur – surtout pour les statistiques de recensement.

On ne trouve plus La Constellation du Bouc Émissaire sur le marché mais on trouve encore l’ouvrage, à l’occasion, en bibliothèque, et il est graduellement en voie de rediffusion sur ce blog.

À l’époque de la parution de l’ouvrage, l’idée même d’associer “Canada” et “torture” n’existait pas. Pourtant, tout pousse à dire qu’il y avait longtemps qu’en haut lieu l’idée était acquise…


Plusieurs connaissent les expériences menées entre 1950 et 1963 par le professeur amé­ricain Stanley Milgram de l’université de Yale, aux États-Unis.

Si on ne les connaît pas, il faut les connaître.

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L’insignifiance massemédiatique. Par exemple, Radio-Canada.

Savonnage et brossage quotidien.   Christiane Charette, animatrice à la radio de Radio-Canada.  Elle anime l’émission quotidienne “Christiane Charette”.


 

Quelques écoutes intermittentes récentes (fin 2010) de l’émission Christiane Charette révèlent qu’on y insiste maintenant sur ses récents abonnements internets à FaceBook, à Twitter, etc.

L’essentiel de l’article qui suit, plus bas, dont la première version (revue et augmentée depuis) date de près de deux ans (26 janvier 2009) et qui porte entre autres (mais pas seulement) sur la composition militaire des troupes américaines en Iraq, ne porte pas sur le fait d’être “branché” ou non à l’internet, on peut le comprendre en lisant l’article.

L’ “internetisation” récente de l’émission Christiane Charette ne change pas grand’chose au contenu même de l’émission, à son caquetant côté “people”, et surtout à la pratique du “retard” (et du “faux scoop”) dans la diffusion d’information, une chose qui n’est très vraisemblablement pas exclusive à cette émission.

Les “retards” de plusieurs semaines, souvent de plusieurs mois, et beaucoup plus (je ne parle pas des “omissions” pures et simples qui peuvent se prolonger sur des années ou qui ne sont jamais “corrigées”), demeurent et sont toujours, à mes yeux, aussi évidents et significatifs d’une intention de contrôle des auditeurs par non-information, ou faux, ou soi-disant scoops. Qui fréquente l’information alternative sur internet s’en rend vite compte.

Le “retard” en tant qu’instrument de contrôle… Oui, évidemment. Notion intéressante. J’invite tout le monde à la fouiller.  Continue reading

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Montréal tannée, Montréal monnayée, Montréal en maudit ..

Ludwig Meidner, peintre allemand, 1884-1966. The Burning City; date de 1913. Source en cliquant sur l'illustration.

La Cité qui Brûle, The Burning City, 1913, tableau de Ludwig Meidner, peintre allemand, 1884-1966.


 

Extrait de Le Cassé, novella de Jacques Renaud – texte original et intégral, avec les nouvelles – 1964.

Les totos. Les bébés. Ça se ressemble. C’est comme ça qu’on appelait ça, quand j’étais petit, des totos. Je les faisais rouler sur les dessins du tapis. Dans la cour, je leur faisais des chemins avec de la terre, de la boue, de la gravelle.

C’est drôle comme les criards des totos, ça me fait penser à des cris de bébés. C’est cave.

Rue et piétons. Ludwig Meidner, 1913.

Oui. Des cris de bébés dans la ville alitée. C’est l’été. Montréal est une île meurtrie. Une île mouvante et sonore comme une mer qu’on tue. Le fleuve s’est figé autour comme de la fonte. Le fleuve veut dormir. Rien ne l’en empêchera. Le fleuve est un anarchiste. Quand il voudra envahir l’île, il le fera. Quand il le voudra. Et ne criez pas que vous voulez tous mourir. C’est inutile. Vous n’avez même pas besoin de le vouloir. La vie s’en charge à chaque instant. Le suicide n’est ni une question de lâcheté, ni une question de courage. Ce n’est même pas une question. Ce n’est même pas un problème. C’est un acte. Naître, c’est se suicider. Nous nous suicidons tous. Faites le tour des usines, faites le tour des clubs de nuit, les très riches et les très pauvres, faites le tour des journaux et des milieux d’artistes et d’intellectuels, regardez-les se déchirer les uns les autres, regardez-les s’autodétruire aussi. La seule différence dans les orgies entre l’Est et Continue reading

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La Petite Magicienne, nouvelle de Jacques Renaud

La_Petite_Magicienne_Georges_Rouault_1948-1949

La Petite Magicienne, tableau de Georges Rouault, 1948-1949 (© Fondation Georges Rouault / ADAGP, Paris 2003).

La Petite Magicienne, nouvelle de Jacques Renaud (Loup Kibiloki) – texte intégral :  cliquer.

Extrait :

« La petite magicienne. Il s’était mis à pleuvoir. Puis la foudre. Le tonnerre. L’enfer s’était déchaîné. Les cris d’oiseaux dehors la dénonçaient. Les oriflammes des éclairs, la brutalité du tonnerre, le bruit du vent sur les bateaux bardassés qui craquent. La plaine dévastée par le vent. Les clignotements, les craquements de la falaise au bout.

« Tout disait son savoir. Tout savait qui elle était. Son cirque. Encore son cirque. C’était un songe. Éveillé. Capté …

« … Le bord de l’eau était pur. Pur et terriblement tourmenté. Les deux. Tourmenté par une terreur endodermique. Par une terreur de presque surface. Ça générait des éclatements. L’épouvante en fête. Peut-être. Qui jouait. Quelquechose filait en tout, nyctalope, animal. Le sable montait à dix pieds, vingts pieds, plus haut, en tourbillons massifs. Personne n’osait sortir. »

La Petite Magicienne, nouvelle de Jacques Renaud (Loup Kibiloki) – texte intégral:  cliquer.


© Copyright 1962, 2018 Hamilton-Lucas Sinclair (Loup Kibiloki, Jacques Renaud, Le Scribe), cliquer


Oeuvres de fiction de Jacques Renaud  ( Loup Kibiloki ) sur ce blog : 

 Le Cassé, la novella, avec les nouvelles; la vraie version originale et intégrale, la seule autorisée par l’auteur.

Le Crayon-feutre de ma tante a mis le feu, nouvelle.   Continue reading

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Le Cassé de Jacques Renaud. Des extraits de critiques et la version originale intégrale.

Tableau de Kwame Monroe, artiste américain décédé en 1984. On surnommait l’artiste “Bear” (Ours). Le tableau s’intitule “Poverty” (Pauvreté). Il aurait pu s’intituler “L’Oeil”. C’est un tableau visuel et sonore, riche d’impact.  Don de Carroll Janis et Conrad Janis au Brooklyn Museum. © Brooklyn Museum.

 


Le Cassé de Jacques Renaud, version originale et intégrale du roman (cliquer).  Cette version, l’originale, est la seule autorisée par l’auteur.

Jacques Renaud, quelques mois après la publication de Le Cassé en 1964. Fragment d’une photo du cinéaste Jean Beaudin.

Voici ce que certains ont dit sur Le Cassé au fil des années. Manquent souvent les dates, surtout. Ça s’échelonne au fil du temps à partir de 1964.

« Relire Le Cassé et les autre nouvelles de Jacques Renaud … c’est redécouvrir … le lyrisme même de la révolte, l’incantation née du désespoir, le rythme de ces phrases hachées … d’une poésie visuelle et concrète. “Et que la postérité m’éternue”, disait Renaud en guise de préface. À cause de lui et malgré lui, la postérité ne pourra oublier ce livre vengeur qui, avec Bonheur d’Occasion de Gabrielle Roy et L’Hiver de Force de Réjean Ducharme, forme une trilogie “dépareillée”. » Lise Gauvin, professeur émérite, Littératures de langue française, Université de Montréal; Le Devoir, 18 mars 1978.

« Le mal du monde mis en procès de la plus hallucinante façon. » Gilles Marcotte, écrivain et critique, La Presse, 1964.

Le Cassé de Jacques Renaud, novella – avec les nouvelles. La version originale  —  And on Earth Peace, Le Cassé, le joual, Jacques Renaud  (Sur Jacques Renaud, l’époque du Cassé, le “joual”.)   —  Jacques Renaud – ouvrages de fiction en ligne, des notes biographiques  —

« Un des premiers textes de la modernité littéraire québécoise… » Réginald Martel, La Presse, 1983.

« Plus dur, plus noir que les pièces de Michel Tremblay .. » [qu’il précède de quatre ans]. Laurent Mailhot, historien.

« On ne peut qu’avoir pitié et se dire que cela est impossible. Et pourtant, les accents de M. Jacques Renaud sont trop vrais. Tout cela hurle qu’il en est ainsi. Il n’existe aucun document sociologique sur la condition du paria canadien-français qui arrive à la cheville du roman de M. Jacques Renaud. Le Cassé est plus qu’un cri: c’est un rugissement. » Jean Éthier-Blais, Le Devoir, 1964.

« Le Cassé fait aussi partie, à juste titre, des classiques de la littérature québécoise. Pour la première fois, avec tant de vigueur et de sincérité, un écrivain québécois s’attachait à donner, à la langue populaire et aux réalités qu’elle véhicule, leur expression littéraire… » Réginald Martel, La Presse, 1983. Continue reading

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