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« Même si la science — qu’elle soit physique ou occulte — découvrait les conditions ou les moyens nécessaires pour que le corps puisse survivre indéfiniment, et que le corps ne puisse néanmoins s’adapter pour devenir un instrument adéquat exprimant la croissance intérieure, l’âme trouverait alors un moyen de l’abandonner et de se réincarner. Les causes matérielles, physiques de la mort ne sont pas sa seule ou sa vraie cause ; sa raison la plus profonde est une nécessité spirituelle, pour l’évolution d’un être nouveau. » — ( Sri Aurobindo, La Vie Divine, Livre Deux, Deuxième Partie, chapitre 22; le texte de cette citation est celui de la note d’Aurobindo en fin de chapitre. )
Le texte qui suit, un chapitre extrait de La Vie Divine de Sri Aurobindo, porte essentiellement sur la réincarnation – qu’Aurobindo préférait appeler «renaissance» («rebirth»). La traduction française de ce chapitre est attribuée à Archaka (Alexandre Kalda); c’est le chapitre 22 de la deuxième partie du livre 2, chapitre intitulé La renaissance et les autres mondes ; le karma, l’âme et l’immortalité (Rebirth and Other Worlds; Karma, the Soul and Immortality). ( Ici: The Life Divine, l’oeuvre intégrale, texte original anglais (pdf). )
On peut lire un Avant-Propos à La Vie Divine de Cristof Alward-Pitoëff, reproduit à la fin du présent texte, qui résume la genèse de La Vie Divine. Le choix des textes en exergue des chapitres de La Vie Divine est de Sri Aurobindo; la traduction anglaise des citations des Upanishads, du Rig-Veda, ou tirées d’autres textes sanskrits, est considérée comme étant également de Sri Aurobindo. La traduction française de ces citations en exergue semble avoir été exécutée en se basant sur la traduction anglaise de Sri Aurobindo.
La Vie Divine est une oeuvre considérable qui s’est élaborée, grosso modo, entre 1916 et 1940 – et au-delà semble-t-il. Sri Aurobindo est entré en mahasamadhi – il a quitté son corps physique – le 5 décembre 1950. Il était né le 15 août 1872.
Loup
[ début ]
En quittant ce monde, il accède au Moi physique; il accède au Moi de la vie; il accède au Moi du mental; il accède au Moi de connaissance; il accède au Moi de béatitude; il se déplace à volonté à travers ces mondes. — Taittirîya Upanishad, III, 10, 5.
Ils disent en vérité que l’être conscient est fait de désir. Mais de quelque désir qu’il soit issu, il est issu de cette volonté, et de quelque volonté qu’il vienne, il accomplit cette action, et quelle que soit son action, il atteint (le résultat de) cette action. (…) Son Karma [1] s’attachant à lui, il va, en son corps subtil, là où son mental se fixe; puis, parvenant au terme de son Karma, et même de toutes les actions qu’il accomplit ici, il revient ensuite de cet autre monde vers celui-ci pour le Karma. — Brihadaranyaka Upanishad, IV, 4, 5, 6.
[1] [ Note de Sri Aurobindo : ] L’action, karma. Selon le point de vue exprimé dans ce verset de l’Upanishad, le Karma, l’action de cette vie, est épuisé au cours de la vie dans le monde au-delà, où ses fruits se réalisent, et l’âme retourne alors sur la terre pour un nouveau Karma. La cause de la naissance dans ce monde, du Karma, du passage de l’âme à une existence dans un autre monde et son retour sur terre, se trouve tout au long dans la conscience, la volonté et le désir propres de l’âme.
Pourvu de qualités, accomplissant les œuvres et créant leurs conséquences, il récolte le fruit de ses actes ; il est maître de la vie et son voyage suit le cours de ses actes ; lui qui a la pensée et l’ego, on le connaîtra d’après les qualités de son intelligence et la qualité de son moi. Plus petite que la centième partie de la pointe d’un cheveu, l’âme de l’être vivant est capable d’infini. Ni masculine, ni féminine, ni neutre, elle se joint à tout corps qu’elle assume et dont elle fait son propre corps. — Shvetâshvatara Upanishad, V, 7-10.
Mortels, ils ont atteint l’immortalité. — Rig-Véda, I, 110, 4.
La première conclusion à laquelle nous sommes parvenus au sujet de la réincarnation, est que la renaissance de l’âme dans des corps terrestres successifs est une conséquence Continue reading










