L’opposition à l’avortement – Ou la persistance des vérités fondamentales et de la Vie

Manifestation en faveur de la Vie et contre l'interdiction de naître, Ottawa, Canada, 2010.

Manifestation en faveur de la Vie et contre l’interdiction de naître, Ottawa, Canada, 2010.

Les vérités les plus fondamentales sont souvent celles qu’on étouffe le plus longtemps, celles qu’on refuse de reconnaître le plus obstinément, celles qui cheminent le plus lentement, celles qui persistent aussi envers et contre tout avec la résilience immémoriale des plantes sauvages.

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Manifestation pour la Vie, Ottawa, 7 mai 2013. Environ 30 000 personnes se seraient rassemblées autour de la Colline du Parlement.

Manifestation pour la Vie, Ottawa, 7 mai 2013. Environ 30 000 personnes se seraient rassemblées autour de la Colline du Parlement.

 


© Copyright 2013 Hamilton-Lucas Sinclair (Loup Kibiloki, Jacques Renaud, Le Scribe), pour l’article; cliquer


L’avortement, le foetus, Morgentaler, et la peine de mort  :  Les holocaustes préventifs


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10 Responses to L’opposition à l’avortement – Ou la persistance des vérités fondamentales et de la Vie

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  7. musael says:

    La vie est amorale. Plusieurs ont essayé de l’embrigader dans leurs schémas de pensée, mais, après observations de la nature, leurs arguments sont tombés. Par exemple, les homophobes ont longtemps prétendu que l’homosexualité allait contre nature or les exemples se sont avérés nombreux chez le règne animal. Prêter à la vie sa propre vision des choses est toujours dangereux.

    J’ai été témoin d’une chatte qui tua un de ses rejetons parce qu’il n’était pas viable. Plus près de nous, plusieurs société traditionnelles pratiquaient une forme ou une autre d’infanticide. Chez les Tibétains, peuple spirituel s’il en est, on plongeait le nouveau né dans des eaux glacées; plusieurs en mouraient. En Mongolie, on abandonnait les jeunes garçons âgés de huit ans seul dans la steppe; plusieurs n’en revenaient jamais. Chaque civilisation fait des choix conformément à des nécessités que parfois, après coup, elle tente de justifier par la morale.

    Concernant l’avortement, le féminisme dans son intransigeance tente de remédier à des siècles de patriarcat. Il est inévitable que, dans un premier temps, ce mouvement se braque dans des positions intransigeantes. Quand la peur d’un retour à la position ante s’estompera, il deviendra possible de discussions plus saines, entre autres sur la place que doit prendre l’avortement. Car à mon avis, l’avortement est là pour rester quoique la pratique gagnerait à être mieux encadrée.

    Jusqu’à un certain point je partage tes préoccupations mais je ne peux adhérer à ta position qui est un rapport à un absolu intenable.

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    • Le “posting” que tu commentes ici est une “affiche”, pas vraiment un article.

      L’article de fond est ici : L’avortement, le foetus, Morgentaler et la peine de mort : les holocaustes préventifs

      Tu dis dans ton commentaire, entre autres, que «la pratique [de l’avortement] gagnerait à être mieux encadrée».

      L’avortement a été décriminalisé et intelligemment encadré dès 1969. Cet encadrement a été détruit complètement en 1988 par la Cour Suprême du Canada. Extrait de L’avortement, le foetus, Morgentaler et la peine de mort : les holocaustes préventifs :

      1969 : Le gouvernement libéral de Pierre Trudeau amende la loi fédérale pour rendre l’avortement légal dans certaines circonstances afin de protéger la santé ou la vie de la mère (le mot «santé» n’était ni défini ni limité, [ce qui lui donnait un sens très large comme c’est le cas dans les lois quand un mot significatif n’est pas limité par une définition]). La loi était équilibrée, souple, et s’inspirait du sens commun. En 1969, l’avortement thérapeutique devient donc légal, mais Morgentaler veut aller beaucoup plus loin et ouvre sa première clinique d’avortement à Montréal en soutenant que la loi est trop restrictive. Il est faux de prétendre que Morgentaler a lutté pour la légalisation (ou la décriminalisation) de l’avortement : c’était déjà fait en 1969. Les massemédias mentent là-dessus. Morgentaler a lutté pour la légalisation de l’avortement universel, libre, sur demande et subventionné, ie, pour la banalisation d’un type de meurtre qui, il le savait, représentait un large marché potentiel, et surtout, pour l’esprit malade de Morgentaler, un type de meurtre qui allait devenir massif.

      Je cite avortementaucanada.ca :

      « L’avortement a été illégal au Canada jusqu’en 1969, lorsque le Parlement du Canada a adopté une loi permettant l’avortement dans certaines circonstances pour protéger la « santé » de la mère (le mot « santé » n’était ni défini ni limité). Le ministre de la Justice de l’époque, Pierre Trudeau, a déposé un projet de loi modifiant l’article 251 du Code criminel du Canada de façon à autoriser l’avortement lorsque la santé de la femme était considérée en danger par un comité de l’avortement thérapeutique formé de trois médecins. La modification prévoyait que les avortements ne pourraient être pratiqués que dans des hôpitaux agréés par des médecins habilités, alors que tous les autres avortements seraient toujours passibles de sanctions en vertu du Code criminel. L’avortement était encore une infraction criminelle en vertu du Code criminel, sauf dans les circonstances prescrites. » — Re : L’avortement légal au Canada.

      Cet encadrement a été réduit en miettes en 1988 par la Cour Suprême du Canada.

      Rien qu’au Québec, on approche, en 2014, du million d’enfants tués.

      1 000 000 d’enfants à naître tués, c’est près du huitième de la population actuelle du Québec.

      Si tu lis attentivement cet article : L’avortement, le foetus, Morgentaler et la peine de mort : les holocaustes préventifs , j’y mentionne la différence que je fais entre l’irrationnalité de la “cabale Morgentaler” qui commence après 1969 (il se lance en campagne APRÈS la loi Trudeau de 1969, APRÈS la décriminalisation, APRÈS l’encadrement sensé et rationnel de Trudeau). Ce que tu évoques («la pratique gagnerait à être mieux encadrée») on l’a connu (la loi de 1969), ça fait partie du passé, et on a balancé cet encadrement aux poubelles sous la pression des féministes, de Morgentaler, etc. Le jugement de la Cour Suprême de 1988 donne entièrement raison à Morgentaler : free for all (littéralement).

      C’est très important de savoir, de saisir clairement, que le «moment de rationnalité» que tu évoques, et qu’en un sens tu sembles souhaiter concernant l’avortement, a déjà existé (à partir de 1969) et qu’il A ÉTÉ REJETÉ AU CANADA en 1988. On a la mémoire courte.

      Il est important de comprendre ce qui précède pour une autre raison : on adopte un peu partout depuis quelques années des lois sur l’euthanasie. Considérons-les comme étant généralement “encadrées”. Je n’entre pas dans les détails pays par pays.

      Et posons comme hypothèse que nous serions alors dans une sorte de “1969” de l’euthanasie.. Y aura-t-il un “1988” de l’euthanasie? Une sorte de free for all ? Bientôt, l’euthanasie des “vieux” “non-désirés”, pour reprendre l’expression de Morgentaler? L’avenir dira. Personnellement, je penses que oui (lire plus bas). Et c’est la raison pour laquelle je parle aujourd’hui de notre “régime d’avortement” de la manière dont j’en parle.

      Finalement, la citation suivante tirée d’un autre de mes articles (l’essentiel en a été écrit en 1989-1990), qui comprend entre autres une citation de Julian Huxley datant de 1947 : Le danger d’être canadien, le danger d’être québécois – 3 :

      [ début de l’extrait : ]

      « En 1990, au Québec, des sondages révélaient que près de 75% de la population était sympathique à certaine forme d’euthanasie, bien qu’il ne s’agissait pas, dans ce cas, de l’euthanasie forcée mais de l’euthanasie volontaire. Je ne connais pas les chiffres de 2010 ou 2011.

      « Ce qu’on a tendance à ne pas voir, c’est que rien n’est statique. À partir du moment où la roche amorce sa descente sur la pente, elle tendra à rouler de plus en plus puissamment jusqu’en bas de la colline. L’idée que la vie de quelqu’un puisse être éliminée par ses pairs dans certaines conditions et dans un certain contexte pourrait très vraisemblablement évoluer vers une conception d’une euthanasie imposée d’autorité, beaucoup plus poussée, éventuellement sans balises.

      « La citation qui suit, de Julian Huxley, premier directeur-général de l’UNESCO et promoteur de l’eugénisme, est éloquente et devrait faire réfléchir (cette citation date du proche après-guerre, 1947, une époque où l’eugénisme du régime hitlérien – l’ídée était cependant généralisée en Occident, rappelons-le, y compris au Canada – était encore frais dans les mémoires et où la chose avait acquis mauvaise presse) :

      « Même s’il faut admettre que présentement», écrivait Huxley, «et pour de nombreuses années à venir, les politiques eugéniques radicales vont s’avérer politiquement et psychologiquement impossibles, il va demeurer important pour l’UNESCO de voir à ce que le problème de l’eugénisme soit examiné avec le plus grand soin, et à ce que l’esprit public [public mind] soit informé des enjeux de manière à ce que beaucoup de choses présentement impensables puissent au moins devenir pensables. » — http://en.wikipedia.org/wiki/Eugenics. Wikipedia, Eugenics, donne cette source bibliographique: UNESCO: Its Purpose and its Philosophy (Washington D.C. 1947), cited in Liagin, Excessive Force: Power Politics and Population Control, at 85 (Washington, D.C.: Information Project for Africa 1996)

      Signalons, sans élaborer, que la frontière psychologique entre la volonté de mourir et la volonté de faire mourir est parfois mince: «Les individus qui ont des tendances suicidaires ont aussi fréquemment des tendances homicidaires.» – Jacques Lesage, psychiatre à l’Institut Philippe Pinel, Québec, Canada; Publier ou ne pas publier la lettre de Marc Lépine, Marie-Claude Lortie, La Presse, Montréal, 24 novembre 1990.

      [ fin de l’extrait ]

      Il y aurait surtout beaucoup à dire sur l’inutilité grandissante de l’être humain dans la société actuelle, sa “nullification” croissante qui prend sa source dans ce qu’on appelé la “Révolution Industrielle” où la nullification initiale, et qui prend de plus en plus d’ampleur, s’est faite par l’automation, la mécanisation, la robotisation de la production, que la mutation électronique récente exacerbe.

      La robotisation de plus en plus poussée engendre une société mortifère, suicidaire : avortement, euthanasie, etc. Symboliquement, «Homo» tout court, remplace «Homo Faber», «Homo sapiens», etc. Je pense depuis longtemps que Theodore Kaczynski a parfaitement raison quand il ouvre son manifeste de 1995 (lien, original en anglais) en écrivant que «la révolution industrielle et ses conséquences ont été un désastre pour la race humaine.» L’avortement aseptisé, technologiquement perfectionné, et bientôt et déjà l’euthanasie-qui-est-bonne-pour-l’économie, en sont des exemples très forts et trop tus. Ce ne sont pas les seuls. ( https://electrodes.files.wordpress.com/2008/12/manifeste_de_unabomber_1995_theodore_kaczynski.pdf )

      Ça se confirme sans cesse et ça va se confirmer encore de plus en plus. En attendant, je suis pas sur Terre pour faire semblant que je n’y suis pas. Dieu pardonne tout mais la Nature est impitoyable. La Nature n’est pas amorale, observe bien : elle a ses manières de faire. Bref, elle a ses moeurs.

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    • L’article de fond sur l’avortement est ici : L’avortement, le foetus, Morgentaler et la peine de mort : les holocaustes préventifs

      Les exemples “d’infanticides” que tu donnes ne sont pas des exemples d’infanticides.

      «Chez les Tibétains, peuple spirituel s’il en est, on plongeait le nouveau-né dans des eaux glacées; plusieurs en mouraient», écris-tu.

      On ne faisait pas ça pour tuer l’enfant, c’est clair. (En passant, pour ma part, il n’existe pas de “peuple spirituel”.)

      Tu mentionnes : «En Mongolie, on abandonnait les jeunes garçons âgés de huit ans seuls dans la steppe; plusieurs n’en revenaient jamais.» Ici aussi, tu sais bien qu’on ne faisait pas ça pour tuer l’enfant.

      Ce sont des pratiques qui feraient peut-être frémir certains contemporains de nos sociétés (pas tous, cependant), mais l’intention n’était jamais de tuer l’enfant, ou de torturer l’enfant, ou d’être cruel envers l’enfant, c’est le contraire : l’intention était d’obtenir un enfant dont les chances de survie seraient augmentées (idéalement, assurées). L’inverse de l’avortement. Certains en mouraient, mais encore une fois, ce n’était évidemment pas l’intention, ce n’était pas des infanticides, et si un trop grand nombre d’enfants avait décédé suite à ces pratiques, on aurait abandonné la pratique : une masse d’enfants morts fait de très mauvais cavaliers.

      Dans un autre contexte de moeurs (ou de morale). J’ai vécu six ans sur une ferme. De l’âge de six ans à l’âge de douze ans. Le fermier me laissait faire tous les travaux que je pouvais faire. Il y avait toujours un certain degré de risque. Il me surveillait. Quand c’était trop dangereux, il le voyait, et il me disait «pas maintenant», «plus tard». Il était très sage. Pourquoi? Pour diverses raisons : dans le contexte, il y avait la possibilité d’être accusé de négligence criminelle; j’étais plus utile vivant que mort ou handicapé et alors incapable dorévanant de faire quoi que ce soit; il m’aimait beaucoup, comme son fils (le jeune couple n’avait pas d’enfants). Mais j’étais, comme on dit, “testé”. La dernière chose qui serait venue à l’esprit de François, c’eut été l’infanticide, c’eut été complètement débile.

      Dans certaines tribus, les femmes, dit-on, accouchent dans une caverne, dans le noir, et y allaitent l’enfant dans le noir pendant une certaine période. La raison? L’enfant sera, dit-on, nyctalope, il pourra voir dans le noir. J’aimerais renaître du ventre d’une telle femme.

      Aujourd’hui, on sait qu’un enfant accouché sous l’eau va se précipiter lui-même vers la surface en sortant de la matrice et saura nager et se maintenir en surface toute sa vie. J’aimerais renaître du ventre d’une femme dans le noir et dans l’eau.

      Chose certaine, ces pratiques, dans différents contextes mais analogues à celles que tu attribues aux Mongols ou aux Thibétains, n’ont pas pour but de rendre l’enfant aveugle ou de le noyer ou de le tuer. La chatte dont tu parles? «J’ai été témoin d’une chatte qui tua un de ses rejetons parce qu’il n’était pas viable», écris-tu.

      Elle n’a pas tué un chat viable, justement..

      L’avortement libre qui se pratique dans nos sociétés, c’est tout autre chose : dans la majeure partie des cas, on tue des enfants à naître viables. Ta chatte comprendrait pas ça..

      Tu écris : «Concernant l’avortement, le féminisme dans son intransigeance tente de remédier à des siècles de patriarcat. Il est inévitable que, dans un premier temps, ce mouvement se braque dans des positions intransigeantes. Quand la peur d’un retour à la position ante s’estompera, il deviendra possible de discussions plus saines, entre autres sur la place que doit prendre l’avortement. Car à mon avis, l’avortement est là pour rester quoique la pratique gagnerait à être mieux encadrée

      Encore une fois, la décriminalisation encadrée de l’avortement date de 1969; la destruction complète de cet encadrement et le début du free killing datent de 1988.

      Rien qu’au Québec, on approche, en 2014, du million d’enfants à naître tués et dont on peut certainement dire qu’ils étaient en très grande majorité “viables”, surtout après 1988. En 1988, près de 20 ans après la loi de Trudeau (1969), c’est l’affaire Chantal Daigle [à qui on avait demandé, à la télé, à partir de quel moment elle considérait qu’un enfant était devenu une “personne légale” et ne pouvait donc être légalement retranché des vivants par avortement, et elle avait répondu : «quand il marche».. Le débat reste ouvert : une pensée aussi sinistre dans sa débilité heureuse est-elle attribuable aux noirceurs du patriarcat ou aux lumières maçonnantes du féminisme?] La Cour Suprême du Canada autorise donc l’avortement sur demande, sans aucune restriction, en 1988. L’encadrement raisonnable de la loi Trudeau de 1969 est détruit. C’est l’Avortement à volonté. (L’avortement n’est pas devenu, littéralement, «à volonté»?)

      Et ça, c’est vraiment pas comme les Mongols, c’est vraiment pas comme les Thibétains, et c’est vraiment pas comme la chatte. L’avortement, c’est pas pour obtenir un enfant plus vigoureux et qui survivra dans le contexte exigeant de la vie d’une tribu, quitte à ce que l’enfant puisse, dans certains cas, ne pas revenir vivant de l’épreuve : ces choses ne sont pas des infanticides. L’intention est complètement inverse à l’avortement. L’avortement, lui, oui, est un infanticide, un meurtre volontaire («interruption volontaire de grossesse», c’est l’expression officielle, elle est très claire). La Cour Suprême du Canada a donc légalisé l’infanticide libre, sans restrictions, sur demande, et [longtemps] gratuit. On tue l’enfant à naître. On ne le plonge pas dans l’eau glacée pour le fortifier, c’est le contraire: on en veut pas, on le tue, on s’assure qu’il est bien mort.

      Ta chatte voulait son chaton. Elle le tue parce qu’il ne serait pas viable (apparemment, c’est la raison). Mais on peut penser qu’elle le voulait, son chaton. Elle ne tue pas les autres chatons. Évidemment, je ne peux pas lui en vouloir, à cette chatte ( il faudrait être vraiment bigot ). Les drames, les choses dures, ça existe. Cependant, je trouve ça triste. Il m’est normal de trouver ça triste. Trouver ça triste, — tout comme se raidir pour ne pas éprouver le sentiment en question — est “naturel” (au fond, c’est tautologique : l’être humain et ses oeuvres font partie de la Nature). Ou alors la tristesse, que ce soit celle du chien qui geint sur la tombe de son maître, ou de la lionne qu’on met en cage, ou du rédacteur de ce commentaire concernant le chaton, sont “hors-Nature”. Ce qui n’est évidemment pas le cas. Ceci dit, j’accepte cette tristesse — et ce qu’elle veut m’enseigner et qui demeure, fondamentalement, mystérieux.

      Les cas existent chez les humains. Comme à la guerre. Quand on met fin à la vie d’un camarade mortellement blessé, qui vous implore de mettre fin à ses jours, et dont on sait qu’il ne survivra pas. Je comprends. Que je sois d’accord ou pas, c’est vraiment une autre question. Une chose est certaine : aucun des deux combattants ne considère la chose comme un meurtre ou un “homicide” au sens où on utilise couramment le mot. Et aucun des deux n’a envie de transformer l’homicide en dogme sous couvert d’expressions faciles comme «la vie est amorale». L’esprit le moindrement perspicace va plus loin.

      «La vie est amorale» mais on y trouve des morales produites à même la vie (à moins de considérer les êtres humains, et certaines espèces animales, comme ne faisant pas partie de la vie ou de la Nature puisqu’ils ont des moeurs, donc des ensembles de moeurs, — codifiés ou mentalisés, par écrit ou pas, qui peuvent changer, se maintenir longtemps ou pas, — donc des morales..) On pourrait dire que «la vie n’est pas immorale» non plus, mais on y trouve de l’immoralité. «La vie n’est pas triste» mais on y retrouve la tristesse. «La vie n’est pas gaie», mais on y retrouve la gaieté. «La vie n’est pas la mort», mais on y retrouve la mort (ou ce qui semble tel). «La vie n’est pas etc.» mais on y retrouve et caetera. Bref, commencer un énoncé de principe par «La vie est..» ou «La vie n’est pas ..», c’est.. Je dirais que c’est être devancé par les faits avant même d’avoir terminé la phrase. Etc. (!)

      ( Mon article de fond sur l’avortement : L’avortement, le foetus, Morgentaler et la peine de mort : les holocaustes préventifs )

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    • Tu dis :

      «Les homophobes ont longtemps prétendu que l’homosexualité allait contre nature; or les exemples se sont avérés nombreux chez le règne animal.»

      Pendant qu’on y est, pourquoi pas ceci :

      «Les mortophobes ont longtemps prétendu que la mort allait contre nature; or les exemples se sont avérés nombreux chez le règne animal.»

      Et puis après?

      C’est un argument que je n’utilise jamais, ni dans un sens, ni dans un autre, et même si j’en ai entendu parler je n’ai jamais exploré les données auxquelles tu te réfères. Ce genre d’argument “naturiste” et primaire me conduirait à dire, en évoquant le phénomène de ces animaux dont on dit qu’ils se suicident collectivement : «Les lemmings le font, faites-le donc..» parce que c’est “naturel”. (Ou : «Les lemmings le font pas, faites-le pas..» parce que c’est “pas naturel”.)

      Dans un sens comme dans d’autres, l’argument est mou : l’être humain est partie intégrante de la Nature, et sa nature, dans sa “composante” animale, est très, très grande, tout comme sa dimension ou son potentiel spirituels le sont, encore plus — en tout cas au moins certainement tout autant — (et je n’oppose pas ces deux aspects en “mal” et “bien”). Saint-François d’Assise considérait les animaux comme des frères et des soeurs. On aurait tous intérêt à méditer là-dessus. Je ne veux pas trop entrer là-dedans. Trop vaste.

      Sinon ceci, pour l’instant : L’homosexualité est stérile. Évidemment. Jusque-là, ça va. Mais la montée de l’homosexualité sous l’influence d’un clergé Lgbt militant et organisé, qui touille le grimoire législatif, recrute, prêche, est le signe évident d’une volonté ou d’une force qui travaille “l’inconscient collectif”, d’une dynamique inconsciente ou semi-consciente d’anéantissement massif, de suicide collectif, et de l’acceptation passive de l’action de ces forces par une masse importante des populations. Le mouvement est, par définition, à la fois massivement choséïfiant, “superficialisant”, néantissant, mortifère. Le mouvement Lgbt est un “fondamentalisme” militant avec son clergé, etc.

      Beaucoup d’homosexuels se méfient de la Lgbt comme de la peste, et ils ont raison, et ils ont toute ma sympathie (exemple extrait de : Un homosexuel français dénonce François Hollande et la LGBT qui contient l’url vers ce qui suit ) :

      « Mais attention, car la réaction sera violente. Le lobby gay ne peut envisager sereinement l’idée qu’un homo ait trouvé la paix, la joie, l’équilibre et le bonheur en abandonnant ses pratiques homosexuelles. Cette seule idée le met en rage ! Il crie à l’escroquerie, au scandale, à l’intolérance, au blasphème. — Oui : blasphème. Car l’idéologie gay, comme toutes les idéologies modernes – et le communisme – est une véritable religion séculière, avec ses dogmes, ses rites et ses interdits moraux. … En attendant, si un militant gay me lit, il est déjà au bord de l’apoplexie. Pour lui, le pire des crimes, la plus scandaleuse des perversions, la plus révoltante des infamies, c’est de vouloir ramener un homosexuel à une sexualité… j’ose à peine dire « normale », pour ne pas l’achever… disons « courante », si ça lui chante (je refuse de toute manière d’employer le terme « hétérosexuel » qui est piégé).»

      La polarisation arc-en-ciel de la Lgbt avec le drapeau noir de certains fondamentalismes dits “religieux” est à explorer (cette complémentarité polaire “occulte” est à explorer et pourrait nous en apprendre beaucoup plus que les approches superficielles et naïves sur la vie sexuelle des animaux ou des insectes).

      L’homosexualité n’est ni «pour nature» ni «contre nature». Elle est «pour rien», voire «pour néant». Et à notre époque, elle y travaille d’arrache-pied. Comme certains autres “fondamentalismes” militants.

      La Lgbt, selon toute vraisemblance, cherche à faire main-basse sur les homosexuels et à convertir ceux qui le sont pas. L’agenda? Les paris sont ouverts.

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