L’Immensité qui déambule

Le Fleuve Saint Laurent. hauteur de Charlevoix. Photo copyright Gilles Bouchard. Under fair use. Source : cliquer.

Le Fleuve Saint Laurent. hauteur de Charlevoix. Photo copyright Gilles Bouchard. Under fair use. Source : cliquer.

Mon enfance est un fleuve où vient rêver le monde
où les voiles s’élancent et voguent sans encombre
sur l’onde sans mesure de la tranquillité.

L’on voyait monter dans l’aube capitane
les voiles et les barques du temple de la femme.

Le murmure montait des chants inégalés
dans la fécondité d’un soleil incroyable
décrivant dans le ciel une ombre incomparable
pour sa divine étoile qui brille dans la mer.

Pour les clous d’or dans les idoles,
pour ces cous denses qui s’envolent
pour ce son sourd de leurs appels
et ces sources et ces mûres pâleurs
ces retombées vagissantes et ces heurts
tous ces villages creux dans le coin des espaces
et ces mues qui redonnent à la chair ses mirages
et cet amour mince et perçant
doux et perleur dans l’or du sang
dans l’or noir court comme un serpent tout entordu dans sa ferveur.

La fièvre et l’amour
le soleil
le satin des nuances

les bras sur le treuil
le courlis, le sang du corbeau
la tendresse des âges, la lenteur des bateaux

l’âme des sages, le cou des cerceaux, les creux doux
et les cellules et leurs ombrages et le long cou des saxifrages
l’odeur pleine des lilacs des nénuphars des magnolias
et l’amour et la tendresse et l’enfant
et ce silence qui se tend
ce chant montant presque sans voix
cette illusion de chair véroce
ces cris des choses dans le nid:

l’immensité qui déambule.

Montréal, 1961

© Copyright 1961, 1989, 2009 Hamilton-Lucas Sinclair ( Loup Kibiloki, Jacques Renaud, Le Scribe ), cliquer

Les Enchantements de Mémoire   —   Sentiers d’Étoiles   —   Rasez les Cités  —   Électrodes   —   Vénus et la Mélancolie   —   Le Cycle du Scorpion   —   Le Cycle du Bélier   —   La Nuit des temps   —   La Stupéfiante Mutation de sa Chrysalide     –

Poèmes divers      —

Trois poèmes à Shiva and one poem to Shiva      —      La Toupie, la ballerine et le miel    —    La Fable du poème au fil de l’eau     –    La Colombe et la Brisure Éternité       –      La Licorne, poème venu d’une blancheur médiévale    –    Toutes les terrasses du monde s’ouvrent sur l’infini. On va prendre un café ensemble.    –     Monologue de l’âme-soeur    –    Lettre d’eau ou J’ai assez vécu pour savoir combien j’ai voulu être ici      –     Le Sourcil de la Montagne     –     Shiva’s Gift to a Wolf       –      Shiva Bruisse       –      Dans mes cellules d’opale et de lune, Shiva Moon     –     Les Oiseaux qui fascinent. Crépuscule et fin d’été     —      Celle qui garde la rhubarbe sauvage     –     Le long d’une rivière nommée Sauvage     –     Rien n’est plus doux qu’un grand écueil où la folie enfin repose     –

Histoires, comptines et contes. En prose ou en versets libres. Parfois bizarres, parfois pas.

L’histoire du vieux pilote de brousse et de l’aspirant audacieux  –   Le beau p’tit Paul, le nerd entêté, et les trois adultes qui disent pas la même chose   –  La chambre à louer, le nerd entêté, et les quinze règlements aplatis.   —   La mésange, le nerd entêté, et l’érudit persiffleur

Le Crayon-feutre de ma tante a mis le feu, nouvelle.   —   L’Agonie d’un Chasseur, ou Les Métamorphoses du Ouatever, novella.  –  La Naissance d’un Sorcier, nouvelle.   –   C’est Der Fisch qui a détruit Die Mauer, nouvelle.   –   Émile Newspapp, Roi des Masses, novella.   —   Et Paix sur la Terre (And on Earth, Peace), nouvelle.   –    Jack le Canuck, chanson naïve pour Jack Kerouac.  —   Le Cassé, la novella, avec les nouvelles; la vraie version originale et intégrale, la seule autorisée par l’auteur.   —   Jacques Renaud, ouvrages de fiction en ligne, des notes biographiques.

Un coup bavant du Grand Avide ou Kafka aurait pu l’dire (inclassable et passablement outrancier).    –    Histoire de Loup-Garou, fragments décousus d’une chronique ancienne charcutée    —  Le scorpion à bicyclette, une histoire qui file, bigarre et loufoque.   —   Le Cliquetis de la Croquignole.     —     Crassus le Gigueur ou Comment ouvrir le sol sous les armées. Une variante du Pied Piper de Grimm.    —   La soeur d’Absalon  ou Le ciel et l’enfer interdits aux comiques   –   L’histoire de l’homme qui aimait la bière Molson et qui fut victime de trahison.  —    Lien vers des poèmes inclassables, conclassables, sans catégorille.

Rimbaud, le Bateau ivre, et un « lapsus-coquille » : Je est autre.    —    Arrêtez de raser les parterres et de massacrer les plantes sauvages. Plus de 500 espèces de plantes en danger au Québec. Laissez la Vie Vivre!    –       Le vrai portrait de Marguerite Bourgeoys par Pierre Le Ber : un chef-d’oeuvre d’art naïf.    —    Saint André : Dans notre coeur et notre esprit, le frère André l’a toujours été  –        Libérez Omar Kadhr    –    Un jour, la prison de verre et de fer volera d’elle-même en éclats    —

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4 Responses to L’Immensité qui déambule

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